Condamnations pour blasphème

  • Pakistan : Décès du fondateur du parti islamiste radical Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP)

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    Le fondateur d'un puissant parti islamiste pakistanais, dont le message pourrait avoir influencé l'auteur de l'attaque contre les anciens locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en septembre, est décédé jeudi 19 novembre, a-t-on appris de source officielle.

    Khadim Hussain Rizvi (photo), 54 ans, le fondateur en 2015 et dirigeant du parti Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), un mouvement islamiste extrémiste, est décédé dans un hôpital de Lahore (est), après avoir "souffert de fièvre", a annoncé à l'AFP un porte-parole du TLP, Pir Ijaz Ashrafi. Les causes de la mort de ce religieux radical, dont les obsèques auront lieu samedi à Lahore, n'ont pas été dévoilées. Zaheer Hassan Mahmoud, le ressortissant pakistanais accusé d'avoir grièvement blessé au hachoir deux personnes dans les anciens locaux de Charlie Hebdo, "regardait abondamment" ces derniers temps les vidéos du TLP, selon la justice française.

    En début de semaine, le TLP, dont la lutte contre le blasphème est la principale arme politique, avait mobilisé plusieurs milliers de personnes aux portes d'Islamabad pour protester contre les déclarations du président français, Emmanuel Macron, défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression. Le TLP avait aussi participé en septembre à des manifestations réunissant des milliers de personnes dans plusieurs villes du Pakistan contre Charlie Hebdo et la France, après la republication des caricatures du prophète Mahomet.

    Le ministre pakistanais des Affaires religieuses, Noor-ul-Haq Qadri, a déploré dans un communiqué la mort d'un "grand dignitaire religieux", et le Premier ministre Imran Khan a présenté ses condoléances à sa famille sur Twitter. Charismatique et capable d'attirer de larges foules, Rizvi, paralysé depuis un accident de voiture en 2009, était très connu au Pakistan et en particulier au Pendjab, la province la plus peuplée.

    Le TLP a démarré comme un mouvement demandant la libération de Mumtaz Qadri. Ce garde du corps avait assassiné en 2011 l'homme qu'il était censé protéger, le gouverneur du Pendjab Salman Taseer, parce que celui-ci avait appelé à réformer la loi très controversée sur le blasphème. Le blasphème est une question brûlante au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Le TLP avait été à la manoeuvre derrière les manifestations violentes dans tout le Pakistan après l'acquittement fin octobre 2018 de la chrétienne Asia Bibi, qui avait passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort pour des accusations de blasphème qu'elle a toujours niées. Un an auparavant, des manifestations anti-blasphème à l'appel du TLP avaient paralysé Islamabad pendant plusieurs semaines. Les manifestants ne s'étaient dispersés, après de violents affrontements, qu'à la suite de la signature d'un accord controversé avec l'armée.

  • Pakistan : Fin des manifestations contre la France

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    Le parti islamiste pakistanais Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) a mis fin mardi à 48 heures de manifestations contre la France qui avaient mené au blocage partiel d'Islamabad, après avoir obtenu la libération de militants arrêtés dans des affrontements avec la police. Quelque 5.000 manifestants s'étaient rassemblés dimanche à Rawalpindi, ville-garnison accolée à la capitale. Les autorités avaient mis en place un barrage routier pour les empêcher d'accéder à Islamabad, et interrompu les services de téléphonie mobile pour empêcher la coordination entre les organisateurs.

    Lundi et dans la nuit de mardi, quelques centaines de manifestants étaient restés aux abords du barrage. Mais le parti islamiste Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), qui avait appelé à la manifestation, a annoncé qu'il y mettait fin après des discussions dans la nuit avec le gouvernement. "Il a été demandé aux travailleurs de quitter l'endroit et de se disperser dans le calme", a déclaré Pir Ijaz Ashrafi, un porte-parole du TLP.

    Ce parti, déjà à l'origine de violentes manifestations en novembre 2018 contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, a affirmé que les autorités avaient accepté sa demande d'expulser l'ambassadeur de France et d'imposer un boycott officiel des produits français.

