Daglo Mohamed Hamdan (Hemedti)

  • Soudan : Le vice-président craint une propagation des conflits

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    Mohamed Hamdan Dagalo, %22Hemedti.jpegMohamed Hamdan Daglo "Hemedti" (photo), vice-président du Conseil souverain du Soudan, a souligné que son pays se trouvait à la croisée des chemins en raison de la propagation des conflits et de la croissance des discours de haine et du régionalisme.

    Les déclarations de Daglo sont intervenues lors d'une réunion avec les dirigeants des "administrations indigènes" (chefs tribaux) dans la capitale, Khartoum, selon un communiqué du Conseil de souveraineté de transition.

    Hemedti a souligné la nécessité pour les partis politiques de s'entendre sur une vision unifiée qui réalise les intérêts du pays, d'autant plus qu'aucune élection ne peut avoir lieu sans ces partis.

    Il a ajouté : "Il y a ceux qui rejettent toutes les propositions qui parviennent à la stabilité dans le pays".

    Il mentionné l'initiative des Nations Unies pour résoudre la crise soudanaise, à condition que son président, Volker Peretz, soit un "facilitateur" et non un médiateur entre les parties, et qu'elles ne soient pas hostiles à l'une ou l'autre des parties soudanaises mais s'abstiennent plutôt de s'immiscer dans les affaires intérieures du pays.

    Le 8 janvier, les Nations unies avaient annoncé le lancement de consultations "préliminaires" avec les parties soudanaises en vue de résoudre la crise politique du pays, au cours desquelles plusieurs réunions ont eu lieu avec les forces politiques et civiles.

    Depuis le 25 octobre 2021, le Soudan est secoué par des manifestations contre les mesures exceptionnelles prises par le chef de l'armée, Abdel Fattah Al-Burhan, notamment l'imposition de l'état d'urgence et la dissolution des Conseils de souveraineté et des ministres de transition. Pour les manifestants, il s'agit d'un "coup d'Etat militaire".

    Al-Burhan et le Premier ministre Abdullah Hamdok ont ​​signé le 21 novembre 2021 un accord politique qui prévoyait le retour de ce dernier à la présidence du gouvernement de transition, la formation d'un gouvernement de compétences et la libération des détenus politiques, mais le 2 janvier 2022 Hamdok a démissionné de son poste, à la lumière des protestations rejetant son accord avec Al-Burhan, et exigeant une décision Un civil complet.