Drones kamikazes des Houthis

  • Yémen :Après les 16 frappes des rebelles yéménites contre l'Arabie, la coalition arabe frappe en représailles Sanaa et Hodeida

    Imprimer

    La coalition menée par Ryad a effectué des frappes aériennes au Yémen "contre les sources de menace à Sanaa et Hodeidah" en représailles aux attaques des rebelles yéménites Houthis en Arabie saoudite, a tweeté l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

    "L'opération militaire se poursuivra jusqu'à ce que ses objectifs soient atteints", a ajouté l'agence sur le même réseau social, dans la nuit du vendredi 25 au  samedi 26 mars 2022, en citant la coalition. 

    Plus tôt vendredi, les Houthis avaient mené une nouvelle série d'attaques en Arabie saoudite, dont une a provoqué un gigantesque incendie sur un site pétrolier d'Aramco à Jeddah proche du circuit de Formule 1 qui accueille le Grand Prix.

  • Arabie saoudite : Attaque massive de drones et de missiles balistiques des rebelles yéménites houthis contre des sites stratégiques saoudiens

    Imprimer

    Les rebelles chiites yéménites houthis ont lancé plusieurs attaques nocturnes aux drones et aux missiles contre des cibles en Arabie saoudite, pays à la tête d'une coalition militaire au Yémen qui soutient depuis 2015 le pouvoir face aux rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran.

    L'une des attaques contre la raffinerie YASREF, dans la ville industrielle de Yanbu sur la mer Rouge, a "entraîné une réduction temporaire de la production (...), qui sera compensée par les stocks", a déclaré le ministère saoudien de l'Energie dans un communiqué, sans en préciser l'ampleur. L'attaque n'a pas fait de victime.

    Selon un responsable du ministère, deux drones ont été lancés sur l'usine de gaz de Yanbu et un autre sur la raffinerie YASREF, qui produit 400.000 barils par jour d'après son site internet. Les houthis, qui visent régulièrement le royaume, ont déclaré dimanche 20 mars 2022 avoir lancé des drones et des missiles contre des établissements "vitaux et importants", dont les installations d'Aramco. La coalition, quant à elle, a indiqué que les défenses antiaériennes saoudiennes avaient intercepté et détruit des missiles balistiques lancés vers Jizane (sud) ainsi que neuf drones armés visant d'autres zones du royaume, premier exportateur mondial de brut.

    Citant des "enquêtes préliminaires", la coalition a affirmé dans un communiqué que les houthis avaient tiré des "missiles de croisière iraniens contre l'usine de désalinisation d'Al-Shaqeeq et l'usine d'Aramco à Jizane". Une centrale électrique à Dahran Al-Janoub (sud-ouest), une station de gaz à Khamis Mushait (sud-ouest) et une usine de gaz d'Aramco à Yanbu ont été aussi ciblées. Les débris de drones éparpillés après leur interception ont causé "des dégâts matériels", a ajouté la coalition.

    Dans la soirée du dimanche 20 mars, la coalition a annoncé une "nouvelle attaque hostile" visant la "station de distribution de produits pétroliers" d'Aramco à Jeddah. Selon la même source, l'attaque a provoqué "un incendie limité dans l'un des réservoirs de la station" dans cette ville côtière surplombant la mer Rouge. 

    Samedi, les houthis avaient déjà lancé une "attaque de drones" contre un terminal pétrolier à Jizane. Une raffinerie de pétrole à Ryad a par ailleurs été attaquée le 10 mars par un drone des houthis. En 2019, des attaques contre deux installations d'Aramco dans une région orientale avaient temporairement mis hors service la moitié de la production de brut du royaume.

    Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a dénoncé dans un communiqué des attaques "terroristes", affirmant que Washington "continuera à soutenir pleinement (ses) partenaires dans la défense de leur territoire contre les attaques houthies".

    La coalition a affirmé que « les attaques hostiles des Houthis confirment le rejet des efforts de paix et mettent fin aux souffrances du peuple yéménite ».

    La coalition a cependant ajouté qu'elle "ferait preuve de retenue pour faire du dialogue yéménite un succès, sous les auspices du Golfe, et nous nous réservons le droit de répondre".

