ÉTAT ISLAMIQUE

  • Arabie saoudite : Attaque à l'explosif anti-français au cimetière non musulman de Jeddah - quatre blessés

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    Quatre personnes ont été blessées dans un attentat à la grenade perpétré au cimetière non musulman de Jeddah, ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, mercredi lors d'une cérémonie commémorant l'armistice du 11 novembre 1918, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères. On sait que parmi les blessés se trouvent deux ressortissants français et un Grec. Il s'agit d'un officier de la sécurité de l'ambassade grecque qui venait de prendre ses fonctions. Son état est jugé sérieux. La grenade a été lancée par dessus un mur d'enceinte au moment ou le consul de France prononçait un discours en commémoration du 11 novembre 2018. Des ressortissants anglais, belges, italiens et d'autres pays participaient à la cérémonie.

    Il s'agit de la deuxième attaque visant des intérêts français à Jeddah après celle du 29 octobre contre un vigile du consulat de France, sur fond d'une série d'attentats jihadistes en France mais aussi à Vienne le 2 novembre, liés en partie aux caricatures du prophète Mahomet.

    "La cérémonie annuelle commémorant la fin de la Première guerre mondiale au cimetière non musulman de Jeddah, associant plusieurs consulats généraux (d'autres pays) dont le consulat de France, a été la cible d'une attaque à l'engin explosif ce matin, qui a causé plusieurs blessés", a indiqué le Quai d'Orsay, sans plus de précisions sur l'identité et la nationalité des victimes.

    "La France condamne fermement ce lâche attentat que rien ne saurait justifier", a ajouté la diplomatie française, en appelant les autorités saoudiennes "à faire toute la lumière" sur cet acte et en "identifier et poursuivre les auteurs". Plusieurs pays, dont la France et la Belgique, célèbrent mercredi le 102 anniversaire de l'armistice conclu entre l'Allemagne et les Alliés, qui marqua la fin de la Première guerre mondiale.

    Le royaume saoudien, critiqué pour sa promotion d'un islam rigoriste, le wahhabisme, tente depuis quelque temps de se présenter sous un nouveau jour, avec des réformes sociales libérales entreprises ces dernières années sous l'impulsion de Mohammed ben Salmane, qui a dans le même temps accentué la répression des voix dissidentes depuis son accession au statut de prince héritier en 2017.

    L'attaque revendiquée par l'Etat islamique ?
    L'attaque survient dans un contexte d'incitations contre l'Arabie Saoudite de la part de l'Etat islamique qui appelle les Saoudiens à attaquer les ressortissants occidentaux dans le pays, comme en témoigne une campagne médiatique à grande échelle de la part de groupes liés à l'Etat islamique avec des affiches, des vidéos et des citations.

    Et de fait, l'État islamique (EI) a revendiqué, jeudi 12 novembre, la responsabilité de l'attaque à la grenade. Le mouvement jihadiste a rapporté via Telegram que "des combattants avaient placé un engin explosif dans le cimetière de la ville de Djeddah", où des diplomates européens étaient présents mercredi.

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  • Myanmar : Des Rohingya font allégeance à l'Etat islamique

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    Plusieurs canaux pro-Etat islamique font circuler l'information qu'un groupe militant Rohingya a prêté allégeance à l'État islamique et à son "calife". Certaines de ces allégations affirment que le groupe militant est l'ARSA, qui est le principal groupe militant Rohingya combattant au Myanmar. Rien n'a encore été communiqué par l'Etat islamique officiel à ce sujet.

    (Source :Natsecjeff) - Information en cours d'évaluation.

  • Belgique : Interpellations de deux mineurs qui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique

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    Deux mineurs qui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique et projetaient d'attaquer des policiers à l'arme blanche ont été interpellés samedi en Belgique, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Âgés de 16 et 17 ans, ils avaient enregistré une vidéo pour revendiquer leur appartenance à cette organisation, a précisé cette source, confirmant une information de la radio-télévision publique RTBF.

