Coalition sunnite arabe anti-Houthis

  • Arabie saoudite : Cinq civils blessés par un projectile des rebelles houthis

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    Un projectile tiré par les rebelles houthis du Yémen a blessé cinq civils dans un village frontalier du sud de l'Arabie saoudite, a annoncé mardi un média d'Etat saoudien, dans un contexte de recrudescence des attaques contre le royaume.

    Ces rebelles soutenus par l'Iran ont intensifié leurs attaques contre l'Arabie saouditedepuis qu'ils ont repris le mois dernier leur offensive pour s'emparer de Marib, dernier bastion dans le Nord des forces loyales au gouvernement, appuyées par une coalition dirigée par Riyad.

    "Un projectile tiré par la milice terroriste des houthis soutenus par l'Iran vers l'un des villages frontaliers de la région de Jizan, est tombé sur la voie publique, blessant cinq civils: trois citoyens saoudiens et deux résidents de nationalité yéménite", a déclaré la défense civile, citée par l'agence de presse officielle SPA. "Les blessés ont été transférés à l'hôpital", a-t-elle ajouté. Les houthis n'ont pas immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque.

    L'ambassade américaine à Riyad a condamné l'attaque de Jizan, et appelé les houthis à "cesser d'attaquer des civils innocents et à s'engager dans le processus diplomatique pour mettre fin à ce conflit". Samedi, de fortes explosions ont secoué la capitale Riyad. La coalition a déclaré avoir déjoué une attaque aux missiles balistiques lancée par les rebelles au Yémen voisin.

    La guerre civile du Yémen, qui dure depuis plus de six ans, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, dans ce que l'ONU qualifie régulièrement de pire désastre humanitaire au monde. Lundi, une réunion virtuelle des donateurs s'est achevée par des promesses de don "décevantes" selon le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ne récoltant que 1,7 milliard de dollars sur les 3,85 milliards espérés. Antonio Guterres a prévenu que le manque de financement de l'aide humanitaire équivaut à une "peine de mort" contre la population yéménite, qui se rapproche inexorablement du précipice de la famine.

  • Yémen : Cinq civils tués dans une attaque dans la ville de Hodeidah

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    Cinq civils dont un enfant ont été tués dimanche 28 février par le tir d'un obus à Hodeidah, ville stratégique de l'ouest du Yémen, les belligérants s'accusant mutuellement d'être responsable de cette attaque. L'obus a touché une maison près de l'aéroport dans l'extrême sud de la ville portuaire contrôlée par les rebelles Houthis.

    Dans la guerre au Yémen, les forces gouvernementales sont appuyées militairement par une coalition de pays emmenée par l'Arabie saoudite, et les houthis sont soutenus par l'Iran qui nie toutefois fournir des armes aux insurgés.

    "Cinq civils, dont une femme et un enfant, ont été tués chez eux dans un tir d'obus de mortier", a indiqué à l'AFP un responsable militaire loyaliste, en accusant les Houthis. Selon l'agence de presse Saba, tenue par les rebelles, les civils ont été tués par deux frappes aériennes de la coalition militaire.

    Les Nations unies se sont inquiétées le mois dernier d'une recrudescence des combats dans la région de Hodeidah, affirmant que des milliers de civils étaient en danger. L'essentiel des importations alimentaires du pays et de l'aide humanitaire transite par la région de Hodeida.

    L'attaque de dimanche intervient au moment où les rebelles mènent une bataille meurtrière pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du Yémen. Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

  • Arabie saoudite : La défense anti-aérienne détruit des missiles balistiques et des drones yéménites sur Riyad

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    Plusieurs explosions ont secoué Riyad samedi 27 février 2021, la télévision d'Etat saoudienne rapportant la mise en échec d'une attaque aux missiles balistiques lancée par les rebelles yéménites. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran dans le conflit au Yémen, ont multiplié les attaques contre l'Arabie saoudite à la tête d'une coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite.