    Les rebelles houthis ont rejeté une invitation du Conseil de coopération du Golfe, composé des six monarchies arabes du Golfe dont l'Arabie saoudite, à se rendre à Ryad pour participer à partir du 29 mars à des pourparlers pour un règlement du conflit au Yémen. La guerre au Yémen a causé la mort d'environ 380.000 personnes selon l'ONU, la majorité en raison des conséquences indirectes du conflit, tandis que des millions d'autres ont été contraintes de fuir leurs foyers.

  • Arabie saoudite : Les rebelles yéménites Houthis revendiquent une attaque contre Aramco

    Imprimer

    Vendredi 11 mars 2022, les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué l'attaque d'une raffinerie de pétrole Aramco dans la capitale saoudienne, Riyad, jeudi.

    Riyad minimise l'offensive des Houthis
    Riyad a minimisé l'ampleur de l'attaque et a signalé qu'elle avait provoqué un petit incendie, mais n'avait entraîné aucune perte ni blessure.

    A l'aube de vendredi, l'agence de presse saoudienne citant une source officielle au ministère de l'Énergie (qu'elle n'a pas nommée), a reconnu "que la raffinerie de pétrole de Riyad avait été attaquée par un drone télécommandé jeudi matin".

    La source a expliqué: "À la suite de l'attaque, un petit incendie a été maîtrisé, sans faire de victimes ni de dommages au fonctionnement de la raffinerie ou à l'approvisionnement en pétrole et ses dérivés", sans faire référence à la partie qui a mené l'attaque.

    Nous avons ciblé l'Arabie Saoudite avec 9 avions, affirme le porte-parole des Houthis
    Le porte-parole militaire houthi, Yahya Sari, a déclaré dans un communiqué : "Nos forces ont mené une opération militaire à grande échelle sous le nom "Operation Breaking the First Siege", en ciblant la raffinerie Aramco à Riyad avec trois drones".

    Il a ajouté que l'opération "visait également les installations d'Aramco dans les régions de Jizan et d'Abha (sud-ouest) et d'autres sites sensibles (non précisés) avec 6 drones".

  • Arabie saoudite : La coalition sunnite détruit un drone lancé par les rebelles yéménites Houthis vers l'Arabie saoudite

    Imprimer

    La coalition arabe au Yémen a détruit un drone lancé par les Houthis vers le sud-ouest de l'Arabie saoudite.

    La coalition a déclaré dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle saoudienne tard mercredi soir, "Les défenses saoudiennes ont détruit un drone qui a été lancé vers la ville de Jizan (sud-ouest)."

    Elle a expliqué que "les débris du drone se sont dispersés sur des sites civils sans dommage".

    Elle a ajouté : « La milice Houthi a lancé le drone depuis le gouvernorat de Hodeidah (ouest du Yémen) », sans donner plus de détails.

    Il n'y a pas eu de commentaire immédiat du groupe Houthi sur la déclaration de la coalition.

    Les Houthis ont l'habitude de lancer des missiles balistiques et des drones piégés vers les régions saoudiennes, émiraties et yéménites.

    Le Yémen connaît depuis près de 7 ans une guerre continue entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent depuis plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa depuis septembre 2014.

     

  • Yémen : La coalition saoudienne bombarde les environs du ministère des communications des houthis à Sanaa

    Imprimer

    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé, lundi 14 février 2022, avoir détruit un système de communication utilisé, selon elle, pour des attaques de drone des rebelles houthis et situé près du ministère des Communications à Sanaa.

    Riyad intervient au Yémen voisin depuis 2015 pour appuyer les forces pro-gouvernementales contre les houthis. Soutenus eux par le grand rival des Saoudiens, l'Iran, ces insurgés contrôlent une grand partie du Nord du Yémen, dont la capitale Sanaa.

    "Nous avons détruit un système de communication utilisé pour faire fonctionner des stations de contrôle de drones", a annoncé la coalition citée par l'agence de presse officielle saoudienne SPA. "Les houthis utilisent le ministère des Communications et des Technologies de l'information à Sanaa pour des opérations hostiles", a-t-elle ajouté.

    Un correspondant de l'AFP à Sanaa a confirmé les frappes aériennes de la coalition ciblant plusieurs zones de la capitale, dans les alentours du ministère. Il n'était pas possible de déterminer l'existence de victimes dans l'immédiat.

    C'est la première fois que cette alliance anti-houthis cible un ministère civil, n'ayant jusque-ici attaquer que le ministère de la Défense.

