ÉTAT ISLAMIQUE

  • Syrie : Les jihadistes de l'Etat islamique massacrent six soldats syriens dans le sud de la province de Deir ez-Zor

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    Les jihadistes de Daech ont massacré six soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans le sud de la province de Deir Ezzor, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 18 septembre.

    Selon l'OSDH, les corps des soldats ont été retrouvés à Bir Abu al-Hayaya, dans la périphérie de la ville de Mayadin.

    "Les six soldats ont été massacrés au couteau", a déclaré à l'OSDH se basant sur une source locale ayant eu connaissance de l'incident.

    L'identité des victimes et les circonstances entourant leur capture par le groupe islamiste n'ont pas été révélées par l'OSDH.

    Les jihadistes de Daech ont intensifié leurs attaques au sud et à l'ouest de la province de Deir Ezzor au cours des dernières semaines. Les jihadistes mènent leurs attaques depuis leurs caches dans le désert de Homs tout proche.

    Au début de ce mois, les forces syriennes et iraniennes ont démantelé une cellule de Daech dans la ville de Boukamal, au sud de Deir Ezzor. Les terroristes, qui étaient déguisés en personnel iranien, achetaient des provisions pour leurs camarades restés dans le désert de Homs.

    L'Etat islamique tente clairement d'étendre son influence aux zones contrôlées par le gouvernement dans la région de Deir ez-Zor et dans d'autres régions du centre de la Syrie.

  • Syrie : Les "épouses de Daech" assassinent quatre personnes de sang froid dans le camp d'al-Hol

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    Les épouses de Daech ont assassiné quatre personnes dans le camp d'al-Hol, qui est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

    La télévision Al-Yaoum a rapporté le 17 septembre que deux réfugiés irakiens et une femme déplacée d'Alep ont été assassinés par des "épouses de Daech" à l'intérieur d'al-Hol.

    "Le crime a été perpétré avec une arme de poing munie d'un silencieux dans une section du camp destinée aux réfugiés irakiens", a déclaré une source bien informée à la chaîne de télévision.

    Le 18 septembre, le blog Deir Ezzor 24 a fait état d'un quatrième meurtre à al-Hol. Atallah Jassim Al-Howaish, originaire de l'est de Deir Ezzor, a été poignardé à l'intérieur du camp par les "épouses de Daech" sans qu'on connaisse la raison.

    Le camp d'al-Hol, situé dans la povince de Hasake, accueille plus de 66 000 personnes, dont 40 000 membres des familles des combattants de l'Etat islamique (Daech), dont beaucoup sont des étrangers.

    Les "épouses de Déech" font des ravages à l'intérieur de ce camp mal contrôlé. Des tentatives d'évasion et des meurtres ont lieu régulièrement dans le camp.

    Les femmes jouent le rôle de "Hosbah" [police religieuse] de l'Etat islamique. Toute personne qui abandonne l'idéologie radicale islamiste du groupe est punie, voire assassinée. Les FDS ont énormément de peine à confronter ces femmes.

    Rappelons qu'en Occident, et notamment en France, certains responsables politiques appellent au rapatriement de ces femmes, attendris par leur posture de mère d'enfants en bas âge, mais ignorant ou faisant mine d'ignorer leur dangerosité.

  • Niger : L'Etat islamique revendique l'assassinat des six humanitaires français et de leurs deux accompagnateurs nigériens

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    L'Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi l'assassinat au Niger de huit personnes, dont six humanitaires français et deux Nigériens.

    L'organe de propagande d'EI, Al-Naba, a consacré une page à l'attaque dans son numéro daté de jeudi, diffusant deux photos mais ne donnant que peu de détails sur l'événement lui-même. La publication, authentifiée par de multiples sources, dont l'organe américain SITE spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes, évoque une "attaque éclair" dans la région de Kouré ayant abouti à la mort, selon les mots de l'Etat islamique, de six "Croisés" français et deux "apostats" nigériens.

    Les humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto le 9 août, alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés.

