Coalition des patriotes pour le changement (PCC)

  • Centrafrique : l’armée centrafricaine reprend la ville de Kaga-Bandoro

    Imprimer

    La ville de Kaga-Bandoro, située à 300km au nord de Bangui et contrôlée depuis 2014 notamment par le chef rebelle Mahamat Alkatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), a été reprise, samedi par les forces armées centrafricaines.

    « L’Armée et les alliés sont entrés dans la ville », a annoncé dans un tweet le premier ministre centrafricain, Ngrebada Firmin, dimanche.

    « Les ratissages sont en cours, la ville de Kaga-Bandoro sera nettoyée des bandits et autres mercenaires étrangers. Il en sera, désormais ainsi, partout ! », a relevé le chef du gouvernement de la Centrafrique.

    Kaga-Bandoro est une ville très stratégique pour les rebelles de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC), dirigée par l'ancien président François Bozizé.

    Selon le conseiller à la sécurité du président Touadera, Valery Zakharov, c’est « une victoire remarquable pour le pays » de reprendre cette ville qui était entre les mains des rebelles depuis 2014.

    « A l’arrivée dans la ville, les forces armées centrafricaines (FACA) se sont affrontées aux mercenaires tchadiens. L’enquête sera ouverte à ce propos », a annoncé dans un tweet lundi, le conseiller russe Zakharov.

    Les forces alliées, après avoir pris Dekoa et Mbrès dans la même préfecture ont fait un assaut sur Kaga-Bandoro samedi après-midi.

    Ces forces ont fait sauter le verrou à 10 Km de la ville avant de faire leur entrée.

    « Les rebelles n'ont résisté que cinq minutes avant de fuir. L’armée centrafricaine et ses alliés ont peu après procédé à un ratissage maison par maison », a indiqué  Fridolin Ngoulou, journaliste centrafricain.

    Après cinq ans d’absence, les Faca étaient brièvement revenues dans la zone en 2019 après la signature de l’accord de paix centrafricain conclu début février de la même année entre le gouvernement et quatorze groupes armés.

    Point de passage important de la transhumance, la localité de Kaga-Bandoro accueille le plus grand marché de bétail de Centrafrique.

    Pour rappel, les forces armées centrafricaines ont lancé, depuis décembre dernier 2020, une offensive pour reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire centrafricain, à l'image de Bambari dans le sud-est.

    Ainsi, plusieurs villes ont été reprises, dont Bambari, Boali, Bossembélé, Bossemptélé, Yaloké, Bouar, etc.

  • #République_centrafricaine : près de 200 rebelles neutralisés à #Niem 

    Imprimer

    Le gouvernement centrafricain a annoncé, vendredi 9 avril 2021, avoir délogé plusieurs dizaines de rebelles dans la ville de Niem située dans la préfecture de Nana-Mambéré (ouest de la Centrafrique).

    Dans un tweet publié vendredi sur sa page officielle, le conseiller à la sécurité du président de la Centrafrique, Valery Zakharov, a revendiqué la neutralisation d’«environs 200 rebelles » dans la ville de Niem, située à 63 kilomètres de Bouar à l’ouest du pays.

    Les alliés de l’armée centrafricaine dont les instructeurs russes et les forces rwandaises ont pris part à la planification de l’opération et ont apporté un soutien moral aux soldats centrafricains dans les combats contre les rebelles à Niem, a précisé la même source.

    Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont désormais le contrôle de la ville de Niem, a souligné le conseiller à la sécurité du président Touadéra ajoutant que « c’est un point stratégique très important ».

    La reprise de Niem est une nouvelle victoire de l'armée centrafricaine dans la guerre qu’elle mène depuis plus de quatre mois contre les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    Celle-ci avait lancé il y a quatre mois, une offensive pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra, réélu à l'issue de la présidentielle du 27 décembre 2020.

    Les forces gouvernementales appuyées par leurs alliés ont repoussé ces assauts et ont repris plusieurs villes centrafricaines qui étaient sous contrôle de la coalition rebelle.

    Le 17 décembre dernier, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), et annoncé le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une offensive dans le but d'empêcher la réélection du président Touadéra.

  • République Centrafricaine : François Bozizé prend la tête d'un mouvement rebelle

    Imprimer

    L'ancien président centrafricain François Bozizé a été choisi par six groupes armés pour conduire la rébellion contre le président nouvellement réélu, Faustin Archange Touadéra, a-t-on appris de sources concordantes, lundi 22 mars 2021.

    « Les six groupes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont décidé de mieux coordonner leurs actions. Et pour une meilleure coordination nous avons estimé qu’il nous faut un coordinateur général », a indiqué, lundi, le porte-parole de la CPC, Serge Bozanga.

    « Nous avons alors porté notre choix sur le général Bozize, qui est un militaire plein d’expérience. Nous avons porté notre doléance auprès de ce leader qui a favorablement répondu à notre appel. Après une longue réflexion, il a accepté de démissionner de son poste de président du Kwa Na Kwa (KNK) pour se consacrer à notre cause commune. Il a estimé qu’il ne pourrait pas gérer son parti politique et en même temps cordonner des actions militaires », a souligné le porte-parole.

