Conseil de transition du sud

  • Yémen :Attaque terroriste à Aden - au moins 6 morts

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    Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs autres  blessées à Aden, lors d'une attaque contre un convoi transportant le commandant militaire de la province de Lahj, Salah al-Said. Il n'a pas été blessé. L'explosif se trouvait dans une voiture en stationnement.

    Aden est la capitale temporaire du Yémen, puisque Sanaa est sous le contrôle des rebelles chiites Houthis. Les attaques dans cette ville sont extrêmement rares, surtout depuis que les parties belligérantes tentent de négocier la fin du conflit.

    Dans le même temps, il est noté qu'al-Said était un partisan du Conseil de transition du sud (CTS), un groupe séparatiste prônant l'indépendance du sud du Yémen. Les unités du conseil sont hostiles aux Houthis, mais elles sont aussi souvent entrées en conflit avec l'armée yéménite.

  • Yémen : Attaques d'al-Qaida dans la province de Shabwah

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    Le bilan de l'attaque qui a visé un poste de contrôle dans le gouvernorat de Shabwah, dans l'est du Yémen, à l'aube du mercredi 22 juin 2022, est de 5 morts et 5 blessés.

    Selon des sources, les forces de sécurité ont retrouvé la voiture des assaillants, qui seraient des membres d'Al-Qaïda.

    Une source au sein de la police yéménite du gouvernorat de Shabwah a indiqué que  l'attaque contre le poste de contrôle des "Forces de défense de Shabwah" à Ibn Amer, à l'entrée est de la ville d'Ataq, le centre du gouvernorat de Shabwah, a fait 5 morts et 5 blessés. Les Forces de Défense de Shabwah sont soutenues par les Emirats Arabes Unis.

    Photos de quelques uns des soldats des Forces de Défense de Shabwah décédés :
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    L'attaque survient quelques heures après que 6 soldats de l'armée yéménite aient été tués et blessés lors d'une embuscade qui visait un véhicule militaire dans le district d'Ahwar, à l'est du gouvernorat d'Abyan, dans le sud du Yémen. Ahwar est contrôlée par les membres du parti islamique al-Islah et du Conseil de Transition du Sud.
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    Et fin mai, 5 soldats yéménites avaient été tués et 6 membres des Forces de défense de Shabwah du Conseil de transition du Sud (CTS) avaient été blessés lors de deux attaques distinctes, soupçonnées d'avoir été menées par des éléments d'al-Qaïda à la périphérie d'Ataq.
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  • Yémen: trois membres des Forces de défense de Shabwa tués dans une explosion

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    Trois éléments d'une patrouille militaire appartenant aux Forces de défense de Shabwa dans le gouvernorat pétrolier de Shabwa, au sud-est du Yémen, ont été tués dans une attaque à l'engin explosif.

    "Une patrouille militaire des Forces de défense de Shabwa a été la cible d'une attaque, à son passage sur la route principale à l'ouest de la ville d'Ataq", a affirmé un responsable des autorités locales.

    Les Forces de défense de Shabwa sont affiliées au Conseil de transition du Sud et ont été formées avec le soutien des Émirats arabes unis.

    Début janvier, l'armée yéménite a lancé une campagne militaire visant à libérer les districts d'Usaylan, de Bayhan et d'Ain dans la province de Shabwa des mains des rebelles chiites Houthis qui s'en étaient emparés en septembre 2021.

    Le Yémen est en proie à la violence et à l'instabilité depuis 2014, date à laquelle les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, se sont emparés de la majeure partie du pays, y compris de la capitale Sanaa.

  • Yémen : Attentat à Aden contre un convoi officiel, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont péri, dimanche 10 octobre 2021, dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux, qui ont survécu à l'attaque. 

    Ahmed Lamlas (gouverneur d'Aden).jpegSelon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas (photo ci-contre), le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

    Deuxième ville du pays, Aden est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre depuis 2014 contre les houthis, les rebelles chiites qui ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, a fait six morts et une dizaine de blessés, selon un nouveau bilan de sources de sécurité. 

    "La voiture piégée a explosé rue al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable", a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Ils ont tous survécu à l'attaque, selon l'agence de presse officielle Saba. Le gouverneur et le ministre de l'Agriculture sont tous deux membres du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement siège à Aden.



    Le Sud était un Etat indépendant jusqu'à la réunification du Yémen en 1990. Il existe toujours dans l'ancien Yémen du Sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes. Après l'attentat, le Premier ministre, Maïn Abdelmalek Saïd, a appelé à une enquête, dénonçant une attaque "terroriste lâche", selon l'agence Saba.