    Ils ont été interpellés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre dans la région d'Eupen (est), dans la partie germanophone de la Belgique. Le parquet d'Eupen a été saisi de l'enquête et les deux suspects placés en IPPJ (institution publique de protection de la jeunesse), une structure chargée d'accueillir certains mineurs délinquants, a précisé cette source.

    «Grâce à la très bonne coopération entre les procureurs et à l'excellent travail de la police judiciaire fédérale d'Eupen et de Liège, il a été possible d'intervenir très rapidement», indique la police dans un communiqué. «Tous les crimes pourraient être évités de cette manière. L'enquête est en cours. Puisqu'il s'agit de mineurs, aucune information complémentaire sur le dossier n'est donnée. "

    Le niveau de menace en Belgique reste à 2. L'OCAD avait déjà pris en compte ce cas dans sa dernière analyse. «Aucun changement n'était nécessaire car la situation était toujours sous contrôle», dit-il. Après les attentats de Paris en novembre 2015, il est resté longtemps au niveau 3, et à certaines périodes nous sommes même passés au niveau 4.

    Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, était au courant de l'affaire depuis un certain temps. "Depuis les attentats en France et à Vienne, nos services de sécurité travaillent jour et nuit", a déclaré son cabinet. «Ils surveillent également de près les réseaux sociaux. Malgré une coopération étroite entre les services de renseignement, la police et l'OCAD, nous nous rendons compte que le risque zéro n'existe pas.

     

  • Afghanistan : Attaque à la faculté de droit de l'université de Kaboul - Au moins 35 morts

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    Mohammad Rahid.jpegAu moins 35 personnes (photos ci-dessus), des étudiants pour la plupart (ci-contre : Mohammed Rahid une des victimes), ont été tuées et une cinquantaine blessées dans une attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), contre l'université de Kaboul.
    A la suite d'un kamikaze qui s'est fait exploser, deux tireurs ont pris pour cibles des étudiants sans défense, semant la mort et la terreur sur le campus, où les témoins ont vu des corps ensanglantés couchés sur les tables de classe où ils ont été surpris. Les affrontements ont opposé pendant plusieurs heures les assaillants aux forces de sécurité à l'intérieur de la plus grande université du pays, selon le ministère de l'Intérieur.

    "Trois assaillants sont impliqués. L'un d'eux a fait exploser la charge qu'il portait sur lui au début de l'attaque, deux ont été abattus par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian. Le porte-parole de la police de Kaboul, Ferdaws Faramerz, a indiqué à l'AFP que la plupart des tués étaient des étudiants.

    L'EI a rapidement revendiqué l'attaque dans un communiqué posté par son agence de propagande Amaq. "Deux combattants de l'Etat islamique ont réussi à lancer une attaque lors d'un (évènement) organisé par le gouvernement afghan à l'Université de Kaboul", précise Amaq. La formation jihadiste évoque "des juges et des enquêteurs venant de terminer une formation".

    Le président Ashraf Ghani a promis de "venger cette attaque insensée et chaque goutte de sang de ces étudiants innocents". "Cet attentat ne restera pas sans réponse, nous riposterons", a-t-il ajouté. Mardi a été déclaré jour de deuil national.

    L'attaque a été lancée lorsque des responsables gouvernementaux arrivaient sur le campus pour inaugurer une foire du livre iranien, a précisé à l'AFP Hamid Obaidi, un porte-parole du ministère de l'Education supérieure. Les hommes armés ont fait irruption sur le campus, provoquant la fuite de centaines de personnes, certaines tentant d'escalader le mur d'enceinte pour échapper aux tirs.

    Les forces de sécurité afghanes ont par la suite encerclé le secteur, bloquant toutes les routes menant à l'université, ont rapporté des témoins et un journaliste de l'AFP.
    "L'attaque est terminée, mais malheureusement, 19 personnes (35 selon un dernier bilan) ont été tuées et 22 (55 selon un nouveau bilan) autres blessées", a déclaré Tariq Arian sur Twitter.

