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  • France: Trois morts et des blessés dans une attaque au couteau par un migrant tunisien en plein centre de Nice

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    Une attaque au couteau a été perpétrée ce jeudi matin vers 9 heures à Nice, à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de l'Assomption. Un terroriste s'est attaqué à plusieurs personnes à l'arme blanche (un couteau avec une lame de 17 cm de long). Trois personnes ont été tuées, deux femmes et un homme, et plusieurs autres ont été blessées.
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    Le corps du sacristain, Vincent Locquès (photo ci-contre), âgé de 54 ans a également été retrouvé dans l'église, avec d'importantes plaies à la gorge.

    Le corps de la seconde victime est une femme âgée de 60 qui venait prier le matin. Elle s'appelait Nadine Devillers. Elle a été retrouvée la gorge tranchée avec des plaies très profondes, proches de la décapitation.

    La troisième victime (photo ci-contre), une femme âgée de 44 ans, est décédée des suites de coups de couteau portés à la gorge. Elle avait cherché à fuir après avoir été grièvement blessée et est décédée dans un bar où elle s'était réfugiée. "Dites à mes enfants que je les aime" ont été ses dernières paroles, selon les personnes qui lui portaient assistance. Cette troisième victime est Simone Barreto Silva, mère de trois enfants, une citoyenne brésilienne qui a vécu en France pendant environ 30 ans et s'occupait de personnes âgées.

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    10 minutes après les faits, l'auteur (Photo ci-contre, un homme de 21 ans dont le nom serait Brahim Aouissaoui (photo ci-contre), est un migrant tunisien. il était arrivé sur l’île italienne de Lampedusa fin septembre, où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien. Le terroriste avait malgré tout été remis en liberté. Il serait alors arrivé en France avec un document d'identité de la Croix-Rouge italienne. Le jour de son attaque, il aurait changé ses vêtements à la gare de Nice, avant de se rendre à pied à a basilique Notre-Dame de l'Assomption pour passer à l'action, a déclaré le procureur jeudi..

    Il a été interpellé par les forces de l'ordre grâce à la rapidité d'intervention de la police municipale de Nice qui est armée. Grièvement lessé lors de sa neutralisation, il a été conduit à l'hôpital où il n'arrêterait pas de crier "Allah akbar". Un témoin a entendu une première série de 4 à 5 coups de feu, suivie de plusieurs autres coups de feu.

    Lors de son arrestation, les policiers ont ont trouvé l'arme du crime, un coran et deux téléphones portables. De plus, un sac contenant des effets personnels a été retrouvé dans l'église. À côté du sac se trouvaient deux couteaux que l'assassin n'a pas utilisés lors de l'attaque.

    Le maire de la ville a déclaré que l'attaque, selon ses informations, était de nature terroriste. Le terroriste aurait perpétré son massacre aux cris de "Alah akbar". Une enquête pour attaque terroriste a été confiée au Parquet National anti-terroriste (PNAT) et à la DGSI.

    Gilles Florini, un prêtre niçois, a déclaré à BFM TV que ces derniers jours, il y avait eu des avertissements que des attentats étaient possibles à la veille de la Toussaint (1er novembre). Cependant, aucun des membres du clergé ne s'attendait à ce que l'attaque soit commise dans l'église.

    A noter que c'est dans cette basilique Notre-Dame de l'Assomption qu'une cérémonie religieuse en hommage aux 86 victimes de l'attentat de Nice avait eu lieu.

    Depuis plusieurs jours, suite à la décapitation du professeur Samuel Paty et au discours d'Emmanuel Macron lors de la cérémonie funèbre en sa mémoire, au cours de laquelle le président français avait déclaré ne pas vouloir museler la liberté d'expression, les autorités musulmanes du monde entier et de nombreux dirigeants politiques de pays musulmans, et en particulier le turc Recep Tayyip Erdogan, le pakistanais Imran Khan ou encore le député islamiste radical tunisien Rached Khiari, se sont livrés à une véritable surenchère de déclarations hostiles et menaçantes envers la France et les Français.

    Le premier ministre français a porté le plan Vigipirate au niveau "Urgence attentat".



