ÉGYPTE

  • L'Egypte en tête de liste des armées les plus puissantes du Moyen-Orient

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    L'Egypte arrive en tête de la liste des armées les plus puissantes du Moyen-Orient, selon le classement du site "Global Fire Power" des affaires militaires pour l'année 2022, suivie de la Turquie, de l'Iran puis d'Israël.

    Le site Web " Global Fire Power " s'appuie sur plus de 50 facteurs pour évaluer l'emplacement des 140 pays du monde inclus dans la classification actuelle, y compris les forces militaires, financières, logistiques et autres, notant que les capacités nucléaires ne sont pas incluses dans l'évaluation. .

    1- L'Égypte se classe au 12e rang mondial
    2- La Turquie arrive à la 13e place mondiale
    3- L'Iran classé 14e 
    4- Israël se classe 18e
    5- L'Arabie Saoudite est classée 20e au monde
    6- L'Irak est classé 34e 
    7- Les Émirats arabes unis se classent au 36e rang 
    8- La Syrie est classée 47e 
    9- Le Koweït se classe au 71e rang 
    10- La Jordanie est classée 75e 
    11- Le Qatar est classé 77e 
    12- Le Sultanat d'Oman classé 78ème 
    13- Le Yémen se classe au 80e 
    14- Bahreïn se classe au 98e
    15- Le Liban est classé 114e 

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  • Egypte : Le leader des Frères musulmans condamné à la réclusion à perpétuité pour ses liens avec le Hamas

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    Ezzat Mahmoud.jpgUn tribunal du Caire a rendu un verdict dans le cas de Mahmoud Ezzat (photo), 77 ans, l'un des dirigeants du mouvement des Frères musulmans interdit en Egypte. Il a été reconnu coupable de collaboration avec le Hamas et condamné à la prison à vie.

    Il s'agit de la deuxième condamnation à perpétuité pour Ezzat, il avait déjà été reconnu coupable d'activités terroristes. A noter que des condamnations similaires ont été prononcées pour de nombreux autres leaders du mouvement, qui était au pouvoir en Egypte ente 2011 et 2013.

    Ezzat a rejoint les islamistes dans les années 1960. Il a purgé une peine de prison sous quatre présidents égyptiens : Gamal Abd al-Nasser, Anwar Sadat, Hosni Moubarak et Abd al-Fattah al-Sisi.

    Le Hamas est considéré comme la branche palestinienne des Frères musulmans. L'Egypte participe au blocus de la bande de Gaza afin d'empêcher l'exportation de l'idéologie des Frères musulmans sur son territoire. Néanmoins, le Caire maintient un contact constant avec les autorités de Gaza.

  • Egypte : Des membres des tribus pro-gouvernementales ont mené une opération contre l'Etat islamique dans le Sinaï 

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    Samedi 18 décembre, l'Union tribale du Sinaï (STU) soutenue par le gouvernement a annoncé que ses forces avaient mené une opération contre l'Etat islamique dans la région d'al-Ajra'a dans la partie nord de la péninsule du Sinaï.
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    Au cours de l'opération à al-Ajra'a, les forces du STU ont tué deux terroristes de l'Etat islamique. Un troisième terroriste, qui a été blessé lors d'une récente frappe aérienne de l'armée de l'air égyptienne, s'est rendu aux combattants tribaux qui le livreront probablement aux autorités égyptiennes.

    Un certain nombre de caches et de véhicules de l'Etat islamique ont été découverts et détruits par ses forces tribales au cours de l'opération.

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    Les forces du STU opèrent contre les cellules de l'Etat islamique dans le Sinaï depuis quelques années maintenant. Les forces tribales ne sont pas indépendantes. Elles sont commandés par les officiers de l'armée et des membres de la sécurité égyptienne.

    Les opérations de l'Etat islamique dans le Sinaï se sont ralenties ces derniers mois en raison directe de la pression exercée par l'armée égyptienne, les forces de sécurité et le STU.

    L'insurrection du groupe terroriste dans le Sinaï, qui a commencé en 2014, semble toucher à sa fin. Cela ne signifie pas pour autant que l'influence du groupe dans la péninsule a disparu.

  • Egypte : Selon le prédicateur Karima de l'université al-Azhar : Il n'est pas permis au père ou au mari de forcer une femme à porter le voile

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    Le prédicateur égyptien Ahmed Karima est intervenu sur l'obligation faite par le père ou le mari d'une femme  de porter le hijab.

    Karima a déclaré au site Web "Masrawy": "Si une femme musulmane est sous la tutelle de son père et ne s'est pas mariée pour quelque raison que ce soit, ou si elle est divorcée ou veuve, alors elle est sous son parrainage physique et elle vit avec lui et il survient à ses besoins, et il est donc tenu de lui enjoindre le bien et de lui interdire le mal. Ou il sera puni, parce qu'il est le berger et qu'il est responsable de son troupeau.

