Dohuk

  • Irak : Affrontements entre Peshmerga (combattants kurdes du PDK) et combattants kurdes du PKK

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    Trois Peshmerga ont été blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule suivie d'affrontements avec des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sous-district de Chamanke à Amedi, tôt mercredi 4 novembre. Les Peshmerga sont le bras armé du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Or, actuellement, les tensions sont vives entre le PKK et le PDK.

    Le PKK accuse le PDK d'avoir acheminé des forces militaires à proximité de ses avant-postes dans les zones de Gara et Metina du district Amedi de Dohuk. De son côté, le PDK ont accuse le PKK d'avoir assassiné un garde frontières près d'Amedi.

    De même, le PKK, les Forces a revendiqué dans un communiqué être responsable de l'explosion de l'oléoduc de la région du Kurdistan en Turquie.

    "Nos forces ont mené avec succès une action de sabotage ciblant Botaş Oléoduc passant par la région de Bagok à Mardin à 13h00 le 28 octobre. A la suite de cette action, l'oléoduc a été complètement détruit à cet endroit", affirme la déclaration.

    Le 31 octobre, le gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a condamné une "attaque terroriste" qui visait un oléoduc transportant ses exportations de pétrole.

  • La Turquie élimine des dizaines de membres du PKK kurde en Syrie et en Irak

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    Dimanche 20 septembre, l'armée de l'air turque a frappé le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans la région de Sinjar, dans la province de Ninive, en Irak.

    La cellule de sécurité des médias a annoncé qu'un véhicule dans lequel voyageaient des membres du PKK avait été bombardé par un drone turc.

    Une déclaration de la cellule a indiqué que l'attentat visait une voiture "Opel Omica", contenant trois membres du PKK, près du sanctuaire de Sharaf al-Din dans le district de Sinjar.

    Aucun autre détail n'a été révélé.

    Devant la recrudescence des affrontements entre les membres du PKK et l'armée turque en Iran, les habitants de la région du Kurdistan irakien exigent désormais que le PKK quitte la région, afin de retrouver la paix.

    "Les responsables de la région du Kurdistan et les Yazidis exigent que le PKK quitte la région de Sinjar pour permettre aux citoyens de la région de rentrer chez eux, et les dirigeants kurdes disent que la présence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) déstabilise la ville à majorité yazidie (Sinjar) et entrave la reconstruction et l'établissement des bases de la stabilité".

    Par ailleurs, les avions de guerre turcs ont également frappé des cibles dans la ville irakienne de Duhok.

    En outre, le ministère turc de la défense nationale a rapporté que dans le nord-est de la Syrie, trois membres du PKK avaient tenté d'infiltrer la zone d'opération turque "Bouclier de l'Euphrate", mais ils ont été éliminés.

    "Trois terroristes du PKK/YPG qui ont ouvert le feu et tenté de s'infiltrer dans la région de l'opération Bouclier de l'Euphrate pour perturber la paix et la sécurité ont été neutralisés par nos commandos héroïques", a déclaré le ministère sur Twitter. "Nous ne permettrons pas que la paix et la sécurité dans la région soient gâchées", a-t-il ajouté.

    Au cours de l'autre opération des forces armées turques en Syrie, baptisée "Peace Spring" (Source de paix), 4 membres du PKK ont été éliminés dans une zone non révélée du nord-est de la Syrie.

    Le jour précédent, le 19 septembre, 8 autres membres du PKK avaient été éliminés. Ils tentaient également d'infiltrer la zone d'opération "Peace Spring" en Syrie.

     

  • Irak : Nouveaux raids turcs, trois combattants du PKK tués

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    Un nouveau bombardement turc a tué jeudi soir trois combattants du Parti des travailleurs kurdes (PKK, opposition kurde en Turquie) dans le nord de l'Irak, selon un responsable local, alors que Bagdad tente de rassembler des soutiens contre la campagne turque sur son sol.
    "Un bombardement turc a visé une voiture dans le village de Rachanki, dans la province de Dohouk, tuant trois combattants du PKK et en blessant un quatrième qui a pris la fuite", a déclaré vendredi à l'AFP Mouchir Bachir, maire de la localité. "Le 4X4 sans plaque d'immatriculation venait de Dohouk et s'était arrêté devant une épicerie", a-t-il précisé.
    Depuis jeudi, l'Irak ne cesse de contacter ses voisins arabes pour tenter de former un front uni contre Ankara qui défend son droit à bombarder le PKK, accusant Bagdad et le Kurdistan irakien de ne pas lutter contre la présence du groupe qu'elle considère comme "terroriste".