    Enquête après l'attentat
    Un homme de 47 ans, soupçonné d'avoir été en contact avec l'assaillant de la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice, a été placé en garde à vue jeudi soir, a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire. L'homme placé en garde à vue est soupçonné d'avoir été en contact avec l'assassin la veille des faits, a indiqué la source judiciaire, confirmant une information du quotidien Nice-Matin.

  • France : Un homme décapité en pleine rue à Éragny (Val d'Oise), l’agresseur neutralisé par la police

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    Un homme (photo ci-dessus) a été décapité vers 17H par un homme criant "Allah Akbar". Le terroriste, un Tchétchène de 18 ans né à Moscou, aurait mis en ligne la photo du corps décapité sur les réseaux sociaux.

    Selon les premières informations, des policiers municipaux de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) auraient découverts le terroriste armé d'un couteau près d'un corps décapité. Il aurait réussi à prendre la fuite après avoir menacé les policiers de son couteau. Alertée, la BAC (Brigade Anti-Criminalité) a pris en chasse le terroriste et l'ont abattu dans la commune d'Eragny (Val d'Oise), allée des Bergeronnettes. Un couteau et un pistolet  ont été découverts près du corps de l'assassin.

    Un large périmètre de sécurité a été mis sur place par la police et le service de déminage a été appelé. L’auteur des faits portait une ceinture qui laisse penser qu’il s’agit d’explosifs. La piste terroriste est évoquée et l'enquête a été confiée à la SDAT (sous-direction anti-terroriste) de la police judiciaire et à la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure).

    La victime est un enseignant qui avait montré des caricatures de Mahomet pendant un cours
    La victime, Samuel Paty (47 ans), est un professeur d'histoire du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme aurait montré, début octobre, les caricatures de Mahomet durant un cours sur la liberté d'expression, dans le cadre d'un programme officiel. Ceci aurait provoqué un différend avec plusieurs parents d'élèves et sans doute inspiré l'acte du terroriste.

    Ayant commis son crime, l'assassin, un Tchétchène de 18 ans appelé Abdulak Abuezidovich Anzorov, a réussi à publier une photo de sa victime sur Twitter, ajoutant la légende à la photo: «Macron, chef des infidèles, j'ai exécuté un de vos chiens, qui a osé humilier Muhammad».

    Le terroriste qui a décapité l'enseignant près de Paris, avait laissé un message audio en russe
    L'hebdomadaire Paris Match rapporte qu'Abdul Anzorov n'avait pas seulement mis sur les réseaux sociaux une photo de sa victime mais également un message audio en russe.

    Dans le même temps, la publication se réfère au rapport de l'agence France-Presse qui, à son tour, cite une source familière avec l'enquête. Selon cette source, Anzorov a déclaré dans un "russe incertain" qu'il "avait vengé le prophète". Le terroriste respirait lourdement, apparemment essoufflé: "Frères et sœurs, priez pour qu'Allah m'accepte comme martyr."

    Le message audio a été posté sur plusieurs réseaux sociaux.

    Anzorov.jpegAnzorov, l'assassin
    Anzorov disposait d’un titre de séjour comme réfugié délivré le 4 mars 2020 et valable jusqu'à mars 2030. Il résidait à Evreux. Il était inconnu des services de renseignement et jamais condamné (Procureur de la République antiterroriste), même s'il avait eu maille avec la police pour des faits de violence en réunion et de dégradation de biens publics. Il est peu probable qu'il ait agi seul. Le texte du message mis en ligne était sans faute alors qu'Anzorov parlait mal le Français.

    9 personnes en garde à vue
    Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi après la décapitation de Samuel Paty. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, qui a été tué par des policiers, selon cette source.

    Cinq autres personnes étaient interpellées plus tard dans la nuit de vendredi à samedi. Parmi les cinq nouvelles personnes, figurent deux parents d'élève - un homme et son épouse - du collège de Conflans-Sainte-Honorine, où travaillait la victime. Ces personnes avaient eu un différend avec l'enseignant sur les caricatures de Mahomet que l'enseignant avait montrées en classe. La demi-soeur du parent d'élève à l'origine des appels contre l’enseignant avait rejoint l'Etat islamique en Syrie en octobre 2014 a révélé le Procureur de la République antiterroriste. Trois personnes de l'entourage non familial de l'assaillant ont par ailleurs été interpellées.