Désert de Homs

  • Syrie : Les hélicoptères russes pourchassent les jihadistes de Daech dans le désert de Deir ezZor et Raqqa 

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    Une source sur le terrain a révélé que des hélicoptères russes avaient mené une vaste opération de recherche dans la Badia au cours des dernières heures, à la recherche de cellules de l'Etat islamique dans la région.
     
    La source a ajouté que l'opération de ratissage comprenait les zones de "Kajab et Shulah" dans le désert de Deir Ezzor, et les zones désertiques dans le sud de la province de Raqqa, à la recherche de poches et de grottes où les terroristes de l'Etat islamique se cacheraient , d'où ils lancent des attaques nocturnes contre des de  l'armée et les convois militaires et civils sur les routes principales passant par ces zones.
     
    La source sur le terrain a indiqué que l'armée syrienne y avait déployé des renforts militaires au cours des dernières heures et avait commencé à se préparer à une opération militaire " limitée" visant à passer au peigne fin des zones géographiques spécifiques en coopération avec les forces russes, à la recherche des caches des jihadistes dans les zones désertiques au nord de la région "Al-Tanf " où l'armée maintient des bases.
     
    Il est prévu que l'armée syrienne commencera les opérations de ratissage dans quelques jours après avoir achevé les préparatifs logistiques nécessaires pour ces missions à caractère spécial sur le terrain, qui sont considérées parmi les missions les plus difficiles en raison de la vaste extension géographique de cette zone et de la présence des groupes terroristes armés près des routes.
     
    Il est à noter que la Badia de Homs et Hama et les régions de l'ouest et du sud-ouest du gouvernorat de Deir Ezzor, en plus des régions du sud-est du gouvernorat de Raqqa dans l'est de la Syrie, sont géographiquement reliées au no man's land de 55 km qui va du désert du centre de la Syrie à  la région d'Al-Tanf à la frontière (syro-jordanienne où se trouve une base de l'armée américaine. C'est précisément ce no man's land entre les forces du régime et l'armée américaine que met à profit Daech pour rester très actif dans la région. 
     
    Ces derniers jours ont été témoins d'attaques lancées par des combattants de l'Etat islamique sur les axes des provinces de Deir Ezzor, Palmyre et Hama, visant les bus et les camions-citernes qui s'aventurent sur les routes de la région, faisant des morts et des blessés parmi les civils et l'armée syrienne.

  • Syrie : 37 militaires du régime tués dans une attaque jihadiste dans l'Est du pays

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    Au moins 37 militaires du régime ont été tués dans une embuscade massive de l'Etat islamique contre un convoi de trois bus transportant des soldats de la 4e division,  près de la localité de Shulah, sur la route Homs-Deir Ezzor. L'un des bus a été totalement détruit. Le convoi ramenait des soldats en permission de la région de Deir ez-Zor à celle de Homs à l'occasion des fêtes de fin d'année. 
     
    C'est l'attaque la plus meurtrière de l'Etat islamique en Syrie depuis 2 ans 1/2 et le commandant de la 17e division, à laquelle appartenait les soldats, a juré de les venger. Les médias officiels ont confirmé le nombre élevé des victimes.
     
    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le vaste désert de la Badia qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir ez-Zor, à la frontière avec l'Irak, où les jihadistes sévissent également. 
     
    L'embuscade a pris pour cible des militaires de la quatrième division, une unité d'élite  de l'armée syrienne, particulièrement fidèle à Bachar al-Assad;  , a-t-il ajouté. Les jihadistes ont fait exploser des bombes en bord de route avant d'ouvrir le feu.
     
    Au moins 37 militaires --dont huit officiers-- ont été tués et une dizaine blessés, certains se trouvant "dans un état critique", selon un bilan actualisé fourni par l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH). Deux autres bus transportant des militaires, qui faisaient partie du même convoi, ont réussi à s'échapper, selon l'OSDH. L'Etat islamique n'avait pas revendiqué dans l'immédiat cette attaque sur ses chaînes Telegram.
     
    Combats dans le désert
    Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'Etat islamique a enchaîné les défaites dans les deux pays avant de s'écrouler en mars 2019 en Syrie. Renouant avec la clandestinité, les jihadistes se sont engagés dans une guerre d'usure contre l'armée syrienne et ses alliées (notamment les milices iraniennes ou pro-Téhéran) mais aussi contre les forces kurdes, dans le Nord-Est, longtemps soutenues par Washington dans leur lutte contre Daech.
     
    En avril, 27 combattants des forces du régime et de ses alliés avaient péri dans une attaque de l'Etat islamique  aux abords de la ville désertique d'Al-Soukhna (centre), contrôlée par l'armée syrienne. Ces derniers mois, la Badia a été le théâtre de combats féroces entre les jihadistes et les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe. Depuis mars 2019, ces affrontements ont coûté la vie à plus de 1.300 soldats syriens et miliciens pro-iraniens, ainsi qu'à plus de 600 jihadistes de l'Etat islamique, d'après un bilan de l'OSDH.
     
