Courant Patriotique Libre (CPL)

  • Liban: Hariri à nouveau convié à former un gouvernement

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    La tâche de former un nouveau gouvernement pour le Liban a été confiée à Saad Hariri, l'ancien Premier ministre qui a démissionné à la suite de la vague de manifestations qui a débuté le 17 octobre 2019. Pour Hariri, ce sera son quatrième mandat.

    Les consultations entre le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, et les blocs parlementaires avaient débuté dans la matinée du jeudi 22 octobre, au palais présidentiel de Baabda. Bien que ce soit une hypothèse envisagée pendant des semaines, il y a eu plusieurs voix hostiles à la nomination de Hariri, principalement de la part des partis chrétiens maronites, tels que le Mouvement patriotique libre et les Forces libanaises. Malgré cela, Hariri a réussi à obtenir 65 voix, sur un total de 120, et à être nommé Premier ministre pour la quatrième fois depuis le 14 février 2005, jour de l'assassinat de son père, Rafiq Hariri. Une fois le nouvel exécutif formé, le président Aoun fera usage de son droit constitutionnel et ce sera lui qui acceptera ou refusera la formation ministérielle proposée ou demandera la modification de certaines personnalités désignées.

    Poussé par la forte mobilisation populaire d'octobre 2019, Saad Hariri avait été contraint de démissionner le 19 décembre de la même année, laissant le Liban dans une impasse politique croissante et persistante, qui a ajouté à une grave crise économique et financière, la pire depuis la guerre civile de 1975-1990. La situation a été encore exacerbée par l'explosion du port de Beyrouth le 4 août, considérée comme «l'étincelle qui a brisé le dos du chameau». La mission de Hariri sera de regagner la confiance non seulement de la population libanaise, qui n'a jamais cessé de se plaindre de conditions de vie et sociales de plus en plus précaires et de la corruption endémique parmi les classes politiques au pouvoir, mais aussi des donateurs internationaux, y compris la France et le Fonds monétaire international (FMI),

    Ces dernières semaines, Hariri s'est montré en faveur de la « feuille de route» française , présentée par le président Emmanuel Macron au lendemain de l'explosion de Beyrouth. Comme l'a également rappelé son discours à l'issue de la nomination, le 22 octobre, la tâche du Premier ministre sera de mettre en œuvre les réformes économiques, financières et administratives contenues dans le document esquissé par Paris. Pour le Premier ministre réélu, «l'initiative française» est le seul moyen viable de reconstruire Beyrouth de la manière la plus rapide et la plus sûre, ainsi que la «seule et dernière» carte qui puisse être jouée pour éviter l'effondrement. "Je vais me concentrer sur la formation rapide d'un gouvernement", a déclaré Hariri.

    Cela signifie former une équipe indépendante et non partisane composée de spécialistes. Selon certains, l'hypothèse d'un compromis avec certaines forces politiques, dont le duo chiite Amal-Hezbollah, soupçonné d'être responsable de l'échec de l'ancien Premier ministre, Mustapha Adib, démissionnaire le 26 septembre, ne peut être exclue. Lors des consultations du 22 octobre, les parties susmentionnées n’ont pas voté en faveur de Hariri. Pour cette raison, certains soutiennent qu'Hariri ne pourra obtenir le plein soutien du Hezbollah que s'il répond aux demandes déjà formulées précédemment auprès de Mustapha Adib, à savoir l'attribution de portefeuilles ministériels à des personnalités chiites, dont le ministère des Finances.

    Même après les manifestations de 2019 et sa démission, Hariri, selon certains, a continué à représenter le candidat le plus fort, qui, plus que d'autres, était destiné à occuper un poste qui, selon le système sectaire libanais, doit être pourvu par un représentant sunnite. Cependant, le retour de Hariri sur la scène libanaise représente également un défi pour les groupes militants toujours engagés dans la révolte nationale contre la classe politique du pays. "Le retour de Hariri est le point culminant de la contre-révolution", a déclaré Nizar Hasan, militant politique du groupe indépendant Li Haqqi. "Un pilier de l'establishment politique, un multimillionnaire représentant les banques et les intérêts étrangers, et un symbole de gouvernance inefficace et corrompue", a poursuivi l'activiste.