    Opération militaire turque "Griffes du Tigre"
    En juin la Turquie a lancé l'opération "Griffes du Tigre" au Kurdistan irakien, et depuis, Bagdad et Ankara n'ont cessé de s'opposer --sur le plan diplomatique-- au sujet des frappes aériennes et de l'incursion terrestre de commandos turcs. Mardi, deux hauts gradés et un soldat irakiens ont été tués par un tir de drone turc, menaçant de provoquer une crise entre les deux pays.
    Bagdad a convoqué mercredi pour la troisième fois en deux mois l'ambassadeur turc. Vendredi, le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein a contacté ses homologues bahreïni et émirati, après s'être entretenu la veille avec ses homologues égyptien, jordanien, saoudien et koweïtien ainsi que le patron de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. Il a plaidé pour "une position unie obligeant la Turquie à retirer ses forces infiltrées en territoire irakien".
    Une tâche qui s'annonce difficile, affirment les experts, car la Turquie possède depuis 25 ans une dizaine de postes militaires au Kurdistan irakien. Autant de positions qu'elle n'entend pas perdre et auxquelles elle aurait même ajouté de nouvelles implantations, selon des sources kurdes. Depuis le début de l'opération "Griffes du tigre", au moins cinq civils ont été tués. Ankara a annoncé la mort d'au moins sept de ses hommes et le PKK et ses alliés de 14 combattants et partisans.

    Le PKK refuse de laisser ses positions aux forces de sécurité irakiennes
    Le PKK refuse de laisser les gardes-frontières irakiens avancer et prendre le contrôle de certains points spécifiques près de la frontière turque. Les militants kurdes menacent d'ouvrir le feu si les forces de sécurité irakiennes entrent dans "leurs" zones le long de la frontière.

  • Frontlive-Chrono: Récapitulatif des principaux évènements du Moyen orient, Afrique du nord et Sahel du 26 janvier 2019

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    Algérie: le principal parti islamiste va participer à la présidentielle

     

    Cisjordanie: Un Palestinien tué lors d’un affrontement avec des colons près de Ramallah

     

    Irak: Des manifestants attaquent une base militaire turque dans le nord de l’Irak

     

    Syrie: 42 morts dont des jihadistes dans le pilonnage d’un réduit de l’Etat islamique

     
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  • Irak : La résistance des forces kurdes s'effondrent en raison de dissensions internes entre le PDK et l'UPK

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    Irak

    La résistance des forces kurdes s'effondrent en raison de dissensions internes entre le PDK et l'UPK 
    La résistance des forces kurdes à l'offensive menée par l'armée irakienne et les milices chiites s'est effondrée dès le premier jour de combat en raison de dissensions internes.
    Alors que le Parti Démocratique du Kurdistan de Barzani (PDK) a déclaré qu'il resterait sur ses positions et se battrait jusqu'au bout, l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK) semble avoir abandonné le combat et laissé entrer les forces adverses.  
    Du coup, le PDK de Masoud Barzani a accusé l'UPK d'avoir abandonné Kirkouk et les États-Unis pour leur absence de soutien. 
    Signe de l'effondrement de la résistance kurde, les forces irakiennes ont pris le contrôle du siège du gouvernorat de Kirkouk
    Forces irakiennes à l'intérieur du bureau du gouverneur à Kirkouk 
    Le contre-terrorisme et la police irakienne ont pris lundi 16 octobre  le contrôle du siège du gouvernorat de Kirkouk, désert, où seul le drapeau irakien est désormais hissé, a indiqué le général Raëd Jawdat, qui dirige la police fédérale.
    Le gouverneur Najm Eddine Karim, limogé par Bagdad il y a un mois pour avoir décidé d'organiser le référendum d'indépendance kurde dans cette province disputée, n'était pas présent lors de l'entrée des forces, a indiqué une source au sein de gouvernorat.
    Des conséquences sur la guerre contre l'Etat islamique 
    Le porte-parole militaire américain à Bagdad a qualifié la situation de "stable" mais a déclaré que la "tension accrue" avait distrait les forces irakiennes de la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique. 
    La coalition dirigée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique, qui soutient à la fois l'armée irakienne et les forces peshmergas, a déclaré qu'elle "exhortait toutes les parties à éviter des actions d'escalade" et n'a montré de soutien à aucune des parties en conflit.   
    Des milliers de civils fuient Kirkouk après le retrait confus des Peshmergas
    « Des milliers de civils ont fui la ville de Kirkouk, vers les provinces du District du Nord de l'Irak, à cause du retrait confus et chaotique des Peshmergas de la ville», a déclaré lundi une source sécuritaire irakienne.  
    « Ce retrait a suscité la peur parmi les familles kurdes, ce qui les a contraint de fuir d'urgence », a indiqué le capitaine Hamed al-Obeidi, un officier de la police de Kirkouk.  
    A la suite de la progression rapide des forces fédérales vers la ville, des milliers de Kurdes l'ont fuie, avec leurs familles, en direction des autres provinces du District, a noté l'officier. 
     