    Une enquête en France a été confiée à des magistrats spécialisés pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste". Une source judiciaire avait indiqué le 12 août que, selon les premiers éléments de l'enquête, l'attaque paraissait "avoir été préméditée" avec pour objectif de "cibler des Occidentaux". Quelques jours plus tard, le ministre nigérien de l'Intérieur, Alkache Alhada, avait annoncé qu'un suspect avait été arrêté sans préciser son identité ni de quelconques liens avec tel ou tel groupe.

    Selon un expert consulté par l'AFP, et qui a requis l'anonymat, le texte d'Al-Naba ne permet en aucun cas de conclure si l'opération a été minutieusement préparée ou si le sort des huit victimes s'est décidé au moment de leur rencontre avec les hommes armés. Impossible aussi, ajoutait-il, de déterminer si la revendication est ou non purement opportuniste, ni si les meurtriers avaient fait allégeance à l'EI avant ou après le 9 août.

    Attaques jihadistes récurrentes
    Âgées de 25 à 31 ans, les six victimes françaises avaient été envoyées par l'ONG Acted au Niger, où elles venaient notamment en aide aux populations déplacées.

    "La France toute entière porte le deuil de vos enfants", avait déclaré quelques jours plus tard le Premier ministre français, lors d'une cérémonie d'hommage devant leurs cercueils alignés à l'aéroport d'Orly, près de Paris. Ces jeunes "n'étaient pas des soldats, n'étaient pas armés" et "étaient venus au Niger pour y faire le bien", avait-il déploré. Ils "y ont rencontré le mal".

    Après l'attaque, le gouvernement nigérien avait fermé la réserve tandis que la France plaçait le site en "zone rouge", tout comme le reste du pays, exceptée la capitale. Ce pays sahélien très pauvre est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts. Avec le Mali et le Burkina Faso voisin, il est au coeur d'une immense zone écumée par des groupes jihadistes se revendiquant de l'Etat islamique ou de son rival el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), et où sont déployés quelque 5.100 soldats français de la force antiterroriste Barkhane.

    Ces derniers mois, l'armée française et celles des pays africains du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont multiplié les offensives, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso. Elles ont notamment revendiqué la mort de l'émir d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, en juin. Mais des voix s'élèvent pour souligner combien la situation sécuritaire demeure extrêmement dégradée, sur fond de déliquescence des Etats centraux, incapables de reconquérir politiquement les territoires contrôlés sur le plan militaire.

  • USA : Un Américain poursuivi pour avoir apporté son soutien à l'Etat islamique

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    Un Américain a été inculpé par des procureurs de Washington, qui l'accusent d'avoir rejoint l'organisation Etat Islamique (EI) en Syrie, selon un communiqué publié mercredi par le ministère de la Justice.

    Selon l'acte d'accusation, Lirim Sylejmani aurait cherché à fournir un soutien matériel à l'Etat islamique, classé par les Etats-Unis comme organisation terroriste, entre 2015 et 2019. Le ministère affirme également que M. Sylejmani a reçu une formation militaire de la part du califat autoproclamé. "L'accusé est un citoyen américain qui a abandonné le pays qui l'a accueilli pour rejoindre l'EI en Syrie", a déclaré le procureur général par intérim Michael Sherwin au sujet de M. Sylejmani, né au Kosovo, "il devra désormais rendre des comptes devant une cour américaine". Lirim Sylejmani a été capturé l'année dernière par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, selon le communiqué, avant de faire l'objet d'une enquête menée par le FBI.

    La question de la gestion des combattants étrangers de l'EI capturés en Syrie divise les gouvernements occidentaux, les Etats-Unis poussant pour que les pays européens rapatrient et poursuivent leurs propres citoyens. Mais plusieurs pays, parmi lesquels la France et le Royaume-Uni, refusent le retour de membres de l'EI entraînés au combat alors que l'organisation a revendiqué une série d'attaques meurtrières contre des civils sur le continent ces dernières années. Certaines nations européennes, telles que le Royaume-Uni, ont même fait le choix de révoquer la citoyenneté des personnes suspectées de liens avec l'EI, une approche rejetée par les Etats-Unis.

