Diabaly

  • Mali : l’armée largue des vivres aux habitants de Farabougou encerclés par des hommes armés

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    Att: E.B.

    Assiégé depuis deux semaines par des hommes armés non identifiés, le village Farabougou situé au centre du Mali, a été ravitaillé en produits de première nécessité, grâce à une intervention aérienne des forces militaires maliennes.

    Dans un communiqué, l’armée malienne a souligné qu’un avion de transport Y-12 de l'Armée de l'Air a largué une cargaison de denrées de première nécessité sur le village, précisant que cette opération a été "rondement" menée et coordonnée avec une équipe de largueurs des commandos parachutistes.

    L’opération "participe de la volonté des autorités de soulager les populations et atténuer les effets néfastes des forces obscurantistes", ajoute la même source.

    Selon des sources concordantes, depuis deux semaines, le village de Farabougou (centre) est encerclé par des présumés terroristes qui avaient tué au moins six habitants et kidnappé neuf autres, avant de détruire ce week-end le pont reliant le village au reste du pays.

    "Jeudi dernier, un convoi de l’armée, chargé de provisions, n’a pas pu atteindre le village à cause du mauvais état de la route. Actuellement, les provisions sont stockées à Diabaly, non loin de Farabougou", avait indiqué l'Agence malienne de Presse (AMAP), rapportant que "des actions de médiation sont en cours entre les communautés pour un dénouement heureux".

    Depuis 2012 le Mali est confronté à une crise sécuritaire marquée par des velléités séparatistes, des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires.

  • Mali : Cinq soldats maliens tués dans deux attaques dans le centre du pays

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    Cinq soldats maliens ont été tués et cinq blessés dimanche en milieu de journée lors de deux attaques simultanées dans le centre du Mali, région théâtre depuis le début de l’année de plusieurs attaques attribuées aux jihadistes, ont indiqué les forces armées maliennes (FAMA).
    La double attaque s’est déroulée vers 12H30 (GMT et locales). «Entre Goma-Coura et Diabaly, une mission FAMa a été accrochée par des terroristes. Au même moment le camp de Gomacoura a été attaqué à l’arme lourde», a précisé l’armée sur Twitter.
    «Au cours de cette attaque, les FAMa ont enregistré un bilan provisoire de 5 morts, 5 blessés et des véhicules détruits. Côté ennemi, aucun bilan n’est encore disponible. Un renfort y a été dépêché. Les fouilles sont toujours en cours», selon la même source. «C’est un convoi militaire quittant Goma-Coura vers Diabaly» qui a été visé, a déclaré à l’AFP sous le couvert de l’anonymat un élu local de Diabaly, localité à environ 300 km au Nord-Ouest de Bamako.
    «Il est tombé aux environs de midi dans une embuscade. Il y a quatre pickups et un BRDM (véhicule blindé) portés disparus», a ajouté cet élu, expliquant que les habitants de cette zone du cercle de Niono, dans la région de Ségou, à une centaine de kilomètres de la frontière mauritanienne, vivent «la peur au ventre».
    Au moins 24 soldats maliens avaient été tués à la mi-juin dans une embuscade attribuée aux jihadistes dans la localité de Bouka Wéré, au Sud-Est de Diabaly. Le 26 janvier, le camp de Sokolo, également dans le centre du Mali, avait été l’objet d’une attaque qui avait coûté la vie à 20 soldats, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda.
    Le centre du Mali est pris dans une recrudescence de la violence depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste dirigé par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté au sein de sa communauté, et rejoint le GSIM dès sa création en 2017.
    Ces violences se sont étendues aux pays voisins, Niger et Burkina Faso. Aux attaques jihadistes se mêlent des affrontements entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs «groupes d’autodéfense», notamment en s’appuyant sur les chasseurs traditionnels «dozos». Les relations entre l’armée et certaines communautés du cercle de Niono sont en outre tendues depuis le début de l’année.
    Un rapport de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, a accusé en avril l’armée malienne d’être impliquée dans la mort d’au moins une cinquantaine de personnes dans le cercle de Niono entre janvier et avril. Ce rapport note «avec inquiétude l’implication de plus en plus croissante des FDSM (forces de sécurité et de défense) dans des violations de droits de l’Homme» dans cette zone.