Diffa

  • Niger : 13 jihadistes tués au cours d'une opération militaire

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    Treize membres de l'organisation islamique Boko Haram ont été tués lors d'une opération de ratissage par une force militaire africaine conjointe dans les environs de Diffa, une grande ville du sud-est du Niger près de la frontière avec le Nigeria.

    La force multinationale (Nigéria, Niger, Tchad et Cameroun) a indiqué dans un communiqué que ses forces avaient mené entre le 21 et le 23 novembre dans les environs de la ville de Diffa une opération militaire dénommée « Bouni Ma » ((pêcher le poisson en Kanouri, la langue locale)) dans le but « d'éliminer toute présence terroriste dans la région » et de « prévenir l'infiltration de Boko Haram ».

    Le communiqué ajoute : "Le bilan global de l'opération est le suivant : Un blessé dans nos rangs (...) et la neutralisation de 13 combattants ennemis".

    Le but de cette opération était de neutraliser toute présence terroriste dans la zone et lutter contre les infiltrations de Boko Haram qui ont pour conséquence, rackets et enlèvements par les terroristes et leurs complices de civils contre le paiement de rançon. Cette opération a particulièrement concerné les localités situées le long de la berge de la Komadougou Yobé (Zeynam Tchalori, Fiego, Koulo Koura, Lada, Marara…) où un réseau complexe de financement des activités terroristes (ravitaillement et échanges), avait été mis en place par Boko Haram. Les renseignements de sources humaines et techniques, recueillis lors de la période préliminaire et au cours de l’opération BOUNI MA ont permis d'enregistrer ces derniers succès.

    Selon le communiqué, l'opération a également abouti à la confiscation d'armes et de munitions : .
    Deux (2) fusils AK 47 avec dix-huit (18) chargeurs,
    Quatre (4) pistolets automatiques avec 06 (six) chargeurs PA,
    Vingt (20) grenades défensives,
    Une (1) grenade offensive,
    Sept-cent vingt-cinq (725) cartouches de calibre 7.62/39mm,
    Mille cent vingt-six (1 126) cartouches de calibre 5.56mm,
    Soixante (60) cartouches de 9mm/19,
    Deux (2) porte-chargeurs individuels,
    Un (1) important lot de produits pharmaceutiques.
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    Les attaques continues lancées par les groupes islamiques au Niger ont fait des centaines de morts et déplacé des centaines de milliers de civils de leurs foyers (300 000 déplacés et réfugiés à Diffa et 160 000 dans l'ouest près du Mali et du Burkina Faso).

    Depuis 2015, la ville de Diffa a subi plusieurs attaques de combattants du groupe islamique  Boko Haram  et de  l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), qui ont fait de nombreux morts.

    L'État islamique - Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) est une faction qui s'est séparée en 2016 de Boko Haram et a prêté allégeance à l'État islamique.

     

  • Niger : 16 militaires tués dans une attaque de l'ISWAP (Etat islamique) à Diffa

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    Seize militaires nigériens ont été tués et neuf autres blessés dans une attaque menée par les islamistes armés, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 août 2021, a annoncé le ministère nigérien de la Défense dans un communiqué.

    "Dans la nuit du 24 au 25 août 2021, aux environs de 01h10 du matin, les positions de nos forces de défense et de sécurité à Baroua, dans la région de Diffa, ont fait l'objet d'une attaque menée par plusieurs centaines d'éléments de Boko Haram venus par le lac Tchad", a indiqué le communiqué.

    "La réaction prompte et vigoureuse de nos éléments a permis de repousser l'attaque et d'infliger de loutres pertes à l'ennemi", a ajouté la même source précisant que 16 militaires nigériens sont "tombés sur le champ d'honneur",  9 autres ont été blessés et une "cinquantaine de terroristes neutralisés".

    Le communiqué indique, par ailleurs, qu'une "quantité importante d'armes et de munitions de différents calibres" a été saisie.