    Le Hezbollah opposé à la formation d'un gouvernement "restreint"
    Le groupe parlementaire du Hezbollah s'est dit vendredi opposé à la formation d'un gouvernement "restreint", estimant que chaque ministre ne devrait être en charge que d'un seul portefeuille, appelant le Premier ministre désigné Saad Hariri à "s'entendre avec tous les groupes" pour la mise sur pied de son cabinet.

    "Nous avons conseillé que chaque ministre ne soit chargé que d'un seul portefeuille, afin qu'il puisse être plus productif et qu'il puisse résoudre efficacement les différentes crises" qui le concernent, a souligné le député Mohammad Raad à l'issue d'une réunion avec Saad Hariri, lors des concertations non-contraignantes sur la formation du futur cabinet, au Parlement. Selon le Hezbollah, le cabinet ne devrait donc pas être "réduit" et devrait être composé de 22 à 24 ministres. M. Raad a encore indiqué avoir "recommandé" au leader sunnite de "s'entendre avec tous les blocs et toutes les forces politiques" lors des tractations gouvernementales, afin "de renforcer" sa future équipe et de garantir la mise en œuvre des différentes décisions qu'elle prendra. 

    Interrogé par une journaliste sur les appels à des ministres "experts" ou "technocrates", M. Raad s'est contenté de lancer : "Cette question est désormais derrière nous".

  • Liban : Consultations reportées sur la nomination du Premier Ministre

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    Le président libanais Michel Aoun a reporté d'une semaine les consultations parlementaires sur la nomination d'un nouveau Premier ministre, qui devaient débuter le 15 octobre. Selon son service de presse, cela a été fait à la demande de certains partis politiques.

    Le principal candidat au poste de Premier ministre est à nouveau Saad al-Hariri qui a dirigé le gouvernement à plusieurs reprises dans le passé. Au cours des consultations, Aoun était censé s’assurer qu’il avait le soutien politique nécessaire.

    Cependant, au cours des dernières 24 heures, deux grands partis chrétiens ont refusé de soutenir sa candidature. Le chef du Courant Patriotique Libre (CPL), Gibran Bassil, a déclaré qu'il s'opposerait à al-Hariri. Le chef des forces libanaises, Samir Geagea, a déclaré qu'il ne soutiendrait personne. Le chef de la communauté druze Walid Joumblatt a également refusé son soutien à al-Hariri.

    Rappelons que le 10 août, après l'explosion dans le port de Beyrouth, le cabinet du Premier ministre Hassan Diyab avait démissionné. Son successeur désigné, Mustafa Adib, a été contraint de démissionner après avoir été incapable de former un gouvernement.

     

  • Liban : Des inconnus tirent en l'air devant le siège du parti chrétien des Kataëb

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    Des inconnus ont tiré en l'air mercredi matin devant le siège du parti chrétien des Kataëb, dans le quartier de Saïfi à Beyrouth, a rapporté le bureau de presse du parti.

    "Les organes sécuritaires enquêtent sur les circonstances de cet incident", a souligné le parti dirigé par Samy Gemayel dans un bref communiqué.

    Selon la chaîne locale d'informations LBCI, sept coups de feu ont été tirés avec une arme d'assaut, en provenance d'une voiture noire de marque BMW, aux environs de 5h du matin.

    Lundi soir, en marge d'une commémoration de l'assassinat de l'ancien président Bachir Gemayel, des tensions avaient éclaté et des coups de feu tirés devant le siège du Courant patriotique libre (CPL), au centre Mirna Chalouhi à Sin el-Fil, à l'est de Beyrouth, entre des partisans du CPL et des Forces libanaises.

  • Liban : Mustafa Adib nommé Premier ministre

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    Adib Moustapha.jpgLe président libanais Michel Aoun a officiellement confié la formation du gouvernement à l'ancien ambassadeur du Liban à Berlin, Mustafa Adib (photo). Sa candidature a été soutenue par des représentants des mouvements politiques opposés.