    Selon la coalition, les raids de lundi sont intervenus en "réponse" à l'attaque jeudi dernier de l'aéroport d'Abha, situé dans le sud-ouest saoudien près de la frontière avec le Yémen. La coalition avait alors annoncé des "mesures fermes" après que douze civils avaient été blessés par des fragments de drone tombés sur cet aéroport. L'attaque déjouée par la défense saoudienne a été revendiquée par les rebelles yéménites.

    "Les houthis utilisent les ministères de l'Etat pour lancer des opérations hostiles", s'est justifié la coalition, qui avait averti les civils au préalable afin qu'ils évacuent les lieux.

    La guerre au Yémen a connu une montée des violences ces derniers mois, la coalition ayant intensifié les offensives anti-houthis. Les rebelles ont de leur côté multiplié les attaques contre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, un pilier de la coalition. 

    Selon l'ONU, au moins 377.000 personnes ont été tuées en sept ans de conflit au Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, confronté à la faim et aux maladies, traversant l'une des pires catastrophes humanitaires au monde.

  • Arabie saoudite : Douze blessés dans l'aéroport d'Abha suite à la destruction d'un drone lancé par les rebelles yéménites

    Imprimer

    La destruction d'un drone visant l'aéroport d'Abha, au sud de l'Arabie saoudite, a fait douze blessés jeudi 10 février 2022, ont annoncé les autorités au moment où les combats s'intensifient contre les rebelles houthis dans le Yémen voisin. Les houthis, proches de l'Iran, lancent régulièrement des attaques de drones et de missiles contre le royaume saoudien qui dirige une coalition militaire depuis 2015 au Yémen pour appuyer les forces gouvernementales face aux rebelles.
    FLO3HV_XwAEgJ9a.jpeg

    "Douze civils de nationalités différentes ont été blessés à l'aéroport d'Abha (après que) la défense saoudienne a détruit un drone lancé dans (sa) direction", a indiqué la coalition, citée par l'agence officielle du royaume SPA. Plus tôt dans la journée, elle avait annoncé "quatre blessés civils parmi les employés et les voyageurs", des fragments du drone étant "tombés" dans la zone de l'aéroport international. Vidéo.

    "Nous prendrons des mesures opérationnelles fermes pour répondre à la menace visant les aéroports civils et les voyageurs", a assuré la coalition, ajoutant que le trafic avait "repris". Situé dans le sud-ouest saoudien, près de la frontière avec le nord du Yémen largement contrôlé par les houthis, l'aéroport d'Abha est régulièrement pris pour cible par les rebelles, faisant toutefois rarement de victimes.

    À Jizane, une région frontalière du Yémen fréquemment ciblée elle aussi, deux personnes sont mortes et sept ont été blessées fin décembre 2021, dans la première attaque meurtrière en Arabie saoudite revendiquée par les rebelles yéménites en plus de trois ans.

    La guerre au Yémen a provoqué l'une des pires catastrophes humanitaires au monde. D'après l'ONU, en sept ans de conflit, au moins 377.000 personnes ont été tuées, une grande majorité en raison des conséquences indirectes des combats, comme la faim et les maladies.

  • Émirats arabes unis : les États-Unis déploient des missiles sol-air Patriots contre les missiles houthis

    Imprimer

    Les forces militaires américaines ont déployé des missiles sol-air Patriot pour lutter contre les missiles balistiques lancés par les rebelles chiites du Yémen, les Houthis, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, le 31 janvier 2022. La dernière attaque contre les Émirats arabes unis (EAU) a suscité une condamnation internationale , à commencer par le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

    Psaki a déclaré que le personnel militaire américain avait déjà répondu à une menace de missiles lancés contre les Émirats arabes unis et que cela avait impliqué l'utilisation d'intercepteurs Patriot. Le porte-parole a déclaré que les États-Unis et les Émirats arabes unis travaillaient en étroite collaboration pour se défendre contre toutes les menaces contre le peuple et les territoires émiratis. Le 31 janvier, avant de rencontrer l'émir du Qatar , le président américain Joe Biden avait déclaré avoir ordonné au secrétaire à la Défense Lloyd Austin de faire tout son possible pour apporter le soutien américain aux Émirats arabes unis, à l'Arabie saoudite et à toute la région du Golfe.

    Le 31 janvier , les Émirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté et détruit un missile balistique lancé par les Houthis, puis détruit son site de lancement au Yémen. 

    Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a confirmé que le groupe avait tiré un missile Zulfiqar sur Abou Dhabi et des drones sur Dubaï.  Il s'agissait de la troisième attaque de ce type en janvier 2022.

    Le Pentagone a déclaré que les forces américaines avaient activé les défenses antimissiles Patriot, mais que ce sont les intercepteurs sol-air émiratis qui ont abattu le missile entrant. Le Pentagone a ensuite évoqué la possibilité d'une assistance militaire défensive supplémentaire que Washington pourrait fournir à Abu Dhabi. 

    L'attaque des Houthis a eu lieu lors de la toute première visite aux Émirats arabes unis d'un président israélien, Isaac Herzog, qui a tout de même décidé de poursuivre son voyage.

    Les ministères des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, de Jordanie, d'Égypte, de Bahreïn et du Koweït ont offert leur soutien pour protéger « la sécurité et la stabilité » des Émirats arabes unis. Le secrétaire général du CCG, Nayef Falah Mubarak al-Hajraf, a déclaré que « ces attaques terroristes de la milice Houthi reflètent son défi flagrant envers la communauté internationale et son mépris pour toutes les lois et normes internationales ». Lors d'une rencontre entre le prince héritier d'Abu Dhabi, le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan et le gouverneur général d'Australie, David Hurley, ce dernier a également condamné les tentatives d'attentats des Houthis. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a également déclaré que la Turquie "se rangeait du côté des pays amis et frères", après avoir "fermement condamné" l'attaque, lors d'une conférence de presse à Bahreïn.

    Les rebelles yéménites avaient déjà attaqué les Emirats les 17 et 24 janvier derniers. Dans  le premier cas , il s'agissait d'une attaque menée avec des drones et des missiles balistiques et de croisière visant Dubaï, Abu Dhabi, la raffinerie de pétrole Mussafah et une série de sites et structures émiratis définis comme importants et sensibles. Trois personnes avaient été tués et 6 autres blessés. Dans  le second cas , les Houthis avaient de nouveau attaqué Abu Dhabi et le sud de l'Arabie saoudite, sans faire de victimes ni de blessés. Les Émirats arabes unis, en particulier, avaient intercepté deux missiles balistiques Zulfiqar lancés contre la base aérienne émiratie d'Al-Dhafra, à Abu Dhabi, où se trouvent des soldats américains qui avaient tiré des missiles Patriot pour aider à repousser l'attaque.

    Les Houthis ont menacé de continuer à cibler les Émirats tant qu'ils soutiendraient des groupes combattant les milices chiites dans la guerre au Yémen. En particulier, les dernières attaques sont survenues après que les  "Brigades des Géants", soutenues par Abou Dhabi, aient capturé d'importants territoires aux Houthis dans les provinces yéménites d'Al-Shabwa et de  Ma'rib . 

    Les Émirats arabes unis font partie d'une coalition d'États dirigée par l'Arabie saoudite qui intervient depuis le 26 mars 2015 contre les Houthis en soutien au président Rabbo Mansour Hadi. Cependant, depuis 2019, ils ont considérablement réduit leur présence militaire au Yémen, mais jouent toujours un rôle central à travers les forces locales qu'ils ont constituées et armées.

    Une guerre civile est en cours au Yémen, décrite par l'ONU comme la pire crise humanitaire au monde, depuis que les Houthis ont lancé une offensive pour prendre le contrôle des régions du sud du pays. Le 21 septembre 2014, soutenus par l'ancien régime de feu le président Ali Abdullah Saleh, les Houthis ont mené un coup d'État qui leur a permis de prendre le contrôle des institutions de l'État dans la capitale Sanaa, qui sont toujours sous leur contrôle aujourd'hui. Le président Hadi a d'abord été placé en résidence surveillée à son domicile dans la capitale mais  il a réussi à s'échapper après plusieurs semaines, d'abord à Aden, l'actuel siège provisoire du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, puis en Arabie saoudite, où il réside toujours.

    La coalition d'États qui soutient Hadi, dirigée par Riyad, comprend l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Soudan, Bahreïn, le Koweït, le Qatar, l'Égypte, le Maroc, la Jordanie et le Sénégal. Les rebelles chiites houthis sont cependant soutenus par l'Iran et la milice libanaise pro-iranienne du Hezbollah.