COALITION ANTI DAECH

  • Syrie : Attaque de drones contre une base de la coalition anti-Daech

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    Une base de la coalition anti-Daech menée par Washington, dans le sud-est du pays, a été, lundi 15 août 2022, la cible d'une attaque de drones.

    Les forces de la coalition ont "riposté à une attaque menée par plusieurs systèmes aériens sans pilote (UAS) à proximité de la base d'Al-Tanf à 6H30 (3H30 GMT)", a annoncé la coalition dans un communiqué, sans identifier les responsables.

    "Les forces de la coalition ont intercepté un des UAS (...), un deuxième a explosé dans le complexe de Maghawir Al-Thawra", un groupe rebelle soutenu par Washington et actif dans la région d'Al-Tanf. Selon le communiqué, l'attaque n'a pas fait de victimes.

    Le général John W. Brennan Jr, à la tête de la coalition, a condamné et appelé à la fin de ce type d'attaques.

    La coalition antijihadistes a déjoué plusieurs opérations similaires dans le passé, dont des attaques de drones contre la base d'Al-Tanf établie en 2016 aux confins de l'Irak et de la Jordanie. 

    On soupçonne les milices soutenues par l'Iran stationnées à Al-Olayaniyah, à près de 30 km de la zone de la base d'Al-Tanaf, d'être responsables de ces attaques de drones.

    En plus de la base d'Al-Tanf, des centaines de soldats américains restent déployés dans le nord-est de la Syrie.

  • Syrie : Arrestation d'un haut responsable de l'Etat islamique

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    Jeudi 16 juin 2022, la coalition internationale de lutte contre l'Etat islamique a annoncé l'arrestation d'un dirigeant éminent de l'organisation lors d'une opération en Syrie.

    La coalition a déclaré dans un communiqué : "Les forces de la coalition ont arrêté un dirigeant éminent de l'Etat islamique lors d'une opération en Syrie, le 16 juin" à l'issue d'un violent échange de tirs avec des hommes armés. 

    Le communiqué précise que "le dirigeant arrêté a été qualifié d'expert dans la fabrication d'explosifs, et qu'il est l'un des hauts dirigeants de l'organisation en Syrie". Les responsables américains ont identifié la cible du raid comme étant Hani Ahmed al-Kurdi. Les sources ont indiqué qu'al-Kurdi était connu comme le « Wali » de Raqqa en Syrie. Wali est le terme arabe traditionnel pour gouverneur.

    La coalition a déclaré qu'aucun civil n'avait été blessé lors de l'arrestation du chef de l'Etat islamique, car "elle avait été soigneusement planifiée pour réduire les pertes collatérales", ajoutant qu'aucune perte n'a également été enregistrée dans les biens ou les avions de la coalition.

    La coalition a confirmé que ses forces "continueront à traquer les restes de l'Etat islamique où qu'ils se trouvent pour assurer leur défaite définitive".

    Six hélicoptères américains ont déposé au sol des troupes aéroportées dans la campagne de Jarablus, à la frontière avec la Turquie et ll est probable que l'opération avait pour but la capture de dirigeants de l'Etat islamique. Les hélicoptères étaient deux hélcoptères MH-47G (vidéo) et quatre MH-60M du 160th Special Operations Aviation Regiment "Night Stalkers". Ce régiment est généralement chargé de missions hautement sensibles. L'un des MH-60M aurait été endommagé mais a été évacué. La position attaquée par les commandos américains était une position de l'organisation islamiste pro-turque Faylaq al-Shām soutenue par la Turquie et qui, visiblement, protégeait le haut responsable de l'Etat islamique.

    La décision de la coalition dirigée par les États-Unis de lancer une opération aéroportée complexe pour capturer al-Kurdi, qui se cachait dans un village occupé par les forces pro-turques, pourrait être le signe d'une mauvaise coopération et coordination sur les questions de lutte contre le terrorisme entre Washington et Ankara.

    C'est la deuxième fois qu'une force de la coalition dirigée par les États-Unis sort de ses zones d'influence dans le nord-est de la Syrie pour mener un raid. La première fois, c'était le 3 février 2022, lorsqu'une importante force américaine a attaqué la cache du chef de l'Etat islamique Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurashi dans la région du nord-ouest de la Syrie, dans le Grand Edleb. Abu Ibrahim a été tué au cours du raid. Il a été remplacé par Abu al-Hassan al-Hashimi al-Qurashi en mars 2022. En mai 2022, les médias ont affirmé qu'Abu al-Hassan avait été capturé par les forces de sécurité turques dans la ville d'Istanbul. Cependant, la Turquie n'a pas encore confirmé l'information.

  • Irak : Deux roquettes tirées contre la coalition internationale, pas de victime

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    Deux roquettes Grad de 122mm se sont écrasées samedi 30 avril 2022 à proximité d'une base en Irak qui abrite des troupes de la coalition internationale antijihadiste, sans faire de victime ni de dégâts, ont annoncé les forces de sécurité irakiennes. "Deux roquettes sont tombées à l'extérieur de la base irakienne d'Aïn al-Assad" dans l'ouest de l'Irak, a rapporté un communiqué des forces de sécurité, précisant qu'il n'y avait aucune "perte".

    La base d'Aïn al-Assad est sous contrôle des forces armées irakiennes mais elle abrite des troupes de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis pour lutter contre les jihadistes de l'État islamique. La base "n'a pas été touchée", a indiqué à l'AFP un responsable de la coalition internationale ayant requis l'anonymat. "Personne parmi le personnel de la coalition n'a été blessé", a-t-il poursuivi. "Il semblerait qu'une roquette soit tombée à plusieurs kilomètres au sud de la base", selon le responsable.

    D'après une source sécuritaire de la province d'Al-Anbar, "aucune perte humaine ou matérielle n'a été relevée". L'attaque a été revendiquée par un groupe, inconnu jusqu'alors, appelé "Résistance internationale" sur un site pro-iranien du réseau Telegram, un site très hostile à la présence militaire américaine en Irak. La base d'Aïn al-Assad est fréquemment visée par des tirs de roquettes et des drones armés. Le dernier incident du genre remonte au 8 avril 2022, mais le drone piégé avait été abattu.

    De manière générale, ces derniers mois, des tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak. Elles ne sont généralement pas revendiquées, les États-Unis les imputant systématiquement à des factions pro-Iran. Le 9 décembre 2021, l'Irak a annoncé la "fin de la mission de combat" de la coalition internationale, qui conserve à ce jour ses effectifs sur le sol irakien pour poursuivre un rôle de formation et de conseil.

    Dans les faits, quelque 2.500 militaires américains et un millier de soldats de pays membres de la coalition sont toujours stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes, dont celle d'Aïn al-Assad. Ces troupes étrangères jouent un rôle de conseillers et de formateurs depuis plus d'un an, après avoir aidé les forces irakiennes à vaincre l'Etat islamique.

  • Syrie : Des jihadistes de l'Etat islamique attaquent des Kurdes qui célébraient la fin de l'iftar

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    Sept personnes ont été tuées et quatre autres blessées dans la province de Deir ezZor, dans le nord-est de la Syrie, lorsque des militants de l'Etat islamique ont attaqué un repas de l'Iftar.

    Le repas marquant la fin de la journée de jeûne du mois de Ramadan était offert par Nuri Hamish, un ancien porte-parole de la milice pro-kurde pro-américaine des Forces Démocratiques Syriennes (FDS). Il fait partie des morts.

    Les Forces Démocratiques Syriennes ont combattu l'État islamique avec l'appui de la Coalition internationale. Malgré le fait que l'Etat islamique ait perdu la quasi totalité de ses possessions territoriales, il garde le contrôle de zones difficiles d'accès au centre et à l'est de la Syrie et dans plusieurs régions reculées d'Irak.

  • Irak : Une base de l'armée turque visée par un tir de missiles dans le nord de l'Irak

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    Des sources de sécurité irakiennes ont rapporté qu'une attaque au missile a visé dimanche 3 avril 2022  la base turque de Zlikan, au nord-est de la ville de Mossoul, lors d'une attaque qui est la deuxième du genre en moins d'une semaine. Vidéo.

    Les sources ont indiqué que deux missiles ont visé la base, sans connaître l'ampleur des pertes jusqu'à présent, tandis que deux autres missiles sont tombés aux abords du camp de la 112e brigade des forces peshmergas de l'Union patriotique du Kurdistan, sans faire de victimes. 

    Les forces de sécurité de la région du Kurdistan ont imposé, plus tôt dimanche, un couvre-feu complet dans 12 villages en raison des bombardements lancés par les avions de l'armée turque et des affrontements continus entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les forces turques dans la région.

    La base a été la cible d'une attaque similaire, mardi dernier, et a été victime de deux autres en janvier dernier. 

    Les factions armées liées à l'Iran sont souvent accusées de cibler les bases militaires des pays occidentaux, et cela découle de la rhétorique de ces groupes envers les États-Unis et leurs alliés dans le pays.

    Ces factions ne critiquent pas la Turquie et sa présence en Irak, ni ne bombardent ses bases. Pour les milieux politiques de la région du Kurdistan, le PKK est responsable de ces attaques intermittentes contre la présence turque en Irak.

    L'armée turque effectue souvent des raids avec des avions de guerre et des drones à l'intérieur de l'Irak, et envoie également des forces terrestres sur ses sites militaires dans la région du Kurdistan pour mener des attaques contre des sites du PKK.

    Bagdad dénonce ces opérations, qu'Ankara ne coordonne pas avec le gouvernement central, ce qui, pour Bagdad, est une violation de la souveraineté de l'Irak.

    La semaine dernière, un certain nombre de représentants du parlement irakien ont soumis une demande au président du parlement. Ils veulent former des comités spéciaux pour surveiller et compter les forces américaines et turques en Irak.

    L'Irak a précédemment appelé la Turquie à mettre fin à ses activités militaires sur son sol, mais la Turquie accuse son voisin de tolérer la présence du PKK sur son sol, et de refuser de mettre fin à ses attaques transfrontalières.

     

     

  • Syrie : Le conflit en Ukraine pourrait relancer la guerre dans la région du Grand Edleb

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    Dimanche 27 mars, l'armée arabe syrienne (AAS) a attaqué un véhicule MRAP [Mine-Resistant Ambush Protected] de l'armée turque dans la région du nord-ouest de la Syrie, dans le Grand Edleb.

    Les soldats syriens ont pris pour cible le véhicule, un BMC Kirpi II, avec un missile guidé antichar alors qu'il passait sur une route au sud-est de la ville d'Atarib dans la partie occidentale de la province d'Alep. Le véhicule a été gravement endommagé.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, trois militaires turcs, dont un officier, ont été blessés à la suite de l'attaque au missile. Ls blessés ont été évacués vers la Turquie.

    Les médias turcs ont déclaré que l'armée turque avait répondu à l'attaque en bombardant des positions de l'AAS dans l'ouest de la province d'Alep.

    Des sources pro-gouvernementales syriennes ont déclaré que l'attaque au missile était une réponse aux frappes d'artillerie turques du 23 mars sur la ville d'Ibbin, tenue par les Kurdes, dans le nord de la province d'Alep. Les frappes ont blessé deux soldats de l'AAS qui se trouvaient sur une position près de la ville.

    La Turquie maintient plus de 60 positions militaires dans la région du  Grand Edleb, une région contrôlée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham, l'ancienne branche d'al-Qaida en Syrie. La Turquie, au nom des jihadistes, et la Russie, au nom du régime de Bachar al-Assad, avait conclu un cessez-le-feu dans la région,  il y a plus de deux ans.