    "Le moment n'est plus aux paroles et aux promesses, mais à l'action. Chacun doit prêter son concours à la restauration du Liban. Le souci de l'avenir du pays unit tous les Libanais", a déclaré Adib après avoir rencontré le président Aoun et le président du Parlement Nabih Berri.

    Depuis le palais présidentiel, l'homme politique s'est rendu dans les zones les plus touchées par l'explosion dans le port de Beyrouth. Cette explosion a été prise par les Libanais comme une preuve de l'effondrement de l'appareil d'État et a conduit à la démission du gouvernement précédent, dirigé par Hassan Diyab.

    La candidature a été soutenue à la fois par le mouvement sunnite pro-occidental Al-Mustaqbal de Saad Hariri, le Hezbollah chiite, et le mouvement chrétien Courant Patriotique Libre (CPL) de Michel Aoun. Il est également soutenu par le président français, qui doit arriver à Beyrouth pour la deuxième fois en un mois.

  • Liban : 4 députés démissionnent du Parlement

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    La députée Paula Yacoubian (photo) a annoncé sa démission du Parlement libanais, à la suite de l'explosion dans le port de Beyrouth, qui a fait 158 morts et plus de 6 000 blessés.
    Il s'agit de la deuxième démission d'un député au Parlement libanais après l'attentat de Beyrouth, où le député du bloc «Rencontre démocratique» dirigé par Timur Joumblatt, Marwan Hamadeh, a annoncé sa démission.
    Le leader druze, Walid Joumblatt, a confirmé, lui, que son bloc parlementaire ne démissionnerait pas du parlement, afin de ne pas permettre au Mouvement patriotique libre (le parti du président de la République) et au Hezbollah de dominer le parlement.
    En revanche, des informations ont indiqué au journal libanais "An-Nahar" que les députés des Kataeb s'apprêtaient à annoncer leur démission du Parlement après les obsèques du secrétaire général du parti Kataeb, décédé après l'explosion du port.
    Le bloc Kataeb est composé de 3 députés: Sami Gemayel, chef du Parti Phalange, Nadim Gemayel, fils du défunt président libanais Bashir Gemayel, et Elias Hanakish

  • Liban: Appels à la grève générale et la fermeture des routes à partir de plusieurs régions du pays

