colons israéliens en Cisjordanie

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par les forces israéliennes

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    Un Palestinien a été tué tard mardi soir 27 juillet 2021 par un tir israélien à l'entrée d'une localité de Cisjordanie, qui est le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines, ont indiqué des responsables palestiniens.

    Shadi Omar Lotfi Salim (photo ci-dessus), 41 ans, a été "tué par balle" près du village de Beita, selon le ministère palestinien de la Santé. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé avoir ouvert le feu en direction d'un Palestinien dans ce secteur. L'assistant maire du village, Moussa Hamayel, a indiqué à l'AFP que l'homme avait été tué à l'entrée du village par des soldats israéliens alors qu'il revenait de son travail. "Il a été tué de sang-froid", a-t-il dit, assurant qu'il n'y avait pas de manifestations mardi soir dans le secteur. Shadi Omar Lotfi Salim était un employé de la municipalité de Beita chargé d'inspecter les vannes d'alimentation en eau près du carrefour de Beta.

    L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir identifié un "suspect palestinien" lors d'une patrouille de routine à un rond-point près de Beita, au sud de Naplouse, "lorsque ce dernier s'est approché des soldats avec un objet suspect dans ses mains qui a été identifié comme une barre de fer" Après "des tirs de semonces dans les airs", le "suspect a continué à avancer et le commandant a ouvert le feu en sa direction", a ajouté l'armée, précisant qu'une enquête avait été diligentée sur cet incident qui intervient dans la foulée de tensions liées à un projet de colonie dans le secteur de Beita.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Beita afin de fonder la colonie d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après des semaines de tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes selon le droit de l'Etat hébreu, la colonisation étant jugée illégale par le droit international. Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. Cet accord avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés, principalement par des gaz lacrymogènes, dans ce secteur, selon le Croissant-Rouge palestinien. L'armée israélienne avait, elle, confirmé deux blessés légers dans ses rangs.

  • Cisjordanie : Heurts avec des soldats israéliens, un mort et près de 320 blessés palestiniens

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    Des heurts ont opposé vendredi 23 juillet 2021 des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant un mort et près de 320 blessés palestiniens, la majorité par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des secouristes.

    Des centaines de Palestiniens se sont rassemblés dans l'après-midi sur le mont Sabih dans la localité de Beita, point chaud ces derniers mois, pour protester contre la colonie sauvage d'Eviatar, située à proximité, a constaté un photographe de l'AFP qui a vu de nombreux blessés.

    "Au cours des dernières heures, une émeute a été fomentée près du poste avancé de Givat Eviatar, au sud de Naplouse. Des centaines de Palestiniens ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué avec des moyens anti-émeutes", a indiqué à l'AFP l'armée israélienne.

    Le Croissant-Rouge palestinien dénombré un mort et 146 blessés. Un Palestinien âgé de 17 ans, Muhammad Munir Al-Tamimi, a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans l'abdomen dans le village de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah.
    Une force à pied de l'armée d'occupation a attaqué le village et a tiré à balles réelles sur les jeunes hommes, blessant un jeune homme grièvement à l'abdomen.

    Parmi les manifestants blessés, 21 ont été touchés par des balles réelles, 68 par des balles métalliques enrobées de caoutchouc et plus de 195 par des gaz lacrymogènes. Enfin, 11 personnes ont été soignées pour diverses brûlures et 25 pour ecchymoses . L'armée a confirmé deux blessés légers dans ses rangs qui ont été transportés à l'hôpital.

    Dans le village de Beit Dajan, sept civils ont été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, en plus de dizaines de cas d'intoxication par gaz lacrymogène.  Les manifestants entendaient protester contre la création d'un avant-poste de colonisation sur les terres du village à l'est de Naplouse.

    À Qalqilya, des dizaines de civils ont été intoxiqué par le gaz lacrymogène au cours de la marche hebdomadaire de Kafr Qaddoum contre les colonies. Les manifestants demandaient également l'ouverture de la rue fermée du village il y a 17 ans.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Naplouse afin de fonder la colonie sauvage d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après plusieurs semaines de heurts et tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère israélien de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes.

    Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. L'accord conclu avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Plus de 470.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

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    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

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  • Cisjordanie : Un Palestinien tué dans une colonie israélienne 

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    Un Palestinien a été tué par balles, vendredi 5 février, près de la ferme Sde Ephraim (près du village de Neria, Binyamin - Photo de la ferme ci-dessous) dans le nord de la Cisjordanie occupée, selon des sources israéliennes et palestiniennes.

    خالد ماهر نوفل.jpgKhaled Maher Nofal (photo), 34 ans, a été "abattu par des colons", selon l'agence officielle palestinienne Wafa, qui a précisé que l'armée israélienne avait récupéré sa dépouille.

    Le service de presse de Tsahal rapporte que vers 3 h 45, un habitant du village de Ras Karkar est arrivé en voiture à la ferme Sde Efraim. Il est descendu de la voiture et a couru vers la ferme, où il a essayé d'ouvrir la porte verrouillée en criant "Allahu Akbar". L'un des gardes de la ferme, qui n'était pas armé, a commencé à crier pour réveiller les autres gardes qui dormaient dans le bâtiment adjacent. Le Palestinien a attaqué le garde non armé qui venait de donner l'alerte. Un autre garde est arrivé et a ouvert le feu sur le Palestinien. L'attaquant a été tué. Le propriétaire de la ferme, qui était armé mais n'a pas tiré, a également participé à l'incident.

    L'armée a découvert que l'attaquant n'était pas armé. Peut-être que cet homme a attaqué les Israéliens dans l'espoir d'être tué, s'interroge l'armée.

    Dans la matinée du vendredi 5 février, l'armée israélienne est entrée dans le village arabe de Ras Karkar, près de Ramallah, d'où était originaire l'homme abattu.

    A noter que la ferme Sde Ephraim est située en zone C selon les accords d'Oslo. Environ 475.000 personnes habitent aujourd'hui dans les colonies israéliennes dans les zones A, B et C de Cisjordanie, où vivent plus de 2,8 millions de Palestiniens. Cependant, la population israélienne est aujourd'hui majoritaire dans la zone C.

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  • Israël : Appels d'offres pour la construction de 2.500 nouveaux logements dans les colonies

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    Le gouvernement israélien a lancé des appels d'offre pour la construction de plus de 2.500 nouveaux logements dans des colonies israéliennes à la veille de la prestation de serment de Joe Biden à la Maison Blanche, a révélé l'ONG La Paix Maintenant.
     
    La semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en campagne électorale pour les législatives du 23 mars prochain, avait annoncé la construction de 780 nouveaux logements dans les colonies en Cisjordanie, une décision notamment critiquée par le secrétaire général de l'ONU. Mais mardi les autorités israéliennes ont publié des appels d'offres pour des permis de construction totalisant 2.572 autres unités, soit 2.112 en Cisjordanie et 460 à Jérusalem-Est dont les Palestiniens espèrent faire la capitale d'un futur Etat, a indiqué dans la nuit La Paix Maintenant qui documente ce dossier.
     
    Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu tente "d'étendre le plus possible les colonies jusque dans les dernières minutes avant le changement d'administration à Washington", a déploré l'organisation dans un communiqué.
     
    "Netanyahu signale au futur président (Joe Biden) qu'il n'a même pas l'intention d'accorder une seule minute de grâce à un nouveau chapitre des relations entre les Etats-Unis et Israël" ni de tenter de "résoudre le conflit avec les Palestiniens", poursuit l'ONG israélienne.
     
    Le démocrate Joe Biden, qui doit succéder mercredi à Donald Trump voit d'un mauvais oeil l'expansion des colonies israéliennes considérées par l'ONU comme un obstacle à la résolution du conflit israélo-palestinien.
     
