Contingent militaire béninois

  • Mali : Le Bénin veut retirer ses troupes engagées au sein de la Minusma - La relève du contingent sénégalais bloquée par le Mali

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    Le Bénin, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a annoncé samedi 21 mai 2022 qu'il allait retirer ses 140 soldats engagés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) d'ici novembre 2023.

    Agbénonci a fait part de la décision de son pays dans une lettre adressée au secrétariat général des Nations Unies.

    Le chef de la diplomatie béninoise a souligné que son pays « est confronté ces derniers temps à une situation sécuritaire inquiétante du fait des actes de terrorisme orchestrés à ses frontières nord par des hommes armés non identifiés ».

    Face à cette situation, souligne-t-il « il est urgent que le Bénin déploie toutes les compétences humaines, matérielles et logistiques requises ».

    « Le Bénin va d'ici novembre prochain retirer ses 140 hommes qui composent une base de la police à Kidal, dans le nord du Mali. Ensuite, les 250 militaires qui constituent un régiment de l'infanterie basés à Sénou, en périphérie de la capitale malienne Bamako, seront rapatriés en novembre 2023 », a-t-il annoncé.

    A noter que depuis près de quatre ans, le Bénin est devenu la cible des attaques de groupes djihadistes.

    Le gouvernement malien bloque la relève des militaires sénégalais de la Minusma
    Les éléments du 10e bataillon présent sur zone doivent être relevés par ceux en provenance de Dakar. Mais depuis un mois, ils sont bloqués en terre malienne. La relève ne pouvant pas quitter la capitale sénégalaise pour survoler le territoire malien.

    Le Quotidien, qui donne l’information dans son édition de ce vendredi, croit savoir qu’il s’agit d’une mesure de réciprocité appliquée par la junte malienne contre un pays membre de la CEDEAO, qui a suspendu de ses instances et isolé le Mali.

    Le journal a obtenu la confirmation du blocage auprès d’une source anonyme de l’Armée nationale et du porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado. Mais ces derniers ne se sont pas avancés quant aux causes profondes de la situation.

    «Le contingent est toujours là et celui qui est au Mali attend la relève», s’est contenté de déclarer un officier supérieur sénégalais interrogé par Le Quotidien.

    Salgado acquiesce : «Tous les vols utilisés pour la relève des troupes à destination ou en provenance du Mali sont soumis aux autorisations de survol et d’atterrissage du gouvernement malien. Nous poursuivons activement nos démarches auprès des autorités maliennes sur la base des arrangements qui gouvernent le déploiement et les opérations de la Minusma.»

    Toutefois, regrette le porte-parole de la Minusma, le retard dans le déploiement des Casques bleus sénégalais affecte «le moral des troupes concernées (et) leur efficacité opérationnelle».