    Dans ce pays en guerre depuis près d'une décennie, les combats ont toutefois largement baissé en intensité en 2020. Un cessez-le-feu a été adopté en mars dans le Nord-Ouest, où se trouve l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle d'Edleb. L'émergence du nouveau coronavirus, qui mobilise les efforts des différentes autorités locales à travers une Syrie morcelée, a également participé à cette baisse. 
     
    Le conflit syrien, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, s'est complexifié au fil des ans avec l'implication d'une multitude de belligérants, la montée en puissance des jihadistes et l'intervention de puissances étrangères. Le régime de Bachar el-Assad, fort du soutien de la Russie et de l'Iran, a réussi ces dernières années à reprendre plus de 70% du territoire. La guerre a fait plus de 387.000 morts et des millions de déplacés.


    Revendication de l'Etat Islamique :

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  • Syrie : Le groupe armé afghan Fatemiyoun, soutenu par l'Iran, redéploie ses combattants dans la province de Deir ez-Zor

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    La brigade Fatemiyoun (Liwa Fatemiyoun), une milice afghane soutenue par l'Iran opérant en Syrie, a redéployé ses combattants dans l'est de la province de Deir Ezzor, a rapporté le blog "Deir Ezzor 24" le 23 août.

    Selon le blog pro-opposition, Liwa Fatemiyoun a déployé ses forces dans les environs de la ville de Deir Ezzor. Dans le même temps, le groupe a évacué quelques postes dans la région, tout en conservant tous ses postes clés.

    "La milice s'est retirée d'un certain nombre de postes de la rue an-Nahr sur ordre du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI)", a déclaré le journaliste de "Deir Ezzor 24", ajoutant : "le village d'al-Malha, au sud de Deir Ezzor, a également connu un retrait complet des milices Fatemiyoun."

    "Deir Ezzor 24", qui dispose d'un réseau de sources dans tout Deir Ez-Zor, a déclaré que les motifs de ce redéploiement ne sont pas clairs.

    Liwa Fatemiyoun compte 10 000 à 20 000 combattants en Syrie. Le groupe afghan est financé, formé et équipé par le CGRI. Le groupe est actif à Alep, Homs et Deir Ez-Zor.

    Au début de ce mois, les combattants de Liwa Fatemiyoun ont mené une opération de ratissage dans le sud de la province de Deir Ezzor. L'opération visait les maquis de l'Etat islamique.

    Le groupe afghan se prépare peut-être à lancer une nouvelle opération de ratissage à Deir Ez-Zor, ou même à participer à une opération militaire très attendue de l'armée arabe syrienne contre les restes de l'Etat islamique dans le désert de Homs tout proche.

  • Syrie : Une troisième vague de frappes aériennes russes prend pour cibles les jihsadistes de Daech à Homs, Raqqa et Deir ez-Zor

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    Pour le troisième jour consécutif, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur les positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les frappes aériennes russes ont visé le 23 août les positions de Daech dans les zones suivantes
    L'Est de la province de Homs
    Le Sud et l'Ouest de la province de Raqqa
    L'Ouest de la province de Deir Ezzor.
    Au cours des deux derniers jours, des frappes aériennes similaires ont visé les terroristes de l'Etat islamique dans le désert de Homs, qui se trouve entre l'est de Homs et l'ouest de Deir Ezzor, ainsi que dans le désert au nord de Soueida. Les pertes du groupe jihadiste ne sont pas connues.

    Les récentes frappes aériennes russes contre Daech dans le centre de la Syrie sont probablement une réponse à une récente attaque du groupe terroriste qui a coûté la vie à un major-général russe.

    Un rapport récent de l'OSDH a révélé que l'armée arabe syrienne se prépare à lancer une opération militaire de grande envergure contre les restes de l'Etat islamique dans le désert de Homs. Les forces russes vont soutenir l'opération qui devrait commencer bientôt.

  • Syrie : Les avions de guerre russes ont pilonné les positions de l'Etat islamique en Syrie centrale

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    Vendredi 21 août, les avions de guerre des forces aérospatiales russes (VKS) ont effectué une série de frappes aériennes sur les caches de Daech dans le centre de la Syrie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les frappes aériennes russes intenses ont visé les cachs du groupe jihadiste dans le désert de Homs ainsi que dans le désert de Soueida, au sud.

    "Sept avions de guerre ont pris part à la campagne de bombardement", a précisé l'OSDH.

    Les frappes aériennes du VKS sur les membres de Daech en Syrie centrale semblent être une réponse à l'attaque mené le 18 août par l'Etat islamique contre les troupes russes et qui s'est soldée par la mort du major général Vyacheslav Gladkih et a blessé deux autres membres des services russes.

    L'Etat islamique a revendiqué sa responsabilité dans l'attaque dans une déclaration publiée par son agence de presse, Amaq, le 20 août. Le groupe terroriste a déclaré qu'une patrouille russe opérant entre Homs et Deir Ezzor avait été touchée par des engins explosifs improvisés préalablement posés par ses combattants.

    Les intenses frappes aériennes russes visent à dissuader les restes de l'Etat islamique, retranchés dans le centre de la Syrie de mener de nouvelles attaques contre l'armée russe. Néanmoins, il est peu probable que le groupe jihadiste prenne au sérieux ce genre d'avertissement.

    Moment de l'explosion qui a tué le général russe