    "Dernier jour de notre vie"
    Des étudiants ont raconté le chaos et la confusion provoqués par l'assaut. "On étudiait dans l'une des salles de classe lorsqu'on a entendu soudain des tirs éclater dans l'université", a déclaré Fraidoon Ahmadi, 23 ans, ajoutant qu'il avait été bloqué, ainsi que plusieurs autres étudiants, pendant plus de deux heures avant d'être secouru. "Nous avions très peur et avons pensé que c'était peut-être le dernier jour de notre vie (...) les filles et les garçons criaient, priaient et appelaient à l'aide". Des photos mises en ligne montrent des corps d'étudiants effondrés sur des bureaux ou des chaises. "Ils ont ouvert le feu... Tous mes camarades de classe baignaient dans le sang, tués ou blessés", a raconté un étudiant à une télévision locale, précisant être parvenu à se sauver en escaladant une fenêtre.

    Des écoles et des universités ont régulièrement été prises pour cible par des groupes extrémistes comme l'organisation Etat islamique (EI). La semaine dernière au moins 24 personnes, des étudiants pour la plupart, ont péri dans un attentat à la bombe contre un centre d'éducation dans l'ouest de Kaboul, revendiqué par l'EI. En 2018, un kamikaze de l'EI s'est fait exploser devant l'université de Kaboul, tuant des douzaines de personnes.

    L'Etat islamique-Khorassan révèle les identités de deux des kamikazes
    L'Etat Islamique-Khorassan a publié l'image de deux terroristes (Anas al-Panjshiri et Tariq al-Khorasani) qui, selon lui, ont perpétré l'attentat de l'université de Kaboul aujourd'hui.

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    Le cerveau de l'attaque contre l'université arrêté
    Le cerveau de l'attaque contre l'université de Kaboul a été arrêté. En fait d'Etat islamique, il apparait que les auteurs étaient un mélange de Hizb ut-Tahrir, de Taliban et d'Etat Islamique-Khorasan. Le cerveau est Adel, fils de Mohammad Aref, qui était étudiant à la faculté de la droit de Kaboul. 

    Vidéos de l'attaque


  • Turquie : Arrestation de sept membres de l'Etat islamique "préparant des attentats"

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    Les autorités turques ont arrêté mardi sept membres présumés du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui préparaient des attentats, ont annoncé le procureur de la République d'Ankara et les médias locaux. Interpellés à Ankara, les suspects préparaient des attentats pour le 29 octobre, fête nationale de Turquie, et le 10 novembre, date de commémoration de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République turque, a précisé la chaîne d'information NTV.

    Deux des individus arrêtés ont participé à des affrontements armés en Syrie et l'un d'eux ferait partie des "bourreaux" de l'EI, selon NTV. Le bureau du procureur d'Ankara a fait état de l'arrestation de sept individus soupçonnés d'appartenir à l'EI dans le cadre de deux enquêtes séparées dans la capitale turque, sans fournir de précisions. La nationalité des personnes arrêtées n'a pas été communiquée. Dans les années qui ont suivi le début du conflit en Syrie, en 2011, la Turquie, frontalière, a été l'un des principaux points de transit des jihadistes cherchant à rejoindre ce pays en guerre.

    Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en mars 2019, nombre d'entre eux ont fait le chemin inverse et rejoint la Turquie. Longtemps accusée de "laisser faire, laisser passer", Ankara annonce désormais régulièrement l'arrestation de membres présumés de l'EI qui se trouvent sur son territoire.

    La Turquie a été frappée en 2015 et 2016 par de nombreux attentats meurtriers attribués ou revendiqués par le groupe Etat islamique, dont le dernier en date a fait 39 morts, principalement des étrangers, dans une discothèque d'Istanbul la nuit du Nouvel An 2017.

  • Afghanistan : Nouvelle explosion à Kaboul - la menace de l'État islamique grandit

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    Lundi matin 26 octobre, une bombe a explosé dans la ville de Kaboul, où les habitants sont toujours choqués par l'attaque du 24 octobre contre un centre éducatif, qui a fait plus de 30 victimes, revendiquée par l'Etat islamique.

