Deraa

  • Syrie : Les services de renseignement syriens ont éliminé un important dirigeant de l'Etat islamique dans la province de Daraa.

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    Mahmoud Ahmad Al-Hallaq.jpegLundi 15 août 2022, une source de sécurité a déclaré que le principal chef militaire de l'Etat islamique dans la région sud, Mahmoud Ahmad Al-Hallaq (photo), connu sous son nom de guerre d'"Abu Omar Al-Jababi", a été tué au cours d'une opération spéciale qui s'est déroulée dans la ville de Tafas, dans l'ouest de la province de Daraa.

    "Le terroriste Abu Omar al-Jababi était l'ancien chef de la branche militaire de l'Etat islamique dans le bassin du Yarmouk et responsable des camps d'entraînement, et il a travaillé avec le terroriste assassiné Abu Salem al-Iraqi et le terroriste Abd al-Rahman al- Iraqi, en coordination avec les services de renseignement d'un pays arabe », a déclaré la source anonyme à l'agence gouvernementale syrienne.

    Al-Jababi était un officier de l'armée arabe syrienne qui a fait défection au début de la guerre. Il a d'abord rejoint la 24e brigade d'infanterie de l'Armée syrienne libre (ASL) avant de refaire défection pour rejoindre le groupe affilié à l'Etat islamique "Jeich Khalid Ibn al-Walid" dans le bassin de Yarmouk.

    Le terroriste avait quitté l'ASL juste après son retour d'un voyage en Jordanie. Les services de renseignement syriens affirment qu'il aurait rencontré des responsables du centre d'opérations militaires dirigé par les États-Unis. À l'époque, plusieurs militants de l'opposition syrienne ont déclaré avoir commencé à travailler pour les services de renseignement jordaniens, toujours selon les services syriens.

    Après l'accord de réconciliation de 2018 à Daraa, al-Jababi a commencé à travailler en secret pour l'Etat islamique. Il a été à à l'origine d'une série d'attaques terroristes et d'assassinats, dont beaucoup visaient d'anciens rebelles et des civils.

    Al-Jababi a été le principal assistant militaire du chef de l'Etat islamique dans le sud de la Syrie, Abu Salem al-Iraqi, qui a été tué lors d'une opération spéciale des services de renseignement syriens dans la ville d'Adawan, dans l'ouest de la province de Daraa, le 9 août 2022.

    Les deux terroristes s'étaient réfugiés à Tafas, où l'armée arabe syrienne mène actuellement des opérations de ratissage dans le cadre d'un récent accord avec les habitants.

    L'élimination d'al-Jababi et d'al-Iraqi est sans aucun doute un coup dur pour l'Etat islamique. Cependant, cela n'affectera probablement pas les opérations quotidiennes du groupe islamique à Daraa et dans d'autres parties de la région sud de la Syrie.

  • Syrie : Incidents sécuritaires du lundi 8 août 2022

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    Rif Dimashq
    Après avoir arrêté deux transfuges du régime, des éléments armés attaquent des bâtiments gouvernementaux à Rif Dimashq
    Des éléments armés ont attaqué le bâtiment de la municipalité et le bureau de poste de la ville de Kafr Hor dans la région de Qatna dans le Rif Dimashq, après qu'un groupe d'hommes armés locaux ait tendu une embuscade à deux transfuges du régime, dont l'un de la ville de Kafr Hor et l'autre de la Ghouta orientale.

    Les assaillants ont exigé la libération immédiate des détenus, alors que la ville connaît des tensions sécuritaires depuis le matin du 8 août.

    Le 5 août, des membres d'un nouveau poste de contrôle du régime (Artoz) à Rif Dimashq avaient arrêté un groupe de passeurs et les avaient emmenés dans les centres de sécurité. Il s'agissait de trois contrebandiers, qui avaient des armes en leur possession.

    Des sources locales ont confirmé que les contrebandiers arrêtés travaillaient pour une faction locale à Soueida et possédaient un magasin vendant des armes de chasse, et non des armes de guerre dans la région de Salkhad, selon des sources locales.