    D’après Bozize qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, il fallait saisir cette occasion.

    « Ayant pris connaissance de l’appel solennel lancé à mon endroit par les six signataires de l’accord de Kamba-Kota (dans la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest de la RCA), me demandant de prendre la tête de la CPC en tant que coordonnateur général, j’ai donné une suite favorable à leur demande », a déclaré lundi François Bozize.

    « Répondant à leur appel, je mesure l’importance de la confiance qui m’est faite et la portée de la mission qu’ils m’ont confiée » a ajouté l’ancien président centrafricain.

    Selon François Bozize, « la CPC est engagée à réaliser les vœux du peuple centrafricain que sont : la sécurité, la paix, la cohésion sociale et le retour de la démocratie véritable en RCA ».

    Il faut noter que c’est le 16 décembre 2020 que plusieurs groupes armés anti-balaka et ex-Séleka se sont unis à Kamba-Kota pour dénoncer l’accord de Khartoum, insuffisamment appliqué selon eux.

    Ils avaient menacé dans un communiqué d’utiliser « tous les moyens » si le gouvernement centrafricain ne consent pas à organiser des concertations à ce sujet avant l’organisation de la présidentielle et des législatives, du 27 décembre.

    La CPC avait estimé que gouvernement centrafricain était incapable à faire appliquer l’accord signé en février 2019 censé ramener la paix dans le pays.

  • République centrafricaine : L'armée capture la forteresse des rebelles

    Imprimer

    L'armée nationale centrafricaine, connue sous son acronyme français FACA, soutenue par des mercenaires russes et rwandais, a repris le village de Kambakota situé non loin de Benzambe aux forces de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    La reprise de Kambakota aux rebelles du CPC fait suite à la reprise de Bossangoa, Benzambe et Bozoum par des soldats des FACA assistés de mercenaires rwandais et russes.

    Kambakota est le fief du PCC, et c'est là que les six groupes armés qui composent la coalition s'étaient réunis le 15 décembre 2020 et ont conclu leur alliance.

    C'est là que la déclaration officielle de la formation de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été faite.

    La formation de l'alliance du CPC a également été suivie d'une déclaration dénonçant l'accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles armés.

    Dans les 48 heures qui ont suivi la reprise du village, la plupart des habitants ont fui dans la brousse et même les combattants du PCC sont introuvables.

    Depuis la reprise de Bossangoa et de Bozoum, la vie est revenue lentement à la normale et les activités commerciales reprennent.

    D'un autre côté, une grande partie de la population de Benzambe et de Kambakota est restée dans la brousse et n'a pas encore repris ses activités quotidiennes de peur d'être malmenée par les rebelles du PCC.

    Benzambe et Kambakota sont de petites localités de l'Ouham, situées au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations locales qui se sont réfugiées dans la brousse voient la présence des forces des FACA dans leurs localités comme symbolique et à court terme.

    «Ils craignent de retourner dans leurs villages pour le moment car ils savent que les soldats des FACA vont bientôt partir et que les combattants du CPC reviendraient pour se venger de toute personne qui collaborerait avec les combattants des FACA», a déclaré un habitant local qui s'est échappé de Kambakota. .

  • République centrafricaine : L'armée reprend le contrôle d'une ville stratégique frontalière avec le Cameroun

    Imprimer

    L’armée centrafricaine a repris jeudi 11 février la ville de Beloko, frontalière avec le Cameroun, des mains des rebelles de la CPC.

    L'armée nationale et ses alliés sont rentrés jeudi 11 février 2021 à midi dans la ville de Beloko à la frontière avec le Cameroun, là où plus de 1.500 véhicules sont bloqués à cause de la présence des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), indique le site Oubangui médias.

    Cette entrée triomphale sans combat intervient après la reprise des villes tout au long de ce corridor économique pour le pays, souligne le site, rappelant que les rebelles du CPC avaient bloqué il y’a plus d’un mois le corridor Bangui-Garoua-Mboulay entrainant l’asphyxie du pays et la rareté des produits alimentaires et de l’aide humanitaire.

    Ces contre-offensives de l’armée et des alliés russes et rwandais, avec l’appui de la Minusca (mission onusienne en RCA) avaient permis l'acheminement, sous escorte des casques bleus onusiens, des produits humanitaires bloqués à Beloko. Le premier convoi humanitaire est arrivé à Bangui samedi dernier.

    Le premier ministre Firmin Ngrebada s'est félicité de la reprise de cette ville. « je félicite les éléments de nos Forces Armées et les alliés qui sont partis de Bouar, et qui viennent d’arriver ce jour à Beloko. Par cette posture nous assurerons, dorénavant en toute sécurité, le trafic des personnes et des marchandises sur l’axe Bangui-Beloko dans les deux sens », a-t-il annoncé.