    Karima ajoute : "Mais si elle s'est mariée et a un mari infaillible, alors voici les exigences du mari, car la tutelle d'enjoindre le bien et d'interdire le mal est se responsabilité pour cette femme."

    Karima précise que ni le père ni le mari n'ont le droit de forcer une femme à porter le voile, « car il n'y a pas de contrainte dans la religion ». La morale est faite de gentillesse, de clémence et de persuasion.

     

  • Egypte : Condamnation à mort de 22 jihadistes, dont un ex-officier de police

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    La justice égyptienne a condamné à mort, jeudi 25 novembre 2021,  22 jihadistes, dont un ancien officier de police, pour 54 attaques dont l'assassinat d'un officier du renseignement, a affirmé une source judiciaire à l'AFP.

    Outre ces peines capitales, pour lesquelles tous les recours en appel ont été épuisés, la Cour de Cassation a également confirmé des peines de prison allant de plusieurs années à la perpétuité contre 118 autres accusés, a ajouté la source.

    Tous les condamnés sont accusés d'être liés au chef jihadiste égyptien Hicham el-Achmawy, un ancien officier des forces spéciales ayant pris les armes contre les autorités et exécuté en mars 2020.

    Accusé d'avoir joué un rôle important dans les réseaux jihadistes transfrontaliers d'Afrique du Nord, Achmawy, qui avait quitté l'armée égyptienne en 2012, a longtemps été l'un des hommes les plus recherchés du pays. Le tribunal militaire l'avait également déclaré coupable d'avoir dirigé le groupe jihadiste Ansar beit al-Maqdes, dans la péninsule du Sinaï, dans l'est du pays, où sévit une insurrection qui s'est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Achmawy aurait quitté le Sinaï pour la Libye en 2013, avant qu'Ansar Beit al-Maqdes ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe jihadiste Etat islamique (EI), restant proche de l'organisation jihadiste rivale, el-Qaëda.

    Depuis le renversement de Mohamed Morsi puis son remplacement par l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, la répression de l'opposition, des islamistes aux libéraux, n'a cessé de gagné en puissance. Les procès pour "terrorisme" se sont multipliés et des centaines de peines capitales ont été prononcées. En avril, Amnesty International avait indiqué que le nombre d'exécutions recensées en Égypte avait triplé en 2020, ce qui en faisait le troisième pays procédant au plus grand nombre d'exécutions dans le monde, après la Chine et l'Iran.

  • L'Egypte détourne des informations fournies par un moyen de renseignement français pour frapper des contrebandiers 

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    Le site d'investigation "Disclose" a rapporté dimanche que la France fournissait des informations de renseignement aux autorités égyptiennes, que Le Caire utilisait pour cibler des passeurs à la frontière égypto-libyenne, et non des djihadistes, contrairement à ce qui avait été convenu entre les deux pays, citant des "documents secrets de défense" qui montrent le détournement de l'objectif de la mission française.

    Selon Disclose, la mission de renseignement française « Cirly », qui a débuté en février 2016, pour aider l'Égypte dans la lutte contre le terrorisme, a été déjouée par « l'État égyptien, qui utilise les informations qu'il a recueillies pour lancer des frappes aériennes sur des individus qu'il soupçonne être des contrebandiers."

    Selon Disclose, la mission (...) était de surveiller le Sahara occidental pour repérer les menaces terroristes potentielles en provenance de Libye  à l'aide d'un avion léger de surveillance et de reconnaissance loué par la Direction du renseignement militaire français à l'Egypte.

    Le site d'investigation poursuit : « Théoriquement, les données recueillies devraient être examinées et comparées, afin d'évaluer la réalité de la menace et l'identité des suspects. Cependant, les membres de l'équipe (française) se sont vite rendu compte que les renseignements fournis aux Égyptiens étaient utilisés pour tuer des civils soupçonnés de contrebande."

    Le site Internet a affirmé avoir obtenu des documents indiquant que « les forces françaises ont été impliquées dans au moins 19 opérations de bombardement contre des civils entre 2016 et 2018 ».

    La Direction du renseignement militaire et celle de l'armée de l'air ont exprimé leur préoccupation face aux abus  dans un mémorandum adressé à la présidence française le 23 novembre 2017.  

    Une autre note datée du 22 janvier 2019 adressée à la ministre française de la Défense Florence Parly avant une visite officielle en Egypte avec le président français Emmanuel Macron, mentionnait l'existence de « cas confirmés de destruction de cibles découvertes » par l'avion français. Dans la note il était indiqué : « Il est important de rappeler au partenaire que l'avion de surveillance de reconnaissance légère n'est pas un outil de ciblage."