    La nouvelle explosion a eu lieu vers 7 h 35, heure locale, dans le quartier de Haji Nabi, dans le PD6 de la ville de Kaboul. Une mine magnétique a explosé au passage d'un véhicule Toyota Land Cruiser Prado. La déclaration des autorités locales rapportant l'événement ne donne pas plus de détails. On ignore encore s'il y a eu des victimes. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'explosion. Il s'agit d'un autre acte de violence dans la capitale afghane, qui est fortement choquée par l'attaque du 24 octobre contre un centre éducatif dans un quartier chiite et qui a fait au moins 30 victimes.

    Le 25 octobre, les agences de sécurité ont rapporté plus de détails sur l'attaque en question, qui a été revendiquée par l'État islamique. Selon les nouvelles révélations, l'assaillant a tenté mais n'a pas réussi à entrer dans le centre éducatif. Il a été reconnu alors qu'il passait dans une petite rue menant à la porte de l'institut. A cette époque, des dizaines d'étudiants se trouvaient dans les salles de classe, où ils se préparaient à l'examen d'entrée au collège. Seuls quelques étudiants se trouvaient dans la rue près de l'entrée. Le kamikaze s'est ensuite fait exploser lorsqu'il a été reconnu par un agent de sécurité de l'institution, qui a été tué dans l'attaque.

    Les écoles du quartier chiite de Dasht-e-Barchi à Kaboul sont protégées par des agents de sécurité suite à l'attaque du 16 août 2018. A cette époque, au moins 50 personnes, pour la plupart des étudiants, avaient été tuées par un kamikaze qui s'était fait exploser à la Mawood Academy. Cette violence est imputable à l'État islamique. Ce groupe est apparu en Afghanistan peu de temps après la défaite des militants de l'Etat islamique en Syrie et en Iraq à l'été 2014. Les affiliés afghans de l'État islamique se nomment eux-mêmes la "EI-Khorasan" ou "Wilayat Khorasan" faisant référence aux territoires afghans d’Iran et d’Asie centrale qui formaient la région homonyme au Moyen Âge. Le groupe était initialement composé de quelques personnes, principalement des talibans du Pakistan attirés par l'idéologie de l'État islamique.

    Aujourd'hui, EI-Khorasan compte des milliers de combattants, qui viennent principalement d'Asie centrale, mais aussi de pays comme la Tchétchénie, l'Inde et le Bangladesh. Parmi les combattants, également des musulmans d'origine ouïghoure de Chine. En Afghanistan, les attaques de l'organisation visent des institutions afghanes ou des minorités religieuses. La filiale afghane de l'État islamique est tenue pour responsable de l' attaque contre la maternité de Kaboul le 12 mai. À cette date, des hommes armés étaient entrés par effraction dans un hôpital situé dans le même quartier que Dasht-e-Barchi, tuant 13 personnes et 2 bébés. Au cours des mois précédents, au cours desquels une diminution de la violence était attendue, suite à l'accord entre les États-Unis et les talibans du 29 février, de nombreuses attaques ont été revendiquées par l'État islamique.

    Le groupe a également mené une attaque de missiles lors de la cérémonie d'inauguration du nouveau mandat du président Achraf Ghani, le 9 mars, et a revendiqué une attaque contre un temple sikh à Kaboul, qui a eu lieu le 25 du même mois. EI-Khorasan est également responsable d'une attaque menée le 5 mars contre une cérémonie à l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Abdul Ali Mazari, chef du parti chiite Hezb-e Wahdat. Le chef de l'opposition afghane, Abdullah Abdullah était présent à cette célébration. L'attaque a eu lieu alors que le chef du Haut Conseil pour la paix, Mohammad Karim Khalili, prononçait un discours. L'attaque avait fait 32 morts. L'organisation terroriste islamiste avait immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque.