Covid19 au Liban

  • Liban: le camp palestinien de Nahr Al-Bared se lève contre la faim

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    Le camp palestinien de Nahr al-Bared, près de la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, a été témoin d'une manifestation populaire massive pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l'échec de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à aider les réfugiés à faire face à la crise économique provoqué par le confinement général au Liban depuis deux semaines.

    Les manifestants ont également dénoncé la négligence des factions palestiniennes à l'égard de la réalité des réfugiés, qu'ils ont qualifiée de détériorante, appelant à une assistance immédiate et urgente pour les aider à faire face à la crise qui  les condamé à la «faim».

    Les militants palestiniens ont mis en garde contre une "intifada de la faim" .

    L'activiste palestinien Abu Ramez Bishtawi a déclaré dans un communiqué de presse que ce qui se passe dans le camp de Nahr al-Bared aujourd'hui reflète la gravité des conditions de vie de la population.

    Une grande partie de la population recherche des associations qui distribuent du pain, car le paquet de pain est devenu hors du pouvoir d'achat de beaucoup.

    Bashtawi a mis en garde contre la colère des habitants du camp, soulignant que les manifestants sont en colère contre tout le monde et contre toutes les personnes qui les négligent, et que personne n'est à leur tête à l'exception de la faim du peuple et de son sentiment d'être marginalisé par les factions (palestiniennes) et l'UNRWA."

    Les manifestants, des jeunes hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées, portaient des banderoles sur lesquelles ils avaient écrit : "Ne nous laissez pas avoir faim, marchands de crise."

    Il est à noter que la manifestation à Nahr al-Bared est la première du genre dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban depuis l'aggravation de la crise, en particulier depuis le confinement général imposé au pays et qui s'ajoute  aux explosions sociales dans le pays. Les habitants libanais de Tripoli protestent également contre l'effondrement de la vie économique, la hausse des prix provoqué parl'effondrement du taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar.

     

     

     

     

  • Liban : Nouveaux heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Tripoli, tirs de lacrymogènes

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    De nouveaux heurts ont été signalés jeudi vers 16h30 à Tripoli, au Liban-nord, entre des dizaines de manifestants et les forces de l'ordre. Il s'agit du quatrième jour consécutif de manifestations violentes contre le confinement général et la détérioration des conditions de vie, avec des heurts qui ont déjà fait un mort et des centaines de blessés, parmi lesquels 41 soldats et officiers. A noter que les manifestants ont lancé, mercredi, plus de 300 cocktails Molotov et trois grenades de fabrication russe.

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    Pour repousser les manifestants, les forces de l'ordre ont tiré jeudi, plusieurs grenades lacrymogènes contre les manifestants, tandis que ces derniers répliquaient en leur lançant divers projectiles. Un groupe d'entre eux tentait de pénétrer dans l'enceinte du Sérail gouvernemental de la ville, qui était toutefois encerclé de fils barbelés et gardé par des militaires postés sur son toit.

    Depuis lundi, les manifestations prennent chaque soir un tour violent à Tripoli et dégénèrent en affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants, qui protestent contre le prolongement du confinement sanitaire. Les mesures strictes mises en place pour ce bouclage total privent en effet de nombreux citoyens, parmi lesquels de nombreux journaliers,  de leurs revenus et l'Etat n'a encore fourni aucune compensation ou aide aux personnes fragilisées. Tripoli était déjà l'une des villes les plus pauvres du Liban avant la flambée du nouveau coronavirus.

  • Liban : La double explosion du port de Beyrouth a endommagé 601 bâtiments historiques de Beyrouth

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    601 bâtiments historiques endommagés
    Mercredi 12 août, le ministre libanais de la Culture Abbas Murdata a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré que 601 bâtiments historiques de Beyrouth avaient été endommagés par l'explosion.
    Selon lui, environ 70 bâtiments sont en mauvais état et peuvent s'effondrer à tout moment.
    Le ministère craint que les promoteurs, profitant de la situation, n'achètent ces bâtiments pour les démolir et faire une opération immobilière à leur place. Pour éviter cela, une interdiction temporaire a été introduite sur la vente de bâtiments historiques dans le centre de Beyrouth.
    Pour rassurer les propriétaires des maisons endommagées, Abbas Murdata a déclaré que la restauration aux frais de l'Etat commencerait dans les semaines à venir.

    Le coût des dégâts dépasse les 15 milliards de dollars, selon le président libanais
    Le coût des dégâts causés à Beyrouth par l'explosion meurtrière et dévastatrice au port dépasse les 15 milliards de dollars, a annoncé mercredi le président du Liban Michel Aoun.
    "Les estimations préliminaires pour les pertes essuyées (après) l'explosion au port dépassent les 15 milliards de dollars", a assuré le président libanais lors d'un entretien téléphonique avec le roi d'Espagne Felipe VI, selon le compte Twitter de la présidence.

    Sur 55 structures médicales évaluées, plus de la moitié "hors service", selon l'OMS
    Plus de la moitié des 55 structures médicales de Beyrouth évaluées, parmi lesquelles trois des principaux hôpitaux de la capitale libanaise, sont "hors service", a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Après évaluation, "nous savons qu'un peu plus de 50% de ces établissements sont hors service" du fait de la gigantesque explosion du 4 août, a déclaré Richard Brennan, directeur régional des urgences de l'OMS, lors d'une conférence de presse au Caire. Trois des principaux hôpitaux de Beyrouth sont concernés, et trois autres ne fonctionnent qu'à capacité réduite, selon lui. "Cela veut dire que nous avons perdu 500 lits."
    M. Brennan a appelé les autorités et leurs partenaires à "rétablir les capacités de ces établissements au plus vite" pour répondre aux besoins du pays afin de faire face également à la pandémie de Covid-19 et aux autres urgences médicales.
    Selon Iman Shankiti, représentante de l'OMS pour le Liban, les unités de soins intensifs et les lits épargnés sont occupés par les blessés graves. L'explosion combinée à la pandémie auront un "impact sur les capacités d'hospitalisation au Liban", notamment dans les services de réanimation, selon elle.

    Record de contaminations à la Covid-19
    Mardi, un record quotidien de contaminations au nouveau coronavirus a été enregistré au Liban: 309 cas et sept décès. Au total, 7.121 cas, dont 87 décès, depuis février, selon un dernier bilan officiel. La pandémie de Covid-19 avait été maîtrisée dans un premier temps mais les cas sont repartis à la hausse après la réouverture de l'aéroport international de Beyrouth le 1er juillet et la levée progressive des mesures de confinement. Le gouvernement avait décrété un re-confinement provisoire en deux temps fin juillet, mais avait annulé cette mesure après l'explosion au port.