    Cette attaque intervient quelques semaines seulement après le lancement par les autorités nigériennes d'une opération de rapatriement des civils ayant fui leurs villages de la région de Diffa à cause des attaques des djihadistes.

    L'opération a été lancée dans la localité de Baroua où le gouvernement a annoncé le retour de plus de 4000 personnes.

    Lors d'une visite effectuée début juillet dans cette localité, le président Mohamed Bazoum a promis aux populations que des mesures sécuritaires conséquentes seront prises pour les protéger.

    Frontalière du Nigeria et du lac Tchad, la région de Diffa est confrontée depuis 2015 aux attaques récurrentes des groupes terroristes nigérians Boko Haram et ISWAP (Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest). Rappelons que depuis la mort de son chef, Boko Haram est passé sous la férule de l'ISWAP.

  • Niger : 4 civils tués, dont un expatrié Français, au cours d'une embuscade de l'Etat islamique entre Mainé Soroa et Diffa

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    Quatre civils ont été tués et treize combattants de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont été neutralisés le mardi 29 juin sur la RN1 entre Mainé Soroa et Diffa. Selon nos sources, les assaillants ont attaqué des véhicules dont  un bus d’une compagnie de transport SONEF ainsi que le véhicule de la députée nationale et présidente de la Haute cour de justice (HCJ) Mme Mariama Ali. La riposte des forces de défense et de sécurité a permis de repousser les tentatives d’assaut et de récupérer du matériel en plus des terroristes blessés ou neutralisés.

    Dans un communiqué publié hier jeudi 1er juillet, l’Etat-major du secteur 4 de la Force multinationale mixte (FMM), basé à Diffa, a annoncé que le mardi 29 juin 2021 aux environs de 18h, des combattants de  l'État Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) à bord de dix véhicules avaient tendu une embuscade à un élément miliaire sur l’axe Diffa-Mainé Soroa. Carte.jpeg

    "Cette attaque a été mise en échec grâce à la vaillance de nos forces terrestres et aériennes", a précisé la même source qui a également indiqué  qu’avant cette attaque, "ces lâches terroristes s’en étaient pris à des véhicules civils (dont un bus de la société de transport SONEF) puis à des paisibles villageois lors de leur débâcle après la poursuite engagée par les militaires".

    Le  communiqué par les sources sécuritaires fait état de  six militaires blessés, deux femmes blessées par balle évacuées vers des centres hospitaliers (Diffa et Mainé Soroa). Quatre civils ont été exécutés par les islamistes dont le chauffeur du bus de  la SONEF, deux habitants ainsi que le chef de village de Bla Adambé.

    Treize terroristes de l'ISWAP ont été neutralisés ; un véhicule Hilux récupéré ainsi que quatre fusils AK-47 ; une mitrailleuse lourde 12.7mm, un canon de rechange et une importante quantité de munitions pour la mitrailleuse 12.7mm.
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    L'Etat islamique annonce qu'un Français a été enlevé mais est décédé au cours d'un échange de tirs avec l'armée nigérienne
    L'Etat islamique (ISWAP) a revendiqué dans un communiqué l'attaque et affirmé avoir capturé « un expatrié français au cours de l'embuscade sur la route entre Maïné-Soroa et Diffa, mais qu’il aurait succombé à ses blessures au cours de l’échange de tirs avec une force nigérienne qui essayait de les intercepter »
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  • Niger : Attaque de l'Etat islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) - 5 soldats tués

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    Les djihadistes de l'Etat Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont revendiqué, photos à l'appui, une attaque contre l'armée nigérienne à N'Gagam, région de Diffa. 5 soldats nigériens auraient été tués. 
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  • Niger : Attaque d'éléments armés près de Diffa - Quatre militaires maliens tués

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    La position militaire PK50, sur la route RN1,  à proximité nord de Ngagam, à 43km de la ville de Diffa, a été attaqué par des d'hommes armés, samedi 3 avril 2021, vers 10h30. Quatre militaires ont été tués et un autre blessé. Les assaillants se sont emparés de quatre véhicules.

    "Ce samedi 03 avril 2021 aux environs de 09 heures locales, la position militaire nigérienne du PK50 (40km à l'est de Diffa) a été attaquée par plusieurs combattants de Boko Haram lourdement armés à bord de plusieurs véhicules", a indiqué un communiqué du secteur 4 de la Force multinationale mixte (FMM) basé à Diffa.

    "D'intenses combats ont été menés et l'ennemi a été contraint à se retirer vers le sud en franchissant la Komadougou ( côté Nigeria)", a ajouté la même source, ajoutant que "des frappes aériennes ont permis de neutraliser plusieurs combattants et détruire deux véhicules ennemis".

    Le communiqué a déploré la mort de quatre militaires nigériens et trois blessés.

    Frontalière du nord du Nigéria, la région nigérienne de Diffa est confrontée, depuis 2015, à des attaques récurrentes de Boko Haram qui ciblent aussi bien les objectifs militaires que les populations civiles.

    Face à l'ampleur des attaques, toute la région de Diffa est placée sous l'état d'urgence. Mise en place par les pays riverains du Lac Tchad (Cameroun, Nigéria, Niger et Tchad), la Force multinationale mixte appuie les armées nationales des différents pays dans la lutte contre Boko Haram.

     

  • Niger : 4 militaires tués et 8 autres blessés dans une explosion à Diffa

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    Quatre militaires nigériens ont été tués et huit autres gravement blessés, lund 18 janvier dans une explosion à Diffa, au sud-est du Niger, ont annoncé les autorités nigériennes.
     
    L'annonce a été faite dans un communiqué du ministère de la Défense :
     
    "Le lundi 18 janvier 2021, aux environs de 15h, nos éléments sont tombés sur un engin explosif improvisé (IED)", a indiqué le communiqué.
     
    Quatre militaires ont été tués et huit autres ont été "gravement" blessés, a indiqué la même source.
     
    D'après le communiqué, les militaires nigériens avaient engagé une poursuite suite à une attaque menée dimanche par des éléments de Boko Haram contre la base militaire de Chetima Wongou dans la région de Diffa.
     
    Cette région, frontalière du Nord Nigéria, est depuis 2015 en proie aux attaques de Boko Haram. Depuis les premières attaques, la région a été placée sous l'état d'urgence.
     
    Cette mesure est toujours en vigueur.

  • Nigeria : Le groupe terroriste islamiste Boko Haram fait son retour sur le devant de la scène

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    Au cours des dernières semaines, Jama'atu Ahlul Sunnah Lidda'awatu Wal-Jihad (JAS), également connu sous le nom de Boko Haram, a mené une série de raids audacieux, de massacres et d'enlèvements dans le nord du Nigéria et à Diffa en République du Niger.

    L'activisme soudain du groupe semble être une tentative de Boko Haram de reprendre de l'importance et de sortir de l'ombre de la faction dissidente affiliée à l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).

    Ce regain d’activité se produit à un moment où les groupes terroristes du Nord-Ouest et du Nord-Est du Nigeria commencent à exploiter la saison sèche pour mener des attaques contre les civils et les forces de sécurité. 

    La saison sèche offre un terrain qui facilite la mobilité des groupes armés et provoque une résurgence des affrontements entre éleveurs et.

    Le 11 décembre, un groupe d'hommes armés à motocyclette a enlevé des centaines d'écoliers de l'École des sciences du gouvernement de Kankara, dans l'État de Katsina. 

    HumAngle a appris que le profil des ravisseurs correspondait à celui des groupes armés connus pour pratiquer les enlèvements dans la région. Cependant, quelques jours plus tard, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement et une source a informé HumAngle qu'un total de 523 écoliers étaient détenus par le groupe terroriste.

    Les autorités de l'État parlent de 333 étudiants portés disparus. La différence entre les deux chiffres s’explique par le fait que, selon des, plusieurs étudiants auraient réussi à s’échapper et erreraient dans les forêts. 