    Les forces de défense aérienne saoudiennes ont déjoué "une attaque de missiles balistiques menée par les houthis" contre la capitale saoudienne Riyad, a indiqué la coalition militaire, citée par la télévision Al-Ekhbariya, sans préciser le nombre de missiles interceptés. Des correspondants de l'AFP et des habitants à Riyad ont entendu plusieurs fortes explosions. Quatre drones lancés par les houthis contre le sud du royaume saoudien ont également été interceptés, selon la coalition.
    Ces attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.


    Elles interviennent au moment où l'Arabie saoudite accueille le championnat de Formule E en banlieue de Riyad, auquel le prince héritier Mohammad ben Salmane a assisté selon les médias d'Etat.

    Les houthis ont intensifié les attaques contre le royaume saoudien, malgré l'approche de la nouvelle administration américaine de Joe Biden qui a décidé de retirer ces rebelles de sa liste des "organisations terroristes".

    Vidéo publiée par les Houthis sur le lancement de missiles de croisières contre Riyad

  • Yémen : Les combats continuent de faire rage dans la province centrale de Marib

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     Brigadier Abdulghani Shaalan (tué).jpegLes combats entre rebelles et forces gouvernementales ont continué de faire rage samedi 27 février 2021 dans la province de Ma'rib au Yémen, où au moins 50 combattants ont été tués. On a mentionné (Blog du 26 février) que le commandant des forces spéciales pro-gouvernementales (photo ci-contre) avait perdu la vie la veille au cours des affrontements.

    Les rebelles houthis, qui tentent de s'emparer depuis plus d'un an de Ma'rib, ont repris le 8 février leur offensive contre ce dernier bastion sous contrôle du pouvoir dans le nord du pays en guerre. D'après l'une des sources militaires, "22 membres des forces gouvernementales et plus de 28 rebelles ont péri ces dernières 24 heures dans les combats qui se poursuivent sans arrêt sur les fronts de la province de Ma'rib".

    Dans la guerre au Yémen, une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite aide militairement les forces gouvernementales face aux rebelles houthis.

    Selon la chaîne des rebelles Al-Massirah, cette coalition a mené plus de 12 raids aériens en appui aux forces gouvernementales au sol. Vendredi, plus de 60 combattants ont été tués à Ma'rib, la journée la plus sanglante depuis le début de cette bataille le 8 février.

    La province de Ma'rib, à 120 km à l'est de la capitale Sanaa, est située près de champs pétroliers. Après une forte baisse des combats pendant plusieurs mois, les rebelles ont repris le 8 février leur offensive contre Ma'rib. Depuis, les affrontements ont fait des centaines de morts parmi les combattants des deux camps, selon des sources gouvernementales, et ont forcé des centaines de familles à fuir. Les houthis ne divulguent généralement pas leurs pertes.

  • Yémen : Plus 60 morts dans des combats acharnés entre rebelles et loyalistes dans la région de Marib

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    Plus de 60 combattants ont été tués vendredi 26 février 2021 dans la bataille à Marib, la journée la plus sanglante depuis la reprise début février de l'assaut des rebelles chiites contre cette province sous contrôle du pouvoir, selon des sources gouvernementales.

    Dans le pays en guerre depuis 2014, les rebelles Houthis tentent de s'emparer depuis plus d'un an de Marib, à 120 km à l'est de la capitale Sanaa, une région située près de champs pétroliers et dernier bastion du gouvernement dans le Nord.

    Après une forte réduction des combats pendant plusieurs mois, les rebelles ont repris le 8 février leur offensive contre Marib. Depuis, les affrontements ont fait des dizaines de morts parmi les combattants des deux camps et forcé à la fuite des centaines de familles.

