ALLEMAGNE

  • Grèce/Turquie : Quelle est la position de Donald Trump et Angela Merkel face à la crise entre la Grèce et la Turquie ?

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    On connaît la position de la France qui s'est résolument rangée du côté de la Grèce. La position des Etats-Unis et de l'Allemagne est moins claire. Pourtant, le rôle du président américain Donald Trump et de la chancelière allemande Angela Merkel est crucial alors qu'Athènes se prépare à faire face à la poursuite des provocations turques, la semaine prochaine, en raison de la tenue par la Turquie de grandes manœuvres militaires. Il est clair que tout incident en Méditerranée orientale coûtera aux deux parties un coût élevé et alourdira le fardeau sur l'économie turque déjà épuisée. La Turquie a commencé à sentir le prix de son intervention en Libye. À la lumière de cela, Athènes compte sur l'intervention diplomatique de Washington et de Berlin pour tenter de désamorcer les tensions avec la Turquie.

    Ni Trump ni Merkel ne veulent d'un conflit armé en Méditerranée
    La Grèce ne sous-estime pas les liens étroits que le président américain Trump a développés avec le président turc Erdogan. Néanmoins, Athènes a été encouragée par la volonté dont Trump a fait preuve en réponse à la crise de la Méditerranée orientale, puisqu'il a appelé Mitsotakis, le premier ministre grec, à deux reprises, lorsque les tensions ont atteint leur apogée et a proposé d'aider à calmer la situation.

    Trump est confronté à des élections présidentielles difficiles dans les deux mois et le soutien de la diaspora grecque aux États-Unis est également important. Il est peu probable que Trump soit prêt à risquer sa réélection en raison d'un conflit militaire entre deux pays de l'OTAN.

    Il en va de même pour la chancelière allemande Merkel, qui ne veut pas d'un conflit gréco-turc à un moment où son pays détient la présidence tournante de l'Union européenne pour une période de 6 mois. Malheureusement, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, n'a obtenu aucun résultat tangible au cours de sa récente visite à Ankara; Et lors de sa visite à Athènes, Maas a clairement laissé entendre que des sanctions seraient inévitables à la fin du mois de septembre si la Turquie continue ses violations de l'espace maritime grec

    La Grèce manoeuvre bien jusqu'à maintenant
    Athènes estime avoir marqué deux points alors qu'Erdogan tente d'opérer un changement de statut des eaux territoriales en Méditerranée orientale et en mer Égée: l'acceptation d'un accord avec l'Égypte qui définit en partie des zones économiques exclusives, et l'annonce par la Grèce d'une extension de ses eaux territoriales dans la mer Ionienne de 6 milles à 12 milles marins.

    Quel est l'objectif du bellicisme d'Erdogan ?
    Quel est l'objectif d'Erdogan ? Essaye-t-il de préserver l'adhésion sans faille de ses partisans, de les détourner des problèmes les plus urgents, ou encore de se préparer à des élections anticipées ? Et s'il décide de prendre le risque d'une guerre, quel bénéfice espère-t-il obtenir ? Ecraser les Grecs, étendre le territoire turc et gagner en influence dans la région ?

    Même si la Turquie parvenait à réaliser des gains territoriaux au détriment des Grecs, ces gains resteraient illégaux et auraient un coût politique et économique énorme pour Ankara.

    Erdogan se trouve dans une impasse : exécuter ses menaces ou reculer piteusement
    Malheureusement, Erdogan se trouve maintenant dans une impasse. S'il recule, cela signifiera que les menaces de la Turquie ne sont qu'un canular. C'est peut être pour cela que le bureau d'information de la présidence turque a fait une déclaration affirmant que «La Turquie continue d'être (la Turquie pour la paix), aux quatre coins du monde, avec des solutions pacifiques et à long terme qu'elle propose aux problèmes internationaux.»