    Depuis 2009, date du retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu en Israël, la population dans les colonies israéliennes en Cisjordanie a bondi de 50% selon les données des autorités israéliennes, avec un essor des approbations des mises en chantier ces dernières années sous le règne à Washington de son allié Donald Trump.
     
    Aujourd'hui, plus de 450.000 personnes, dont la moitié sont âgées de moins de 18 ans, vivent dans les colonies en Cisjordanie en parallèle de 2,8 millions de Palestiniens. Ces implantations sont contraires au droit international répète l'ONU. Mais l'administration Trump a, elle, indiqué en 2019 que les Etats-Unis ne considéraient plus les colonies comme contraire au droit international, un changement de politique qui s'est traduit par la visite en novembre de Mike Pompeo dans une colonie en Cisjordanie, une première pour un chef de la diplomatie américaine.

  • Cisjordanie : Un jeune Palestinien tué par l'armée israélienne lors de heurts

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    Un palestinien a été tué vendredi 4 décembre par des tirs de l'armée israélienne lors de heurts à l'occasion d'une manifestation en Cisjordanie, a indiqué le ministère de la Santé palestinien.

    Ali Ayman Nasr Abou Aliya, 13 ans, "a succombé à ses blessures après avoir été atteint de balles réelles à l'estomac", lors des heurts au nord de Ramallah, a précisé le ministère dans un communiqué. Il a été touché lors d'une manifestation dans le village de Mughayir, puis a été transporté dans un état critique vers un hôpital de Ramallah où il est décédé, a-t-on ajouté. Les médias palestiniens ont rapporté que trois autres émeutiers ont été blessés, dont deux avec des balles en caoutchouc et un par des balles réelles.

    Selon le maire de Mughayir, Amine Abou Aliya, cité par l'agence officielle palestinienne Wafa, l'armée a "violemment dispersé" des Palestiniens qui manifestaient contre la création d'une colonie israélienne dans le secteur. Quatre autres Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens, a indiqué Wafa.

    L'armée israélienne dément avoir tiré à balles réelles
    L'armée israélienne a indiqué "être au courant d'informations selon lesquelles un certain nombre d'émeutiers avaient été blessés et qu'il y a eu un mort palestinien", mais a formellement démenti "avoir tiré à balles réelles" et n'avoir utilisé que des balles en caoutchouc. Elle a pointé du doigt des "rapports erronés".

    "Des dizaines d'émeutiers ont lancé des pierres en direction de l'armée et de la police aux frontières, et ont tenté de faire rouler des pierres et des pneus enflammés" sur une route, "mettant en danger la vie de civils" qui s'y trouvaient, a expliqué l'armée.

    "Les forces de sécurité ont empêché les émeutiers de bloquer la route et ont riposté avec des moyens de dispersion anti-émeute", a-t-elle ajouté.

    La Cisjordanie était un territoire jordanien conquis et occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. Plus de 450.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, où habitent environ 2,8 millions de Palestiniens.

  • Israël : Netanyahu promet d’annexer un pan stratégique de la Cisjordanie s’il est réélu

