Diwaniyah

  • Irak : Nouveaux heurts entre policiers et manifestants à Bagdad et plusieurs autres villes

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    Des dizaines de manifestants et de policiers s'affrontaient de nouveau lundi 26 octobre sur la place Tahrir de Bagdad, après une nuit de heurts notamment à Kerbala, au sud-ouest de la capitale, au lendemain du premier anniversaire de la révolte en Irak.

    A Bagdad, sur le pont al-Joumhouriya, qui sépare Tahrir de la Zone verte où siègent les autorités irakiennes et l'ambassade américaine, des dizaines de manifestants ont tenté de prendre d'assaut les trois barrages de béton installés par les forces de l'ordre.

    Ils jetaient des pierres tandis que les policiers répondaient par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes, a constaté un photographe de l'AFP.

    Des manifestants brûlaient également des pneus, tandis que le calme régnait sur la place elle-même, de même que sur le pont Senek, menant à la Zone verte et à l'ambassade d'Iran, parrain de Bagdad honni par les manifestants.

    Dans la ville sainte chiite de Kerbala, où l'an dernier déjà le mouvement était nocturne, des manifestants ont jeté jusque tôt lundi matin des pierres sur des policiers aux boucliers métalliques et longues matraques, qui les leur renvoyaient.

    Après un certain temps, des tirs, visiblement en l'air, du côté des forces de l'ordre ont retenti, faisant brusquement refluer les protestataires, a constaté un correspondant de l'AFP.

    A Nassiriya (sud), bastion historique des révoltes en Irak, des centaines de manifestants sont restés jusque tard dans la nuit sur l'emblématique place Habboubi, chantant l'hymne national et scandant des slogans appelant à maintenir un mouvement pacifique.

    A Diwaniya (sud), des manifestants ont brièvement incendié dans la nuit des pneus dans les rues du centre-ville. Et à al-Hilla (sud), des heurts ont également eu lieu.

    Dimanche, des milliers d'Irakiens ont défilé à travers le pays pour marquer le premier anniversaire de la "révolution d'octobre", mouvement social inédit dans le pays réclamant notamment une réforme du pouvoir et une amélioration des conditions de vie.

    La contestation, éclipsée par les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis puis par la pandémie de Covid-19, s'était soldée par près de 600 morts et 30.000 blessés.

    Ces heurts sont un test pour le nouveau Premier ministre Moustafa al-Kazimi qui n'a cessé de répéter aux troupes de faire preuve de retenue alors que son prédécesseur est toujours conspué dans la rue pour la répression sanglante de l'an dernier.

  • Irak : Tir d'un missile Katyusha sur la zone verte de Bagdad

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    On vient d'apprendre qu'une fusée Katyusha vient de tomber sur la zone verte où se trouve l'ambassade américaine. Un bâtiment vide aurait été lourdement endommagé. 

    Les sirènes de l'ambassade américaine ont retenti, tandis que des hélicoptères survolaient la zone.

    C'est la deuxième attaque de ce type cette semaine après que trois roquettes aient atterri dans la zone verte jeudi, ne faisant également aucune victime.

    Attaque d'un convoi de contractuels pour l'armée américaine
    Par ailleurs, on rapports qu'une attaque à l'EID (photo) a été menée contre un convoi logistique irakien transportant des marchandises pour l'armée américaine et de la coalition entre Babel et Diwaniyah, à 180 kilomètres au sud de Bagdad. Ces convois ou "camions blancs" sont exploités par des entrepreneurs irakiens. Leurs chauffeurs sont tous irakiens.
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  • Irak : Un convoi de ravitaillement des forces américaines attaqué dans le sud du pays

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    Samedi 15 août, un convoi transportant des fournitures logistiques pour la coalition internationale dirigée par les États-Unis a été pris pour cible dans la région sud de l'Irak.

    "Un engin explosif improvisé a explosé dans l'après-midi, visant un convoi transportant des fournitures logistiques pour la coalition dirigée par les États-Unis sur l'autoroute entre Dhi Qar et Bassorah", a déclaré une source irakienne à la télévision d'information al-Sumaria.

