Colonies israéliennes

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par les forces israéliennes au cours d'affrontements

    Imprimer

    FLi7TQIWUAQstqA.jpegUn Palestinien âgé de 17 ans a été tué par les forces israéliennes lors d'affrontements près de Jénine, en Cisjordanie, selon le ministère palestinien de la Santé. Selon le ministère, Mohamed Abou Salah (photo ci-contre) est mort dans le village de Silat al-Harithiya.

    Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué être entrée dans le village "pour démolir l'étage de l'immeuble où le terroriste Muhammad Jaradat résidait", précisant que ce dernier était accusé du récent meurtre par balles d'un colon israélien en Cisjordanie.

    Toujours selon l'armée, de "violentes émeutes" ont alors éclaté dans le village "avec la participation de centaines de Palestiniens" dont certains ont lancé des engins explosifs sur les soldats israéliens. 

    "Les troupes ont identifié un certain nombre d'émeutiers armés et ont fait feu dans leur direction dans le but de neutraliser la menace", a ajouté l'armée dans son communiqué, sans faire directement état de la mort du Palestinien.

    Les forces israéliennes détruisent régulièrement les domiciles des Palestiniens accusés d'attaques contre des Israéliens en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est. Israël affirme que cette mesure contribue à dissuader les attaques. L'armée israélienne accuse Muhammad Jaradat d'avoir tué en décembre 2021 un étudiant en religion de 25 ans, Yehuda Dimentan, dans la localité de Homesh en Cisjordanie. Plusieurs autres Israéliens avaient été blessés et les forces israéliennes avaient arrêté plusieurs personnes dans les jours qui avaient suivi. La colonie de Hoomesh est considérée comme illégale par l'Etat d'Israël lui-même. Elle avait été évacuée en 2005 par les forces de sécurité israéliennes, mais les colons sont ensuite revenus, attisant les tensions avec les Palestiniens.

    Environ 475.000 juifs vivent en Cisjordanie, peuplée de quelque 2,9 millions de Palestiniens. 

  • Cisjordanie : Emeutes palestiniennes près du village de Burqa

    Imprimer

    Samedi soir 25 décembre 2021, des émeutes ont éclaté près du village de Burqa, au nord-ouest de Naplouse. Plus de 150 Palestiniens ont incendié des pneus et jeté des pierres et autres objets lourds vers les soldats de Tsahal. Les soldats ont utilisé des moyens anti-émeutes. Un soldat a été légèrement blessé. Les médias palestiniens ont fait état de 68 émeutiers blessés.

    Selon des sources de l'armée, des soldats ont tiré sur l'un des émeutiers qui tentaient de lancer une bouteille de mélange inflammable. Le manifestant a été blessé. Selon des sources palestiniennes, quatre Palestiniens ont été blessés par balles. Deux des blessés ont été atteint au pied, une troisième à la main et une quatrième au dos. Ils ont été transférés à l'hôpital An-Najah de Naplouse. Toujours selon des sources palestiniennes, 10 manifestants ont été blessés par des tirs de balles en caoutchouc et 55 autres ont été soignés pour intoxication au gaz lacrymogène. Une femme enceinte a du être évacuée en raison de la présence de gaz lacrymogène dans son logement.

    La manifestation palestinienne répondait aux appels de groupes de civils israéliens à une "marche du retour", samedi soir, vers la colonie  de Homesh (évacuée en 2005), installée sur les terres palestiniennes du village de Burqa. La marche avait été annulée par les autorités israéliennes.

    Environ 666 000 colons israéliens sont répartis dans 145 grandes colonies et 140 avant-postes aléatoires (non autorisés par le gouvernement israélien) en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, selon les données du mouvement israélien des droits humains "Peace Now".

    Une position de Tsahal soumise à des tirs près de Naplouse
    À 22 h 42, une tentative d'attaqua à l'arme à feu a été rapportée près de Naplouse.

    Selon les informations publiées, un ou plusieurs éléments armés ont tiré sur la position de Tsahal depuis une voiture en mouvement. Personne n'a été blessé dans l'incident. Les tireurs ont pris la fuite.

    Les militaires de Tsahal ont trouvé des dizaines de douilles sur place et sont à la recherche des tireurs.
    1992685.jpeg

  • Cisjordanie : 127 Palestiniens blessés lors d'une attaque menée par des centaines de manifestants israéliens contre le village de Burqa près de Naplouse

    Imprimer

    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, jeudi 23 décembre 2021, lors d'attaques menées par des centaines de civils israéliens qui ont pris d'assaut des terres appartenant à des Palestiniens entre les villes de Silat Al-Daher et Burqa, au nord de Naplouse en Cisjordanie.

    Les incursions des civils israéliens ont eu lieu lors d'une manifestation pour exiger la restitution des logements dans la colonie évacuée de "Homesh", et une semaine après une fusillade dans la colonie qui a tué un Israélien.