    Malgré cela, Disclose insiste sur le fait qu'aucun rappel de  la mission n'a été adressée à la partie égyptienne. Il affirme également que "l'armée française est toujours déployée dans le désert égyptien".

    Le ministère français de la Défense a indiqué dimanche soir 21 novembre 2021 à l'AFP que "l'Egypte est un partenaire de la France - comme c'est le cas avec de nombreux autres pays - nous établissons  des relations dans le domaine du renseignement et de la lutte contre le terrorisme... Pour des raisons évidentes de sécurité et d'efficacité, nous ne donnerons pas plus de détails sur la nature des mécanismes de coopération mis en œuvre dans ce domaine ». Il a ajouté cependant que la ministre Florence Parly « avait demandé une enquête sur les informations publiées par Disclose."

    L'agence a noté que les ventes d'armes françaises à l'Egypte se sont fortement renforcées avec l'arrivée d'Abdel Fattah al-Sisi au pouvoir en 2014, notamment entre 2014 et 2016 à travers la vente de chasseurs Rafale, d'une frégate, de quatre corvettes et de deux porte-hélicoptères Mistral.

     

  • L'Orient dans tous ses États

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    (Anthony Samrani/L'Orient-le-Jour du 6 octobre 2021)

    Ils ne s’aiment pas plus qu’hier. Et rien de ce qui leur donnait envie d’en découdre n’a tout à fait disparu. On n’enterre pas des rivalités historiques, nourries par des enjeux géopolitiques et par des constructions mythico-religieuses, en quelques semaines. Et pourtant, c’est la première fois depuis des années que toutes les puissances régionales s’accordent sur le fait de donner une chance à la diplomatie. L’épidémie de coronavirus, le changement d’administration aux Etats-Unis, la crise économique et l’essoufflement général sont passés par là. Puis tout s’est enchainé, en quelques mois. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont mis fin à leur embargo sur le Qatar et ont renoué des liens dans la foulée avec son plus proche allié, la Turquie. 

    Alors que le monde sunnite était divisé par la rivalité entre ces deux axes depuis des années, l’heure est à l’apaisement général. Pour mieux former une union sacrée contre le troisième axe, mené par l’Iran ? Pas vraiment non. Puisqu’avec la République islamique, l’heure est aussi à l’apaisement. Le royaume saoudien a confirmé avoir tenu récemment une quatrième session de pourparlers avec son rival iranien, la première avec le nouveau gouvernement, qui vise à faire baisser les tensions. 

    Le dialogue n’a pour l’instant donné aucun résultat concret mais le seul fait qu’il existe est déjà une réelle avancée en soi alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2016. Chose inimaginable il y quelques mois, des représentants iraniens, saoudiens, turcs, qataris et encore égyptiens étaient tous réunis à Bagdad le 28 août dernier dans le cadre d’un sommet régional. 

    Cette petite trêve s’accompagne de quelques dynamiques nouvelles dans la région puisqu’elle permet à des acteurs, un temps relégués au second plan, de réapparaître. L’Egypte a fait son retour  et s’évertue à construire une nouvelle alliance, qui se voudrait non alignée par rapport aux trois axes, avec la Jordanie et l’Irak. 

    Amman a récemment repris langue avec Damas, pour la première fois depuis dix ans, et cherche désormais à ramener son voisin dans le giron arabe.

    Tout cela reste très fragile. La normalisation avec la Syrie dépend, au final, du feu vert des Etats-Unis qui ont les moyens de l’annihiler avec la loi César sanctionnant toute personne, entreprise ou Etat qui commerce avec Damas.

    Le front libyen et les tensions en Méditerranée orientale peuvent raviver à tout moment les rivalités turco-égyptienne et turco-émiratie. Les deux leaders de la péninsule arabique, Riyad et Abou Dhabi, n’ont probablement pas renoncé à faire rentrer leur petit voisin qatari dans le rang et l’épisode précédent a laissé des traces des deux côtés. Quant aux Iraniens, rien ne permet aujourd’hui de penser qu’ils soient prêts à faire la moindre concession, seul moyen pourtant de garantir une paix durable avec leur voisin arabe. La République islamique semble au contraire utiliser la diplomatie comme une arme visant à gagner du temps tout en renforçant ses positions sur le terrain. Téhéran joue la montre dans les négociations sur le nucléaire avec Washington, refusant de s’engager sérieusement dans des pourparlers tout en continuant à enrichir en parallèle de grandes quantités de matières fissiles nécessaire à la fabrication de la bombe nucléaire. Il y a moins d’une semaine, le général Gholam Ali Rachid, haut responsable au sein des Pasdaran, se vantait du fait que son pays ait réussi à créer « six armées en dehors de son territoire ». Une provocation qui rappelle que la paix froide peut s’arrêter à tout moment.
     
    Anthony Samrani