    "Les laisser dans le désert n'est pas une solution efficace. Cela augmente le risque qu'ils finissent par trouver un moyen de retourner sur les champs de bataille et accepter ce risque n'est pas lutter efficacement contre le terrorisme", avait déclaré l'année dernière à Bruxelles le coordinateur américain de la lutte anti-terroriste au Département d'Etat, Nathan Sales. Une stratégie qui vient ajouter une charge excessive sur des pays du Proche-Orient déjà occupés à gérer leurs propres citoyens anciens membres de l'EI, estiment les Etats-Unis.

    Selon l'organisation Genocide Network, financée par l'Union européenne, les combattants de l'EI rapatriés devraient faire face à des accusations de génocide et de crime contre l'Humanité, en plus d'éventuelles charges en rapport avec une activité terroriste.

    Fin mai, environ 2.000 combattants étaient toujours détenus par les forces syriennes, un millier d'autres se trouvant en prison en Irak, parmi lesquels de nombreux citoyens européens, principalement Français, Britanniques et Allemands.

  • Maroc : Le démantèlement d'une cellule jihadiste au Maroc met en évidence les dangers dans la région du Sahel

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    Le directeur du Bureau central de recherche judiciaire au Maroc, Abdelhak Khiam, a déclaré dans un entretien à l'Agence France-Presse que la cellule de l'Etat islamique, qui a été récemment démantelée, se préparait à assassiner des "personnalités" et à attaquer"des quartiers généraux des services de sécurité" dans le Royaume.

    Khiam a déclaré qu'il s'agissait d'une "cellule dangereuse prête à agir à tout moment", exprimant son inquiétude quant à l'influence de l'organisation dans un contexte régional complexe.

    Cinq Marocains ont été arrêtés jeudi et des engins explosifs ont été découverts à plusieurs endroits, à Tanger et dans divers endroits de Rabat, par le Bureau central des investigations judiciaires de la Direction générale de la surveillance foncière nationale. Les jihadistes ont opposé une «résistance farouche». L'un des suspects a tenté de se faire exploser en utilisant une cartouche de gaz de grande taille, faisant preuve d'une violente résistance. L'escouade anti-terroriste a du tirer 4 balles, des grenades assourdissantes et des bombes fumigènes pour bloquer la vision, ce qui a permis de venir à bout de la résistance des jihadistes. Un policier a été grièvement blessé.au cours de l'affrontement. 

    Les perquisitions menées dans les magasins et les résidences utilisés par les détenus ont permis de découvrir des ceintures explosives et plusieurs composants chimiques permettant la fabrication d'explosifs, dont trois kilogrammes de nitrate d'ammonium, en plus d'équipements électroniques, de masques et d'armes blanches.Khiam a déclaré à l'Agence France Presse: "C'est la particularité de cette cellule: nous n'avions pas trouvé de tels matériels utilisés par des terroristes depuis les attentats de 2003", qui ont fait 33 morts à Casablanca, puis après avoir ciblé les "vestiges" du réseau en 2007.

    Jeudi, les enquêteurs ont également trouvé un "emblème" de l'Etat islamique, tandis que les enquêtes préliminaires ont confirmé que les membres de la cellule proclamaient leur allégeance à l'Etat islamique.

    "bombe a retardement" 
    Le chef présumé de la cellule, un vendeur ambulant de poissons de 37 ans, avait été condamné en 2004 pour un crime et c'est depuis qu'il a commencé à se radicaliser.

    À l'instar des meurtriers de deux touristes scandinaves en décembre 2018, les suspects actuels âgés de 29 à 43 ans sont tous impliqués dans de petits métiers, comme l'agriculture ou la menuiserie.

    Selon le responsable marocain, la cellule ne semble pas avoir de contact direct avec l'État islamique mais elle se préparait à viser «des personnalités publiques et militaires, et le siège des services de sécurité».