    Emissaire américain 
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a lui aussi dénoncé une "opération terroriste", sommant les services de sécurité et les forces armées de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et la stabilité" dans cette ville, a rapporté Saba. De son côté, le porte-parole du STC, Ali al-Kathiri, a dénoncé un "complot dangereux" visant le Sud, ajoutant que l'attaque avait coïncidé avec la progression des "milices terroristes" des houthis dans les régions de Marib (nord) et de Chabwa (centre).

    Les houthis ont intensifié ces derniers mois leur campagne pour s'emparer de la ville de Marib qu'ils tentent de conquérir depuis février aux forces pro-gouvernementales, progressant sur plusieurs fronts. Les combats ont fait des centaines de morts. L'attentat de dimanche est le plus sanglant à Aden depuis une attaque en décembre 2020 contre l'aéroport de la ville, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

    Le pouvoir avait alors accusé les houthis. Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les rebelles, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle. 

    Le pouvoir yéménite est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran, rival régional du royaume saoudien.

    La communauté internationale essaye en vain de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Près de 80% de la population yéménite compte sur l'aide humanitaire pour survivre. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées. L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des Etats-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis.

  • Yémen : Déclaration d'urgence au sud du pays pour faire face à la progression des Houthis

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    Le Conseil de transition du Sud au Yémen, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôle de vastes zones dans le sud et appelle à la sécession, alors que la population du sud est sortie dans la rue pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Le chef du Conseil de transition, Idrous Al-Zubaidi, a déclaré, dans un discours télévisé diffusé par la chaîne du conseil "Al-Mustaqilla" : "Nous déclarons l'état d'urgence dans tous les gouvernorats du sud, à partir d'aujourd'hui, mercredi. "

    Il a appelé les forces armées du sud et toutes leurs formations à élever au maximum la préparation au combat et l'état de vigilance, et à "mobiliser les énergies pour faire face aux menaces des Houthis, pour la défense de la religion, de la patrie et de l'honneur", a-t-il déclaré.

    L'appel d'Al-Zubaidi intervient après que les forces houthies ont progressé dans certaines zones frontalières et se sont approchées des districts de Lodar à Abyane (sud) et de Bayhan à Shabwa (est), coïncidant avec des manifestations populaires en colère dans la plupart des districts du gouvernorat d'Aden (sud). En raison de la médiocrité des services et de la détérioration de l'économie.

    Al-Zubaidi a également appelé les forces de sécurité à « frapper d'une main de fer quiconque cherche à déstabiliser la sécurité et à créer de la confusion et des troubles ». Pour Zubaidi, les manifestations contre l'extrême pauvreté et le manque de service à Aden sont parasitées par des agentsdes  frères musulmans du parti ennemi Al-Islah.

    Il a poursuivi : « Au moment où les milices houthies et les forces du terrorisme et de l'extrémisme lancent leur nouvelle invasion du sud, des terres et des peuples, nous déclarons, du cœur de la capitale, Aden, l'état d'urgence et la mobilisation générale. "

    Al-Zubaidi a exhorté les pays de la coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite voisine, à "sensibiliser la responsabilité qui leur incombe vis-à-vis de la sécurité nationale de la région".

  • Yémen : Quatre civils et 8 soldats tués dans une attaque attribuée à el-Qaëda dans la Péninsule Arabique (AQPA)

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    Des hommes armés suspectés d'appartenance à l'organisation jihadiste el-Qaëda dans la Péninsule Arabique (AQPA) ont tué huit soldats et quatre civils jeudi dans une attaque dans le sud du Yémen, a indiqué à l'AFP une source de sécurité gouvernementale.

    L'attaque visait un point de contrôle tenu par la branche armée du Conseil de transition du sud (CTS), un mouvement séparatiste sudiste proche des Emirats arabes unis et allié au pouvoir yéménite dans sa guerre contre les houthis, des rebelles de confession chiite venus du nord soutenus par l'Iran.

    "Des hommes armés ont attaqué un point de contrôle avec des armes automatiques et des RPG, au moment où passait une voiture civile, tuant huit soldats des forces (séparatistes) et quatre civils", a déclaré la source à l'AFP. Selon elle, les assaillants, qui "ont fui vers une destination inconnue", pourraient être affiliés el-Qaëda dans la péninsule arabique (AQPA), la branche yéménite du groupe jihadiste.

    Naguère très puissante, AQPA a perdu du terrain ces dernières années avec l'intervention militaire en 2015 d'une coalition menée par l'Arabie saoudite et comprenant les Emirats arabes unis, pays qui a particulièrement ciblé les jihadistes. La coalition appuie le gouvernement et ses alliés contre les rebelles houthis, un conflit de plus de six ans qui a engouffré ce pays déjà très pauvre dans le plus grand désastre humanitaire au monde, selon l'ONU.

