Edleb

  • Syrie : Frappe américaine dans la province d'Edleb

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    Un drone américain a visé une voiture Kia Rio sur la route entre Binnish et la ville d'Edleb. .  Le véhicule a été complètement incendié (photo ci-dessous) et les victimes carbonisées. Il semble que la personne visée ait été le commandant du groupe jihadiste Horas ad-Din, affilié à al-Qaïda. Les deux victimes ont été identifiées comme étant Abu Bara al-Tunisi et Abu Hamza al-Yemeni. Un autre membre de Horas ad-Din a été tué par la frappe. (Vidéo)
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    C'est la première frappe aérienne américaine dans la région d'Edleb en 2021. Un drone MQ-9 Reaper avait été repéré dans la région depuis plusieurs jours.
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    Le Pentagone confirme qu'un responsable d'al-Qaida a été tué par une frappe américaine le 1er octobre 2021
    Un "haut dirigeant d'al-Qaida" en Syrie, Salim Abou-Ahmad, a été tué le 20 septembre lors d'une frappe aérienne près d'Edleb, dans le nord-ouest du pays, a indiqué vendredi 1er octobre 2021 l'armée américaine.

    Il était "responsable de la planification, du financement et de l'approbation d'attentats trans-régionaux" perpétrés par l'organisation jihadiste, a précisé un porte-parole du commandement central américain (Centcom), le commandant John Rigsbee, sans donner d'autres détails. Il n'y a pas d'indications sur de potentielles victimes civiles consécutives à l'opération, a-t-il ajouté dans un communiqué.

    "Cette frappe fait partie des opérations américaines pour affaiblir les réseaux terroristes internationaux et viser les responsables terroristes qui cherchent à attaquer le territoire américain ainsi que ses intérêts et ses alliés à l'étranger", a indiqué le porte-parole.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait annoncé le 20 septembre que deux commandants proches d'al-Qaida avaient été tués dans une frappe de drone de l'armée américaine. Le Centcom avait alors confirmé la mort d'un haut responsable du réseau jihadiste, sans donner son identité.

    Selon l'OSDH, les raids ont visé un véhicule sur la route reliant Edleb à la ville de Bennich, au nord-est, dans la même province dont une partie est dominée par les jihadistes et qui échappe toujours au contrôle du régime syrien.

    Une partie de la province d'Edleb et des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié sont dominées par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'al-Qaida. La région abrite également des groupes rebelles et d'autres formations jihadistes alliées de HTS. Toutes ces factions ont déjà été la cible de raids aériens du régime syrien, de son allié russe, mais aussi de la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis et de l'armée américaine elle-même.

  • Syrie : Frappe meurtrière du régime contre une clinique dans le Nord-Ouest

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    Une femme a été tuée mercredi dans un bombardement des forces du régime qui a ciblé un bâtiment comprenant une clinique dans la province d'Idleb (Nord-Ouest), dernier grand bastion rebelle et jihadiste du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Des images prises par un photographe de l'AFP (photo ci-dessus) dans la localité de Marayan montrent un immeuble de deux étages, dont le premier a été partiellement détruit par les tirs d'artillerie survenus tôt mercredi. Des hommes retiraient du matériel médical de la clinique située au rez-de-chaussée, également endommagé. L'OSDH a fait état d'une seule victime, celle-ci étant l'épouse du directeur de la clinique qui résidait au premier étage avec sa famille. Ce centre médical est l'un des seuls à recevoir régulièrement et à administrer les premiers soins aux blessés des environs, avant qu'ils ne soient transférés vers les hôpitaux de la région.

    E-w-9aZWQAcIXiw.jpegDepuis le début de la guerre en Syrie en 2011, les forces du régime ciblent régulièrement des centres médicaux et des hôpitaux lors d'attaques militaires contre les bastions de l'opposition. Les forces du régime ont intensifié cette semaine leurs bombardements sur la province -- leurs premiers depuis des mois --, notamment sur la ville d'Idleb où quatre civils, dont un enfant et une jeune femme (photo ci-contre), ont été tués mardi, selon l'OSDH.