    Il a déclaré: "Le défi auquel sont confrontées toutes les agences de lutte contre le terrorisme dans le monde est la technologie et le cyber-terrorisme." Il a expliqué: «Le discours violent, le discours extrémiste promu par (les partisans) de l'Etat islamique, fait que maintenant, malheureusement, n'importe qui peut adhérer directement à cette idéologie sans avoir de relation avec les théoriciens».

    Selon le responsable marocain, la cellule ne semble pas avoir de contact direct avec l'État islamique mais elle se préparait à viser «des personnalités publiques et militaires, et le siège des services de sécurité».

    Il a déclaré: "Le défi auquel sont confrontées toutes les agences de lutte contre le terrorisme dans le monde est la technologie et le cyber-terrorisme." Il a expliqué: «Le discours violent, le discours extrémiste promu par (les partisans) de l'Etat islamique, fait que maintenant, malheureusement, n'importe qui peut adhérer directement à cette idéologie sans avoir de relation avec les théoriciens».

    Il a ajouté: «Même si l'Etat islamique est vaincu au Levant, en Syrie et en Irak, son idéologie s'est répandue et n'a pas besoin d'un pays. Elle peut croître là où il trouve des partisans.» Compte tenu de cela, «les cellules se déplacent en secret comme des cellules dormantes, et dans la plupart des cas, il n'y a pas de relations entre elles».

    L'autre défi, selon Khiam, est que l'État islamique, après sa défaite en Syrie et en Irak, s'est développé dans la région du Sahel et du Sahara profitant du conflit libyen, «et dans des pays comme le Mali, qui ne contrôlent pas leur sécurité».

    "Les cellules terroristes se multiplient dans la région, ainsi que les réseaux du crime organisé, de trafic de drogue, d'armes et de trafic de personnes", a-t-il déclaré. "Tout cela ... fait de la région du Sahel, à mon avis, une bombe à retardement.

  • Syrie : Les forces kurdes déplacent les familles des membres de l'Etat islamique à l'extérieur du camp d'Al-Hol

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    L'administration autonome kurde a commencé à transférer des dizaines de familles de combattants de l'Etat islamique, étrangères et "moins radicales", du camp surpeuplé d'Al-Hol dans le nord-est de la Syrie vers un autre camp, a déclaré mardi un responsable local à l'AFP.

    Selon les Nations Unies, le camp d'Al-Hol dans le gouvernorat d'Al-Hasakah abrite 65000 personnes, réparties parmi les Syriens et les Irakiens déplacés, ainsi que des milliers de familles de combattants étrangers de plus de cinquante pays, et ils résident dans une section spéciale et sont soumis à de lourds contrôles de sécurité.

    Le responsable des déplacés et des camps de l'administration autonome dans le nord-est de la Syrie, Shekhmous Ahmed, a déclaré que "76 familles composées de femmes et d'enfants étrangers ont jusqu'à présent été transférées" du camp d'Al-Hol au camp de Roj, sur un total de 395 familles qui seront transférées "à leur demande".

    Depuis juillet, le transfert des femmes et des enfants a commencé par lots, après qu'Ahmed eut élargi le camp de Roj en coordination avec les Nations Unies et la coalition internationale dirigée par Washington, qui était le plus grand soutien des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dans la lutte contre "l'État califat".

    Ces derniers mois, le camp d'Al-Hol a été témoin de plusieurs regains de tensions, avec des tentatives fuite ou d'assassinat de gardiens par des femmes radicales, essayant d'imposer leur contrôle dans la section des femmes étrangères.

    Ahmed a déclaré que les femmes qui ont demandé à sortir avec leurs enfants d'Al-Hol "sont prêtes pour la réhabilitation, les moins endurcies et prêtes à s'engager dans des processus de réhabilitation", et elles demandent "de retourner dans leur pays et de se réintégrer dans leurs sociétés et de montrer leurs remords".