    Erdogan : le nouveau sultan islamiste
    Mais il y a un autre aspect du "problème Erdogan" et c'est une erreur que font beaucoup de critiques internationaux: Erdogan est obnubilé par son idéologie "frères musulmans" ainsi que par le mythe de la résurrection  de l'empire ottoman. Et on aurait tort de croire qu'Erdogan joue sur les nerfs de la communauté internationale et n'a pas vraiment l'intention de passer à l'acte, quelle qu'en soit la conséquence. Il ambitionne de devenir le leader incontesté des Frères musulmans et le sultan d'un nouvel empire ottoman dont l'influence s'étendrait du Moyen Orient, à l'Afrique du nord, à l'Asie centrale et même aux confins sud de l'Europe.

    Sous la bannière des Frères Musulmans, il a le soutien du Qatar, le financier de la cause, du gouvernement libyen de Tripoli, seul reconnu par l'ONU et des sympathies en Tunisie. Il compte également des "proxies" au Yémen au sein du parti al-Islah, représentant local des Frères, et en Somalie.

    Sous la bannière ottomane, on trouve l'Azerbaïdjan (qui parle une langue turque), les Turkmènes syriens, la Bulgarie, et des sympathies dans un certain nombre de pays d'Asie centrale et dans les Balkans.

    Un axe anti-Ottoman ?
    Les manoeuvres d'Erdogan sont en train de redéfinir la carte géopolitique de toute la région et c'est sans doute pour cela que la Serbie, ennemie héréditaire de la Turquie, a décidé de transférer son ambassade à Jérusalem, un nouvel allié de la coalition déjà formée par la Grèce, Israël, l'Egypte et la France, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, sans compter la Libye du maréchal Khalifa Haftar. On pourrait rajouter l'Autriche, qui se souvient sans doute de la menace ottomane, et qui semble soutenir la Grèce dans son conflit avec la Turquie.

  • Allemagne : attaques à la voiture bélier sur l'autoroute urbain de Berlin

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    Un homme a provoqué délibérément trois accidents sur l'autoroute de la ville de Berlin et blessé gravement plusieurs personnes. Puis il est sorti de la voiture, une Open Astra noire,  en criant "Allahu Akbar" et a mis une boîte en métal sur le toit de son véhicule en menaçant : «Personne ne s'approche ou vous mourez tous». La police a réussi à maîtriser l'individu. 

    L'incident survenu sur l'autoroute de la ville de Berlin, qui a fait plusieurs blessés, est une attaque islamiste, selon les conclusions actuelles du ministère public. "Selon les connaissances actuelles, il s'agit d'une attaque à motivation islamiste", a déclaré un porte-parole mercredi 19 août. L'auteur est un Irakien de 30 ans. Selon les informations actuelles, les enquêteurs ne savent pas encore si le suspect est membre d'une organisation terroriste. L'Irakien de 30 ans devrait être présenté devant un juge pour se voir délivrer un mandat d'arrêt pour plusieurs tentatives de meurtre. "Dans ces circonstances, nous ne considérons pas cela comme un accident fortuit", a déclaré le procureur. 

    L'auteur présumé de l'attaque de l'autoroute berlinoise avait publié sur Internet des indices prouvant qu'il avait planifié son crime avant de l'exécuter. Sur sa page Facebook, l'Irakien a publié des photos de la voiture avec laquelle il allait ensuite percuter intentionnellement plusieurs véhicules. Il a également publié des slogans religieux.

    Un motocycliste gravement blessé
    Selon des sources du journal allemand Bild, l'auteur a foncé sur un conducteur de scooter près d'Innsbrucker Platz, pus sur un motocycliste sur Detmolder Strasse et deux autres motocyclistes sur Alboinstrasse." Le conducteur de scooter a été gravement blessé. Il a dû être réanimé après avoir été renversé par le terroriste.

    La police enquête également pour savoir si l'auteur de l'attentat est sain d'esprit, a déclaré un porte-parole.