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD / LE 

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    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis mardi 10 septembre d’annexer un pan stratégique de la Cisjordanie occupée s’il remporte les élections législatives du 17 septembre.
    « Aujourd’hui, j’annonce mon intention d’appliquer, avec un futur gouvernement, la souveraineté d’Israël sur la vallée du Jourdain et la partie nord de la mer Morte », a déclaré M. Netanyahu lors d’une conférence de presse à Ramat Gan, près de Tel-Aviv.
    La vallée du Jourdain représente environ 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
    L’annonce de M. Netanyahu intervient à une semaine jour pour jour d’élections législatives israéliennes qui s’annoncent âprement disputées.
    M. Netanyahu, qui fait campagne à droite et courtise l’électorat des colons juifs favorables à l’annexion de la Cisjordanie, est actuellement au coude-à-coude avec son plus proche rival, l’ancien chef de l’armée Benny Gantz, à la tête du parti centriste « Bleu-blanc ».
    Les Etats-Unis, qui ont apporté un soutien indéfectible à Israël depuis l’accession de Donald Trump à la Maison Blanche début 2017, doivent de leur côté présenter le détail de leur plan de paix pour le Moyen-Orient après les élections israéliennes.
    Ce plan sera « une opportunité historique et unique d’appliquer notre souveraineté sur nos colonies en Judée et Samarie et en d’autres lieux clés pour notre sécurité, notre patrimoine et notre futur », a ajouté M. Netanyahu, devant des drapeaux israéliens.
    A quelques jours des législatives d’avril, M. Netanyahu avait déjà promis d’annexer les colonies juives en « Judée et Samarie », nom biblique de la Cisjordanie occupée.
    Si la colonisation par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, elle s’est accélérée ces dernières années sous l’impulsion de M. Netanyahu et de son allié à Washington, Donald Trump.
    A ce jour, plus de 600.000 Israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle auprès de trois millions de Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
    Réactions arabes:
    Faire exploser le processus de paix
    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré mardi que les ministres arabes des Affaires étrangères avaient condamné le projet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer des parties de la Cisjordanie occupée.
    « Les déclarations de Netanyahu sur l’annexion des terres de la Cisjordanie constituent une violation du droit international et des résolutions de l’ONU », a déclaré Aboul Gheit à la presse à l’issue d’une réunion d’une journée des ministres au Caire. « Le Conseil estime que ces déclarations compromettent les chances de progrès du processus de paix et ses fondements. »
    Jordanie: attiser les conflits et la violence
    Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a condamné l’annonce par le Premier ministre israélien de son intention d’annexer des colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés et d’imposer sa souveraineté sur la vallée du Jourdain et le nord de la mer Morte.
    Al-Safadi a affirmé le rejet par le royaume de la déclaration du Premier ministre israélien et l’a considérée comme une violation flagrante du droit international et une décision qui coûterait la mort du processus de paix et saperait le droit de la région et de ses peuples à trouver la paix.
    Safadi a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à déclarer son rejet de la déclaration israélienne, à la condamner et à adhérer à la légitimité internationale ainsi qu’à ses résolutions et à ses efforts visant à engager un véritable effort effectif pour résoudre le conflit sur la base d’une solution à deux États garantissant la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, dans la perspective du 4 juin 1967.
    Safadi a souligné le refus de la Jordanie et sa condamnation de la déclaration de Netanyahou sur son intention d’annexer les territoires palestiniens lors de la session d’urgence tenue par le Conseil de la Ligue arabe pour discuter des répercussions de la déclaration israélienne.
    « Une violation flagrante du droit international »
    Hanan Ashrawi, haut responsable de l’OLP, a qualifié la promesse d’annexion de la vallée du Jourdain, formulée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de « violation flagrante du droit international » et de « vol de terres, nettoyage ethnique et dévastation de toutes les chances de paix ».
    « Lors de chaque élection, nous payons le prix de nos droits et de notre terre », a déclaré Mme Ashrawi à l’AFP. « C’est pire que l’apartheid. Cela déplace tout un peuple marqué par l’histoire, la culture et l’identité. »
    « Enterrer le processus de paix »
    Saeb Erekat, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP, a déclaré que l’annonce de Netanyahu avait enterré toute perspective de paix.
    « Si l’annexion est mise en oeuvre, il aura réussi à enterrer toute perspective de paix pour les 100 prochaines années », a déclaré Erekat sur son compte Twitter.
    « Les Israéliens et la communauté internationale doivent mettre fin à cette folie, l’annexion est un crime de guerre et signifie la perpétuation de l’apartheid, de la violence, de l’extrémisme et du carnage. »

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