Denir Ismail (directeur du SSB)

  • Turquie : Test réussi pour un nouveau système de défense aérienne à courte portée (SHORAD)

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    Turquie : Test réussi pour un nouveau système de défense aérienne à courte portée
    Le nouveau système turc de défense aérienne à courte portée (SHORAD) Sungur a réussi un test, a annoncé la présidence des industries de la défense (SSB) le 26 février 2021.

    Sur Twitter, le directeur de SSB, Ismail Demir, a révélé que le nouveau système avait atteint une cible aérienne en mouvement à la portée et à l'altitude maximales avec une précision extrême pendant le test.

    Demir a noté que le nouveau système, qui a été développé par le principal entrepreneur militaire turc ROKETSAN, peut être intégré dans des plates-formes terrestres, aériennes et navales.

    Une vidéo du test montre Sungur, qui était monté sur un véhicule blindé Vuran, tirant l'un de ses quatre missiles antiaériens sur une cible en mouvement. Le SHORAD a utilisé son système optique infrarouge pour suivre la cible. 

    Le système a été développé pour fournir une protection antiaérienne mobile à courte portée pour les unités au sol contre les missiles de croisière, les véhicules aériens sans pilote, les aéronefs à voilure fixe volant à basse altitude et les hélicoptères.

    Les missiles Sungur, qui sont guidés par un guidage infrarouge, ont une portée de plus de 6 km, et même 8 km selon les sources.

    En juillet 2020, il a été annoncé que le SHORAD Sungur était prêt à entrer en service dans les forces armées turques. Un système très similaire, l'ALTIGNAN, est déjà en service avec les forces turques.

  • Les États-Unis sanctionnent la Turquie pour l’acquisition des S-400 russes

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    Demir Ismaïl.jpgLes États-Unis ont imposé lundi des sanctions à la Direction des industries turques de la défense (SSB), son président et trois employés, pour punir l’acquisition par la Turquie, membre de l’OTAN, du système antimissile russe S-400. Ankara, qui a fait l’acquisition de ce système de défense antiaérienne et antimissile à la mi-2019, assure que cette arme ne représente aucune menace pour les alliés de l’Alliance atlantique. Washington ne partage pas cet avis et a exclu l’année dernière la Turquie d’un programme d’avions de combats F-35. 

    Les sanctions, publiées par le département du Trésor, en vertu de la section 231 de la loi #CAATSA, prévoient d’interdire la délivrance aux États-Unis de toute licence d’exportation à la SSB. Elles prévoient aussi de geler les avoirs du président de l’agence gouvernementale turque, Ismail Denir (photo), et de trois employés de la SSB, qui seront également interdits de séjour aux États-Unis. Les sanctions américaines auront pour effet, outre l'annulation du partenariat americano-turc sur l'avion F-35,  l'annulation de la modernisation du F-16 et tous les grands programmes de défense en partenariat avec l'OTAN. 

    Le secrétaire d’État US Mike Pompeo a déclaré que l’acquisition des S-400 avait nui à la sécurité du personnel et de la technologie de l’armée américaine, et que Washington avait depuis longtemps alerté Ankara de cet état de fait, et ce « au plus haut niveau ». Il a exhorté la Turquie à régler ce problème en coordination avec les États-Unis, ajoutant qu’Ankara était un allié et un partenaire de sécurité important pour les États-Unis. 

    Lundi 14 décembre, lors d’une réunion de son cabinet, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’était déclaré choqué que Washington s’apprête à aller au bout de sa menace de sanctions. Il a assuré que ni les sanctions américaines ni les sanctions européennes ne dissuaderaient la Turquie de défendre ses droits.

    Le ministère turc des Affaires étrangères a estimé que les sanctions nuiraient aux relations américano-turques et exhorté les États-Unis à corriger cette « grave erreur », ajoutant que la Turquie prendrait des mesures de rétorsion si nécessaire. À Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pour sa part dénoncé des sanctions illégitimes prouvant le mépris des États-Unis à l’égard du droit international.