Diffa

  • Niger : huit "terroristes" neutralisés et une vingtaine de leurs "complices" arrêtés

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    L'armée nigérienne a annoncé avoir neutralisé huit terroristes et arrêté une vingtaine de leurs "complices' lors des opérations menées depuis le début de la semaine en cours dans l'ouest et l'est du Niger. L'annonce a été faite dans un communiqué publié jeudi soir 15 septembre 2022 par la direction de la communication des Forces armées nigériennes (FAN).

    "À l'ouest, dans la zone de l'opération NIYA, une unité des FAN s'est accrochée avec des terroristes à hauteur du village de MANDA en début de semaine. Trois terroristes ont été neutralisés au cours de cet échange de tirs et cinq autres lors du ratissage", a rapporté le communiqué.

    "En milieu de semaine, dans le cadre de la poursuite des opérations dans le secteur sud de Téra, cinq motos ont été détruites et un complice des terroristes a été arrêté et remis aux services compétents", a ajouté la même source.

    "À l'est du pays, la situation sécuritaire au niveau du secteur 4 de la Force multidimensionnelle mixte a été marquée par l'arrestation à Toumour de six complices de Boko Haram et de sept suspects terroristes lors d'une reconnaissance offensive au sud de Gueskerou en milieu de semaine", a précisé l'armée, ajoutant que "dans la même période, l'intervention d'une unité des FAN dans un quartier de Nougmi a mis en échec une tentative nocturne d'enlèvement de personnes" et l'arrestation de six complices des assaillants.

    Le Niger est confronté depuis 2015 à des attaques terroristes dans ses parties ouest et est. Les attaques touchant les régions de l'ouest (Tillaberi et Tahoua) sont attribuées aux groupes terroristes opérant dans le nord du Mali, tandis que celles touchant la région de Diffa (sud-est) sont attribuées à Boko Haram.

  • Niger : l'état d'urgence prorogé à Diffa et dans quinze départements de Tahoua et Tillaberi

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    Le gouvernement nigérien a prorogé, jeudi 28 juillet 2022, l'état d'urgence dans la région de Diffa (sud-est) et dans quinze (15) départements des régions de Tahoua (nord-ouest) et de Tillaberi (ouest), en raison de la persistance des attaques armées.

    La décision a été prise à l'issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

    "Le conseil des ministres a adopté le projet d'ordonnance portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Diffa et dans certains départements des régions de Tahoua (départements de Tassara et de Tillia) et de Tillaberi (départements de Ouallam, d'Ayerou, de Bankilaré, d'Abala, de Banibangou, de Say, de Torodi, de Téra, de Tillaberi et de Gothèye", a indiqué le communiqué publié à l'issue du conseil.

    À travers un deuxième projet d'ordonnance, le gouvernement a instauré l'état d'urgence dans trois autres départements de Tillaberi, à savoir Kollo, Flingué et Balieyera.

    Selon le communiqué, la région de Diffa et les départements concernés de Tahoua et Tillaberi "font l'objet d'attaques organisées par des groupes terroristes, mettant en péril l'ordre public et la sécurité des populations".

    Selon le communiqué, l'état d'urgence est prorogé pour une période de trois mois à partir du 03 août prochain.

    Confrontée aux attaques de groupes terroristes armés, la région de Diffa est sous état d'urgence depuis 2015, suite aux premières attaques enregistrées.

    Frontaliers du Mali et du Burkina Faso, les départements des régions de Tahoua et Tillaberi ont été placés sous l'état d'urgence depuis 2017, suite à des attaques attribuées aux groupes terroristes opérant dans le nord du Mali.

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  • Niger : 1200 morts dans les attaques terroristes depuis 2013

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    Le ministre nigérien de la Défense nationale Alkassoum Indatou a déclaré, samedi 28 mai 2022, qu'environ sept cent civils et cinq cent militaires ont été tués dans des "attaques terroristes" au Niger, depuis 2013, a rapporté l'Agence nigérienne de presse (ANP), officielle.