    L'incident de Kankara rappelle celui de Chibok, dans l'État de Borno, en 2014, lorsque Boko Haram avait enlevé 276 écolières du dortoir de l'école. 

    Cent sept des filles ont jusqu'à présent été libérées ou se sont échappées. Plusieurs autres sont toujours portées disparues. L'enlèvement a suscité des condamnations et des critiques internationales. 

    Le 12 décembre, des insurgés appuyés par une quinzaine de camions surmontés de canons ont lancé un raid audacieux sur la ville d'Askira-Uba, près de la  forêt de Sambisa, repaire des jihadistes de Boko Haram.

    Le même jour, le groupe Bakura, une filiale de Boko Haram opérant dans la région du lac Tchad, a attaqué un camp de réfugiés en République du Niger, dans la région de Diffa. Au moins 28 personnes ont été tuées et 800 maisons détruites. L'attaque a ensuite été revendiquée par Boko Haram dans une vidéo.

    Ces séries d'attaques, enregistrées dans les 12 premiers jours de décembre, ont été précédées, le 8 novembre, par l’assassinat par décapitation d'au moins 78 riziculteurs à Zabarmari dans la grande région de Maiduguri. 

    Quelques jours plus tôt, le dimanche 8 novembre, le groupe avait lancé une attaque de nuit contre la ville de garnison de Gwoza, incitant les troupes nigérianes à engager les avions de combat et des forces terrestres pour repousser les insurgés.

    Entre 2014 et 2015, la ville de Gwoza a servi de quartier général de Boko Haram, mais l'armée a repris la ville en mars 2015, permettant aux habitants déplacés de revenir progressivement.

    Le groupe s'est principalement concentré sur des raids sur les villages de la zone d'influence et sur les attaques des agriculteurs, des bûcherons et des voyageurs vulnérables.

    Ces récentes attaques pourraient signaler une résurgence du groupe après de graves hémorragies causées par la scission en 2016 des membres qui se sont ralliés à l’Etat islamique (ISWAP) et l'impact de l'opération militaire « Deep Punch » en 2017.

    Il montre également une expansion de l'activité terroriste au-delà de la zone d'influence traditionnelle de Boko Haram grâce à l’utilisation de bases satellites et de groupes affiliés aux caractéristiques géographiques, ethniques et culturelles diverses.  

    Chidi Nwaonu, un expert en sécurité, affirme que JAS (Boko Haram) tente de se rétablir en tant que groupe prééminent. Il a ajouté que si l’autorité de Boko Haram dans le Nord-Est est toujours contestée, il peut alors se regrouper dans le Nord-Ouest. 

    S'exprimant lors d'une réunion avec les principaux commandants de la police au sujet des attaques dans l'État de Kaduna, le chef de la police du pays, Mohammed Adamu, a déclaré que les autorités étaient au courant de la présence de Boko Haram. 

    Des remarques similaires ont été faites par un représentant du renseignement intérieur à la Umaru Shinkafi Legacy Foundation au sujet de groupes terroristes formant des alliances avec des bandits dans le Nord-Ouest.

    En juillet, HumAngle a rapporté que Boko Haram gagnait du terrain et dans un autre rapport publié en juin, ce journal a révélé que le groupe avait noué des alliances au nord-ouest. 

    Boko Haram n'est pas le seul à étendre ses opérations dans le nord-ouest, l'ISWAP (Etat islamique) et l'affilié d'Al-Qaïda Ansaru sont également présents dans la région et les forces de sécurité nigérianes ont signalé avoir ciblé leurs camps lors de frappes aériennes et d'opérations au sol.

    L'anarchie, les espaces non gouvernés et négligés du Nord-Ouest fournissent à ces groupes un environnement fertile pour recruter et soutenir les opérations. De même, les liens culturels et transfrontaliers permettent un accès facile à d'autres groupes terroristes au Sahel tels que la filiale de l'État islamique au Grand Sahara (ISGS) de l'ISWAP et la filiale d'Al-Qaida Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin.