ÉTAT ISLAMIQUE

  • Allemagne : Menace terroriste

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    Deux cas ont été détectés récemment montrant le même membre de l'État islamique « Abou Harb », un expert en fabrication de bombes qui se trouverait en Irak, organisant un projet d'attentat à distance via l'application WhatsApp. 

    Dans le dernier cas, la recrue était un réfugié de 16 ans originaire de Syrie. Il prévoyait d'attaquer la synagogue de Hagen ? Son père serait vaguement lié à l'auteur des attentats de Paris de novembre 2015.

    L'arrestation de ce réfugié syrien a été réalisée à la mi-septembre suite à une dénonciation d'un service secret étranger. L'avertissement disait que quelqu'un préparait apparemment une attaque contre une synagogue, probablement un jour férié juif. Une commission spéciale (Soko) "Dach" composée de 50 personnes a été mise en place en Rhénanie du Nord-Westphalie. Elle a finalement pu identifier l'étudiant syrien de Hagen, venu en Allemagne en tant que réfugié dans le cadre du regroupement familial.

    Dans un premier temps, c'est le père du jeune homme qui a été visé par les enquêteurs. Les autorités avaient des informations selon lesquelles il entretenait des contacts sur la scène salafiste. Entre autres choses, il aurait une connaissance commune avec l'un des assaillants de novembre 2015.

    Ls enquêteurs ont découvert sur son téléphone portable de grandes quantités de matériel de propagande de l'État islamique, y compris des vidéos de décapitation. La découverte la plus importante, cependant, était des messages de discussion que le suspect aurait échangés avec Abou Harb, un membre de l'Etat islamique. L'étudiant de Hagen aurait suivi une sorte de "cours en ligne" pour la fabrication d'explosifs et la construction de bombes via WhatsApp. 

    Le 17 août, à 11h14, "Abu Harb" aurait demandé à son disciple via le chat ce qu'il comptait faire avec une bombe ? Le jeune Syrien aurait répondu à peine deux minutes plus tard que son objectif était une synagogue. Il avait déjà inspecté le bâtiment. La synagogue est gardée par la police à l'avant, mais à l'arrière il peut placer une bombe en toute discrétion. De nombreuses photos de la synagogue de Hagen auraient en effet été retrouvées sur son téléphone portable par les enquêteurs.

    Abou Harb est également impliqué dans une affaire similaire. Début août, les enquêteurs de Berlin-Schmargendorf ont arrêté un Syrien de 16 ans qui aurait été instruit par "Abou Harb". Ici aussi, un service secret étranger avait fourni des informations décisives. Les enquêteurs de l'organisation structurelle spéciale (BAO) "Hydra" ont fouillé l'appartement des parents du jeune homme et ont découvert des objets que le suspect aurait acquis pour la fabrication d'explosifs. Le parquet de Berlin enquête actuellement sur le Syrien pour avoir préparé un attentat terroriste. Contrairement à l'homme de Hagen, cependant, il est à nouveau en fuite.

  • Afghanistan : Explosion dans une mosquée chiite de Kandahar (au moins 63 morts - dernier bilan)

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    Un attentat complexe a été perpétré, vendredi midi 15 octobre 2021, dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté un journaliste de l'AFP. les explosions ont pris pour cible la mosquée Imam Bargah, située dans le centre de Kandahar, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Un bilan provisoire fait état d'au moins 63 morts et plus de 83  blessés. 

    Un kamikaze a commencé par tirer avant d’activer sa veste explosive pendant que le deuxième s’enfonçait au milieu de la foule avant d’activer sa veste.

    Province de Kunar

    L'Etat islamique-Khorasan a revendiqué l'attentat contre la mosquée et identifié les deux kamikazes, un Ouïghour et un Baloutch. Il s'agit d'Anas al-Khorasani et d'Abu Ali al-Balouchi. L'EI-K signifie ainsi qu'il entend s'afficher aux côtés des Islamistes luttant en Chine et au Pakistan.
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  • Afghanistan : Alerte sécuritaire concernant les grands hôtels de Kaboul

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    Etats-Unis et Grande Bretagne lancent une alerte sécuritaire pour plusieurs grands hôtels de Kaboul
    Le spectre de la menace d'attentats jusque dans la capitale afghane a resurgi dimanche 10 octobre 2021 avec une alerte concernant les hôtels de Kaboul.