    Mais un haut responsable gouvernemental, sous couvert d'anonymat, a indiqué à l'AFP que le Pakistan n'avait "aucune intention de rompre ses relations diplomatiques avec quelque pays que ce soit". Il a ajouté que la situation avait été gérée "comme il se devait" pour obtenir le départ des manifestants. Le gouvernement a annoncé, dans un communiqué, la libération de tous les manifestants arrêtés ces trois derniers jours.

    Le Pakistan a connu ces dernières semaines plusieurs petites manifestations contre la France après des déclarations du président français, Emmanuel Macron, défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, dans la foulée d'un attentat islamiste le 16 octobre en France contre l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré en cours d'éducation civique des caricatures du prophète Mahomet.

    Des manifestants ont également protesté contre ces propos dans d'autres pays majoritairement musulmans comme le Bangladesh. Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a accusé Emmanuel Macron d'"attaquer l'islam". L'ambassadeur de France au Pakistan a été convoqué, le gouvernement pakistanais dénonçant la "campagne islamophobe systématique sous couvert de la liberté d'expression" du président français.

    L'islam dans son interprétation stricte interdit toute représentation de Mahomet. Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

  • Pakistan : Violentes manifestations anti-françaises à Islamabad

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    Lundi 16 novembre, les autorités pakistanaises ont fermé une route principale vers la capitale, Islamabad, pour le deuxième jour consécutif, en raison de violentes manifestations anti-françaises organisées par un parti islamiste. Les manifestants réclament l'expulsion de l'ambassadeur français et la rupture des relations diplomatiques avec le France.

    Le rassemblement s'est poursuivi dans la ville voisine de Rawalpindi. Environ cinq mille personnes ont fait face de dimanche à un millier de membres des forces de l'ordre qui avaient dressé un barrage routier pour empêcher les manifestants d'entrer dans la capitale.

    Cela a provoqué des retards importants pour les passagers empruntant des itinéraires alternatifs pour entrer dans la ville.

    Les services de téléphonie mobile ont été remis en route lundi après-midi, après avoir été suspendus pendant plus de 24 heures pour empêcher les organisateurs du rassemblement de se coordonner.

    Le Pakistan a connu de petites manifestations sporadiques au cours des dernières semaines en réponse aux récentes déclarations du président français Emmanuel Macron sur l'islam radical.

    La crise a éclaté après que Macron ait réitéré son engagement à protéger les principes de liberté, au nom desquels les caricatures du prophète Mahomet, pouvaient être publiés. Le président français a réitéré cet engagement lors d'une cérémonie en l'honneur du professeur Samuel Patty, décapité le 16 octobre par un militant islamiste tchétchène parce qu'il avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves lors d'un cours sur la liberté d'expression.

    Le président Macron a déclaré que le professeur, Patty, "a été tué parce que les islamistes veulent prendre possession de notre avenir et savent qu'ils n'obtiendront pas ce qu'ils veulent en présence de héros sûrs d'eux comme lui".

    Les déclarations de Macron ont déclenché une vague de protestations dans un certain nombre de pays islamiques et une campagne de boycott des produits français a été lancée au Qatar, au Koweït et dans d'autres pays du Golfe.

    Le Pakistan a déposé une plainte contre la France, l'accusant de mener "une campagne systématique contre l'islam" .

    Le Premier ministre Imran Khan a accusé le président français d'attaquer la foi islamique et a exhorté les pays musulmans à travailler ensemble pour faire face à ce qu'il a appelé la répression croissante en Europe contre les musulmans.

    Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, où toute personne accusée, d'insulter l'islam ou des personnalités islamiques pourrait être condamnée à mort.

    Les groupes de défense des droits de l'homme ont exhorté le pays à réformer sa législation sur le blasphème car elle est souvent utilisée pour régler des comptes personnels.