    Les médias israéliens ont estimé le nombre de manifestants israéliens entre 5 000 et 10 000.

    À la suite d'affrontements avec les Israéliens, puis les soldats israéliens, 127 Palestiniens ont été blessés dans le village de Burqa.

    La colonie de Homesh a été évacuée unilatéralement en 2005 dans le cadre du plan de « désengagement » initié par le Premier ministre israélien de l'époque Ariel Sharon et approuvé par la Knesset sous forme de loi.

    Plus tôt jeudi, l'armée israélienne avait fermé les trois routes reliant le village de Burqa et la route entre les villes de Jénine et Naplouse avec des monticules de terre, et renforcé leurs mesures militaires. La route entre les villes de Silat Al Dhaher et Deir Sharaf a été déclarée zone militaire et fermée.

    Le maire de Sebastia, Muhammad Azem, a déclaré à "Wafa" que des groupes d'Israéliens avaient pris d'assaut le site de la colonie évacuée de "Homesh", partant de la colonie de "Shafel Shomron" établie sur les terres palestiniennes au nord-ouest de Naplouse. Il a ajouté que des groupes nombreux étaient toujours en face de la colonie.نابلس.jpeg

    Devant Burqa même, jeudi soir, des colons ont attaqué une maison et un lave-auto à l'entrée du village. Le responsable du dossier des colonies dans le nord de la Cisjordanie, Ghassan Daghlas, a déclaré à "Wafa" qu'un groupe d'Israéliens avait attaqué la maison de Jamal Seif, et un lave-auto à l'entrée du village, provoquant des affrontements avec les habitants palestiniens.

    Vendredi dernier déjà, des dizaines de civils israéliens avaient attaqué des maisons dans la zone ouest de la localité de Burqa. Il a ajouté que les colons avaient tiré à balles réelles sur les habitants de Burqa, et avaient brûlé une école communale (braksa).

    L'armée israélienne s'est déployée en masse dans la rue principale adjacente à la colonie évacuée de Homesh, l'interdisant aux véhicules palestiniens, tandis que les Israéliens scandaient des slogans anti-arabes. .

    Vendredi, des civils israéliens ont également détruit plusieurs véhicules palestiniens près de l'entrée de la ville de Sebastia, au nord de Naplouse.

    Le maire, Muhammad Azim, a déclaré que les colons avaient attaqué un garage de réparation de véhicules et détruit des voitures garées à proximité.

    Il a ajouté que les soldats israéliens avaient fait une descente dans plusieurs maisons à l'entrée de la ville, qui est proche de la colonie de "Shafel Shomron" construite sur des terres palestiniennes.

     

     

     

  • Autorité Palestinienne (AP) : Le convoi d'un ministre palestinien attaqué par des habitants israéliens

    Imprimer

    Vendredi 17 décembre 2021, le convoi du ministre palestinien de l'Agriculture, Riyad al-Atari, a été attaqué par des citoyens israéliens dans le gouvernorat de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon le gouvernement palestinien.

    Le porte-parole officiel du gouvernement palestinien a écrit sur sa page Facebook : "Le ministre de l'Agriculture, Riad al-Atari, et un certain nombre d'employés du ministère ont survécu à l'attaque terroriste des colons sur la route de Naplouse."

    Le porte-parole n'a pas donné plus de détails, publiant uniquement des images montrant des dommages au véhicule du ministre à la suite de jets de pierres et d'autres objets.

    Cela s'est produit alors que des dizaines de Palestiniens ont été blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie.

    La Société palestinienne du Croissant-Rouge (non gouvernementale) a déclaré que ses équipes avaient soigné 72 blessés dans les villages de "Beita", "Beit Dajan" et "Burqa" dans le gouvernorat de Naplouse.

    L'association a ajouté dans un bref communiqué qu'il y a eu 10 blessés par balles en caoutchouc, 5 par des chutes au sol et  57 intoxications par des gaz lacrymogènes".

    Depuis des mois, de violents affrontements ont lieu entre Palestiniens et forces israéliennes dans la ville de Beita. Les manifestants palestiniens exigent la restitution des terres situées au sommet du mont Sabih à leurs propriétaires, après que l'armée les ait saisies.

    La région orientale de Beit Dajan est également témoin de manifestations hebdomadaires qui rejettent la décision de confisquer une grande partie des terres palestiniennes au profit des Israéliens.

     

     

     

     

  • Cisjordanie : Un jeune Palestinien tué par l'armée israélienne à Deir el-Hatab

    Imprimer

    Un jeune Palestinien a été tué, vendredi 5 novembre 2021, par l'armée israélienne lors de heurts en marge d'une manifestation dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère de la Santé palestinien.

