CRISE MIGRATOIRE

  • Crise migratoire : Evolution du nombre de migrants morts en Méditerranée entre 2020 et 2021

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    Selon les estimations de l'ONU, le nombre de migrants décédés en tentant de traverser la Méditerranée au premier semestre 2021 a plus que doublé par rapport à celui de la même période en 2020.
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  • Maroc : Le roi  veut "régler définitivement" la question des mineurs marocains

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    Le roi du Maroc Mohammed VI veut que la question des mineurs marocains en situation irrégulière en Europe, soit "définitivement réglée", a annoncé un communiqué officiel publié mardi à Rabat.

    "Le Maroc est disposé à collaborer, comme il l'a toujours fait, avec les pays européens et l'Union européenne pour le règlement de cette question", affirme le communiqué conjoint des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Cette annonce intervient alors que l'Espagne peine à gérer l'afflux des mineurs dans l'enclave espagnole de Ceuta, après la vague migratoire déclenchée par un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain, en représailles à la décision de Madrid d'accueillir le chef du Front Polisario, Brahim Ghali pour lui permettre de se soigner. Entre le 17 et le 20 mai, environ 10.000 migrants ont rallié illégalement Ceuta sans être empêchés par les autorités marocaines. Il y aurait 1.500 mineurs parmi eux, selon les autorités espagnoles

    Le texte marocain répète "l'engagement clair et ferme" du royaume à "accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés" et attribue les "lenteurs" du processus "à des blocages dus aux procédures complexes dans certains pays européens".

    Madrid a vécu cet épisode "inadmissible" comme un "chantage" : "une chose est claire : lorsque des mineurs sont utilisés comme instrument pour violer les frontières territoriales de l'Espagne, c'est inacceptable", a déclaré samedi la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles.

    Pour Rabat, il s'agit surtout d'"une histoire de confiance et de respect mutuel rompus", avec l'arrivée du chef des indépendantistes sahraouis : un "test pour le partenariat bilatéral" fondé sur la lutte contre la migration illégale et le terrorisme, selon Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères. Visé par deux plaintes pour "tortures" et "génocide", le responsable sahraoui âgé de 71 ans a été entendu mardi par un juge espagnol qui n'a pris aucune mesure coercitive à son encontre, estimant qu'il n'existe "pas de risque de fuite avéré". Rabat, qui considère M. Ghali comme un "criminel de guerre", réclame depuis des jours une enquête "transparente" sur les conditions de son arrivée en Espagne et redoute plus que tout qu'il puisse repartir en toute impunité.

  • L'Etat islamique s'étend en Afrique - La guerre entre Islamisme et Occident prend une dimension mondiale

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    L'Etat islamique fait le forcing  sur l'Afrique australe et en particulier sur le Mozambique. Il étend ses activités avec des unités structurées presque militaires,, grâce auxquelles il parvient à prendre le contrôle de zones entières voire de villes.

    Cette progression de l'organisation islamiste radicale échappe encore à l'attention de l'Europe car la partie sud du continent africain est plutôt «déconnectée» de l'espace médiatique européen. 

    Depuis 2016, nous avons souvent écrit sur a propagation du mouvement jihadiste dans les zones d'Afrique et d'Asie où les interventions du monde occidental sont plus rares et où les capacité sécuritaires des pays concernés par la menace islamique plus réduites.

    L'apparition de groupes affiliés ou se revendiquant de l'Etat islamique  a été facilitée en Afrique pour les raisons suivantes:
    - Absence de contrôle et de mesures de sécurité
    - Présence minimale des forces occidentales
    - De multiples possibilités de financement des groupes terroristes grâce aux ressources naturelles et urbaines
    - Géographie favorable (montagnes, jungle, grottes, etc.) par rapport au Moyen-Orient
    - Accès à l'océan Indien et au golfe Persique (Afrique de l'Est et du Sud-Est).
    - Eloignement des forces occidentales conventionnelles
    - Énorme bassin de recrutement pour les seigneurs de guerre et les mercenaires à des coûts minimes

    Ce qui précède, qui ne sont que quelques-uns des paramètres qui ont favorisé le développement de l'Etat islamique, montre que l'Etat islamique a pu trouver un terrain fertile et très peu d'obstacles, pour son développement.