     Brigadier Abdulghani Shaalan (tué).jpegVendredi, lors des "plus violents combats" depuis la reprise de l'assaut, au moins 27 membres des forces loyalistes ainsi que 34 rebelles ont été tués sur plusieurs fronts de la province, ont indiqué les sources gouvernementales à l'AFP.  Parmi les personnes décédées, on compte le commandant des forces spéciales gouvernementales du front de Marib, le brigadier Abdulghani Shaalan (photo)

    Les affrontements les plus intenses ont eu lieu au sud-est du chef-lieu éponyme de la province, selon une source militaire. Les forces pro-gouvernementales soutenues par l'aviation de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, ont réussi à repousser les attaques rebelles.

    Dans le secteur d'Ablah (sud), des "combats acharnés ont fait des morts dans les deux camps", a ajouté la source militaire sans être en mesure de donner un bilan précis. De même sur le front nord d'Al-Kassara, les Houthis ont perdu des hommes, a-t-elle ajouté.

    Les Houthis ne divulguent généralement pas leurs pertes.

    Raids de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite
    Selon des sources militaires gouvernementales, la coalition militaire soutenant depuis 2015 le pouvoir yéménite, a mené en appui aux forces au sol à Marib des raids pour empêcher les rebelles d'avancer. Ces raids ont été confirmés par la chaîne des rebelles Al-Massirah.

    Les forces gouvernementales ont en outre appelé ces derniers jours les tribus locales armées à les soutenir, selon des habitants.

    Soutenus par l'Iran qui dément leur fournir des armes, les rebelles tentent depuis un an d'arracher ce dernier bastion loyaliste du nord du Yémen au pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette région est l'une des rares restées aux mains des loyalistes, alors que le nord du pays est largement contrôlé par les Houthis.

    Un succès des insurgés serait un coup dur pour le pouvoir yéménite. Le royaume saoudien sunnite voisin est le rival régional de l'Iran chiite et ces deux pays se livrent une guerre par procuration au Yémen selon des experts.

    Recrudescence des combats alors que la nouvelle administration Joe Biden met fin au soutien à Riyad dans la guerre contre les rebelles yéménites
    La recrudescence des violences à Marib, ainsi que les attaques lancées ces dernières semaines par les rebelles contre le territoire saoudien, sont intervenues alors que la nouvelle administration américaine a décidé de mettre fin à son soutien à Riyad dans cette guerre et de retirer les Houthis de la liste des "organisations terroristes".

    Jeudi, lors d'un premier entretien téléphonique avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, Joe Biden a entre autres évoqué "l'engagement des Etats-Unis à aider l'Arabie saoudite à défendre son territoire face aux attaques de groupes pro-Iraniens".

    Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des rebelles chiites Houthis qui se sont emparés de vastes pans du territoire, y compris la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales. Sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

    A Sanaa, une foule de partisans des rebelles est descendue vendredi dans la rue pour protester contre le blocus aérien imposé par la coalition.

  • Yémen : Contre-attaque des forces gouvernementales sur le front de Marib

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    Les forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite ont lancé une contre-attaque près de la ville de Marib, dans le centre du pays.

    Au cours des dernières semaines, la ville est sous la menace permanente de l'avancée des forces Houthis (Ansar Ullah). Les Houthis ont même brièvement capturé le barrage de Marib et ont atteint les environs de la ville de Marib elle-même. Néanmoins, ces derniers jours, leur avance s'est arrêtée.

    Les forces soutenues par l'Arabie saoudite ont profité de cette situation pour lancer une contre-attaque sans pour autant de réaliser une quelconque avancée.



  • Les Emirats Arabes Unis démantèlent une base en Érythrée, sous l'influence des développements au Yémen

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    Des images satellites ont montré le retrait partiel des forces des Émirats arabes unis (EAU) de leur base située dans la corne de l'Afrique, en Érythrée, à environ 70 km au large des côtes du Yémen. Cette décision coïncide avec le désengagement croissant d'Abou Dhabi du conflit yéménite.