    Auteur en 2015 de l'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo à Paris, AQPA tente de reprendre de la vigueur ces dernières semaines en profitant de la mobilisation du gouvernement yéménite et des houthis dans la bataille sanglante de la province d Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays, largement dominé par les rebelles.

  • Yémen, une explosion à Aden fait des victimes parmi les troupes indépendantistes du Sud

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    Des sources yéménites à Aden , la capitale provisoire située dans le sud du Yémen, ont rapporté jeudi 4 mars qu'une explosion avait frappé un convoi transportant deux dirigeants de premier plan de la formation para-militaire «ceinture de sécurité», les forces affiliées au Conseil de la transition du sud (CTS). , soutenu par les Émirats arabes unis (EAU).

    L'explosion, qui s'est produite dans le district d'al-Buraiqa, près d'un emplacement de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, a été suivie de tirs. La nouvelle a également été confirmée par les forces sécessionnistes du sud, qui ont précisé qu'une voiture piégée avait explosé, causant des morts et des blessés parmi les membres de la ceinture de sécurité, dont le nombre, cependant , n'a pas été précisé. On parle d'environ 8 victimes. Les deux commandants qui voyageaient dans le convoi, Mohsen Al-Wali et Nabil al-Mashouchi, ont survécu à l'explosion. Selon le STC, on suppose qu'al-Wali et al-Mashouchi étaient la cible. L'attaque n'a pas encore été revendiquée,

    La "ceinture de sécurité" fait partie d'une force militaire et de sécurité qui opère principalement dans le sud du Yémen. Ses rangs comprennent plusieurs officiers et soldats yéménites, militants du  «mouvement sudiste» et du courant salafiste. Ceux-ci sont connus pour être affiliés aux Émirats arabes unis (EAU), qui leur fournissent une aide financière et militaire, vraisemblablement pour mener à bien leurs projets sécessionnistes.

    La ville d'Aden a été le théâtre de plusieurs explosions et assassinats d'officiers et de membres des forces de sécurité et de l'armée, ainsi que de civils. La capitale provisoire semble toujours être sous le contrôle des forces liées au Conseil de transition du sud (STC), bien qu'elles aient été invitées à se redéployer sur d'autres fronts yéménites, conformément à l'accord de Riyad du 5 novembre 2019. Toutefois, la sécurité a été autorisée à rester à Aden pour protéger la ville.

    L'accord de Riyad, conclu par le gouvernement légitime yéménite, lié au président Rabbo Mansour Hadi, et par les groupes sécessionnistes, représentés par le STC, a mis fin aux violentes tensions qui, depuis le 7 août 2019, régnaient dans la ville d'Aden, s'étendant progressivement à d'autres districts et villes du sud. Le but de l'accord était d'éviter un nouveau «conflit dans un Yémen ravagé par la guerre avec les rebelles chiites houthis et d'éviter une rupture au sein du front anti-Houthi, en particulier entre Riyad et Abu Dhabi. Parmi les différentes clauses convenues, il y a la formation d'un nouveau gouvernement unitaire yéménite, également divisé entre le Nord et le Sud, officiellement annoncé le 18 décembre 2020. L'accord repésentait une source d'espoir de la part de ceux qui pensaient que cela pouvait conduire à la résolution du conflit yéménite au sens large,

    Cependant,  l'aéroport d'Aden était frappé, le 30 décembre 2020, par une attaque survenue alors que la nouvelle équipe gouvernementale débarquait dans la capitale provisoire yéménite. L'attaque, qui a fait environ 26 morts et au moins 100 blessés, n'a pas été revendiquée. Les milices rebelles ont nié leur implication, tandis que le gouvernement yéménite a pointé du doigt les houthis soutenus par l'Iran.

    Les premières tensions à Aden remontent à avril 2017, lorsque le président yéménite Hadi a accusé le gouverneur de la ville, Aidarous al-Zubaidi, de manque de loyauté, le démettant de ses fonctions. Par la suite, le 11 mai de la même année, à la suite des manifestations de masse contre l'éviction d'al-Zubaidi, le Conseil de transition du sud est né, dirigé par l'ancien gouverneur d'Aden, choisi pour présider un conseil de 26 sièges. L'organisme a immédiatement déclaré son intention de «restaurer l'État du sud» en se référant à l'ancienne république du sud du Yémen, qui existait de 1967 à 1990. Hadi a immédiatement défini le STC comme illégitime. Après la création du STC, en janvier 2018, Aden a été témoin d'affrontements provoqués par les forces de la ceinture de sécurité qui, dans un premier temps, ont pris le contrôle du palais présidentiel et des environs. Les tensions, qui ont duré trois jours, ont fait 38 morts, mais se sont apaisées après l'intervention de la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite.