Conseil Economique et Social (CES)

  • Burkina Faso : 5 morts dans un accrochage avec des présumés terroristes dans le Sahel

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    Au moins cinq personnes ont été tuées et trois autres portées disparues dans un accrochage mardi 25 novembre , avec des terroristes présumés sur le site d’or artisanal d’Arra dans la commune de Arbinda dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    "Un accrochage entre volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et hommes armés non identifiés a eu lieu le 24 novembre sur le site d'or d'Arra, dans la commune d'Arbinda (province du Soum, région du Sahel)", a annoncé la Radio Oméga citant des sources sécuritaires.

    La même source fait état de cinq morts et trois disparus du côté des volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des civils armés par les autorités pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Un élu local joint au téléphone a conformité l’attaque et le bilan, ajoutant que les orpailleurs ont fui le site après l’attaque.

    Aucune partie n’a revendiqué cette attaque mercredi jusqu’à 16H00 heure locale, les autorités aussi n’ont pas encore réagi.

    Confronté à des attaques terroristes depuis 2015, le Burkina Faso a adopté en janvier 2020, une loi instituant le concept de "volontariat pour la défense de la patrie" consistant à doter certains citoyens d'armes, pour contribuer à défendre la patrie contre les attaques terroristes, au besoin, par la force de celles-ci.

    Bénéficiant d’un encadrement et d’un appui financier de l'Etat pour leur fonctionnement, ces "volontaires" doivent aider les forces de défense et de sécurité sur le terrain.

    Cependant elles sont régulièrement accusées d’exactions par des organisations telles que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

    Depuis 2015, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso fait en août dernier.

    Ces attaques ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Burkina Faso : 12 terroristes islamistes neutralisés

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    Att.E.B.

    L’armée burkinabè a affirmé, lundi soir 16 novembre, avoir abattu 12 terroristes, en riposte à l’embuscade qui a coûté la vie, mercredi dernier, à 14 soldats dans la localité de Tin-Akoff dans la province de l’Oudanlan dans la région du Sahel (nord-est).

    Dans son point de la situation hebdomadaire des opérations de sécurisation publié lundi soir, l’armée burkinabè a indiqué que "douze terroristes avaient été abattus le 11 novembre, dans le Sahel", dans sa riposte à l’embuscade, alors que les groupements de forces du secteur Centre et Est ont apporté leur soutien aux populations afin de maîtriser des flammes suite à un incendie survenu sur le marché de Gayéri dans la région de l’Est.

    Mercredi dernier, une unité du détachement militaire de Tin-Akoff en mission de reconnaissance sur l’axe Tin-Akoff-Gorom, était tombée dans une embuscade aux environs de Bediabé dans la province de l’Oudalan.

    Le bilan faisait état de 14 militaires tués et 8 autres blessés dont trois dans un état grave évacués et pris en charge à Ouagadougou.

    Les 14 soldats burkinabè tués ont été inhumés, lundi dans l’après-midi, au cimetière militaire de Dori (nord-est) en présence du ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants Moumina Chériff Sy et du chef Etat-major général des armées, le général de brigade Moïse Minougou.

    Dans la semaine du 9 au 15 novembre 2020, l’armée burkinabè a affirmé avoir effectué 13 opérations aériennes en guise d’appui aérien, suivi de convoi, transport et fret.

    Elle a également effectué 36 opérations de sécurisation de marchés et lieux de culte et 389 patrouilles.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques islamistes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des Forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un rapport publié en août dernier par le Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

  • Burkina Faso : au moins trois civils tués dans une attaque armée dans le Sahel

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    Att.E.B.

    Au moins trois déplacés internes ont été tués par des individus armés non encore identifiés dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre, dans la commune de Markoye, province de l’Oudalan, dans le Sahel burkinabè.

    "Plusieurs individus armés non identifiés ont attaqué dans cette nuit (de samedi à dimanche), un quartier de la ville de Markoye, où ils ont tué au moins trois déplacés internes", a déclaré un élu local.

    Les assaillants ont également emporté des biens, selon la même source.

    Des sources administratives ont confirmé l’attaque, sans faire de commentaires, alors que dimanche à 12H00 TU elle n’avait pas été encore revendiquée.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité ont été tués dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Elles ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

    Outre l’urgence humanitaire, les déplacés internes font face à des attaques contre les camps qui les accueillent dans les différentes localités.

    Au moins 25 d’entre eux ont été tués dans la nuit du 4 octobre dans une attaque perpétrée par des individus armés non encore identifiés dans le centre-nord du Burkina Faso, a rapporté jeudi dernier, le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) qui a condamné cet acte dans un communiqué.

  • Burkina Faso : deux militaires tués par l’explosion d’une mine dans le nord-ouest

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    (Attention E.B.)

    Deux militaires burkinabè ont été tués jeudi 24 septembre, au passage de leur véhicule par un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans le nord-ouest du Burkina Faso.

    "Une unité de patrouille du 23ème régiment d’infanterie de Dédougou en position avancé à Toéni a sauté sur une mine. Deux de nos hommes sont tombés", a déclaré au téléphone, un officier militaire sous le couvert de l’anonymat, depuis la ville de Dédougou (au nord-ouest de Ouagadougou).

    Ce détachement de l’armée a l’habitude d’effectuer des missions de sécurisation dans la zone. "Une situation qui nous rassurait. Maintenant nous avons tous peur", a-déclaré un commerçant de Dédougou.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration et aucune partie ne l'a encore revendiquée, jeudi à 17h00 TU.

    La région du nord-ouest, précisément la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblées par les attaques d’hommes armés non identifiés.

    En décembre 2018, dix gendarmes y avaient été tués et trois autres blessés dans une embuscade, alors qu’ils procédaient à un ratissage après que des individus armés aient incendié une école et des manuels scolaires dans un village.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.