Dori

  • Burkina Faso : 65 morts dans une embuscade 

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    Au total 65 personnes dont 14 soldats et trois supplétifs de l'armée burkinabè ont été tués mercredi 18 août 2021, dans une attaque contre un convoi mixte sur l'axe Dori-Arbinda dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè, a annoncé le ministère de la Communication dans un communiqué.

    Un Convoi mixte composé de civils, d'éléments des forces de défense et de sécurité et de volontaires pour la défense de la patrie a été la cible ce mercredi, d'une attaque terroriste dans la localité de Gorgadji (25km), indique le ministère.

    " Au cours des combats, 48 civils ont été tués et 19 personnes blessées, 14 éléments des forces de défense et 3 volontaires pour la défense de la Partie ont perdu la vie", souligne la même source qui précise que les opérations de secours et de terrain se poursuivent. Parmi les morts, on compte sept femmes.

    Pendant la riposte les forces de défense et de sécurité et les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) "ont abattu 58 terroristes et de nombreux autres ont été blessés et ont pris la fuite", indique le communiqué du ministère de la communication transmis au médias.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est ciblé par des attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.


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  • Burkina Faso : les attaques terroristes poussent plus de 3.000 personnes au déplacement (HCR)

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    Craignant pour leur vie, plus de 3300 personnes ont fui vers les villages voisins de Sebba et Sampelga dans la Sahel burkinabè suite aux attaques terroristes qui ont fait au moins 160 morts dans le village de Solhan au nord-est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger, a déploré mardi, le HCR, Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Tout en condamnant "fermement" cette attaque, la plus meurtrière depuis 2015, le HCR a souligné que parmi les déplacés on dénombre plus de 2000 enfants et plus de 500 femmes.

    L’Agence humanitaire souligne que les nouveaux arrivants ont, d’urgence, besoin d’eau et d’équipements d’assainissement, d’abris, d’articles de première nécessité et de soins médicaux.

    Les autorités ont fourni près de 400 tonnes de nourriture et des milliers d’articles de secours, tandis que les partenaires du HCR fournissent des soins médicaux et un soutien psychosocial, a-t-elle annoncé.

    En étroite collaboration avec les autorités, les équipes du HCR et ses partenaires construisent 200 abris et aident les personnes nouvellement déplacées et d’autres civils affectés par l’attaque, rappelle le communiqué.

    Cette attaque d’une violence extrême survient quelques semaines seulement après que des hommes armés aient tiré sur des véhicules du HCR et de ses partenaires sur la route entre la ville de Dori et le camp de Goudoubo, où résident quelque 12 200 réfugiés et demandeurs d’asile maliens.

    "Personne n’a été blessé, mais l’insécurité croissante et la présence de groupes armés dans plusieurs régions du Burkina Faso entravent de plus en plus l’acheminement de l’aide et la protection des personnes dans le besoin", alerte le HCR.

    Le HCR rappelle à toutes les parties que les organisations humanitaires mènent, de manière indépendante et impartiale, leurs activités pour sauver des vies.

    Depuis 2019, les violences au Burkina Faso ont déjà contraint plus de 1,2 million de Burkinabè à fuir leurs foyers.

    Depuis le début de 2021, quelque 150 000 personnes sont devenues des déplacés internes, dont 84% sont des femmes, qui sont exposées à un risque élevé de violence sexuelle, ou des enfants, dont la moitié aurait été victime de violences physiques et d’abus, indique le HCR.

    Rappelons que le Burkina Faso accueille également plus de 22 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires du Mali.

  • Burkina Faso : un mort dans une attaque contre le véhicule d’un député

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    Att.E.B.

    Au moins une personne a été tuée dimanche 8 novembre dans la localité de Goudébo sur l’axe Gorom-Dori au nord du Burkina Faso, dans une attaque perpétrée par les individus armés non identifiés contre le véhicule d’un député en pleine campagne électorale.

    "Des hommes armés non identifiés ont tiré aux environs de 9 heures (TU) sur un véhicule d'un parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP au pouvoir) à Goudebo tuant son chauffeur", a expliqué une source sécuritaire sous le couvert d’anonymat depuis la ville de Dori.

    "Le convoi allait chercher le député Ousmane Alpha qui devait animer un meeting dans le village d'Essakane, non loin du lieu de l’attaque", a expliqué un élu local membre du parti.

    L’attaque a été confirmée par les médias locaux qui ont ajouté que les assaillants ont également emporté le véhicule 4×4 du parlementaire.

    Depuis le 31 octobre dernier, le Burkina Faso vit au rythme de la campagne électorale en vue des scrutins présidentiel et le législatif du 22 novembre 2020, dont le sujet phare est la lutte contre le terrorisme qui a fait 1665 morts dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité depuis 2015, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques ont également contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs villages.

    Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a constaté dans une décision "l’existence de cas de force majeure" dans 1645 secteurs ou villages soit 17,7% du territoire, à cause des attaques terroristes, et a décidé d’exclure ces zones du double scrutin présidentiel et législatif.