    La source de sécurité, dont l'identité n'a pas été révélée, a ajouté que l'attaque aux engins explosifs improvisés n'a pas entraîné de pertes réelles, sans fournir de détails supplémentaires.

    Sabereen News, une chaîne de télégrammes ayant des liens avec les groupes armés chiites en Irak, a rapporté que le convoi a été attaqué par Usbat al-Tha'ireen. Cela reste à vérifier.

    Il s'agit de la 7e attaque de convois de ravitaillement de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak au cours des 30 derniers jours. Le 11 juillet, des hommes armés ont brûlé trois camions transportant des fournitures, dont un véhicule blindé, pour la coalition dans la province méridionale d'al-Diwaniyah.

    Les attaques ne se sont pas limitées aux convois de ravitaillement, mais ont également visé des entrepreneurs irakiens. Un jour plus tôt, un véhicule appartenant à une entreprise locale travaillant pour la coalition avait été visé par un engin explosif improvisé sur la route d'al-Diwaniyah, selon la cellule médiatique de sécurité du pays.

    Les groupes chiites irakiens se préparent apparemment à intensifier leurs attaques contre la coalition dirigée par les États-Unis. Un jour plus tôt, l'un de ces groupes, 'Ashab al-Kahf, avait averti les civils et les militaires irakiens de ne pas s'approcher des positions et des convois de la coalition.

  • Irak : Un convoi logistique de l'armée américaine attaqué

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    Les médias irakiens ont publié sur les réseaux sociaux un clip vidéo montrant l'attaque par des hommes armés non identifiés d'un convoi de camions des forces américaines transportant du matériel logistique en provenance du port de Bassorah. L'attaque a eu lieu sur la route dans la zone d'Al-Najmi entre Samawah et Diwaniya dans le sud du pays.
    Les hommes armés non identifiés à bord de deux véhicules ont forcé le convoi composé de trois camions à s'arrêter, puis ils ont fait descendre les chauffeurs, tous irakiens, avant d'incendier les camions", a déclaré un policier du gouvernorat d'Al-Diwaniya.
    Les camions transportaient des denrées alimentaires, de l'équipement et des véhicules militaires légers Humvees".
    Il s'agissait d'un convoi de soutien logistique de l'ambassade américaine à Bagdad.
    Les attaquants se sont échappés avant l'arrivée des forces de sécurité qui ont conduit les chauffeurs au siège de la police de Diwaniya pour recueillir leurs déclaration.
    Les États-Unis accusent les factions armées irakiennes liées à l'Iran d'être à l'origine d'attaques répétées de missiles visant son ambassade dans la "zone verte" et les bases militaires où ses soldats sont déployés, ainsi que d'autres forces de la coalition internationale en Irak.
    Les factions armées chiites, y compris les Kataëb Hezbollah liées à l'Iran, ont menacé de viser les positions des forces américaines en Irak, si elles ne se retiraient pas conformément à la décision du Parlement de mettre fin à la présence militaire dans le pays.




     