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    Des appels à la fermeture des routes et à la grève générale étaient lancés dimanche en début de soirée, depuis différentes régions du Liban où étaient rassemblés sur les places publiques des milliers de manifestants qui réclament depuis le 17 octobre la chute de toute la classe dirigeante.
    Dans le centre-ville de Beyrouth, à Saïda et dans les villages de Halba et Aabdé, dans le Akkar, les représentants de certaines organisations locales menant le mouvement de révolte ont appelé à la fermeture de tous les commerces et administrations et au blocage des routes à partir de lundi, et ce jusqu’à ce que soit formé un nouveau gouvernement.
    Ces appels étaient également lancés sur les réseaux sociaux, accompagnés de « #Non aux atermoiements »
    Rassemblement des partisans du CPL à Baabda en soutien du président Aoun
    Le regain d’intensité de la contestation intervient alors qu’un rassemblement avait été organisé, dimanche midi, des partisans du Courant Patriotique Libre (CPL) à Baabda, en soutien du président Michel Aoun et au chef du CPL, Gebran Bassil, tous les deux cibles privilégiées des manifestants. Ces deux derniers ont prononcé un discours pour l’occasion.
    « Les Libanais ont perdu confiance en l’État. Nous devons restaurer cette confiance », a lancé Michel Aoun, devant ses partisans.
    « Cette révolution doit rester la révolution contre l’injustice, sinon elle s’effondrera », avait averti Gebran Bassil, quelques minutes avant le président.
    « Vous dites « Tous, c’est à dire tous », mais tout le monde n’est pas corrompu. Si vous vous en prenez à tout le monde, les corrompus et les autres, il ne peut pas y avoir de reddition des comptes. Nous ne devons pas être la cible des symboles de la corruption, et celle de leurs victimes », a ajouté M. Bassil. « Au lieu de bloquer la route aux citoyens en érigeant des barrages, qui nous rappellent le temps de la guerre et des milices, coupons la route aux corrompus et à ceux qui ne votent pas les lois contre le recouvrement des fonds volés, la levée de l’immunité et du secret bancaire », a-t-il également dit.
    Importante mobilisation à Nabatiyé malgré les pressions exercées sur les manifestants
    Des centaines de personnes ont manifesté dimanche à Nabatiyé, scandant « le peuple veut la chute du régime », malgré les pressions exercées au cours des derniers jours sur les protestataires.
    Les protestations avaient baissé d’intensité au cours de la semaine écoulée, notamment en raison des pressions exercées sur les manifestants dans cette zone où le Hezbollah et le mouvement Amal sont prépondérants.
    « C’est une nouvelle intifada à Nabatiyé », a affirmé un manifestant qui a requis l’anonymat. « C’est une des plus grandes manifestations dans la ville », a déclaré un autre protestataire. « Nous sommes revenus dans la rue aujourd’hui, après une semaine au cours de laquelle le mouvement avait baissé d’intensité, en raison des pressions et aussi parce que les gens avaient du travail », a-t-il expliqué.
    Les protestataires s’étaient rassemblés en petit nombre dès le matin près du Sérail gouvernemental, et leur nombre a grossi au cours de la journée. A midi, ils ont organisé un déjeuner villageois traditionnel sous une tente, avant d’effectuer une marche commune avec les manifestants du village voisin de Kfar Remmane en direction de la branche de la Banque du Liban à Nabatiyé, répétant « A bas le règne des banques ».
    Le nombre de protestataires a augmenté en soirée, notamment en raison de la présence du chanteur engagé Khaled Habre qui a donné un concert improvisé au carrefour de Kfar Remmane. Dimanche dernier, Marcel Khalifé avait également drainé des foules lorsqu’il était venu se solidariser avec les manifestants.
    Certains protestataires ont confié avoir reçu au cours des derniers jours des appels téléphoniques ou des messages sur la messagerie instantanée Whatsapp les mettant en garde contre toute participation aux rassemblements. D’autres ont été traités sur les réseaux sociaux de traîtres ou d’agents à la solde d’Israël ou de certaines ambassades, recevant de l’argent de l’étranger pour conduire un mouvement contre le pouvoir ou le Hezbollah.
    Mardi dernier, 25 personnes avaient été blessés lorsque des fonctionnaires du conseil municipal de Nabatiyé, affilié au Hezbollah, avaient attaqué les manifestants.
    Plus de 3.000 manifestants rassemblés sur la place Élia de Saïda
    Quelque 3.000 manifestants se sont rassemblés dimanche en fin de journée sur la place Élia, rebaptisée place de la Révolution du 17 octobre, dans le centre-ville de Saïda (Liban-Sud), épicentre de la contestation dans cette ville, qui a connu au cours des derniers jours plusieurs échauffourées entre les protestataires et les forces de l’ordre.
    Selon Mountasser Abdallah, correspondant de l’OLJ, les manifestants se sont rassemblés sur cette place stratégique, brandissant des drapeaux libanais et au son des chants révolutionnaires, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à des manifestations de grande ampleur sur toutes les places du Liban pour « le dimanche de l’unité ». Ils ont bloqué les accès à cette place et ont paradé avec un énorme drapeau libanais, de près de 40 mètres de long.
    Les protestataires ont également organisé un convoi d’une centaine de voitures qui ont sillonné les rues de la ville, drapeaux libanais flottant au vent.
    A plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée, les manifestants dans la capitale du Liban-Sud avaient été forcés d’évacuer la place Élia au cours des derniers jours, à la faveur d’échauffourées avec l’armée qui avaient fait plusieurs blessés.
    Plusieurs centaines de personnes manifestent dans une ambiance festive à Baalbeck
    A Baalbeck, dans la Békaa, quelque 500 personnes ont manifesté sur la place Khalil Moutran selon des habitants, dans une atmosphère festive au son de chansons patriotiques, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à une mobilisation massive dans le cadre d’un « dimanche de l’unité ».
    Hommes et femmes étaient rassemblées sur la place Moutran de cette localité considérée comme une zone d’influence du Hezbollah, brandissant des drapeaux libanais et appelant à la « Révolution ».
    A Baalbeck, les manifestations avaient baissé d’intensité au cours des derniers jours.
    Madi K, le « DJ de la révolution », au centre-ville de Beyrouth ce soir
    Mahdi Karimeh, connu sous le nom de DJ Madi K, et rebaptisé « le DJ de la révolution » depuis qu’il a fait danser les manifestants de Tripoli, dans la nuit du 19 octobre, officie ce dimanche soir depuis 18h dans le centre-ville de Beyrouth. L’annonce a été faite sur le compte Instagram du Tripolitain de 29 ans.
    Alors que samedi soir, c’est Tripoli qui a maintenu la flamme de la révolution, avec des milliers de manifestants, certains venant de Beyrouth et d’autres régions du Liban, rassemblés sur la place al-Nour, un grand rassemblement a lieu ce dimanche, à partir de 16h, dans le centre-ville de Beyrouth. Un nouveau rassemblement anti-pouvoir placé sous le slogan du « dimanche de l’unité » et où sont attendus des manifestants de tout le pays.