    En particulier, les images montrent des équipement en cours de transport, tandis que les structures nouvellement construites semblent également avoir été démontées. La reconstruction du port d'Assab et l'extension de la piste d'atterrissage avaient commencé en septembre 2015, permettant aux EAU de rendre l'installation fonctionnelle pour le transport d'armes lourdes et de troupes soudanaises vers le Yémen. A cette époque, le Soudan , membre de la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite engagée dans le conflit yéménite aux côtés des forces progouvernementales, a participé à la guerre avec environ 6000 soldats, puis progressivement réduit, jusqu'en 2020, à 657.

    D'après ce que plusieurs experts ont relevé, Abu Dhabi, défini comme la «petite Sparte» du Golfe arabe par l'ancien secrétaire américain à la Défense, James Mattis, semble avoir trouvé des limites dans son expansion militaire au Yémen et, après avoir également retiré un grand nombre de ses troupes des fronts de combat yéménites, il semble réorganiser ses bases dans la région de la mer Rouge , à la lumière d'un changement de ses priorités au niveau régional et d'une plus grande mobilisation internationale pour résoudre la guerre civile au Yémen. Enfin, la nécessité de repositionner les troupes dans la région repose également sur la ruée des acteurs étrangers, Turquie et Iran en premier lieu, pour obtenir des positions stratégiques dans la Corne de l'Afrique.

    Les EAU ont investi des millions de dollars pour améliorer la base d'Assab. Les EAU ont dragué le port, amélioré la piste d'atterrissage de 3500 mètres de long, ainsi que construit des casernes, des abris d'avion et des clôtures autour de la structure qui couvre environ 9 kilomètres carrés, précédemment construite, dans les années 1930, par l'Italie qui colonisait l'Erythrée. Au fil des ans, selon des experts de l'ONU, les EAU ont envoyé à la base des chars Leclerc, des obusiers automoteurs G6 et des véhicules de combat amphibies BMP-3, ainsi que des drones de fabrication chinoise et plusieurs avions, qui ont été utilisés au Yémen. Enfin,  les Emirats ont également utilisé la base pour détenir des prisonnier yéménitess,

    La décision d'Abou Dhabi de réduire le nombre de ses troupes sur les fronts de combat yéménites, qui sont officiellement retournés au pays le 9 février 2020, remonte à juin 2019. On ne sait pas combien de soldats émiratis sont toujours présents dans le cadre de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite. Les informations à son sujet semblent contradictoires. Cependant, c'est à partir de cette année-là que la démolition des installations d'Assab a été ordonnée, tandis que des images satellites prises début janvier 2021 montrent des véhicules et autres équipements transportés sur un cargo. Malgré les opérations de démantèlement, les hélicoptères d'attaque émiratis sont toujours dans la base.

    Assab, disent les experts, continue de représenter un point stratégiquement important, situé juste à l'extérieur du détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden. Abu Dhabi, cependant, doit faire face à d'autres préoccupations, définies comme plus "urgentes", dérivant également des tensions persistantes entre Washington et Téhéran au Moyen-Orient, et des attaques qui ont également impliqué des navires au large des côtes des EAU. À la lumière de cela, selon certains, l'attention des Emiratis est désormais plus focalisée sur les menaces «proches de chez soi», que sur l'expansion militaire à l'étranger. Par ailleurs, l'objectif des Emirats pourrait être de signaler son désengagement progressif dans le dossier yéménite, afin de mettre en lumière les menaces posées par d'autres acteurs à la sécurité du Yémen et de la Corne de l'Afrique,

    Dans tous les cas, la présence émiratie au Yémen est toujours tangible également grâce à la présence continue d'environ 50 000 combattants entraînés et équipés par Abu Dhabi au cours des dernières années. Il s'agit de membres de divers groupes armés locaux, dont les forces d'élite Hadrami et shabwani, particulièrement actifs dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP). Les brigades nouvellement formées sont concentrées principalement dans les zones qui, avant l'unification du Yémen en 1990, formaient la frontière entre le nord et le sud du pays, y compris les provinces de Lahj, Aden, Dhali, Abyane et Yafa.