  • Irak: Les manifestations s’étendent en Irak et font de nouveaux morts

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    Les forces de l’ordre irakiennes ont tiré mercredi en l’air à balles réelles pour disperser de nouvelles manifestations dans deux quartiers de Bagdad, alors que le président les avaient exhortées à la retenue après la mort de trois manifestants la veille. Des balles ont sifflé autour des rassemblements dans les quartiers d’Al-Chaab, dans le nord de Bagdad où environ 300 personnes ont bloqué une importante autoroute reliant la capitale aux villes du nord. La police et des témoins ont déclaré que les soldats étaient entrés dans la zone pour les disperser.
    Des manifestants se sont également rassemblés à  Zaafaraniya, dans le sud de la capitale
    La route de l’aéroport de Muthanna était fermée dans le secteur de Bab Al-Sharqi, tandis que des manifestants portant des drapeaux irakiens se dirigeaient vers la place Tahrir, dans le centre de Bagdad. Dans la ville de Muthanna, des centaines de personnes ont manifesté devant les bâtiments du gouvernement, tandis que les forces de sécurité établissaient des cordons pour protéger le bâtiment du conseil provincial.
    Dans la province de Maysan, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment du gouvernorat, tandis que les forces de sécurité se déployaient en masse dans la région, mais sans affronter  les manifestants.
    Les forces de sécurité ont également dispersé des manifestants par la force et utilisant des canons à eau et du gaz lacrymogène à Diwaniyah.
    À Bassorah, une manifestation a eu lieu sur la place Um Al-Brom, dans le centre-ville, sous un contrôle strict de la sécurité et le déploiement de la police anti-émeute.
    Deux manifestants tués par balles à Nasariya
    Deux manifestants ont été tués par balles mercredi à Nasariya, à 300 kilomètres au sud de Bagdad, portant à cinq le nombre de protestataires tués depuis le début mardi en Irak d’une vague de contestation réclamant emplois et services publics, selon un responsable.
    Ce responsable, Abdel Hussein al-Jaberi, directeur de la Santé de la province de Zi Qar où est située la ville de Nasariya, a ajouté que 14 personnes, dont 11 membres des forces de sécurité, avaient été en outre blessées.
    Toujours à Nasariya, province de Zi Qar, les manifestants ont incendié le bâtiment provincial.Depuis mardi, trois manifestants ont été tués à Nasariya et deux à Bagdad d’où est partie la contestation.
    40 membres des forces de sécurité blessés
    Le gouvernement a déclaré que 40 membres des forces de sécurité avaient été blessés lors des manifestations de mardi 1er octobre.
    Appel à de grandes manifestations vendredi prochain
    Des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour la poursuite des manifestations dans diverses provinces irakiennes et des manifestations de grande ampleur vendredi prochain. Les manifestants demandent la démission du gouvernement et la formation d’un gouvernement de salut national.
    Inquiétude de la classe politique
    Les partis politiques irakiens ont exprimé leur inquiétude devant la recrudescence de la tension politique dans le pays et ont appelé à la mise en œuvre des revendications des manifestants, tout en insistant sur la nécessité de manifestations pacifiques.
    De son côté, le Premier ministre Adel Abdul-Mahdi a déclaré: «Nous ne faisons pas de distinction entre les manifestants exerçant leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement et ceux de nos forces de sécurité qui s’acquittent de leur devoir de préserver la sécurité des manifestants, la sécurité de leur patrie, la sécurité des biens publics, mais nous distinguons clairement nos victimes, les deux (en fait trois) manifestants pacifiques et nos forces de sécurité héroïques. Il y a parmi eux, des agresseurs non pacifiques qui ont brandi des slogans punissables par la loi, menaçant l’ordre public et la paix civile et ont délibérément causé la mort de manifestants innocents et de nos membres des forces de sécurité qui ont été agressés au couteau ou brûlés.  »
    « Alors que nous sommes attristés et profondément touchés par les victimes parmi nos enfants qui protestaient et parmi les forces de sécurité et par la destruction et le pillage de propriétés publiques et privées comme aujourd’hui, nous avons immédiatement lancé une enquête professionnelle pour déterminer les causes des incidents », indique le communiqué.
    Dans une déclaration, le Front du salut et du développement, dirigé par Oussama al-Nujaifi, a condamné le recours excessif à la force contre les manifestants et a déclaré: «C’est un jour difficile pour le sang irakien qui a été versé sur la place Tahrir ou dans d’autres provinces irakiennes.
    « Le FIS condamne fermement les violences excessives utilisées pour réprimer les manifestants à Bagdad et dans les gouvernorats du sud », a-t-il déclaré.
    Inquiétude de l’ONU
    Les Nations Unies ont fait part mercredi de leur inquiétude face à la violence et ont appelé au calme, comme l’a souligné dans une déclaration la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Irak, Jenin Hennes-Blachart, dans son communiqué.
    « Mme Hennes-Blachart exhorte les autorités à faire preuve de retenue dans le traitement des manifestations afin d’assurer la sécurité des manifestants pacifiques, tout en maintenant l’ordre public et en protégeant les citoyens ainsi que les biens publics et privés. »