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  • Frontlive-Chrono - Mercredi 29 avril 2020

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    Libye : Un Rafale français survole la Libye, selon Tripoli qui proteste

    Le Gouvernement d’Accord National (GNA) en Libye a annoncé mercredi avoir protesté auprès de Paris au sujet du survol « sans autorisation » de territoires sous son contrôle d’un avion de combat français Rafale. Dans un bref communiqué, le ministère des Affaires étrangères du GNA a « exprimé son mécontentement après la violation de l’espace aérien libyen par…Login abonnés


    Afghanistan : Au moins trois morts dans un attentat-suicide à Kaboul

    Le mercredi 29 avril, au moins quatre personnes ont été poignardées dans la ville allemande de Hanau (à l’est de Francfort) lors d’une attaque par un groupe d’hommes armés, ont rapporté Reuters et Focus. Les victimes ont entre 17 et 26 ans. Les rapports indiquent que les agresseurs étaient entre cinq et sept personnes. Selon…Login abonnés


     

  • Frontlive-Chrono du jeudi 20 février 2010

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    Syrie: discussions turco-russes pour des patrouilles conjointes à Idlib

    Un responsable turc a déclaré, jeudi 20 février, que son pays discutait avec la partie russe de patrouilles conjointes à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, comme l’une des options pour assurer la sécurité dans la région. Le responsable, sans donner son nom, a déclaré à Reuters que l’Iran, la Turquie et la Russie…CONTINUER LA LECTURE


    Allemagne: Risques croissants d’affrontement entre extrémistes allemands de l’ultra-droite et islamistes (Vidéo)

    Deux bars de shisha attaqués par un homme armé dans la ville de Hanau : il y a onze morts et des blessés. Selon les médias, dans la nuit du 20 février, au moins huit personnes ont été tuées dans la ville allemande de Hanau à la suite de tirs. Cinq autres personnes ont été…CONTINUER LA LECTURE


    Syrie: violents combats entre l’armée syrienne et les factions syriennes pro-turques à Idlib

    Les combats et les bombardements aériens ont entraîné la mort de 11 membres des forces du régime, de 14 combattants pro-turcs et de de deux soldats turcs. Jeudi 20 février, les factions rebelles soutenues par la Turquie menaient de violents combats contre l’armée syrienne dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, selon…CONTINUER LA LECTURE

