Conflans Sainte-Honorine

  • France : Quatre lycéens mis en examen pour le meurtre par décapitation de l'enseignant Samuel Paty

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    Quatre lycéens ont été inculpés dans l'affaire du meurtre par décapitation du professeur d'histoire Samuel Paty, qui a eu lieu dans la commune de Conflans-Sainte-Honorine près de Paris le 16 octobre
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    Trois mineurs sont accusés de "complicité" dans le meurtre de l'enseignant.

    Au total, dix personnes sont accusées dans cette affaire.

    Le meurtre du professeur d'histoire Samuel Paty, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression, a eu lieu le 16 octobre. L'assaillant, un islamiste tchétchène, avait décapité l'enseignant en pleine rue, près de l'école de Conflans-Saint-Honorine, avant d'être abattu par la police. Selon le parquet, le tueur est né à Moscou en 2002, était d'origine tchétchène et bénéficiait du statut de réfugié en France.

  • Union européenne : Un boycott des produits français éloignera "encore plus la Turquie de l'UE", avertit Bruxelles

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    L'appel du président turc Recep Tayyip Erdogan à boycotter les produits français après qu'Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet "éloignera encore plus" la Turquie de l'UE, a prévenu mardi un porte-parole de la Commission européenne.

    "Les accords de l'UE avec la Turquie prévoient le libre-échange des marchandises. Les obligations bilatérales que la Turquie s'est engagée à respecter dans le cadre de ces accords (...) doivent être pleinement respectées", a expliqué ce porte-parole. "Les appels au boycott des produits de tout État membre sont contraires à l'esprit de ces obligations et éloigneront encore plus la Turquie de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

    L'UE et la Turquie sont notamment liées par un accord d'union douanière entré en vigueur le 31 décembre 1995. Selon la Commission européenne, la Turquie était en 2019 le cinquième partenaire commercial de l'UE, qui est "de loin" le premier partenaire d'Ankara.

    Le président Erdogan a appelé lundi au boycott des produits français, prenant la tête de la colère grandissante dans le monde musulman contre Emmanuel Macron. L'escalade des tensions entre la Turquie et la France s'est traduite par le rappel de l'ambassadeur français à Ankara samedi pour consultations.

    La dernière crise a éclaté après que M. Macron a promis, lors d'un hommage national à Samuel Paty, un professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe, que la France continuerait de défendre ce genre de représentations. M. Erdogan, qui a mis en cause la "santé mentale" de M. Macron, a accusé lundi le chef d'Etat français de "diriger une campagne de haine" contre les musulmans.

    Face au barrage de critiques turques, le président français a enregistré une série de soutiens en Europe. Mais dans le monde musulman, où toute représentation du prophète Mahomet est taboue, les déclarations du président français ont suscité des manifestations de colère.

  • France : La police a arrêté 27 personnes suite à des contenus en ligne après la décapitation du professeur Samuel Paty

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    56 "visites à domicile" ont été effectuées et 27 personnes ont été arrêtées suite aux messages qu'ils ont mis en ligne en relation avec la décapitation du professeur Samuel Paty la semaine dernière, a annoncé le Premier ministre français Jean Castex à l'issue d'un conseil de défense à l'Elysée.

    "Il a été décidé d'effectuer 123 visites à domicile et 56 d'entre elles ont déjà été effectuées", a déclaré le Premier ministre lors d'un bref point de presse. "Sur la base de 1279 signalements à la plateforme Pharos - services spécialisés de collecte de contenus illégaux sur internet - 27 personnes ont pu être arrêtées", a déclaré le Premier ministre une semaine après la décapitation à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne, du professeur d'histoire Samuel Paty.

    Castex a annoncé des sanctions contre les personnes «publiant en ligne des messages personnels mettant en danger la vie de quelqu'un». Le texte juridique sera présenté au Conseil des ministres le 9 décembre.

    La question des contenus terroristes devrait être abordée vendredi lors d'un rendez-vous entre Castex et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à Bruxelles.

    Samuel Paty, 47 ans, professeur d'histoire et de géographie, a été tué dix jours après avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans une leçon sur la liberté d'expression. Il avait été la cible d'attaques personnelles sur Internet après les cours.

    "La surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne seront intensifiées", a promis Castex. Il a assuré que Pharos "sera renforcé sans délai en termes d'effectifs". Un groupe spécialisé sera mis en place au sein du parquet de Paris "pour centraliser les poursuites et ainsi gagner en efficacité".

  • France : Sept personnes dont deux mineurs vont être présentées à un juge antiterroriste dans l'affaire du professeur décapité

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    Sept personnes dont deux mineurs seront présentées mercredi 21 octobre à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles inculpations après l'assassinat vendredi près de Paris du professeur Samuel Paty.

    Parmi elles figure Brahim Chnina., le parent d'élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d'expression dispensés par Samuel Paty les 5 et 6 octobre dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine tchétchène.

    L'islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge mercredi.

    Egalement déférés, deux mineurs de 14 et 15 ans. Ils sont soupçonnés d'avoir reçu 300 à 350€ de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime. Une source proche du dossier avait expliqué lundi à l'AFP que l'enseignant décapité avait été "désigné" à l'assaillant "par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération". Enfin, trois amis de l'assaillant, Na'im B. Azim I, et Yusef S. doivent eux aussi être présentés à un juge. Selon une source proche du dossier, l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir convoyé l'assaillant, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi lors de son attentat.

    Tous ces accusés ont été placés en détention provisoire, à l'exception de Chnina, qui a été maintenue en état d'arrestation dans l'attente d'une décision sur sa détention provisoire ou sa libération sous caution.

    Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans que ces personnes ne fassent l'objet de poursuites à ce stade. Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le frère du meurtrier, mais aussi la compagne de M. Sefrioui ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l'assaillant.

    Vendredi vers 17h00, Abdoullakh Anzorov a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là. Ce professeur avait montré début octobre des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

  • France : Opérations en France contre la mouvance islamiste et la haine en ligne

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    Les autorités françaises ont lancé lundi une vaste opération policière contre la mouvance islamiste, après la décapitation vendredi d'un professeur d'histoire-géographie victime d'une "fatwa", selon le ministre de l'Intérieur, pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

    Dans le viseur : "des dizaines d'individus" qui n'ont pas un "lien forcément avec l'enquête" mais auxquels le gouvernement a "manifestement envie de faire passer un message : (...) pas une minute de répit pour les ennemis de la République", a dit le ministre, Gérald Darmanin, à la radio Europe 1.

    Selon une source proche du dossier, il s'agit de personnes connues des services de renseignement pour des prêches radicaux et des messages de haine sur les réseaux sociaux.

    Depuis l'assassinat de Samuel Paty qui enseignait à Conflans Sainte-Honorine, à l'ouest de Paris, "plus de 80 enquêtes" ont par ailleurs été ouvertes contre "tous ceux qui de façon apologique ont expliqué d'une manière ou d'une autre que ce professeur l'avait bien cherché", a indiqué M. Darmanin, affirmant que des interpellations avaient eu lieu.

    Le président Emmanuel Macron a réuni dans la soirée du dimanche 18 octobre un conseil de défense, durant lequel il a martelé : "La peur va changer de camp" ; "les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays", selon le palais présidentiel de l'Élysée.

    À l'issue de 2H30 de réunion avec le Premier ministre Jean Castex, cinq ministres ainsi que le procureur anti-terroriste Jean-François Richard, le chef de l'État a annoncé un "plan d'action" contre "les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés" et qui propagent des appels à la haine.

    Selon M. Darmanin, 51 structures associatives "verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l'État et plusieurs d'entre elles (...) se verront dissoudre en Conseil des ministres". Le ministre veut notamment dissoudre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) -- "un certain nombre d'éléments nous permettent de penser que c'est un ennemi de la République" -- et l'association humanitaire Baraka City, fondée par des musulmans au profil salafiste.

    "Fatwa"
    Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a de son côté convoqué en urgence les procureurs généraux lundi matin, afin notamment, selon son entourage, qu'ils s'assurent "une parfaite collaboration avec les préfets et les forces de sécurité intérieure dans la mise en œuvre et le suivi des mesures nécessitées par la situation".

    Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs accusé le père d'une collégienne de Conflans Saint-Honorine et le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui d'avoir "manifestement lancé une fatwa" contre M. Paty pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Les deux hommes qui avaient lancé une campagne de mobilisation pour dénoncer l'initiative du professeur, font partie des onze personnes gardées à vue dans l'enquête sur cet attentat perpétré vendredi par un Russe tchétchène de 18 ans.

    Ce dernier Abdoullakh Anzorov, né à Moscou, a été tué de neuf balles par la police. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il a été "piloté" ou s'il a décidé lui-même décidé de s'en prendre au professeur.

    Parallèlement, le gouvernement espère répondre aux inquiétudes d'une communauté éducative fortement secouée en renforçant la sécurité des établissements scolaires à la rentrée après les vacances d'automne.

    Hasard du calendrier, le Sénat doit examiner à partir de lundi une proposition de loi du parti Les républicains (droite), majoritaire à la chambre haute, qui vise à inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République.