Conseil Militaire de Manbij

  • Syrie : Six personnes tuées par la police kurde dans des manifestations à Manbij

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    Six personnes ont été tuées par des tirs de la police kurde locale à Manbij et ses environs, ville majoritairement arabe du nord de la Syrie, qui a connu deux jours de heurts et de manifestations contre la conscription obligatoire, a rapporté mercredi 2 juin 2021 une ONG.

    Les accrochages meurtriers ont secoué lundi et mardi Manbij et des villages environnants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), poussant les autorités locales à annoncer mercredi une suspension de la conscription. Ces affrontements, dans une région majoritairement arabe mais avec une présence kurde, illustrent les limites de l'administration semi-autonome kurde face au mécontentement populaire, attisé par les difficultés économiques marquées par des pénuries de carburant et de matériaux de construction.

    "Six manifestants ont été tués en 48 heures par des tirs des forces de sécurité (...) durant des manifestations organisées contre la conscription obligatoire", a indiqué l'Observatoire après avoir fourni un premier bilan de quatre morts.

    La conscription dure environ un an et vient grossir les rangs d'une unité sous les ordres des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition militaire arabo-kurde, a expliqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Après la mort lundi d'une première personne tuée par des tirs de la police kurde durant une manifestation dénonçant la conscription, la mobilisation a ensuite grossi. Des manifestants ont bloqué des routes et attaqué un barrage de contrôle, selon la même source.

    Après une réunion des forces de sécurité avec des figures tribales locales, les responsables ont annoncé mercredi "l'arrêt" de la campagne de conscription à Manbij et ses environs pour soumettre le dossier "à l'étude et à la discussion", selon un communiqué publié par le Conseil militaire de Manbij, rattaché aux FDS. Le texte annonce aussi la libération de manifestants arrêtés et la création d'une commission pour enquêter sur les violences des jours précédents.

    Le Conseil militaire de Manbij a publié une déclaration demandant aux habitants de la ville d'être "prudents" à propos de ce qu'il a décrit comme des cellules anormales liées à des agendas étrangers qui "exploitent leurs demandes légitimes".

    Le commandement général du Conseil a déclaré dans un communiqué que "des partis externes et internes bien connus cherchent à pousser la région vers le chaos et à semer la discorde, en profitant des demandes légitimes du peuple".

    Le conseil a déclaré que cela était évident "à travers l'attaque contre le quartier général de la sécurité et de l'armée par des personnes et des cellules criminelles recevant des instructions de parties externes, ce qui a fait des victimes

    A la mi-mai, des manifestations contre une hausse des prix du carburant ont secoué des régions kurdes. L'OSDH avait fait état de deux morts dans de violentes échauffourées, avant que les autorités kurdes ne fassent marche arrière.

    Les FDS, fer de lance de la lutte antijihadistes soutenues par les Occidentaux, contrôlent aujourd'hui de vastes pans de territoires dans l'est et le nord-est de la Syrie.

    Depuis fin 2019, des soldats du régime syrien sont stationnés à Manbij, à l'issu d'un accord entre le pouvoir de Bachar el-Assad et les Kurdes, acculés à l'époque par une offensive de la Turquie voisine. "L'administration autonome (...) est en plein effondrement économique", a souligné sur Twitter l'expert sur la Syrie Nicholas Heras. "Cela donnera à la Turquie, à Assad et ses alliés des opportunités pour défaire l'administration (...). Cela va accélérer l'instabilité. De nombreux Manbij se profilent à l'horizon", a-t-il ajouté.

  • Syrie : L'Armée Arabe Syrienne et les combattants locaux ont repoussé une attaque des forces turques près de Manbij

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    Samedi 3 octobre, de lourds affrontements ont éclaté au d'Alep lorsque des combattants syriens pro-turcs ont lancé une attaque sur des positions militaires près de la ville de Daghilyash, dans la périphérie de la ville d'al-Bab.

    Les positions attaquées étaient occupées par des soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) et des combattants du Conseil Militaire de Manbij, la branche locale des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées en majorité de Kurdes

    Les forces turques ont bombardé les positions avant de tenter d'avancer vers les zones tenues par les FDS à l'ouest de Daghilyash.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a déclaré que les miliciens pro-turcs avaient réussi à infiltrer quelques positions avant d'être repoussés par l'AAS et les combattants locaux.

    Un certain nombre de militants, probablement de la soi-disant Armée Nationale Syrienne (ANS), ont été blessés lors de l'attaque manquée. Aucune perte n'a été signalée parmi le personnel de l'AAS ou les combattants locaux.