    Les rassemblements de dimanche ont été organisés par l'islamiste radicalisé Khadim Hussain Razavi, leader du groupe islamiste «Tehreek-e-Labaik Pakistan», qui a déjà auparavant organisé des manifestations massives et parfois violentes contre les personnes accusées d'insulter l'islam.

    Le groupe s'était soulevé dans la plupart des régions du Pakistan en 2018, paralysant le pays et organisant des émeutes après que la Cour suprême ait acquitté Asia Bibi, une chrétienne accusée de blasphème

    Vidéo des manifestations :
    Deuxième jour - Lundi 16 novembre

  • Pakistan : Imram Khan appelle les leaders musulmans à une action collective contre l'islamophobie

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    Le Premier ministre pakistanais Imran Khan (photo ci-dessus) a écrit mercredi 28 octobre aux leaders des pays musulmans pour leur demander d'agir ensemble contre l'islamophobie, alors que la colère grandit à propos de la défense par la France de la liberté de caricaturer les religions.

    "Les récentes déclarations de dirigeants et les incidents de profanation du Saint Coran sont le reflet de la montée de l'islamophobie qui se répand dans les pays européens", selon cette missive publiée sur le compte Twitter du chef du gouvernement pakistanais. "En tant que dirigeants de la politique musulmane, nous devons prendre l'initiative d'appeler à la fin de ce cycle de haine et de violence", poursuit ce message. "J'exhorte tous nos dirigeants musulmans (...) à lever la voix et à expliquer aux dirigeants des pays non musulmans, en particulier ceux des pays occidentaux, le profond respect et l'amour que tous les musulmans éprouvent pour leur livre saint, le Coran, et pour notre prophète", ajoute-t-il.

    Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi dans le monde, notamment au Bangladesh, après la défense par Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer lors de l'hommage à un enseignant tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Des appels au boycott des produits français ont été prononcés dans plusieurs pays. De petits rassemblements se sont jusqu'à présent tenus au Pakistan cette semaine. A Peshawar (Nord-Ouest), une photo du président français était collée au sol en guise de paillasson dans l'entrée d'un hôtel, a constaté l'AFP.

    Imran Khan, ex-champion de cricket et playboy ayant opéré un virage religieux, avait accusé dimanche le président français d'"attaquer l'Islam". "Ce qui s'est passé en France a rendu difficile la vie des musulmans difficile en Occident. La haine et l'islamophobie se sont diffusées contre eux. Les femmes portant le hijab sont insultées dans les rues", a-t-il lancé mercredi lors d'un rassemblement à Lahore, la capitale de l'Est pakistanais.

    Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Dimanche, le Premier ministre pakistanais avait également annoncé avoir écrit au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, pour lui demander de bloquer les contenus islamophobes, après que la plateforme a annoncé mi-octobre qu'elle interdirait les contenus niant l'Holocauste.

     

  • Pakistan : Le Premier ministre accuse Macron d'"attaquer l'Islam"

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    Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a accusé dimanche Emmanuel Macron d'"attaquer l'Islam", le président français ayant défendu la publication de caricatures du prophète Mahomet après la décapitation la semaine dernière d'un professeur qui en avait montré certaines à ses élèves.

    "Le président Macron aurait pu jouer l'apaisement et refuser l'espace aux extrémistes plutôt que de créer une polarisation et une marginalisation supplémentaires qui conduisent inévitablement à la radicalisation", a écrit Imran Khan sur Twitter. "Il est regrettable qu'il ait choisi d'encourager l'islamophobie en s'attaquant à l'Islam plutôt qu'aux terroristes qui pratiquent la violence, qu'il s'agisse de musulmans, de tenants de la suprématie blanche ou d'idéologues nazis", a poursuivi le Premier ministre pakistanais.

    Emmanuel Macron avait affirmé mercredi soir que la France ne renoncerait pas "aux caricatures", y compris celles du prophète Mahomet, qui ont valu à l'enseignant d'être assassiné. Il y a deux semaines, il avait évoqué un "séparatisme islamiste" et la nécessité de "structurer l'Islam" en France, alors que l'exécutif présentait un futur projet de loi sur le projet.

    Partisan de la loi anti-blasphème
    Ex-champion de cricket et playboy, Imran Khan, volontiers populiste, se présente désormais comme un musulman très pieux, marié en troisième noces à une femme elle-même divorcée mais qui porte la burqa en public, un signe de conservatisme dans un pays où la grande majorité des femmes ne dissimulent pas leur visage. Avant l'élection qui l'a porté au pouvoir, il avait déclaré que son parti était "entièrement" favorable à la loi anti-blasphème et qu'il "la défendrait", quand cette loi est utilisée de manière disproportionnée contre les minorités religieuses et qu'elle sert souvent à régler des comptes personnels, selon ses critiques.

    La représentation des prophètes est strictement interdite par l'islam sunnite et ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, notamment au Pakistan, où le blasphème est une question incendiaire. Même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent y entraîner assassinats et lynchages.

    Il y a quelques semaines, un jeune Pakistanais avait attaqué au hachoir deux personnes à Paris dont il pensait, à tort qu'elles travaillaient pour Charlie Hebdo, après la republication récente des caricatures du prophète Mahomet. Son père, interrogé par l'AFP, avait dit se sentir "très bien" après "la bonne action" de son fils.

  • Pakistan : Peine de mort annulée contre un chrétien condamné pour blasphème

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    La justice pakistanaise a annulé la condamnation à mort prononcée en 2014 contre un chrétien accusé de blasphème dans une affaire qui avait conduit une foule en colère à incendier des églises et 150 maisons, a annoncé mercredi son avocat. Sawan Masih, travailleur sanitaire et père de trois enfants, avait été arrêté en 2013 dans la ville de Lahore (Est) pour avoir insulté le prophète Mahomet, puis condamné à mort en 2014, bien qu'il ait clamé son innocence.

    Suite à son arrestation, une foule avait mis le feu à sa maison, ainsi qu'à deux églises et à environ 150 autres habitations d'un quartier chrétien de la ville.

    Lundi, la Haute Cour de Lahore a annulé sa condamnation, a déclaré son avocat à l'AFP. "Le dossier de l'accusation manquait de preuves et était plein de contradictions", a déclaré l'avocat Nadeem Anthony.

    "Nous avons payé un prix élevé pour cet acquittement... Qui rendra ces sept années de vie à Masih ?", a-t-il questionné.

    Le blasphème au Pakistan
    Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé avec près de 220 millions d'habitants, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Les lois très controversées sur la question, qui prévoient la peine de mort pour insulte au prophète, sont utilisées de manière disproportionnée contre les minorités religieuses, notamment la communauté chrétienne.

    Ses critiques affirment qu'elles servent souvent à régler des comptes personnels. Pour Sawan Masih, les graves accusations portées à son encontre faisaient partie d'un complot de négociants en fer locaux qui voulaient s'emparer des terres du quartier chrétien où il vivait.

    En 2017, un autre tribunal pakistanais avait acquitté 115 personnes accusées d'avoir participé à l'attaque contre son quartier, faute de preuves.

    En octobre 2018, l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, qui avait passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort pour blasphème, ce qu'elle a toujours nié, avait provoqué des marches violentes dans tout le Pakistan.

    En août, un Américain faisant face à de telles accusations a été abattu dans l'enceinte d'un tribunal à Peshawar (Nord-Ouest).

    Environ 80 personnes sont emprisonnées au Pakistan pour blasphème, dont la moitié risquent la prison à vie ou la peine de mort, selon la Commission américaine sur la liberté religieuse.

  • France : Les islamistes d'Occident ... Une guerre, un djihad politique et judiciaire

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    Il semble que l'Occident a lentement commencé à céder aux pressions des islamistes, dirigés par les Frères musulmans, qui tentent de tester sa réaction aux pressions systématiques visant à imposer la censure et à bloquer la pensée, en application de ce qu'ils appellent la loi islamique. Les Occidentaux se transformeront ils en dhimmis sur leurs terres?