    Côté positif du camp de Roj
    Les conditions de vie dans le camp de Roj sont meilleures que dans le camp d'Al-Hol, dont les conditions difficiles ont été mises en garde par les organisations humanitaires et internationales en raison de la surpopulation et du manque de services de base. Le mois dernier, le camp a enregistré les premiers cas de coronavirus.

    Côté négatif pour les femmes jihadistes du camp de Roj
    Les femmes de Daesh lancent de nombreux messages de protestation sur Facebook contre les transferts vers le camp de Roj. Elles sont terrifiées à l'idée de quitter le camp d'Al Hol, pourtant considéré comme un enfer. La raison est qu'il ruine leurs espoirs d'évasion et on leur a dit que leurs enfants allaient dans le camp de Roj des programmes de dé-radicalisation.

    Par ailleurs, elles seront privées de téléphones portables. Elles ne seront plus autorisées à porter des niqabs, ce qui leur permettait de se cacher en restant anonymes.

    Le camp de Roj est spécifiquement destiné aux femmes étrangères originaires d'Europe. Ces femmes ont plus que les autres les moyens de s'échapper et beaucoup d'entre elles ont été prises en train d'essayer de le faire. Le nombre de gardes du camp de Roj est plus élevé qu'à al-Hol. Ces gardes connaîtront toutes les femmes jihadistes du camp car elles seront moins nombreuses qu'à al-Hol. Il sera impossible pour les passeurs d'entrer de pénétrer dans le camp pour offrir leurs services pour organiser une évasion.

    Les camps contrôlés par les Kurdes
    Les camps contrôlés par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie abritent 12 000 enfants et femmes de familles de djihadistes étrangers, la plupart dans le camp d'Al-Hol.

    Depuis la défaite de l'Etat islamique en mars 2019, les Kurdes ont appelé les pays concernés à reprendre leurs ressortissants qui se trouvent sous leur garde ou à créer un tribunal international pour juger les djihadistes. Cependant, la plupart des pays, notamment européens, refusent de reprendre les jihadistes originaires de leurs pays.

    Plusieurs pays européens, dont la France, se sont bornés à récupérer un nombre limité d'enfants orphelins de djihadistes originaires de France.

  • Syrie : Les forces syriennes et iraniennes arrêtent une cellule de Daech

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    Samedi 5 septembre, les forces syriennes et iraniennes ont arrêté une cellule de l'Etat islamique au sud de la province de Deir Ezzor, révèle l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Les membres de la cellule portaient des uniformes militaires iraniens et conduisaient un véhicule avec des slogans pro-iraniens dans la ville d'al-Mayadin lorsqu'ils ont été arrêtés par une force conjointe de la Direction des renseignements militaires syriens, des forces de défense nationale et du Corps des Gardiens de la Révolution Eslamique iranien (CGRI).

    La force conjointe a arrêté les cinq membres de la cellule après les avoir coincés sur le marché de Mayadin. Les jihadistes n'ont montré aucune résistance.

    "Il y avait une cellule de l'Etat islamique qui venait d'al-Badiya [le désert de la province de Homs] déguisée avec les uniformes du CGRI iranien pour acheter de la nourriture et quelques fournitures sur le marché", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.

    Selon l'OSDH, les terroristes étaient entrés dans Mayadin auparavant pour acheter des fournitures pour leurs camarades dans le désert de Homs.

    Le désert de Homs, qui se trouve entre Deir Ezzor et Homs, est devenu un bastion pour les cellules de Daech en Syrie centrale ces dernières années. Des centaines de terroristes y auraient trouvé refuge.

    Au cours des derniers mois, les terroristes de Daech ont lancé des dizaines d'attaques contre les forces gouvernementales dans les provinces de Homs, Deir Ezzor, Hama et Raqqa depuis leurs caches dans le désert de Homs. L'armée arabe syrienne et les forces aérospatiales russes ont unis leurs efforts pour tenter de contenir la menace du groupe islamiste.