  • Allemagne : 9 membres présumés de l’EI bientôt de retour et laissés libres

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    Neuf membres présumés du groupe Etat islamique (EI) détenus en Turquie devraient être expulsés d’ici à vendredi vers l’Allemagne sans être placés en détention, n’étant pas visés par des mandats d’arrêt, a-t-on annoncé mercredi de sources sécuritaires. Il s’agit d’un homme ayant la double nationalité irakienne et allemande et de six membres de sa famille, originaires de Hildesheim, en Basse-Saxe, ainsi que de deux épouses de combattants de l’EI, ont précisé ces sources. Les autorités n’ont donné que le prénom du chef de famille, Kanaan. Ces personnes devraient être expulsées de Turquie et rentrer en Allemagne jeudi ou vendredi.
    Le chef de la famille de sept personnes, connu des services allemands pour son appartenance au salafisme, est soupçonné d’avoir tenté de gagner la Syrie au printemps 2019. Ils ont été arrêtés en Turquie et sont depuis détenus à la prison d’Izmir. Pour les autorités allemandes cependant, rien ne prouve qu’il ou sa famille soient membres de l’EI.
    Les deux femmes, a priori expulsées vendredi, étaient détenues dans un camp syrien de prisonniers, dont elles s’étaient évadées, avant d’être interpellées par les autorités turques.  L’une d’entre elles, Haida, 26 ans, s’était envolée pour la Syrie en 2014 avec un combattant allemand de l’Etat islamique. Elle a affirmé que son mari avait été tué dans les combats.
    Ces deux femmes devraient être interrogées à leur arrivée, puis surveillées, mais de tels dispositifs sont coûteux, relève-t-on de même source.
    Deux autres femmes devraient à leur tour être expulsées dans les prochaines semaines par la Turquie, selon ces sources, qui assurent que dans ces deux cas aussi, une enquête est en cours mais sans émission de mandat d’arrêt.
    Les jihadistes de retour ne pourront pas être immédiatement  incarcérés, affirme la ministre de la justice allemande
    La ministre fédérale de la Justice, Christine Lambrecht (SPD), s’est voulue mercredi rassurante, même si ces jihadistes de retour seront laissés en liberté. « Si la détention ne peut pas encore être ordonnée, les personnes peuvent faire l’objet d’une surveillance intensive ou porter un bracelet électronique », a-t-elle expliqué à la Neue Osnabrücker Zeitung.
    Ces retours prochains de membres présumés de l’EI alarment toutefois les partis au pouvoir comme ceux de l’opposition qui accusent le gouvernement d’Angela Merkel de ne pas être préparé à ces retours.
    « Nous voulons voir tous les membres dangereux en détention », a assuré mardi Armin Schuster, membre du parti conservateur CDU. Selon ce spécialiste des questions de sécurité, environ un tiers de la centaine d’Allemands encore en Syrie sont identifiés comme des éléments dangereux. Il y aurait, selon lui, une dizaine d’Allemands détenus en Turquie et susceptible d’être expulsés.
    Les renvois de jihadistes par la Turquie surviennent dans la foulée de l’offensive menée par Ankara dans le nord-est de la Syrie, vivement critiquée par l’Occident car elle a visé les forces kurdes alliées de la coalition internationale dans la lutte contre les jihadistes.