    Ces groupes qui se réfèrent de l'Etat islamique adhèrent ils vraiment à  l'idéologie djihadiste ? 
    De nombreuses informations disponibles suggèrent que les groupes terroristes africains sont constitués de personnes différentes, issues de races, d'idéologies et de croyances religieuses diverses. La plupart sont probablement des mercenaires, qui sont seulement attirés par un bon salaire et la possibilité de butins. Ils cherchent ainsi à échapper à  la pauvreté à laquelle ils étaient confrontés. Le recrutement de ces groupes islamistes est en cela très différent de celui de l'Etat islamique au Moyen-Orient. Par exemple, il n'y a pas de personnage religieux central (Imam), seulement une référence vague à l'idéologie djihadiste, ce qui donne l'impression qu'elle n'est utilisée que comme excuse pour leurs attaques. En outre, ils ne visent pas spécifiquement les chrétiens ou d'autres groupes idéologiques religieux, sauf dans les zones et les centres urbains qui possèdent une richesse suffisante.
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    *Par exemple, la saisie du port de Mocimboa da Praia (Mozambique / Tanzanie) n'est pas considérée comme importante sur le plan symbolique à caractère islamique. Mais c'est une voie extrêmement importante pour la contrebande qui rapporte des bénéfices, ce qui permet de financer leurs organisations. Dans le même temps, aucune tentative n'a été faite pour imposer la charia. La seule conséquence a été la saisie du port  par des moyens militaires. La même chose s'est également produite lors d'affrontements avec l'armée mozambicaine pour le contrôle des ressources en gaz et des mines de rubis dans la province de Cabo Delgado. Pour le moment, ils sont incapables de s'imposer dans la région, mais le contrôle des ressources spécifiques rapportent environ 50 milliards de dollars par an.
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    *La question qui se pose maintenant est de savoir ce qui va se passer à l'avenir, car les terroristes prétendument liés à l'Etat islamique évoluent d'une manière complètement différente de ce que l'Etat islamique nous a habitués jusqu'ici. 
     Par exemple, ces islamistes africains ont tendance à occuper un centre urbain d'un pays, à piller tout ce qu'ils peuvent, puis à changer de zone et de ville. Une tactique classique des seigneurs de guerre et leurs mercenaires. Ils n'ont pas l'intention non plus de convertir la région à l'islam ou de vouloir établir un califat, comme ce fut le cas dans la région du Levant entre la mi-2010 et 2017.

    Dans un avenir proche, il faut s'attendre à :
    - Une propagation immédiate à d'autres pays d'Afrique subsaharienne mais aussi aux pays situés en dessous de l'équateur sur le continent africain.
    - L'absence d'une force capable de placer des points de contrôle contre l'apparition de cellules islamistes. L'idéal serait qu'un pays ou une combinaison de pays africains dispose d'une armée suffisamment forte et entraînée pour avoir la capacité d'agir sur le plan sécuritaire régional.
    - L'arrêt de l'immigration clandestine. On estime que les terroristes gagnent entre 10 et 20 000 dollars par immigrant grâce à cette seule activité.
    - Le contrôle des routes maritimes à proximité de l'Afrique de l'Est.

    Il convient de noter qu'il existe déjà des indices d'une concentration de groupes terroristes se réclamant de l'islamisme dans l'ouest de l'Ouganda, ainsi que des affrontements à la frontière sud-africaine avec le Mozambique. Ces derniers sont extrêmement préoccupants, car une présence terroriste pourrait devenir très vite préoccupante dans une Afrique du Sud déjà en proie à l'instabilité politique et à la criminalité. L'Afrique du Sud est un point de référence pour le continent. Si Daech parvient à s'y implanter, le problème prendrait une dimension mondiale.
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    Création d'une force de sécurité : Seuls le Nigeria et l'Afrique du sud ont des forces suffisamment puissantes
    Des pays comme le Nigéria et l’Afrique du Sud peuvent jouer un rôle majeur dans la création d’une force de sécurité africaine. Mais cela pourrait créer un changement des équilibres géopolitiques qui affecterait de nombreux intérêts, à la fois sur et hors du continent africain. Pourtant il est clair que pour lutter contre la montée en puissance de l’islamisme radical dans cette région, aucune force traditionnelle ne peut intervenir, pas même les forces montantes (comme  la Chine). Le coût serait énorme étant donné la distance et la nécessité de maintenir constamment des forces dans la région. Le seul moyen serait de soutenir une force locale suffisamment puissante.

    Régler le problème de l'immigration illégale pour tarir les sources de financement du terrorisme islamiste
    C'est un problème gigantesque qui doit être maîtrisé malgré les «cris des humanitaires», même  au sein de l'ONU. Et tant qu’on ne résoudra pas ce problème, les comptes bancaires des organisations terroristes à consonance islamiste augmentent de jour. Le moyen pour garder les populations dans leur pays d’origine est de garantir une stabilité politique et économique durable dans ce pays.
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    Routes maritimes menacées
    Les routes maritimes sont une préoccupation majeure pour les gouvernements et les organisations ces dernières années, car la piraterie et la prise d'otages d'équipages rapportent des milliards de dollars de revenus aux pirates. Dans le même temps, il facilite également tous les types de contrebande et, bien entendu, donne les ressources financières nécessaires au développement de groupes terroristes. En théorie, la mise en place d'une force de sécurité dans la région contrecarrerait la tentative des islamistes de domination maritime, mais cela prendra du temps. C'est probablement le problème le plus difficile à résoudre mais il est nécessaire de le régler avant qu’il ne prenne des proportions incontrôlables. Nous avons déjà  eu une expérience des difficultés et de l'énorme quantité de ressources nécessaires pour lutter contre le piratage au début des années 2010 et en 2020.

    De toute évidence, la propagation de l'Etat islamique en tant qu'idéologie (ou excuse) pour certains groupes de terroristes, a révélé les graves problèmes sécuritaires qui commencent à peine à émerger. Le continent africain est éloigné géographiquement des continents d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, mais cela n'implique pas que les évènements qui s’y déroulent ne vont pas avoir de conséquences sécuritaires graves pour d’autres régions du monde.

    Et pour l'instant, seule la France semble avoir pris la mesure du danger que l'expansion des groupes revendiquant leur affiliation à l'islamisme radical en Afrique représente pour l'Europe.

     

  • Espagne : 150 migrants tentent de passer en force la frontière à Melilla

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    Environ 150 migrants ont tenté de passer en force mardi la haute clôture séparant l'enclave espagnole de Melilla du nord du Maroc et 87 ont réussi à la franchir, ont indiqué les autorités espagnoles.
     
    L'incident s'est produit juste avant l'aube. "87 d'entre eux" ont réussi à entrer en Espagne malgré l'intervention des forces de l'ordre marocaines et espagnoles, a déclaré un porte-parole de la préfecture de Melilla.
     
    Cette tentative de franchissement de la clôture est la plus importante depuis le 20 août, lorsque quelque 300 personnes avaient tenté de passer en force la frontière. Une trentaine de migrants seulement y étaient parvenus et un autre était mort lors de la tentative.
     
    Selon le porte-parole de la préfecture, neuf migrants ont été blessés mardi en voulant passer la clôture et ont été transférés à l'hôpital. Les autres ont été enregistrés dans un centre d'accueil pour migrants. 
     
    Depuis le 1er janvier, 60 migrants ont réussi à franchir illégalement la frontière à Melilla, tandis que 70 autres ont réussi à entrer à Ceuta, autre enclave espagnole située dans le nord du Maroc, d'après les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur. 
     
    Melilla et Ceuta possèdent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique.
     
    Elles sont des points d'entrée privilégiés pour les migrants africains en Europe, qui s'y rendent soit en escaladant la clôture frontalière soit en nageant le long de la côte.  Les postes frontières entre le Maroc et les deux enclaves sont fermés depuis le début de la pandémie en mars.

  • France : Le bateau d'une ONG allemande avec 133 migrants à bord fait route vers la France

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    Le bateau Alan Kurdi de l'ONG allemande Sea-Eye, qui a sauvé 133 migrants en mer samedi, fait route vers le port de Marseille en France après avoir vu ses tentatives de rejoindre les côtes italiennes échouer, a annoncé l'ONG mercredi.

    "L'inaction des autorités italiennes et allemandes nous contraint à cette mesure", a assuré le dirigeant de l'ONG, Gorden Isler, dans un communiqué.

  • Grèce : Incendie du camp de Moria : six migrants afghans interrogés

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    Six afghans, dont deux mineurs, soupçonnés d'être liés à l'incendie qui a ravagé le camp de migrants de Moria sur l'île grecque de Lesbos, doivent être déférés au parquet mercredi, ont indiqué des responsables locaux.

    Les six suspects, dont les plus âgés ont vingt ans, doivent être mis en accusation par le procureur en milieu de journée, ont précisé ces sources. Quatre des migrants avaient été interpellés au cours d'une opération de police lundi sur les routes de cette île, où un énorme incendie a ravagé la semaine dernière le plus grand camp de migrants d'Europe, qui accueillait 12.000 réfugiés. Les deux autres, âgés de 17 ans, avaient été transférés en Grèce continentale lors d'une opération d'évacuation de quelque 400 mineurs non accompagnés, selon l'agence officielle ANA. Ils ont été ensuite arrêtés.

    Des responsables grecs affirment que l'incendie qui a ravagé le camp de Moria, laissant sans abri ses occupants, était prémédité.

    Plus tôt mercredi, 13 migrants ont été détenus sur l'île de Samos après un incendie qui menaçait de s'étendre à un camp de migrants qui abrite plus de 4.700 personnes. La plupart ont été relâchés par la suite, et seuls trois restent sous interrogatoire, a indiqué une source de la police locale à l'AFP.

    Après l'incendie de Moria, les autorités grecques ont érigé à la hâte un camp provisoire à proximité pour reloger les migrants, qui devrait accueillir à terme jusqu'à 9.000 personnes selon la commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, Ylva Johansson.
    Les autorités grecques ont indiqué mercredi qu'un millier de migrants y sont désormais installés. Parmi eux, 25 ont été testés positifs au nouveau coronavirus.

    Des milliers d'autres migrants dorment sur les routes depuis la semaine dernière, avec peu de vivres et d'accès à l'eau sous une chaleur de plomb.

    L'Allemagne a annoncé qu'elle allait accueillir plus de 1.500 migrants venus des îles grecques, dont Lesbos.

  • Frontlive-Chrono – Mardi 16 avril 2019

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    Liste des articles parus sur Frontlive-Chrono le mardi 16 avril 2019

    • Algérie: des étudiants à nouveau dans la rue malgré un fort dispositif policier – Abonnés
    • Bahreïn: 138 personnes condamnées pour « terrorisme », déchues de leur nationalité – Abonnés
    • France: L’incendie de Notre Dame de Paris est vraisemblablement d’origine accidentelle mais on ne peut oublier la série d’incendies criminels et de vandalisme contre des églises – Abonnés
    • Irak : 4 membres de l’État islamique arrêtés à Bagdad avec 600 cartes SIM – Abonnés
    • Libye: 174 morts depuis le début de l’offensive des forces de Haftar sur Tripoli – Abonnés
    • Libye: Des manifestants en gilets jaunes à Tripoli pour dénoncer le « soutien » de Paris à Haftar – Abonnés
    • Libye: Situation militaire en Libye le 16 avril 2019 – Abonnés
    • Libye : OIM, 677 717 migrants identifiés dans le pays – Voir l'article ci-dessous
    • Soudan : le Conseil militaire limoge le procureur général – Abonnés

     

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