Dablo (village)

  • Burkina Faso : 13 terroristes " neutralisés" en une semaine

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    Au moins 13 terroristes ont été " neutralisés" et des dépôts de matériels appartenant à des groupes terroristes détruits par l'armée burkinabè dans la semaine du 9 au 16 août dans des opérations de lutte contre le terrorisme, a-t-on appris lundi soir 16 août 2021 de source officielle.

    Selon le communiqué de l'armée burkinabè faisant le point de la situation des opérations, le 9 août, des individus armés ont attaqué le détachement militaire de Tankoulaou, dans l'est du pays.

    La riposte du détachement et l'opération de ratissage qui en ont suivi, ont permis de "neutraliser 3 terroristes et de récupérer de l'armement, des munitions et divers matériels".

    "Aucune perte n'a été enregistrée du côté de l'armée dans cette attaque" selon la même source.

    Le lendemain, une mission de reconnaissance aérienne a permis de découvrir un plot logistique appartenant à des terroristes dans une forêt dans les environs de Dablo dans le Centre-Nord.

    Le plot logistique sur lequel se trouvait du carburant, du matériel de couchage, des vivres et divers autres matériels, a été détruit, souligne l'armée.

    Le 15 août, suite à l'attaque contre des supplétifs de l'armée dans la localité située à l'est de Kelbo dans le Sahel, une opération aéroterrestre a été conduite pour intercepter et neutraliser les assaillants.

    Le bilan de cette opération est d'"une dizaine de terroristes neutralisés, de l'armement et une quinzaine de motos détruits", indique le rapport de l'armée.

    Lors des opérations menées durant cette semaine, l'armée burkinabè affirme avoir découvert et désamorcé un engin explosif improvisé dans l'est du pays.

    Elle a également organisé un ravitaillement en vivres pour des personnels de structures publiques exerçant dans des zones difficilement accessibles.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est ciblé par des attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

  • Burkina Faso: le prêtre enlevé mardi retrouvé mort

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    Le corps sans vie, de l'abbé Rodrigue Sanon, disparu mardi 19 janvier 2021 sur l'axe Soubagayedougou-Banfora, province de la Comoé (Ouest) à la frontière avec la Côte d'Ivoire, a été retrouvé jeudi dans la même localité, a annoncé l'église catholique dans un communiqué.
     
    "C'est avec une profonde douleur que je porte à la connaissance de tous que le corps sans vie de l'Abbé Rodrigue Sanon a été retrouvé ce 21 janvier 2021 dans la forêt classée de Toumousseni à une vingtaine de kilomètres de Banfora", a déclaré Lucas Kalfa Sanou Évêque de Banfora sans donner plus de détails sur les circonstances du meurtre et ses éventuels auteurs.
     
    Mardi, alors qu'il avait quitté le village de Soubakagnyedougou, pour une rencontre à Banfora, à une vingtaine de kilomètres, le prélat a disparu.
     
    Son véhicule a été retrouvé le lendemain par les forces de défense et de sécurité burkinabè.
     
    Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés.
     
    En plus des civils et des membres des forces de défense et de sécurité, ces attaques visent les lieux de cultes et les leaders religieux de tout bord.
     
    En mars 2019, un prêtre espagnol et quatre douaniers avaient été tués lors d'une attaque attribuée à des djihadistes contre un poste mobile de douane.
     
    Le 12 mai de la même année, six personnes, dont un prêtre, avaient également été tuées lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le centre-nord du Burkina Faso.

  • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique

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    Trois Français ont été condamnés à mort dimanche pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.
    Il s’agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.
    Jusqu’ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d’avoir rejoint l’EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.
    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d’être tués récemment en Syrie.
    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l’EI selon ses « aveux » publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqqa, ancienne « capitale » de l’EI en Syrie.
    Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d’abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au « calife » de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.
    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l’EI a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015.
    Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, la « capitale » de l’EI en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre.
    En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du dimanche 26 mai 2019

    • Burkina: 3 morts dans une nouvelle attaque contre une église – Abonnés
    • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique – Lire l’article
    • Irak : Derniers incidents de sécurité – Abonnés
    • Yémen : les houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport saoudien de Jizane – Abonnés
  • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord du pays

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    Six personnes, dont un prêtre, ont été tués dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires.
    « Vers 09H00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir », a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants « ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts ».
    Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente ».
    « Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste », a ajouté M. Zongo. « Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte ». « L’alerte a été donnée vers 10H00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho« , une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.
    Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises.
    Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).
    D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 mors, selon un comptage de l’AFP. Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la deuxième attaque, en deux mois, d’une église depuis 2015, date des premières attaques.
    Fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso.
    À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés.
    Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des jihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays.
    Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

    Autres articles publiés sur Frontlive-Chrono le dimanche 12 mai 2019

    • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord – Lire l’article
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    • Inde: L’Etat islamique affirme avoir établi une « province » au Cachemire – Abonnés
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