    Vidéo des combats de la nuit (vidéo Peshmerga) :
    Vidéo d'un échange de tirs à Kirkouk (côté Peshmergas) : 
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    Vidéo (côté Peshmergas) : 
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    Vidéo (côté Hashed al-Chaabi - milices chiites) montrant des civils chiites (arabes ou turkmènes) applaudissant lorsqu'un char de Hashed al-Chaabi abat une pancarte de Barzani, le leader kurde : 
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    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • Irak : Fortes tensions à la veille du référendum kurde

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    Irak 
    Kurdistan
    Kurdistan: le partenariat avec Bagdad a "échoué" (président kurde)
    Massoud Barzani 
    Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a affirmé dimanche 24 septembre, à la veille d'un référendum d'indépendance dans cette région autonome, que le partenariat avec Bagdad avait "échoué", appelant les habitants à se rendre aux urnes.
    "Le partenariat a échoué avec Bagdad et nous ne le reprendrons pas. Nous sommes arrivés à la conviction que l'indépendance permettra de ne pas répéter les tragédies du passé", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Erbil.
    "Le référendum est la première étape pour que le Kurdistan exprime son opinion, Ensuite, un long processus commencera", a-t-il ajouté.
    Le référendum, prévu le 25 septembre, n'a pas de caractère contraignant. Il porte sur un sondage d'opinion auprès des habitants des trois provinces du District qui sont : Erbil, Souleimaniya et Dohuk ainsi que d'autres régions disputées, sur leur volonté de se détacher de l'Irak.
    Les autorités du Kurdistan tiennent à insister sur le fait qu'une victoire du "oui" n'entraînerait pas immédiatement l'annonce de l'indépendance mais plutôt le début de "discussions sérieuses avec Bagdad". 
    Un référendum qui divise, même au sein du Kurdistan
    Alors que la riche province pétrolière de Kirkouk ainsi que des zones des provinces de Ninive et Diyala sont disputées entre la région autonome et Bagdad, M. Barzani a assuré que l'enjeu du scrutin n'était "pas de définir les frontières ou d'imposer un fait accompli".
    "Nous voulons un dialogue avec Bagdad pour résoudre les problèmes et le dialogue peut durer un an ou deux", a-t-il jugé.
    "Je demande à tous les Kurdes de voter en paix demain" (lundi), a dit le président kurde, initiateur du scrutin.
    Malgré la stricte opposition des autorités de Bagdad, les pressions internationales et les menaces de rétorsion, Massoud Barzani a maintenu la tenue de ce référendum.
    Le Premier ministre irakien promet de prendre "les mesures nécessaires pour protéger l'unité du pays"
    Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a affirmé dimanche 24 septembre qu'il prendrait "les mesures nécessaires" pour préserver l'unité du pays après la décision de la région autonome du Kurdistan de tenir un référendum d'indépendance lundi.
    "Prendre une décision unilatérale affectant l'unité de l'Irak et sa sécurité ainsi que la sécurité de la région avec un référendum de séparation est contre la Constitution et la paix civile", a-t-il déclaré lors d'un "discours à la Nation" retransmis sur les télévisions.
    "Nous allons prendre les mesures nécessaires pour préserver l'unité du pays", a ajouté le Premier ministre sans donner davantage de détails.
    Promettant de ne "pas abandonner les citoyens kurdes", M. Abadi a souligné que son gouvernement avait rejeté "l'Etat confessionnel", en faisant référence aux tentatives du groupe jihadiste Etat islamique (EI) d'établir un califat en Irak.
    "Nous rejetons l'Etat raciste", a-t-il ajouté dans une allusion aux tentatives de séparation du Kurdistan.
    "L'Irak restera pour tous les Irakiens. Nous ne permettrons pas que l'Irak devienne la possession de l'un ou de l'autre, et nous ne permettrons pas à quiconque de jouer avec l'Irak sans en payer les conséquences", a-t-il poursuivi.