    Région de Daraa : Arrestation d'un membre de l'Etat islamique
    Les forces de sécurité du régime stationnées aux points de contrôle entre Da'il et Tafas dans la province de Daraa ont arrêté un homme qu'elles accusent d'avoir rejoint la faction Khalid bin Al-Walid qui a prêté  allégeance" à l'Etat islamique.

    Ouest de Raqqah : l'Etat islamique tue une femme membre des Asayish, les services de la sécurité intérieure kurdes
    Une femme membre des Forces kurdes de sécurité intérieure (Asayish) a été tuée lors d'une attaque par des éléments armés soupçonnés d'appartenir à l'Etat islamique.  La femme a été tuée à un poste de contrôle des Forces Asayish dans la ville de Tabqa, dans l'ouest de la province de Raqqah.

    L'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a documenté 112 opérations menées par l'Etat islamique, y compris des attaques armées et des explosions, dans les zones sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) depuis début 2022. Selon les statistiques de l'OSDH, ces opérations ont fait 89 morts : 34 civils et 55 membres des FDS, les Asayish et autres formations militaires opérant dans les zones sous le contrôle de l'administration autonome.

    Ces attaques n'incluent pas l'attaque de la prison de Ghuwayran, qui a laissé de lourdes pertes.

    Est d'Edleb : Trois djihadistes ouzbeks tués dans une attaque suicide contre des positions du régime dans l'est d'Edleb
    Trois djihadistes ouzbeks ont mené une opération suicide contre des positions du régime sur la ligne de front de Jobas dans l'est de la province d'Edleb. Il y aurait des victimes parmi les forces du régime mais on ignore leur nombre à ce stade. Les trois assaillants ont été tués.

    Plus tôt dans la journée, des sources de l'OSDH ont rapporté que les factions de la salle des opérations "Al-Fath Al-Mubin" ont procédé à des bombardements intensifs depuis les premières heures de lundi matin 8 août, ciblant les positions du régime dans l'ouest et le nord-ouest de la province de Hama. Ce bombardement a été réalisé en réponse à la mort de trois djihadistes lors de l'attaque à la roquette d'hier par les forces du régime contre des positions à Jourin, Al-Bahsa, Al-Mashari', Al-Hakourah, Al-Amqiyah et Al-Manarah. 

    Dimanche 7 août, les forces du régime ont lancé une attaque avec un missile guidé contre un véhicule militaire transportant trois miliciens d'Ansar Al-Turkestan sur la ligne de front d'Al-Hakourah dans la plaine d'al-Ghab, tuant les trois jihadistes. Les forces du régime ont également tiré au mortier sur la ligne de front d'Al-Hakoura et dans d'autres zones de la plaine d'al-Ghab.

     

  • Syrie : 3 policiers syriens tués et 2 autres blessés dans une embuscade à Deraa

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    Jeudi 21 juillet, trois membres de la police syrienne ont été tués et deux autres blessés dans une embuscade dans la périphérie est de la ville de Daraa.

    Le véhicule des policiers a été touché par un engin explosif improvisé (IED) alors qu'ils venaient de quitter la prison de Gharaz. Après l'explosion, des éléments armés non identifiés ont tiré sur le véhicule avec des mitrailleuses. Les assaillants ont réussi à prendre la fuite.

    Le ministère syrien de l'Intérieur a donné l'identité des trois membres du personnel tués dans l'embuscade. Il s'agit du major Muhammad Al-Alan, du 1 er lieutenant Saqr Abdo et du policier Jamal Kolko.
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    C'est l'attaque la plus meurtrière visant les forces gouvernementales syriennes à Deraa ce mois-ci. Le groupe responsable de l'attaque n'a pas encore été identifié.

    En juin, une série d'attaques à Deraa avait coûté la vie à plusieurs militaires des forces gouvernementales ainsi qu'à plusieurs civils partisans connus du gouvernement. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de ces attaques.

    Les récentes attaques mettent en évidence la mauvaise situation sécuritaire à Daraa où de nombreuses cellules terroristes, dont certaines affiliées à l'Etat islamique, sont toujours présentes et actives. Les terroristes du gouvernorat du sud semblent profiter de la situation tendue dans la région du nord de la Syrie qui occupe les forces gouvernementales.