    Les diplomaties américaine et britannique ont averti lundi leurs ressortissants contre le risque d'une attaque dans les grands hôtels de Kaboul, notamment le Serena, un hôtel de luxe en plein centre de la capitale. "En raison de menaces sécuritaires, nous recommandons aux citoyens américains d'éviter d'y séjourner et d'éviter la zone", a indiqué sur son site internet le département d'État, à propos de cet hôtel déjà ciblé à plusieurs reprises ces dernières années.
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    L'hôtel Serena avait été attaqué le 20 mars 2014 par un commando armé taliban qui avait abattu neuf personnes, dont un journaliste de l'AFP et sa famille. Un attentat suicide avait eu lieu dans le même hôtel en janvier 2008, alors que le ministre norvégien des Affaires étrangères se trouvait à l'intérieur, faisant six morts, dont un Américain et un journaliste norvégien. Les hôtels de luxe de Kaboul abritent désormais aussi bien des ressortissants étrangers de passage, journalistes ou humanitaires notamment, que de hauts responsables talibans qui y mènent des réunions de travail.

    Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, revendiquée par l'organisation État islamique. Sa branche locale, l'État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane. Ce groupe a revendiqué un attentat vendredi contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), qui a fait au moins 60 morts. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

    Province de Paktia : 5 personnes arrêtées pour collaboration avec l'Etat islamique

  • Irak : Arrestation d'un leader de l'Etat islamique recherché par Washington

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    Sami Jassim al-Jaburi 2.jpegLes services de renseignement irakiens ont capturé lors d'une opération hors d'Irak un leader du groupe Etat islamique (Daech), Sami Jasim al-Jaburi (photo ci-contre), recherché par les Etats-Unis et présenté comme un responsable financier de l'organisation jihadiste, a-t-on annoncé lundi 11 octobre 2021 de source officielle.

    Washington offrait une récompense de cinq millions de dollars pour toute information concernant ce responsable ayant joué "un rôle essentiel dans la gestion des finances" de l'Etat islamique, selon un programme anti-terrorisme du département d'Etat américain. 

    Présenté comme un ancien adjoint de l'ancien chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, Sami Jasim al-Jaburi a été capturé au cours d'une opération des services de renseignement "à l'extérieur des frontières" irakiennes, a tweeté le Premier ministre d'Irak Moustafa al-Kazimi. Le Premier ministre ne précise pas où le leader jihadiste a été capturé, mais assure que l'opération a coïncidé avec les législatives anticipées de dimanche, quand "les héros des forces de sécurité protégeaient les élections". Sami Jasim al-Jaburi est "considéré comme l'un des jihadistes les plus recherchés au niveau international, et il est proche de l'actuel chef de l'organisation" jihadiste, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, selon un communiqué des forces de sécurité. Le communiqué le présente comme "le superviseur des dossiers financiers et économiques de l'organisation terroriste EI".

    En septembre 2015, le Trésor américain l'a inscrit sur sa liste de "terroristes" visés par des sanctions. "Alors qu'il était adjoint du chef de l'Etat islamique dans le sud de Mossoul (nord de l'Irak) en 2014, il aurait occupé un poste de ministre des Finances de Daech, supervisant les revenus du groupe tirés des ventes illicites de pétrole, de gaz, d'antiquités", selon le programme "Rewards for Justice" du département d'Etat. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'Etat islamique a vu son "califat" vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays. L'Irak a proclamé sa victoire contre les jihadistes fin 2017 et l'Etat islamique a été défait en Syrie en 2019.