    Il a fait cette déclaration lors d'une interpellation à l'Assemblée nationale où un député lui a demandé si le gouvernement nigérien disposait d'un "plan de sortie définitive" de la crise sécuritaire que connaît le Niger.

    "Les Nigériens font face à une guerre qui leur est imposée depuis plus d'une dizaine d'années", a indiqué le ministre Alkassoum Indatou.

    "Ce terrorisme est responsable de près de 1200 pertes en vies humaines dont 700 civils et 500 militaires et a un coup social énorme avec des milliers des déplacés, la famine, l'aggravation de la pauvreté, la privation des droits d'aller et venir, nous amenant à des prorogations récurrentes d'états d'urgence", a-t-il expliqué.

    Les premières "attaques terroristes" ont été enregistrées en mai 2013 au Niger, avec deux attentats suicides contre une caserne militaire et un site d'exploitation minière dans la région d'Agadez, dans le nord du pays, près des frontières algérienne et libyenne.

    La situation s'est particulièrement dégradée à partir de 2015 avec les premières attaques de Boko Haram à Diffa, dans le sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria.

    En 2017 les régions de Tahoua et Tillaberi, frontalières du Mali, ont basculé dans l'insécurité avec des attaques attribuées à des "groupes terroristes" opérant dans le nord du Mali.

  • Niger : une quarantaine d'islamistes de Boko Haram neutralisés à Diffa

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    L'armée nigérienne a annoncé avoir neutralisé une quarantaine d'éléments du groupe islamique Boko Haram, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mai 2022, dans la région de Diffa.
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    L'annonce a été faite dans un communiqué publié mercredi par le service information et communication des forces armées nigériennes (FAN).

    "Dans la nuit du 24 au 25 Mai, une centaine de djihadistes de Boko Haram, à bord de quatre grosses pirogues et une vedette armée, ont tenté une action en force contre nos éléments sur les îles du Lac Tchad. La réaction énergique de ces derniers a contraint les assaillants à la fuite avec plusieurs morts dans leurs rangs", a indiqué le communiqué.

    "La mission de ratissage engagée a permis la neutralisation d'une quarantaine de combattants et la récupération de plusieurs armes, des munitions et explosifs ainsi que divers matériels militaires", a précisé la même source.

    La zone du Lac Tchad est située dans la région de Diffa (Est), frontalière du nord du Nigeria où est basée Boko Haram.

    Depuis 2015 ce groupe mène des attaques dans cette région, en ciblant aussi bien des objectifs militaires que des populations civiles. Mardi, l'armée nigérienne avait annoncé avoir neutralisé soixantaine-cinq islamistes lors des opérations menées dans l'ouest du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso.

  • Niger : Au moins dix civils tués par Boko Haram près de Diffa, au sud-est du pays

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    Au moins dix civils ont été tués dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 mars 2022 au Niger dans une série d'attaques attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans la commune de Gueskérou (sud-est) proche du Nigeria, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources locales.

    Selon un élu de la commune, située à une trentaine de kilomètres de Diffa, la grande ville du Sud-Est nigérien, des assaillants "du groupe Boko Haram, venus à pied", ont attaqué plusieurs villages.

    "Six personnes ont été tuées dans le village de Fiego, deux tuées à Ngarwa-Lawandi et deux tuées à Ngarwa-Koura. Toutes les victimes sont des hommes et tous ont été tuées par armes à feu", a affirmé cet élu.

    Le bilan pourrait toutefois être plus lourd, le village de Lada, situé sur la commune de Diffa ayant également été attaqué, selon plusieurs sources.

    "Ils ont commencé à faire leur carnage à Lada, un village de la commune de Diffa à partir de 20h00 locales (19h00 GMT). Après Lada, ils sont arrivés à Fiego à minuit, de Fiego ils ont continué à Ngarwa Lawandi à 1h00 locale et à 2h10 locales ils ont arrivés à Ngarwa Koura", a précisé l'élu.

    "Vingt personnes ont été assassinées" dans ces attaques attribuées à Boko Haram dont "dix à Lada" a indiqué dans un tweet, Maman Kaka Touda, un responsable de l'ONG Alternative espace citoyen (AEC), une des plus importantes du Niger et bien implantée dans la région de Diffa.