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  • Syrie : Un officier du renseignement de l'armée de l'air assassiné en Syrie

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    FV9I786XwAAE_nC.jpegDans la nuit du jeudi 23 juin, les médias syriens ont fait état d'une explosion près de la place Ad-Dala à Daraa (dans le sud de la Syrie). Les autorités locales disent que deux personnes ont été blessées.

    Des sources de l'opposition syrienne rapportent qu'une voiture a explosé dans laquelle Muhammad Khalua (photo), un officier du renseignement de l'armée de l'air,  se trouvait à l'intérieur.

    Muhammad Khalua est accusé d'assassinats de personnes opposées à Assad dans la province.

    Nombreux assassinats dans la région de Daraa
    Il y a quelques jours, deux membres des forces sécurités ont été tués dans la province de Daraa. Un agent à été abattu près de Tasil. Et le 17 juin, on a retrouvé  à Jasim le corps décapité d'un général de brigade des forces gouvernementales, qui avait été enlevé à son domicile le 16 juin. Personne n’a revendiqué l’attaque, mais l'Etat islamique (Daech) est soupçonné d’être derrière ces assassinats.

  • Ukraine : Les mercenaires syriens n'ont pas été vus participant aux combats en Ukraine, contrairement.à des affirmations antérieures

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    L'information selon laquelle des mercenaires syriens combattaient aux côtés de la Fédération de Russie en Ukraine avait été rapporté en mars par de nombreux médias. On parlait de centaines, voire de milliers de Syriens, déjà envoyés sur le « front ukrainien » ou qui allaient bientôt s'y rendre. Mais à l'heure actuelle, les Syriens n'ont pas été repérés participant pas aux hostilités contre les forces ukrainiennes.

    Il n'y a aucune confirmation officielle du côté syrien, russe ou ukrainien. Ce sujet n'est pratiquement pas abordé par les médias d'État syriens. Ainsi, par exemple, l'agence d'État SANA n'a pas publié un seul message sur l'envoi possible de combattants de l'armée de Bachar al-Assad en Ukraine, bien qu'elle ait publié des allégations selon lesquelles certains "terroristes syriens" se battaient contre l'armée russe en Ukraine.

    Les militaires et les militants des formations syriennes fidèles à la Russie se sont vu promettre une solide rémunération (selon les normes de la Syrie) pour exercer des fonctions de police en Ukraine. Cependant, il est évident que les Syriens ne peuvent remplir les fonctions de "police" en Ukraine, principalement en raison de leur ignorance de la langue ukrainienne et des réalités locales. Les Syriens sont également inefficaces en tant que guerriers, car ils sont habitués à se battre dans des conditions naturelles complètement différentes. Sans parler des complexités de l'interaction des Syriens avec les militaires, qui ne parlent pas arabe.

    Début mars, les médias occidentaux avaient rapporté que l'armée russe recrutait des mercenaires en Syrie et dans d'autres pays du Moyen-Orient pour la guerre contre les forces ukrainiennes, leur offrant une « redevance mensuelle » de 1 500 à 2 000 dollars. 

    Le 7 mars, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, dans une interview accordée à l'animateur de CNN TV, Jake Tupper, avait confirmé que le ministère américain de la Défense estimait que « le président russe Vladimir Poutine essayait de recruter des combattants étrangers », notamment de Syrie, pour la guerre en Ukraine. 

    Le 11 mars, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait annoncé lors d'une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie que son département recevait « un grand nombre de candidatures de divers types de volontaires de différents pays qui aimeraient rejoindre les Républiques Populaires de Lougansk et  Donetsk  afin de participer à leur libération. » "Le plus grand nombre vient des pays du Moyen-Orient : il y a déjà plus de 16 000 candidatures", avait alors déclaré Choigou. Le président russe Vladimir Poutine avait encore déclaré: « Si vous voyez qu'il y a des gens qui veulent venir aider les gens qui vivent dans le Donbass sur une base volontaire, surtout pas pour de l'argent, alors, eh bien, vous devez les rencontrer à mi-chemin. . » et les aider à se rendre dans la zone de guerre. »

    Peu après ces déclarations, on a appris que la Russie avait ouvert 14 centres de recrutement de mercenaires en Syrie, sur le territoire contrôlé par Bachar al-Assad. Des centres de recrutement ont eu lieu à Damas, Alep, Hama, Raqqa, Deir ezZor, ont rapporté les médias.