    Mohammed Daadas, 13 ans, a été blessé par balle au ventre par les forces israéliennes dans le village de Deir al-Hatab près de Naplouse, a indiqué le ministère à l'AFP. Hospitalisé en arrêt cardiaque, il n'a pas pu être sauvé, selon cette source.

    Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.

    De nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredis, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l'expansion des implantations israéliennes, jugées illégales par le droit international.

    Ces manifestations sont parfois émaillées de heurts avec l'armée israélienne.

    A Beita, deux Palestiniens ont été blessés par des balles recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d'un de ces rassemblements, selon l'agence officielle palestinienne Wafa.

    Le village de Beita est le théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre une implantation israélienne toute proche. Les rassemblements y dégénèrent fréquemment en affrontements avec l'armée israélienne et ont déjà fait plusieurs morts.

    Environ 475.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par les forces israéliennes

    Imprimer

    Un Palestinien a été tué tard mardi soir 27 juillet 2021 par un tir israélien à l'entrée d'une localité de Cisjordanie, qui est le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines, ont indiqué des responsables palestiniens.

    Shadi Omar Lotfi Salim (photo ci-dessus), 41 ans, a été "tué par balle" près du village de Beita, selon le ministère palestinien de la Santé. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé avoir ouvert le feu en direction d'un Palestinien dans ce secteur. L'assistant maire du village, Moussa Hamayel, a indiqué à l'AFP que l'homme avait été tué à l'entrée du village par des soldats israéliens alors qu'il revenait de son travail. "Il a été tué de sang-froid", a-t-il dit, assurant qu'il n'y avait pas de manifestations mardi soir dans le secteur. Shadi Omar Lotfi Salim était un employé de la municipalité de Beita chargé d'inspecter les vannes d'alimentation en eau près du carrefour de Beta.

    L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir identifié un "suspect palestinien" lors d'une patrouille de routine à un rond-point près de Beita, au sud de Naplouse, "lorsque ce dernier s'est approché des soldats avec un objet suspect dans ses mains qui a été identifié comme une barre de fer" Après "des tirs de semonces dans les airs", le "suspect a continué à avancer et le commandant a ouvert le feu en sa direction", a ajouté l'armée, précisant qu'une enquête avait été diligentée sur cet incident qui intervient dans la foulée de tensions liées à un projet de colonie dans le secteur de Beita.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Beita afin de fonder la colonie d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après des semaines de tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes selon le droit de l'Etat hébreu, la colonisation étant jugée illégale par le droit international. Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. Cet accord avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés, principalement par des gaz lacrymogènes, dans ce secteur, selon le Croissant-Rouge palestinien. L'armée israélienne avait, elle, confirmé deux blessés légers dans ses rangs.

  • Cisjordanie : Heurts avec des soldats israéliens, un mort et près de 320 blessés palestiniens

    Imprimer

    Des heurts ont opposé vendredi 23 juillet 2021 des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant un mort et près de 320 blessés palestiniens, la majorité par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des secouristes.

    Des centaines de Palestiniens se sont rassemblés dans l'après-midi sur le mont Sabih dans la localité de Beita, point chaud ces derniers mois, pour protester contre la colonie sauvage d'Eviatar, située à proximité, a constaté un photographe de l'AFP qui a vu de nombreux blessés.

    "Au cours des dernières heures, une émeute a été fomentée près du poste avancé de Givat Eviatar, au sud de Naplouse. Des centaines de Palestiniens ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué avec des moyens anti-émeutes", a indiqué à l'AFP l'armée israélienne.

    Le Croissant-Rouge palestinien dénombré un mort et 146 blessés. Un Palestinien âgé de 17 ans, Muhammad Munir Al-Tamimi, a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans l'abdomen dans le village de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah.
    Une force à pied de l'armée d'occupation a attaqué le village et a tiré à balles réelles sur les jeunes hommes, blessant un jeune homme grièvement à l'abdomen.

    Parmi les manifestants blessés, 21 ont été touchés par des balles réelles, 68 par des balles métalliques enrobées de caoutchouc et plus de 195 par des gaz lacrymogènes. Enfin, 11 personnes ont été soignées pour diverses brûlures et 25 pour ecchymoses . L'armée a confirmé deux blessés légers dans ses rangs qui ont été transportés à l'hôpital.

    Dans le village de Beit Dajan, sept civils ont été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, en plus de dizaines de cas d'intoxication par gaz lacrymogène.  Les manifestants entendaient protester contre la création d'un avant-poste de colonisation sur les terres du village à l'est de Naplouse.

    À Qalqilya, des dizaines de civils ont été intoxiqué par le gaz lacrymogène au cours de la marche hebdomadaire de Kafr Qaddoum contre les colonies. Les manifestants demandaient également l'ouverture de la rue fermée du village il y a 17 ans.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Naplouse afin de fonder la colonie sauvage d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après plusieurs semaines de heurts et tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère israélien de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes.

    Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. L'accord conclu avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Plus de 470.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.