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  • Liban: Deux morts et deux blessés lors de tirs sur le convoi du ministre Gharib dans la caza d’Aley

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    Deux personnes sont décédées et deux autres ont été blessées dimanche en fin de journée dans le caza d’Aley lors d’échanges de tirs visant le convoi du ministre libanais d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib. Les tirs étaient en fait dirigés contre le convoi du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, chef du Courant Patriotique Libre et beau-frère du président Aoun. Les partisans du Parti socialiste progressiste (PSP), de Walid Joumblatt, voulaient empêcher la visite de Gebran Bassil dans la région d’Aley, au Mont-Liban. Des manifestations des partisans druzes du PSP avaient été organisées dans plusieurs villes et villages de la région et de nombreuses routes menant à la ville de Kfarmatta, que Basil était sensé visiter, avaient été barrées et la circulation interrompue. Des échauffourées éclataient entre les habitants druzes du village de Kfarmatta et des militaires, les habitants refusant de laisser passer le convoi de M. Basil dans la localité.
    Lorsque le convoi de M. Gharib , qui appartient au parti démocrate libanais allié de Gebran Basil, a atteint la localité de Qabr Chamoun, « il y a eu des frictions suivies de tirs ». Le véhicule de M. Gharib s’est soudain retrouvé au centre d’une fusillade avec des partisans du PSP. Trois des gardes du corps du ministre, Karim Gharib, Rami Salmane et Samer Abi Faraj, ont été blessés et les deux derniers sont morts de leurs blessures à l’hôpital. Un membre du PSP, Samer Ghosn, a également été blessé par les tirs de riposte en provenance du convoi du ministre.
    Cet incident intervient alors que la tournée du chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, dans le caza de Aley a été marquée par des échauffourées entre les habitants du village de Kfarmatta et des militaires, les habitants refusant de laisser passer le convoi de M. Bassil dans la localité.
    Selon des informations de la chaîne de télévision locale LBCI, M. Gharib avait rejoint Gebran Bassil dans la localité de Chemlane, où il a été décidé d’annuler la visite du chef du CPL à Kfarmatta, en raison des échauffourées avec les habitants. C’est à son départ de cette réunion avec M. Bassil que le convoi de Saleh Gharib a été pris pour cible par des tireurs.
    Selon un source du Parti Démocrate Libanais, du député Talal Arslane, rival du chef du PSP Walid Joumblatt, la fusillade était « un piège armé et une tentative d’assassinat de Gebran Bassil ». « Ceux qui ont ouvert le feu sont des partisans du PSP et et ils ne savaient pas que le convoi qu’ils ont visé était celui du ministre Gharib », a ajouté cette source à la chaîne de télévision locale LBC.
    Une source au sein du PSP a quant à elle affirmé que c’était les gardes du corps de Saleh Gharib qui avaient tiré en premier, alors que des jeunes essayaient de retirer des pneus enflammés placés sur la route.