Déou (province de l'Oudalan)

  • Burkina Faso : 8 militaires tués dans une embuscade dans le Sahel - Un policier tué dans un autre incident

    Imprimer

    Huit militaires ont été tués et 41 "terroristes" (islamistes radicaux) neutralisés mardi 13 septembre , dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés contre une unité militaire dans la province de l’Oudalan dans la région du Sahel Burkinabè, a annoncé mercredi 14 septembre l’armée dans un communiqué.

    L'incident a eu lieu mardi lors du mouvement de retour des unités engagées dans une opération de ratissage suite à l’attaque du détachement de Déou, lundi, faisant deux morts dans les rangs de l’armée, précise le communiqué.

    Une unité composée d’éléments du 11e Régiment d' Infanterie Commando (RIC) (image ci-dessus) a été prise en embuscade à 11 kilomètres de Oursi dans la province de I'Oudalan, région du Sahel, selon la même source.

    "Face aux feux nourris ennemis, l’unité a opposé une réaction particulièrement vigoureuse et courageuse qui a obligé les terroristes à prendre la fuite, laissant derrière eux 41 corps des leurs. De l'armement, des munitions et des moyens roulants ont également été saisis", indique l’armée burkinabè.

    La même source précise que dans ses rangs, "huit militaires ont malheureusement perdu la vie au cours des combats et une dizaine d’autres ont été blessés".

    L’intervention des renforts a permis l’évacuation des blessés vers des services de santé des Armées pour leur prise en charge, a fait savoir l’armée.
    FcmmWQFWYAMKPQa.jpeg

    Ce même mercredi 14 septembre, au moins un policier de la Compagnie Républicaine de Securité (CRS) a été tué dans un accrochage avec des individus armés probablement des islamistes du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) dans la province du Yatenga, dans le nord du pays, selon des sources sécuritaires concordantes.
    FcmoNNSXwAAeVB-.jpeg

    Lundi, le président burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba a opéré un léger remaniement ministériel à l’issue duquel, il assume désormais les fonctions du ministre de la Défense nationale et des anciens combattants.

  • Burkina Faso : deux soldats tués dans une attaque contre un détachement militaire dans le Sahel

    Imprimer

    Au moins deux militaires burkinabè ont été tués et quatre autres blessés, lundi 12 septembre 2022, dans une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés contre le détachement militaire de Déou, province de l’Oudalan dans le Sahel burkinabè, a rapporté la plateforme de suivi des attaques terroristes "Sahel Security".

    Selon la même source, l’attaque a été perpétrée par plusieurs individus armés au petit matin du lundi contre le détachement militaire de Déou, avec un bilan provisoire d’"au moins deux militaires tués et quatre blessés en cours d'évacuation".FccWNS_WIAI_Fds.jpeg

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), la situation sécuritaire de la ville Solenzo (Nord-Ouest) est devenue "très préoccupante" ces dernières semaines depuis le départ des forces de sécurité et des autorités locales, suivi de multiples attaques terroristes.

    Le Centre Médical avec Antenne Chirurgicale de cette ville a refermé ses portes samedi dernier, à cause de l'insécurité, selon la même source.

    Quant à la ville de Titao (Nord), privée depuis plusieurs semaines de nourriture à cause d'un blocus imposé par des groupes armés, elle a été ravitaillée samedi, en produits de premières nécessités, selon toujours l’AIB.

    Le nombre de déplacés internes qui était de 1 902 150 à la date du 30 avril 2022 au Burkina Faso est passé à 1 520 012 à la date du 07 septembre 2022, selon le gouvernement burkinabè qui a expliqué cette baisse de 382 138 personnes par des retours spontanés et le retrait de doublons dans la base de données de référence.