    La région d'Edleb abrite environ trois millions de personnes, dont les deux tiers sont des déplacés venus d'autres régions du pays en guerre. Le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés contrôlent environ la moitié de la province ainsi que certaines parties des provinces voisines. La région fait l'objet d'un cessez-le-feu depuis mars 2020, après une offensive du régime de trois mois ayant déplacé près d'un million de personnes, selon l'ONU. Malgré des violations répétées, le cessez-le-feu a été globalement respecté mais, depuis juin, les forces du régime ont intensifié leurs bombardements sur le sud de la région.

  • Syrie : Les forces du régime bombardent la province d'Edleb contrôlée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham

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    Les forces du régime syrien ont bombardé, vendredi,  un certain nombre de zones de la province nord-ouest d'Edleb, un jour après que la Turquie, la Russie et l'Iran aient négocié un retour au calme dans la région.

    Des sources locales ont déclaré que les forces du régime avaient tiré des obus d'artillerie lourde et des missiles sur les villes de Kansafra, Al-Fateera, Sufuhn, Fulayfel, Al-Ruwayjah, Bénin et Al-Bara dans la banlieue sud d'Edleb.

    Selon les sources, le bombardement du régime syrien a coïncidé avec un survol de la région par des avions russes en mission de reconnaissance.

    Mercredi 17 février, les garants du processus d'Astana avaient pourtant assuré dans leur déclaration finale qu'après avoir examiné en détail la situation dans la zone de désescalade d'Edleb, ils réitéraient la nécessité de maintenir le calme sur le terrain en mettant pleinement en œuvre tous les accords sur Edleb.

    Il y a quelques jours, les forces du régime avaient bombardé Jabal Al-Zawiya, au sud d'Edleb, tuant une femme et son fils.

  • Syrie : Les avions de guerre russes ont détruit un QG secret du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham à Edleb

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    Tard dans la soirée du samedi 13 février, des frappes aériennes russes ont détruit un quartier général secret de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), un ancien affilié à al-Qaïda, dans la région nord-ouest syrienne du Grand Edleb.

    Au moins trois frappes aériennes ponctuelles ont frappé le quartier général, situé à la périphérie de la prison centrale, à l'ouest du centre-ville d'Edleb.

    Une source sur le terrain a déclaré que les dirigeants du HTS avaient l'habitude de tenir des réunions dans le quartier général secret à des moments aléatoires. Pour cette raison, la décision de détruire complètement le quartier général a été rapidement prise par les forces aérospatiales russes.

    "Selon les premières informations, les frappes ont éliminé et blessé un certain nombre de dirigeants du groupe et leurs gardes", a déclaré la source anonyme. «Nous n'avons pas encore identifié leurs nationalités.»

    HTS n'a jusqu'à présent reconnu aucune perte. Néanmoins, le groupe islamiste radical, qui règne sur le Grand Edleb reconnait rarement ses pertes.

    Il s'agit de la troisième série de frappes aériennes russes sur Edleb et sa région en 2021. Le 2 février , des avions de combat russes avaient effectué des frappes aériennes sur des positions de HTS près de la ville de Haranbush dans le nord de la province  d'Edleb. Le lendemain, des frappes aériennes russes avaient frappé les camps d'entraînement d'Ajnad al-Kavkaz, un groupe jihadiste affilié à 'al-Qaïda dans la ville d'Armanaz, dans le nord-ouest d'Edleb.

    La récente vague de frappes aériennes russes sur le Grand Edleb est probablement destinée à dissuader HTS et ses alliés de poursuivre ses violations du cessez-le-feu  dans le Grand Edleb. En outre, selon des informations récentes, le groupe se préparerait à pour mener des attaques contre des objectifs civils en Russie.

  • Syrie : Explosion au centre-ville d'Edleb quelques heures après une attaque d'un checkpoint de Hayat Tahrir ash-Sham

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    Samedi 16 janvier au matin, une explosion a secoué le centre-ville d'Edleb. L'explosion a eu lieu près de l'hôtel de ville, où Le 16 janvier au matin, une explosion a secoué le centre-ville d'Edleb. L'explosion a eu lieu près de l'hôtel de ville, où se réunissent régulièrement les membres du gouvernement de salut dominé par les jihadistes de Hayat Tahrir ash-Sham. L'explosion aurait été causée par une bombe placée sous une camionnette.

