COREE DU SUD

  • Qatar Petroleum signe un autre contrat de 1,9 milliard

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    Le  Qatar Petroleum , la compagnie pétrolière d'État du Qatar, a annoncé, lundi 1er mars, avoir signé un contrat avec la société coréenne Samsung C & T Corporation pour l'expansion des installations de stockage et le chargement de gaz naturel liquéfié (GNL) situé à l'intérieur de la ville industrielle de Ras Laffan. L'accord fait partie du projet North Field East (NFE), relatif au plus grand champ de gaz naturel non associé au monde.

    Selon ce qui a été précisé par la société qatarie, le contrat signé, d'une valeur de 1,9 milliard de dollars, comprend des opérations «d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction» (EPC). Il a été signé par le ministre d'État à l'Énergie, ainsi que par le président-directeur général de Qatar Petroleum, Saad Sherida al-Kaabi, et Oh Se-chul, président-directeur général de Samsung C&T, lors d'une cérémonie qui s'est tenue le 1er mars au siège de la société qatari, en présence de hauts fonctionnaires de Qatar Petroleum et de Qatargas. Comme spécifié par Qatar Petroleum lui-même, le contrat, attribué sur une base forfaitaire, est le deuxième type EPC onshore pour le projet NFE. Le premier a été atteint le 8 février avec CTJV, la joint-venture entre TechnipFMC et Chiyoda, et envisage la construction de quatre lignes avec les infrastructures associées qui leur sont associées.

    La signature du deuxième contrat en un mois pour l'extension des installations de stockage et de chargement de GNL représente une nouvelle étape importante pour Doha, qui vise à augmenter sa capacité de production de gaz naturel. En outre, les deux contrats représentent l'aboutissement d'un travail de conception entrepris depuis début 2018. Une fois achevé, North Field East devrait permettre au Qatar de passer de 77 millions à 110 tonnes par an de GNL. La deuxième phase d'expansion, relative au projet North Field South (NFS), permettra ensuite d'augmenter encore la capacité de production de 110 à 126 tonnes d'ici 2027.

    Comme l'a souligné al-Kaabi, les contrats permettront à Doha de renforcer de plus en plus sa position de producteur de GNL le plus grand et le plus fiable au niveau international. C'est le ministre lui-même qui a précisé que les contrats signés prévoient l'extension des infrastructures existantes nécessaires pour garantir la sécurité des opérations de chargement et la livraison en temps voulu du GNL aux «clients internationaux du monde entier».

    Le soi-disant North Field a des réserves qui s'élèvent à plus de 900 billions de pieds cubes standard, soit environ 10% des réserves mondiales. Le champ, partagé par l'Iran et le Qatar, est situé au large de la côte nord-est de la péninsule du Qatar et couvre une superficie de plus de 6 000 kilomètres carrés, soit environ la moitié de la superficie du pays du Golfe. Le développement d'une telle ressource est considéré comme une étape importante dans la croissance économique de Doha. Ce dernier, pendant plus de vingt ans, a été le seul à investir dans North Field, les sanctions américaines empêchant l'Iran d'exploiter son côté du champ gazier, surnommé South Pars par Téhéran.

    Les grandes entreprises énergétiques ont attendu une dizaine d'années une nouvelle opportunité d'investissement au Qatar, qui a jusqu'à présent gelé de nouveaux projets de développement pour garantir que North Field puisse maintenir les niveaux de production prévus. Exxon, Shell, Total et ConocoPhillips participent aux terminaux méthaniers du Qatar depuis que le pays s'est lancé dans l'aventure pour devenir un acteur majeur du secteur il y a vingt ans. Cependant, selon des sources qui ont participé aux négociations le 8 février, les perspectives des prix du gaz naturel ont conduit les grandes entreprises à abaisser leurs attentes en matière de taux de rendement pendant la phase d'expansion au Qatar. Pour contribuer à la baisse des attentes, il y a aussi le lancement de projets au niveau international, du Canada au Mozambique en passant par le Nigéria,

    Dans ce contexte, les contrats signés par Qatar Petroleum avec des acheteurs pakistanais et bangladais remontent à février. Avec le premier, sur le long terme, la société qatari s'est engagée à fournir au Pakistan 3 millions de tonnes de GNL par an, ce qui porte la quantité totale expédiée de Doha à 6,75 millions de tonnes par an, jusqu'en 2031. Le second accord, sur le d'autre part, a été signé par l'intermédiaire du néerlandais Vitol et prévoit la fourniture de 1,25 million de tonnes de GNL par an au Bangladesh.

  • Iran : Les Gardiens de la Révolution Islamique saisissent un pétrolier battant pavillon sud-coréen

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    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont saisi lundi 4 janvier 2021 un pétrolier battant pavillon sud-coréen dans les eaux du Golfe, l'accusant d'avoir violé "les lois sur l'environnement marin", selon son site officiel. 
     
    "Un navire propriété de la Corée du Sud a été saisi ce matin par (la marine) de la force" des gardiens, est-il indiqué sur leur site officiel Sepahnews, dans un contexte de tensions grandissante dans le Golfe entre Téhéran et Washington. Sepahnews fait état de l'arrestation des membres de l'équipage de nationalités sud-coréenne, indonésienne, vietnamienne et du Myanmar, sans plus de détails. "Ce pétrolier était parti du port d'el-Jubail en Arabie saoudite et a été saisi pour violation répétée des lois sur l'environnement marin", ajoute-t-on de même source. Sepahnews écrit que le navire bat pavillon sud-coréen et porte le nom "Hankuk Chemi", précisant qu'il transportait 7.200 tonnes de "produits chimiques pétroliers".
     
    La saisie est intervenue à la demande de l'organisation maritime de la province d'Hormozgan et sur ordre du procureur de la province, ajoute le site des Gardiens. Une photo publiée par Sepahnews semble montrer trois vedettes et une patrouille approchant le pétrolier. Sepahnews ne précise pas où le pétrolier a été saisi ni vers quel lieu il a été transféré. L'agence Fars avait auparavant indiqué que le navire avait "été saisi dans les eaux du Golfe (...) et transféré vers les ports du pays".

    La Corée du Sud envoie une unité anti-piraterie dans le Golfe
    La Corée du Sud a envoyé une unité navale anti-piraterie dans le Golfe à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon sud-coréen, a indiqué lundi le ministère de la Défense.
     
    Le ministère "a dépêché immédiatement le Cheonghae dans les eaux proches du détroit d'Ormuz après avoir reçu un rapport sur la saisie de notre navire commercial par l'Iran", indique le communiqué du ministère.