    Dans le pays de Voltaire, les islamistes se moquent et même insultent l'Église catholique sans que personne ne s'offusque. Mais s'agissant de la religion musulmane, la moindre critique s'attire aussitôt une condamnation des médias, des politiciens et des intellectuels. Il semble que les élites intellectuelles et politiques soient tombées dans le double piège des islamistes : le piège des fanatiques qui terrorisent et tuent, et ceux qui traitent avec l'autorité, leurs interlocuteurs officiels qui placent la criminalisation de l ‘ « islamophobie » comme une condition sine qua non pour rejeter la violence terroriste.

    La politique de l’excuse pour éviter d’exciter les islamistes

    Afin d'éviter les troubles et de calmer la colère, les responsables occidentaux s'excusent à chaque fois qu'un groupe ou un individu commet une action ou tient des propos que les islamistes considèrent comme des « actes islamophobes ». Il en est ainsi lors qu'une critique est portée sur des comportements répandus parmi les musulmans, tels que le port du voile, le mariage forcé de jeunes filles, la circoncision des filles ou la prière dans la rue ...

    Le champ étroit entre liberté d’opinion et la peur d'exciter les islamistes

    Condamner les critiques d’individus contre l’Islamisme ou porter un jugement négatif sur la charia en Europe repose la question de la liberté d'expression. Critiquer le Christianisme était jusqu’ici un sport favori français. Ce n’est plus le cas avec l’Islam. Les partis les plus anti-cléricaux en sont presqu’arrivés à s’offusquer de toute critique contre l’Islam.



    Les pays les plus hostiles aux critiques de l’Islam sont les pays les plus hostiles au Christianisme
    On constate que les gouvernements qui défendent le plus l'adoption d'une loi criminalisant ce que les islamistes appellent «l'islamophobie» sont les gouvernements les plus antichrétiens et les plus intolérants vis-à-vis des non-musulmans, comme le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Soudan et la Turquie. Rappelons que ce dernier pays nie toujours le massacre d'un demi-million de chrétiens, arméniens et araméens.

    Et le plus étrange, c'est que le Pakistan fait partie des pays qui se rangent sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique pour réclamer avec acharnement la criminalisation de l '<< islamophobie >>. Ce pays pratique la répression officielle des minorités par le biais d'un code pénal qui prévoit la peine de mort à toute personne accusée d'outrage à la religion islamique ou simplement accusée de s’être convertie au christianisme.

    Malgré leur persécution systématique des Chrétiens, les pays sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique n’ont aucune honte à demander aux démocraties occidentales de punir la soi-disant « islamophobie ».

    Les pressions des Islamistes jusqu’au sein de l’ONU
    Les pressions des pays islamistes ont porté leurs fruits au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, où la soi-disant « islamophobie » en Occident est publiquement et formellement condamnée, tandis que le Conseil ne voit rien à redire face à la répression imposée aux chrétiens et à d’autres minorités religieuses en Arabie saoudite, au Pakistan.
    
Aujourd'hui, il semble clair que les pays occidentaux s'entendent dans les instances internationales pour imposer des sanctions contre les pays qui menacent leurs intérêts stratégiques et pétroliers. Ils ont pris des sanctions contre la Russie, la Chine et l’Iran, et ferment les yeux sur les pays à orientation sunnite dans lesquels les chrétiens, les chiites et toutes les autres sectes et croyances sont persécutés.

    Quand les démocraties défendront-elles sérieusement leurs fondations culturelles contre les attaques du fondamentalisme déguisé en tolérance et respect des cultures ? Quand ces fondamentalismes vont-ils comprendre que certains principes sont universels et non négociables et sont les seuls à garantir la liberté religieuse de penser et de croire de l’humanité ? Les démocraties doivent-elles accepter, par exemple, l'esclavage, l'infériorité des femmes, le système de hiérarchie sociale ou le sacrifice d'êtres humains au motif qu'ils sont permis dans certaines religions ?

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