  • République centrafricaine : Les rebelles acceptent l'accord de cessez-le-feu des chefs d'État des Grands Lacs

    Imprimer

    La Coalition des patriotes pour le changement (PCC), un groupe rebelle de la République centrafricaine (RCA), a accepté unilatéralement d'interrompre les combats suite à un appel des chefs d'État de la région des Grands Lacs et du Tchad.

    Abakar Sabome, le porte-parole de la PCC, a annoncé mardi l'accord de cessez-le-feu.
    « Les chefs d'État et de gouvernement ont appelé les forces rebelles à déclarer un cessez-le-feu unilatéral immédiat, à libérer la périphérie de Bangui et à revenir à leurs positions initiales », affirme le communiqué final à l'issue de la réunion tenue vendredi à Luanda entre les chefs d’Etat des Grands Lacs.

    La PCC par l'intermédiaire de Sabome peu de temps après la publication du communiqué, a salué l'initiative angolaise, ajoutant que le groupe était satisfait de la forme mais en désaccord avec le fond.

    « Oui à un cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons envers vous, chefs d’État de l’Afrique, en qui nous avons tant de respect et de confiance. Nous nous soumettons totalement à ce cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons pour vous. »

    « Mais ce cessez-le-feu, il faut qu'on nous dise de quoi il s'agit. Combien de temps durera-t-il ? Et qu'est-ce qui va suivre ? a demandé le porte-parole de la PCC.

    Sabome a en outre laissé entendre que le groupe réagirait de manière très sévère si le gouvernement centrafricain ne respectait pas les termes de l'accord.

    « Le cessez-le-feu sera respecté pendant deux, trois, quatre jours, etc. mais nous resterions sur nos gardes et si le gouvernement ne le respecte pas et tente d'attaquer nos positions, nous réagirons de manière très sévère », a-t-il déclaré.

    Concernant l'encerclement de Bangui, la capitale nationale de la RCA, il a noté qu '« il faut plutôt souligner que Bangui ne doit pas être attaqué car nos hommes sont déjà à Bangu i ».
    Le gouvernement du président Faustin Archange Touadera n'a pas encore répondu à l'appel des chefs d'Etat, mais des proches du gouvernement ont manifesté dans les rues pour demander au gouvernement de ne pas accepter le cessez-le-feu.

    « Tout cessez-le-feu maintenant à un moment où les rebelles de la PCC sont dos au mur ne ferait que leur donner amplement l'occasion de se réarmer et de revoir leur stratégie», a déclaré un manifestant.
    .
    « La promptitude avec laquelle ils ont accueilli l'appel au cessez-le-feu est une indication du fait qu'ils étaient vraiment complètement mis en déroute», a déclaré le manifestant.

     

  • République centrafricaine : 44 assaillants tués au nord-ouest du pays

    Imprimer

    Les forces armées centrafricaines (FACA) et les forces alliées ont lancé, lundi, une offensive à Boyali au nord-ouest de la Centrafrique faisant « 44 morts, dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls, des FACA et gendarmes renégats », a annoncé le gouvernement centrafricain sur son site.

    D’après les autorités centrafricaines, trois assaillants ont été également fait prisonniers et ces derniers ont été acheminés dans la capitale centrafricaine.

    Le 22 décembre 2020, cette ville touristique au nord-ouest de la Centrafrique, était tombée entre les mains de rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes rebelles qui avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013.

    Bien que Boyali (Boali) soit défendue par les forces des Nations Unies et l’armée centrafricaine, l’UPC avait pris la ville le 22 décembre.

    Les rebelles avaient pillé le commissariat, la gendarmerie et des maisons de particuliers à leur arrivée.

    L’Unité pour la paix en Centrafrique est un groupe principalement composé de Peuls, dirigé par le Général Ali Darrassa, lui-même Peul né au Tchad.

    Le gouvernement du Tchad a condamné, jeudi dernier, dans un communiqué, l’enrôlement des ressortissants tchadiens dans les conflits centrafricains.

    Dans son communiqué, Ndjamena a annoncé que des sources dignes de foi font état des ressortissants d’origine tchadienne recrutés pour combattre comme mercenaires au sein des milices en Centrafrique.

    « Le Tchad ne peut admettre que des ressortissants d’origine tchadienne soient impunément recrutés et utilisés dans le conflit et ensuite exposés devant la presse comme moyens de preuve dans le seul but de faire porter la responsabilité de leur utilisation à leur pays d’origine », a souligné le porte-parole du gouvernement du Tchad, l’ambassadeur Chérif Mahamat Zène.

    Depuis le 19 décembre 2020, des rebelles regroupés au sein de la Coalition pour le changement (CPC) combattent contre les forces centrafricaines et les forces des Nations Unies.

    Le nombre de Centrafricains fuyant leur pays à cause de cette guerre ne cesse d’augmenter, a alerté, lundi 25 janvier, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    D’après l’agence, des dizaines de milliers de personnes « ont fui les violences et l’insécurité en République centrafricaine (RCA) pour se réfugier dans les pays voisins ».