    L'Irak est peuplé majoritairement de chiites mais compte de nombreuses minorités dont des sunnites, des Turkmènes et des Kurdes.
    Les Turkmènes dénoncent le référendum
    Dans les régions majoritairement habitées par les Turkmènes, le processus menant vers le référendum est observé avec inquiétude, d'après Aydin Beyatli, président de la Fédération des Associations de Turkmeneli, pour qui «le référendum sera un suicide politique».
    Le processus mènera vers de nouveaux conflits, selon le chef de la Fédération qui affirme: «La pression psychologique qu'exerce Barzani sur Kirkouk s'est intensifiée la semaine dernière. Ils disent que 'tous les fonctionnaires doivent participer aux manifestations pour soutenir le référendum et ceux qui s'abstiennent seront sanctionnés'. Auparavant, lorsqu'il allait promulguer une loi, Saddam obligeait le peuple entier, les Turkmènes, les Arabes et les Kurdes. Il les menaçait. C'est pareil maintenant. Les fonctionnaires turkmènes subissent les politiques de Saddam puisqu'ils s'opposent au référendum
    Beyatli a précisé que certains notables turkmènes sont mis en garde à vue après des perquisitions, et que leurs affaires sont confisquées.
    «Les bureaux du Front turkmène irakien ont été ciblés par des tirs d'armes, a-t-il poursuivi. Cela veut dire, ''quittez les lieux!''. Si Kirkouk tombe, l'Irak tombera. Le Moyen-Orient connaîtra de problèmes importants.»
    Beyatli a aussi appelé le gouvernement central irakien à ne pas se taire face aux actes ciblant les Turkmènes avant même la tenue du référendum.
    «Les forces de l'ordre doivent être déployées à Kirkouk pour protéger les Turkmènes et les Arabes, et assurer leur sécurité, selon le chef de la Fédération. Si cela n'est pas possible, il faut appeler les Nations Unies (ONU) à l'action, pour que des forces internationales, dont des forces turques, assurent l'ordre dans la ville.»
    Les USA, l'Iran, la Turquie et l'ONU contre le référendum
    La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu'il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.
    A la veille du référendum, l'Iran interdit tous les vols avec le Kurdistan irakien
    L'Iran a interdit, dimanche 24 septembre, tous les vols aériens avec le Kurdistan irakien à la demande du gouvernement de Bagdad, à la veille de le tenue d'un référendum d'autodétermination dans cette région, a annoncé l'agence iranienne Irna.
    "A la demande du gouvernement central irakien, tous les vols iraniens vers les aéroports d'Erbil et de Souleymanieh ainsi que tous les vols au départ du Kurdistan irakien transitant par l'Iran ont été interrompus", a déclaré Keyvan Khosravi, porte-parole du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité par l'agence officielle.
    L'Iran mène des manœuvres militaire à la frontière avec l'Irak
    Dimanche 24 septembre, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) a entamé des manœuvres militaires à la frontière avec le Kurdistan irakien, à la veille du référendum sur l'indépendance. 
    Les médias iraniens ont indiqué que ces manœuvres militaires étaient organisées dans le cadre des manifestations annuelles en l'honneur du début de la guerre Iran-Irak.  
    Vidéo : manoeuvres militaires iraniennes :
    Poursuite des manœuvres militaires turques près de la frontière irakienne
    L'armée turque poursuit ses exercices militaires dans le district Silopi de la province de Sirnak (sud-est), près de la frontière avec l'Irak, pour le septième jour consécutif.
    Les soldats turcs se sont entraînés, lors des manœuvres du dimanche 24 septembre, à la détection des mines, et à la sécurisation des voies pour les véhicules militaires.
    L'Etat-major turc avait annoncé, samedi 23 septembre dans un communiqué, que des nouvelles unités militaires se s'étaient jointes aux manœuvres.
    Le 18 septembre, l'Etat-major turc avait annoncé le lancement d'un exercice militaire à Sirnak, soulignant que les opérations antiterroristes se poursuivent dans la zone frontalière.
    Vidéo : Manœuvres militaries turques :  

    Jean René Belliard

    Pour plus d'informations, écrire à ptolemee@belliard74.com