    "Ces attaques surviennent après un long moment d'accalmie, il y a un retour de l'insécurité dans la zone", a-t-il commenté auprès de l'AFP.

    La zone de Gueskérou et toute la région de Diffa (sud-est du Niger) est exposée depuis 2015 aux raids meurtriers des jihadistes nigérians de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), sa branche dissidente.

    Fin février, le président nigérien Mohamed Bazoum avait salué "l'amélioration de la situation sécuritaire" à Diffa et indiqué qu'il s'y rendrait prochainement.

    Il avait également annoncé le recrutement de 500 soldats et la formation de 500 autres pour être déployés dans les villages de la région.

    Dans sa partie ouest, proche du Mali et du Burkina Faso, le Niger doit également faire face aux attaques de groupes jihadistes sahéliens, dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).
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  • Niger : une vingtaine d'éléments de Boko Haram neutralisés à Diffa

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    La Force multinationale mixte a annoncé avoir neutralisé une vingtaine d'éléments du groupe islamiste Boko Haram dans la région de Diffa, au sud-est du Niger.

    L'annonce a été faite par l'État-major de cette Force dans un communiqué publié mercredi. "C'est dans le but de rassurer les populations installées le long de la Komadougou Yobé et de prévenir toute action terroriste de grande envergure qu'une opération militaire dénommée HIRNA 2 (courage en langue peulh) a été menée par le secteur 4 de la Force multinationale mixte (FMM)", précise le communiqué.

    "Au cours de cette opération, menée par les troupes terrestres appuyées par l'aviation, la synergie d'actions a permis de localiser, neutraliser et déloger des poches ennemies opérant aux alentours des villages abandonnés de Bagué Kiassa, Digaya, Boulayi,Boulagana, Jabulam et Abadam", a ajouté la même source, précisant que "des bombardements aériens, tirs d'artillerie et interceptions ont été menés sur des cibles formellement identifiées par les vecteurs de surveillance".

    Soulignant qu'aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée dans ses rangs, la Force multinationale mixte a indiqué que côté ennemi, une vingtaine d'éléments de Boko Haram ont été neutralisés et des armes et munitions récupérées.

    Selon la Force mixte multinationale, l'opération HIRNA 2 a été lancée sur fond de "recrudescence des incursions de Boko Haram le long de la Komadougou Yobé aux alentours des localités situées au sud de la route nationale N°1 bordant la frontière nigéro-nigériane".

    La Force multinationale mixte est composée d'éléments des forces armées du Bénin, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Tchad. Depuis 2015 elle participe à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram dans ces pays.
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  • Niger : 7 villageois tués dans une frappe aérienne de l'armée du Nigeria

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    Sept villageois nigériens ont été tués et quatre autres blessés, vendredi 18 février 2022, au cours d'une frappe aérienne de l'armée nigériane, a rapporté la télévision publique nigérienne.

    "Cette tragédie qui a fait 7 morts et 4 blessés s'est déroulée aux environs de 17h (16hGMT) dans le village de Nahamdé situé à quelques kilomètres de la frontière nigériane à la suite d'une frappe aérienne de l'armée de la République fédérale du Nigeria qui aurait visé des bandits armés opérant dans la zone", a indiqué la télévision publique nigérienne.

    "Ces victimes collatérales sont, pour la plus part, des enfants et des femmes", a affirmé la même source.

    Le village de Nahamdé est situé dans le département de Madarounfa et la région de Maradi, au sud du Niger, près de la frontière du Nigeria.

    Depuis 2018 cette partie du Niger est en proie à des attaques armées attribuées à des "bandits armés" venus du Nigeria.

    Ce n'est pas la première fois que des villageois nigériens sont victimes de frappes aériennes visant des terroristes ou des bandits armés.

    En 2015, une frappe aérienne avait tué au moins 37 villageois dans le village d'Abadam de la région de Diffa, au sud-est du Niger.

    Les autorités avaient annoncé une enquête pour identifier les auteurs de la frappe qui ne sont toujours pas officiellement connus.
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