    AUTRES ARTICLES SUR FRONTLIVE-CHRONO

  • Etats-Unis/Iran: Les fortes tensions entre les deux pays font craindre le pire

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    Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont nettement envenimées depuis une semaine.
    Washington a fait monter la pression sur Téhéran ces derniers jours et renforcé sa présence militaire dans le Golfe, face à des menaces d’attaques « imminentes » contre ses intérêts dans la région attribuées à l’Iran.
    De son côté, l’Iran promet une « défaite américano-sioniste ».
    « La fière nation de la République islamique d’Iran sortira de cette passe délicate la tête haute, comme elle l’a fait à chacun des tests précédents, en s’appuyant sur la détermination et la résolution de la population, la puissance de ses forces armées et les efforts et le soutien du gouvernement », a déclaré le général de brigade iranien Amir Hatami. Tout cela conduira « le front américano-sioniste à éprouver le goût amer de la défaite », a ajouté le général, cité par Isna.
    Et pour répondre au retrait unilatéral annoncé il y a un an par les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, Téhéran a indiqué le 8 mai avoir suspendu certains de ses engagements pris en vertu de ce texte.
    Face à cette escalade, qui inquiète notamment les Européens et les Russes, partisans d’un maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a affirmé mardi qu’il n’y aurait « pas de guerre » avec les Etats-Unis. « Ni nous ni eux ne cherchons la guerre, ils savent qu’elle ne serait pas dans leur intérêt », a-t-il affirmé.
    Il n’en reste pas moins que plusieurs évènements inquiétants ont eu lieu ces derniers jours: Attaque de quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens », au large des côtes de l’Emirat de Fujairah, suivie le lendemain par l’attaque par des drones armés des Houthis, alliés de l’Iran, contre les stations de pompage 8 et 9 de l’oléoduc est-ouest saoudien.
    Riyad estime que les récentes attaques menacent les approvisionnements de brut
    Le gouvernement saoudien a estimé que les récentes attaques « terroristes » contre des navires et des installations pétrolières menacent non seulement le royaume, mais aussi « la sécurité des approvisionnements » en brut et « l’économie mondiale », selon un communiqué publié mercredi.
    Des attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis ont provoqué la fermeture d’un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d’un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le sabotage mystérieux de quatre navires près des Emirats arabes unis.
    Réuni tard mardi soir à Djeddah (ouest de l’Arabie saoudite) sous la présidence du roi Salmane, le gouvernement saoudien a affirmé « l’importance de faire face aux entités terroristes qui commettent de tels actes de sabotage, notamment les miliciens houthis soutenus par l’Iran au Yémen », a indiqué le ministre des Médias Turki Al-Shabanah dans ce communiqué.
    Le ministre a déclaré que le cabinet avait réitéré la dénonciation par le royaume « des actes subversifs » ayant visé dimanche des navires commerciaux civils, dont deux pétroliers saoudiens, près des eaux des Emirats arabes unis. Cela « constitue une menace flagrante pour la sécurité du trafic maritime » et a « des conséquences négatives sur la paix et la sécurité régionales et internationales », a-t-il ajouté.
    M. Shabanah a aussi rappelé « la responsabilité commune de la communauté internationale dans la préservation de la sécurité de la navigation maritime et de la sécurité des pétroliers pour éviter des impacts négatifs » sur les marchés de l’énergie et les risques sur l’économie mondiale.
    Si l’Iran ne peut pas vendre son pétrole, personne ne pourra vendre, avait menacé Téhéran
    Rappelons que les Etats-Unis ont organisé un boycott international des livraisons de pétrole iranien, ce qui a conduit Téhéran a menacer d’empêcher toute livraison de pétrole du Moyen Orient dans le cas où Washington persistait dans son intention d’empêcher les livraisons d’hydrocarbure iranien.
    Washington ordonne à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter Bagdad, Erbil
    Washington accuse la République islamique de préparer des « attaques » contre les intérêts américains au Moyen-Orient.
    Pour faire face à cette menace qu’il juge crédible, le département d’Etat américain a ordonné mercredi à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter l’ambassade de Bagdad et le consulat d’Erbil (nord).
    Selon une alerte de sécurité postée sur son site, le département d’Etat explique avoir donné l’ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l’ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil.
    « Les services habituels de visa dans les deux postes sont temporairement suspendus », ajoute l’avis. « Le gouvernement américain a une capacité limitée pour fournir des services d’urgence aux citoyens américains en Irak », précise-t-il.
    Le département d’Etat prévient également dans un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre en Irak que « de nombreux groupes terroristes et rebelles sont actifs en Irak et attaquent régulièrement les forces de sécurité irakienne comme les civils ». « Des milices confessionnelles anti-américaines peuvent également menacer les citoyens américains et les compagnies occidentales dans tout l’Irak ».
    Washington avait fermé fin septembre son consulat à Bassorah en invoquant des « menaces » émanant de l’Iran après des manifestations meurtrières dans cette ville du sud de l’Irak. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué « des incidents répétés de tirs indirects » et incriminé des milices contrôlées par l’Iran.
    La semaine dernière, M. Pompeo a effectué une visite surprise à Bagdad, après avoir annulé en dernière minute une visite prévue à Berlin au motif de « questions urgentes à régler.
    « La raison pour laquelle nous allons » à Bagdad « ce sont les informations qui indiquent une escalade des activités de l’Iran », a dit Mike Pompeo aux journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage vers la capitale irakienne, où il a rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le président Barham Saleh.
    Au terme de sa visite, il a déclaré avoir reçu « l’assurance » des dirigeants irakiens qu’ils « comprenaient que c’était leur responsabilité » de « protéger de manière adéquate les Américains dans leur pays ».
    La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l’envoi dans la région d’un navire de guerre et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52.
    Il a justifié ce déploiement par des « signaux clairs montrant que les forces iraniennes et leurs affidés font des préparatifs à une attaque possible contre les forces américaines ».
    Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a présenté à des conseillers de M. Trump un plan selon lequel jusqu’à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l’Iran attaquait des forces américaines.
    Mardi, M. Pompeo a réfuté toute volonté de guerre avec l’Iran de la part des Etats-Unis.
    Le Kremlin s’inquiète de « l’escalade des tensions » malgré les assurances de Pompeo
    Le Kremlin s’est inquiété mercredi de la poursuite de « l’escalade des tensions » autour de l’Iran malgré les déclarations du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo assurant en Russie ne pas vouloir de guerre avec Téhéran.
    « Pour l’instant, nous constatons que l’escalade des tensions sur ce thème se poursuit », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, accusant les Etats-Unis de « provoquer » l’Iran.
    « Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l’Iran », avait affirmé M. Pompeo mardi soir au cours d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Sotchi (sud-ouest de la Russie), avant de rencontrer Vladimir Poutine.
    « On peut difficilement parler de quelconques assurances : il y a une situation évidente qui est la tendance à la poursuite de l’escalade », a réagi M. Peskov.
    Ce dernier a ajouté « voir avec regret les décisions prises par l’Iran », tout en disant « comprendre que l’Iran ne prenne pas ces décisions volontairement mais en réaction à la pression » : « Et ce sont précisément les actions des Etats-Unis qui provoquent l’Iran ».
    L’Allemagne et les Pays Bas suspendent la formation des forces armées irakiennes
    En raison des risques liés aux tensions entre l’Iran et les Etats-Unis et le débordement possible du conflit dans les pays de la région, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé de suspendre leurs formations militaires en Irak.
    « La Bundeswehr a suspendu sa formation », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère allemand de la Défense, Jens Flosdorff, en réponse à une question sur l’attitude de l’Allemagne en Irak face aux tensions avec l’Iran dans la région. Il a parlé d’une « vigilance accrue » de l’armée allemande dans le pays, sans exclure que les exercices menés par les instructeurs puissent reprendre « dans les prochains jours » si la situation le permet.
    Les Pays-Bas ont annoncé une décision similaire. Le ministère néerlandais de la Défense, cité par l’agence de presse ANP, a parlé de « menaces » pour justifier cette décision.
    La Bundeswehr déploie actuellement environ 160 de ses instructeurs en Irak, au nord de Bagdad et à Erbil dans le Kurdistan irakien, dans ce dernier cas pour y soutenir les peshmergas (combattants kurdes). De leur côté les Pays-Bas disposent de 50 instructeurs militaires également à Erbil dans le cadre de la coalition internationale contre l’Etat islamique (EI), ainsi que de deux conseillers militaires et quatre experts civils dans le cadre d’une mission de soutien de l’OTAN à Bagdad.