    Aujourd'hui l'Etat islamique "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport. Traqué, le "calife" Abou Bakr al-Baghdadi a été éliminé dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie. Mais l'Etat islamique reste une menace, ses combattants ayant renoué avec la clandestinité et continuant de mener des attentats en Irak et en Syrie.

    Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'Etat islamique en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts.

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

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    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
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    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

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    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
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    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
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    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi. 

  • Turquie : Un Russe ayant combattu dans les rangs de l'Etat islamique détenu à Ankara

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    La police d'Ankara a arrêté un citoyen russe qui était inscrit sur la liste internationale des personnes recherchées par Interpol, soupçonné d'appartenir à l'État islamique.

    Selon le journal turc Sabah , le Russe, dont les initiales sont A.R., a participé aux hostilités en Syrie, puis est entré illégalement en Turquie. Son arrestation est le résultat des actions d'analystes du service de renseignement de la police.

    Lors de la perquisition de la maison, 4 800 dollars, 8 000 roubles, 16 800 livres turques, des bijoux, ainsi que du matériel électronique et de faux documents syriens ont été saisis sur le détenu.

  • Des femmes liées à l'Etat islamique et leurs enfants rapatriés de Syrie en Allemagne et au Danemark

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    L'Allemagne et le Danemark ont rapatrié de Syrie 11 femmes, qui avaient rejoint le groupe Etat islamique, et 37 enfants dans une vaste opération. Ils étaient détenus dans le camp de Roj (Nord-Est de la Syrie), sous contrôle kurde. Six femmes sur les onze ont été arrêtées à leur arrivée en Europe. 

    Berlin a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir rapatrié huit femmes et 23 enfants dans la plus importante opération de ce type menée par les autorités allemandes depuis 2019. Au cours de la même opération, menée avec le soutien logistique de l'armée américaine, le Danemark a fait sortir de Syrie trois femmes et 14 enfants. 

    "Les mères devront répondre de leurs actes devant la justice pénale", a indiqué le ministre des Affaires étrangères allemande Heiko Maas. De fait, le parquet fédéral allemand, compétent notamment en matière de terrorisme, a annoncé jeudi matin l'arrestation de trois de ces Allemandes à leur descente d'avion à Francfort.

    Activités terroristes 
    Copenhague a également annoncé l'arrestation de trois des femmes à leur arrivée au Danemark, poursuivies pour "promotion d'activités terroristes" et "entrée et résidence dans une zone de conflit". L'une des Allemandes, présentée comme Romiena S., est également soupçonnée de complicité de crimes contre l'humanité en lien avec les exactions commises contre la minorité yazidie par l'Etat islamique, selon le parquet. .


    Casse-tête 
    Depuis la chute en mars 2019 du "califat"de l'Etat islamique, la communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement des familles des jihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak. La plupart des pays de l'Union européenne effectuent des rapatriements au cas par cas. Dans sa dernière opération de rapatriement, menée en décembre 2020 conjointement avec la Finlande, l'Allemagne avait ramené de Syrie cinq femmes et dix-huit enfants. Les Allemandes rapatriées sont âgées de 30 à 38 ans, selon le magazine Der Spiegel.

    Le parquet fédéral décrit Romiena S. l'une des femmes arrêtées, comme ayant rejoint la Syrie en décembre 2014 avec sa fille, contre la volonté de son père. Auparavant elle avait déjà organisé le recrutement et le départ en Syrie d'une adolescente de 16 ans. Une fois en Syrie, elle a épousé "au moins six membres de l'Etat islamique les uns après les autres", selon le parquet, précisant qu'elle montrait à son enfant des vidéos d'exécutions perpétrées par l'organisation djihadiste. A la fin 2016, à Raqqa, fief de l'Etat islamique en Syrie, elle a aussi "vraisemblablement" employé pour des taches ménagères une membre de la minorité irakienne yazidie, réduite à l'état d'esclave.

    Selon Bild, il reste encore environ 70 adultes de nationalité allemande dans des camps sous contrôle kurde dans le nord de la Syrie, ainsi qu'autour de 150 enfants de nationaux allemands.