    La guerre en Ukraine pourrait remanier les cartes dans le nord syrien
    Mais la guerre en Ukraine a remanié les cartes. Le gouvernement syrien a pris fait et cause pour la Russie et soutient l'offensive russe en Ukraine. De son côté, la Turquie, en tant que membre de l'OTAN, soutient militairement l'Ukraine, notamment en ayant livré des drones Bayraktar TB2. Des miliciens syriens, partisans du régime sont partis en Ukraine comme mercenaires pour soutenir l'armée russe, tandis que des rebelles syriens pro-turcs ont été acheminés par la Turquie vers l'Ukraine pour lutter contre l'armée russe.

    Le régime de Bachar al-Assad pourrait être tenté de reprendre aux jihadistes et autres rebelles pro-turcs la région du Grand Edleb, ouvrant à nouveau les hostilités, cette fois-ci avec le soutien de la Russie et des miliciens kurdes. A noter que ces derniers, soutenus par les Etats-Unis dans la lutte contre le Daech, pourraient changer de camp, abandonnant  la coalition internationale pour se rallier aux forces gouvernementales et participer à une offensive généralisée pour chasser l'armée turque et ses alliés de Syrie.

    L'évolution de la situation dans le nord syrien est désormais à suivre avec attention 

  • Irak : Trois attentats visant les forces de la coalition internationale 

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    Trois attaques à l'engin explosif improvisé (IED), dont l'une a été déjouée, ont visé mardi 22 février 2022 des camions transportant du matériel logistique pour les forces de la coalition internationale en Irak.

    Un officier du ministère de l'Intérieur a déclaré qu'"un engin explosif posé par des inconnus avait explosé au passage d'une colonne de camions transportant du matériel de la coalition internationale sur l'autoroute dans la province d'al-Anbar".

    La source  a ajouté que "l'attaque n'avait fait ni victimes ni dégâts", notant que les services de sécurité "se sont déployés sur le site de l'explosion et ont déclenché une campagne de ratissage dans les environs à la recherche des auteurs."

    Il s'agit de la deuxième attaque du genre ce mardi. Une attaque similaire était survenue quelques heures plus tôt dans le gouvernorat de Dhi Qar (sud), qui a endommagé l'un des camions du convoi, selon une source sécuritaire.

    De son côté, la Cellule des médias de sécurité du ministère de la Défense a annoncé, mardi, "le déjouement d'une tentative visant à cibler des colonnes de soutien logistique avec deux engins explosifs dans le gouvernorat de Muthanna, dans le sud de l'Irak".

    La cellule a déclaré dans un communiqué que "Grâce au suivi sur le terrain et à l'intensification des efforts de renseignement, l'Agence fédérale de renseignement et d'enquêtes du ministère de l'Intérieur dans le gouvernorat d'Al-Muthanna a pu contrecarrer une tentative contre des colonnes de soutien logistique avec deux engins explosifs posés sur l'autoroute."

    Elle a ajouté: "L'un d'eux a été démantelé et l'autre a explosé sous le contrôle d'experts anti-explosifs."

    La fréquence de ces attaques et d'autres visant les forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis a augmenté depuis le début de 2022.

    Ces attentats s'accompagnent de la menace des factions armées irakiennes proches de l'Iran, de cibler les forces étrangères présentes dans le pays, après qu'elles aient remis en cause l'annonce de leur retrait.

    Le 9 décembre 2021, l'Irak et la coalition internationale ont annoncé la fin officielle des missions de combat des forces de la coalition dans le pays, à la suite d'un accord entre Bagdad et Washington le 26 juillet 2021, prévoyant le retrait de toutes les forces de combat américaines d'Irak pour la fin 2021, tout en maintenant des conseillers et formateurs américains pour assister les forces de sécurité irakiennes.

    Depuis 2014, Washington dirige une coalition internationale contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie, qui a pris en charge la tâche de fournir un soutien logistique, de renseignement et aérien aux forces irakiennes dans leurs opérations militaires contre l'organisation jihadiste.