    Autres articles publiés sur Frontlive-Chrono le mercredi 15 mai 2019

    • Etats-Unis/Iran: Les fortes tensions entre les deux pays font craindre le pire – Lire l’article
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    • Niger: 17 morts et 11 disparus dans une nouvelle attaque à la frontière malienne – Abonnés
    • Syrie : les djihadistes de Hayat Tahrir al-Sham repoussent l’offensive de l’armée syrienne dans le nord de Lattaquié, décapitent des soldats syriens – Abonnés
    • Yémen : affrontements à Hodeida après le retrait des rebelles chiites houthis – Abonnés



  • Frontlive-Chrono – Lundi 15 avril 2019

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    Liste des articles parus sur Frontlive-Chrono le lundi 15 avril 2019 

    • Allemagne/Suisse : des documents de Daech découverts dans le dernier bastion syrien révèlent des plans d’attentats terroristes en Europe – Abonnés
    • Libye: Plus de 18 000 personnes ont fui leur foyer à cause des combats dans la région de Tripoli – Voir l'article ci-dessous
    • Somalie: Le numéro 2 de l’Etat islamique tué par une frappe aérienne américaine – Abonnés
    • Soudan : tentative de dispersion du sit-in, selon les manifestants – Abonnés
    • Tchad: 7 militaires tués et 15 blessés dans une attaque de Boko Haram – Abonnés

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