    Le 14 mars, l'état-major général des forces armées ukrainiennes a annoncé qu'environ 400 mercenaires syriens venus combattre contre l'Ukraine étaient arrivés en Fédération de Russie. Il a été rapporté qu'après une courte formation, les mercenaires devaient être envoyés par avion de la base aérienne de Hmeimim, en Syrie, à une base aérienne de la région de Moscou. Il a été noté que parmi les mercenaires figuraient des membres des Forces de Défense Nationale (FDS) et des unités du 5e corps des forces armées syriennes. Dans le même temps, les services de renseignement ukrainiens ont déclaré que la Russie avait promis de verser des montants mensuels de 300 à 600 dollars américains aux mercenaires étrangers (bien qu'au départ, les montants aient été de 1 500 à 2 000 dollars américains par mois).

    Le 17 mars, le principal service de renseignement du ministère ukrainien de la Défense avait signalé que plus de 30 personnes étaient récemment arrivées de Russie sur la base militaire de Hmeimim en Syrie (elles étaient appelées «militants» dans le message), après avoir été blessées pendant les hostilités sur le territoire ukrainien. Il a été allégué que l'arrivée de ces blessés portait un coups au moral des Syriens, qui avaient l'intention de se rendre en Fédération de Russie pour un transfert ultérieur sur le territoire de l'Ukraine. Lors du recrutement, l'armée russe avait assuré aux Syriens qu'en Ukraine ils exerceraient exclusivement des fonctions de police dans les territoires occupés, cependant, les mercenaires auraient été envoyés dans des zones de combat. Cette information n'a pas été confirmée et les sources syriennes n'ont pas signalé le retour de Syriens blessés d'Ukraine.

    La Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine a informé que le 15 mars, 150 mercenaires avaient été envoyés en Fédération de Russie depuis la base militaire de Hmeimim pour participer aux hostilités contre les Ukrainiens. Il était prévu d'envoyer 300 mercenaires par jour. Au total, le ministère russe de la Défense s'attendait à ce que jusqu'à 40 000 mercenaires syriens soient recrutés pour participer à la guerre contre l'Ukraine (le président syrien Bachar al-Assad ayant fait cette promesse).

    Mais le 22 mars, les services de renseignement militaires ukrainiens ont signalé que la Syrie échouait dans son plan visant à attirer des militants dans la guerre contre l'Ukraine aux côtés de la Fédération de Russie. Ensuite, des informations ont été reçues sur une réunion entre le commandant de la 8e brigade dans la province sud-syrienne de Deraa, le colonel Naseem Abu Irra et le général des forces armées de la Fédération de Russie Alexander Zhuravlev (agissant en tant que commandant du groupe russe dans les provinces du sud de Syrie). Au cours de la réunion, le général russe a exigé de former et de fournir une liste de noms et d'informations personnelles sur les militants des unités d'Abou Irra et des Forces de défense nationales (FDS) qui sont prêts à participer à la guerre contre l'Ukraine. Le colonel syrien n'a pas donné de réponse claire, promettant de prendre contact après concertation "avec d'autres représentants de la direction de la 8e brigade".

    Il y a une semaine, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a rapporté qu'un groupe de militaires syriens était revenu de Russie en Syrie. Il s'y trouvait pour un voyage d'affaires lié à l'initiative d'envoyer des mercenaires syriens en Ukraine. Après leur retour, des exercices ont eu lieu, auxquels ont participé environ 700 militaires russes et syriens, y compris des membres des Forces Tiger (la 25e division des forces spéciales de l'armée d'Assad), commandées par le colonel Suheil al-Hassan. Les exercices se sont déroulés sur la base aérienne de Hmeimim (province de Lattaquié, ouest de la Syrie), ainsi que dans la province d'Edleb et dans la partie orientale des provinces de Homs et de Hama. En particulier, des exercices de dépose depuis des hélicoptères et de parachutisme ont été menés. À en juger par les informations de l'OSDH, les Forces Tiger pourraient être envoyées en Ukraine si une demande correspondante est reçue de Moscou. 

