Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI

  • France : Un homme décapité en pleine rue à Éragny (Val d'Oise), l’agresseur neutralisé par la police

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    Un homme (photo ci-dessus) a été décapité vers 17H par un homme criant "Allah Akbar". Le terroriste, un Tchétchène de 18 ans né à Moscou, aurait mis en ligne la photo du corps décapité sur les réseaux sociaux.

    Selon les premières informations, des policiers municipaux de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) auraient découverts le terroriste armé d'un couteau près d'un corps décapité. Il aurait réussi à prendre la fuite après avoir menacé les policiers de son couteau. Alertée, la BAC (Brigade Anti-Criminalité) a pris en chasse le terroriste et l'ont abattu dans la commune d'Eragny (Val d'Oise), allée des Bergeronnettes. Un couteau et un pistolet  ont été découverts près du corps de l'assassin.

    Un large périmètre de sécurité a été mis sur place par la police et le service de déminage a été appelé. L’auteur des faits portait une ceinture qui laisse penser qu’il s’agit d’explosifs. La piste terroriste est évoquée et l'enquête a été confiée à la SDAT (sous-direction anti-terroriste) de la police judiciaire et à la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure).

    La victime est un enseignant qui avait montré des caricatures de Mahomet pendant un cours
    La victime, Samuel Paty (47 ans), est un professeur d'histoire du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme aurait montré, début octobre, les caricatures de Mahomet durant un cours sur la liberté d'expression, dans le cadre d'un programme officiel. Ceci aurait provoqué un différend avec plusieurs parents d'élèves et sans doute inspiré l'acte du terroriste.

    Ayant commis son crime, l'assassin, un Tchétchène de 18 ans appelé Abdulak Abuezidovich Anzorov, a réussi à publier une photo de sa victime sur Twitter, ajoutant la légende à la photo: «Macron, chef des infidèles, j'ai exécuté un de vos chiens, qui a osé humilier Muhammad».

    Le terroriste qui a décapité l'enseignant près de Paris, avait laissé un message audio en russe
    L'hebdomadaire Paris Match rapporte qu'Abdul Anzorov n'avait pas seulement mis sur les réseaux sociaux une photo de sa victime mais également un message audio en russe.

    Dans le même temps, la publication se réfère au rapport de l'agence France-Presse qui, à son tour, cite une source familière avec l'enquête. Selon cette source, Anzorov a déclaré dans un "russe incertain" qu'il "avait vengé le prophète". Le terroriste respirait lourdement, apparemment essoufflé: "Frères et sœurs, priez pour qu'Allah m'accepte comme martyr."

    Le message audio a été posté sur plusieurs réseaux sociaux.

    Anzorov.jpegAnzorov, l'assassin
    Anzorov disposait d’un titre de séjour comme réfugié délivré le 4 mars 2020 et valable jusqu'à mars 2030. Il résidait à Evreux. Il était inconnu des services de renseignement et jamais condamné (Procureur de la République antiterroriste), même s'il avait eu maille avec la police pour des faits de violence en réunion et de dégradation de biens publics. Il est peu probable qu'il ait agi seul. Le texte du message mis en ligne était sans faute alors qu'Anzorov parlait mal le Français.

    9 personnes en garde à vue
    Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi après la décapitation de Samuel Paty. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, qui a été tué par des policiers, selon cette source.

    Cinq autres personnes étaient interpellées plus tard dans la nuit de vendredi à samedi. Parmi les cinq nouvelles personnes, figurent deux parents d'élève - un homme et son épouse - du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où travaillait la victime. Ces personnes avaient eu un différend avec l'enseignant sur les caricatures de Mahomet que l'enseignant avait montrées en classe. La demi-soeur du parent d'élève à l'origine des appels contre l’enseignant avait rejoint l'Etat islamique en Syrie en octobre 2014 a révélé le Procureur de la République antiterroriste. Trois personnes de l'entourage non familial de l'assaillant ont par ailleurs été interpellées.

  • France : Plus de 8.000 personnes fichées pour radicalisation à la DGSI

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    Plus de 8.000 personnes (8.132) en France sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé lundi le ministre français de l'Intérieur. Autre chiffre : Les prisons françaises comptent 505 détenus recensés comme «terroristes islamistes».

    En déplacement au siège de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le ministre a souligné que la menace terroriste "demeurait extrêmement élevée sur le territoire", en précisant que le "risque terroriste d'origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confronté notre pays".

  • France : un attentat contre les forces de l’ordre déjoué, des arrestations

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARDLE 

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    280px-DGSI_Logo.pngPlusieurs personnes soupçonnées de préparer un attentat contre les forces de l’ordre, dont un mineur, ont été arrêtées vendredi 26 avril, a-t-on appris lundi 29 avril auprès du parquet de Paris.
    Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 1er février du chef d’association de malfaiteurs terroriste criminelle.
    « L’enquête, confiée à la DGSI, met en cause des individus soupçonnés de préparer un passage à l’acte violent, à brève échéance, susceptible de viser les forces de sécurité », précise le parquet.
    L’un d’entre eux, mineur, avait déjà été condamné par le tribunal pour enfants pour association de malfaiteurs terroriste, après avoir été interpellé en février 2017 à l’âge de 15 ans alors qu’il cherchait à se rendre en Syrie.
    Condamné à une peine de trois ans de prison dont deux assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, il était actuellement placé au sein d’une structure éducative dans le cadre de cette mise à l’épreuve, après son incarcération.
    Les attaques sanglantes au Sri Lanka qui ont fait 253 morts la semaine dernière ont de nouveau attiré l’attention sur la possibilité que Daech et d’autres organisations terroristes mènent des attaques dans plusieurs pays européens ou asiatiques, comme en France, en Belgique et en Allemagne.