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    L'explosion a eu lieu quelques heures après une attaque contre un poste de contrôle de Hayat Tahrir ash-Sham (HTS). L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)  a déclaré que des éléments armés avaient ouvert le feu sur le point de contrôle, qui est situé près de l'entrée sud de la ville d'Edleb, tôt le matin. Aucune perte n'a été signalée.
     
    Des sources de l'opposition ont émis l'hypothèse que les attaques dans le Grand Edleb pourraient être menées par des cellules de l'Etat islamique en réponse à une opération récente de HTS contre l'Etat islamique.
     
    Au cours de l'opération, qui a eu lieu plus tôt cette semaine à Kafr Takharim dans le nord d'IEdleb, les islamistes de HTS ont éliminé deux membres de l'Etat islamique et en ont capturé deux autres.
     
    HTS s'efforce activement à resserrer son emprise sur le Grand Edleb. Néanmoins, le groupe islamiste fait face à de plus en plus d'opposition, en particulier de la part d'autres formations islamistes radicales.

     

  • Syrie : Un tir de missile et des frappes aériennes menés par les forces aérospatiales russes prennent pour cibles la périphérie ouest de la ville d'Edleb

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    Vendredi 13 novembre, dans l'après-midi, un missile a frappé la périphérie ouest de la ville d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie, qui est occupée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une organisation anciennement affiliée à Al-Qaïda.

    Des sources locales ont confirmé que le missile avait été lancé depuis la base aérienne russe de Hmeimim, située au sud de Lattaquié.

    Le missile a probablement été lancé depuis le complexe de missiles Iskander, dont on sait qu'il est déployé sur la base aérienne de Hmeimim. Le complexe peut lancer une variété de missiles balistiques et de croisière.

    Fin octobre, deux missiles Iskander présumés avaient été lancés depuis la base aérienne de Hmeimim contre des installations de stockage de carburant exploitées par des trafiquants illégaux dans la partie nord d'Alep occupée par la Turquie. La frappe du missile avait infligé de lourdes pertes humaines et matérielles.

    Suite au tir du missile, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur la même zone à l'ouest d'Edleb.

    On ne dispose toujours pas d'informations sur la nature exacte de la cible ni sur les pertes infligées par les frappes russes. Les prochaines heures pourraient révéler de nouveaux détails.

    Le groupe jihadiste HTS, qui est allié à un certain nombre d'autres groupes affiliés à Al-Qaïda et à des factions soutenues par la Turquie, maintient une mainmise étroite sur le Grand Edleb.



  • Syrie : Frappes russes dans le nord-ouest malgré le cessez-le-feu

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    Des avions russes ont bombardé dimanche 20 septembre le nord-ouest de la Syrie, tenu par les rebelles et les islamistes, ont déclaré des sources de l'opposition syrienne, évoquant des frappes les plus importantes depuis qu'un accord turco-russe de cessez-le-feu a mis fin aux principaux combats il y a près de six mois.

    Des témoins ont déclaré que les avions militaires avaient frappé la périphérie ouest de la ville d'Edleb et qu'il y avait eu des tirs d'artillerie lourde dans la région montagneuse de Jabal al-Zawya, au sud d'Edleb, depuis des avant-postes de l'armée syrienne situés à proximité. Il n'y a aucune information dans l'immédiat sur d'éventuelles pertes humaines.

    "Ces 30 raids sont de loin les plus importants depuis l'accord de cessez-le-feu", a déclaré Mohammed Rashid, un ancien responsable rebelle qui s'est porté volontaire pour observer le passage des avions notamment depuis la base aérienne russe dans la province côtière occidentale de Lattaquié.

    Selon d'autres centres de repérage, des avions russes Sukhoi ont frappé la région de Horsh et la ville d'Arab Said, à l'ouest de la ville d'Edleb. Des drones non identifiés ont également frappé deux villes tenues par les rebelles dans la plaine du Sahel al-Ghab, à l'ouest de la province de Hama.

    Aucun bombardement aérien à grande échelle n'avait eu lieu depuis qu'un accord conclu en mars a mis fin à une campagne de bombardement de plusieurs mois soutenue par la Russie à l'origine du déplacement de plus d'un million de personnes dans la région qui borde la Turquie.

    Moscou et l'armée syrienne n'ont pas réagi dans l'immédiat à ces informations.