    Au même moment, le 31 mars, l'édition américaine du New York Times écrivait que "le premier contingent de soldats (syriens) était arrivé en Russie pour un entraînement militaire avant d'être envoyé en Ukraine". Il s'agissait d'au moins 300 soldats syriens, qui pourraient être rejoints par d'autres forces syriennes à l'avenir.

    Au cours de la semaine écoulée, il n'y a pas eu une seule publication dans les médias ukrainiens sur la participation de Syriens aux hostilités contre l'Ukraine. Les médias russes n'en ont pas parlé non plus. On a l'impression que le sujet des "volontaires syriens", soulevé il y a environ un mois par Sergueï Choïgou, était un autre coup de presse du Kremlin pour démontrer le prétendu soutien "international" à "l'opération spéciale" contre l'Ukraine. Mais même si à la fin des militaires syriens ou des combattants du Hezbollah libanais (sous couvert de "Syriens"), entraînés sur des bases russes, sont envoyés en Ukraine, cela ne jouera aucun rôle significatif dans l'issue de cette guerre.

  • Syrie : Un commandant rebelle célèbre abattu à Deraa, dans le sud syrien

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    Lundi 21 février 2022, 21 février, un commandant rebelle célèbre de la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, recherché par les autorités syriennes, a été assassiné.

    Ismail Shukri al-Daraan.jpegLe commandant, Ismail Shukri al-Daraan(Photo ci-contre), se trouvait dans la ville de Mlaiha el Sharqiah, dans l'est de la province de Daraa, pour assister à un match de football local lorsqu'il a été abattu par deux hommes armés non identifiés arrivés à moto.

    Al-Daraan dirigeait un petit groupe de militants qui, comme lui, refusaient de se joindre au processus de réconciliation ou de rendre les armes. Le groupe aurait été à l'origine de plusieurs attaques visant les troupes gouvernementales syriennes à Deraa au cours des dernières années.

    L'opposition syrienne pense que les services secrets syriens sont à l'origine de l'assassinat d'al-Daraan. 

    L'attentat contre al-Daraan fait partie d'une campagne d'assassinats visant d'anciens rebelles et radicaux à Deraa. Auparavant, la plupart des attaques dans la province visaient les troupes gouvernementales syriennes.

    L'assassinat le plus récent a eu lieu le 23 février. La cible était Kamal Hamid al-Jaouni, un ancien commandant de l'armée Khalid ibn al-Walid, affiliée à l'Etat islamique. Al-Jaouni a été abattu par des hommes armés non identifiés alors qu'il voyageait sur la route Aabdyn-Baiyt Irah dans l'ouest de la province de Deraa.

  • Syrie : Affrontements entre services de sécurité d'Assad après un enlèvement et des fermetures de routes

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    Des sources médiatiques à Deraa ont fait état de violents affrontements entre les services de sécurité des forces du régime syrien au cours desquels des routes ont été coupées et des pneus incendiés.

    Le site Internet "Ahrar Houran Gathering" a indiqué que des hommes armés ont bloqué l'autoroute "Damas-Daraa", adjacente à la ville de Saida, à l'est de Daraa dans le sud du pays, où ils ont incendié des pneus, suite à l'arrestation de trois personnes de la ville. par les services de renseignement de l'armée de l'air.

    Le site Internet a cité des sources et son correspondant sur place concernant une alerte de sécurité pour les forces du régime et le déploiement de ses forces et de véhicules armés sur la route internationale après la fermeture de la route du côté de Saida.

    Ces affrontements sont survenus dans le sillage de la mise en place d'un poste de contrôle militaire par les services de renseignement de l'armée de l'air, qui ont arrêté Ahmed Al-Khidr et Hamed Madan, membres du groupe Imad Abu Zureik affilié à la Branche de la sécurité militaire et ancien chef de la Quatrième Division, Ibrahim Al-Shaabin.

    Les forces du régime et les forces de sécurité ont repris le contrôle de la ville du sud, berceau de la révolution syrienne, après une médiation russe qui a abouti à la remise de la ville et des poches d'opposition et de résistance au régime.