COALITION ANTI DAECH

  • Syrie : Troisième jour de combats entre les forces kurdes et l'Etat islamique - plus de 70 morts

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    Les combats se poursuivent pour le troisième jour consécutif entre le groupe Etat islamique (Daech) et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, à la suite d'une attaque des jihadistes contre la prison de Ghwayran qui a fait plus de 70 morts, a indiqué samedi une ONG.

    "28 membres des forces de sécurité kurdes, cinq civils et 45 combattants de l'Etat islamique ont été tués" depuis le début de l'attaque contre la prison de Ghwayran, située dans la ville de Hassaké, a indiqué Rami Abdel Rahman, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    L'Etat islamique a lancé un assaut dans la nuit de jeudi à vendredi contre cette prison abritant quelques 3.500 membres présumés de l'Etat islamique parmi lesquels des dirigeants du groupe, affirme encore l'OSDH.

    L'OSDH a indiqué que des centaines de prisonniers de l'Etat islamique ont été arrêtés, estimant qu'une dizaine de détenus ont réussi à s'enfuir à la suite de cette attaque, la plus importante depuis la défaite de l'Etat islamique en 2019 en Syrie.

    "Les combats se déroulent du côté nord de la prison", a affirmé samedi 22 janvier 2022 Farhad Shami, le porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes, évoquant une "situation exceptionnelle à l'intérieur et autour" de l'établissement pénitencier.

    Les Forces démocratiques syriennes ont expliqué que les jihadistes s'étaient barricadés dans les maisons d'habitation du quartier d'Al-Zohour près de la prison, utilisant "les civils comme boucliers humains". 

    Les FDS ont imposé un couvre-feu dans la ville d'Hassakeh. Malgré cela, des milliers d'habitants ont fui vers la « zone de sécurité » de la ville, tenue par les forces gouvernementales syriennes.


    Des avions de chasse et des hélicoptères d'attaque de la coalition dirigée par les États-Unis ont effectué plusieurs frappes aériennes sur des bâtiments et des positions occupées par des islamistes de l'Etat islamique. De plus, les FDS ont pu appréhender au moins 89 des évadés. Sept autres évadés auraient été tués par des terroristes de l'Etat islamique après avoir tenté de se rendre aux FDS.





    Les FDS ont également confirmé avoir "déjoué une autre tentative d'évasion massive" vendredi, expliquant avoir "arrêté 89 mercenaires aux abords de la prison" après les avoir "encerclés".

    Le commandant en chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé dans l'après-midi du vendredi 21 janvier que l'attaque de l'Etat islamique avait été repoussée. Cependant, des affrontements étaient encore signalés près de la prison de Geweran dans la soirée.


    Vendredi, dans un communiqué diffusé par "son agence de presse" Amaq, le groupe jihadiste a revendiqué l'attaque contre la prison indiquant que l'objectif de cette opération était "de libérer les prisonniers".

    "Les évasions de prison et les émeutes à l'intérieur de celles-ci ont constitué un élément clé de la ré-émergence de l'Etat islamique en Irak et aujourd'hui, elle constitue une menace sérieuse en Syrie", a déclaré Dareen Khalifa, analyste à l'International Crisis Group.

    Les prisons situées dans les vastes zones contrôlées par les Kurdes dans le nord de la Syrie détiennent environ 12 000 jihadistes d'une cinquantaine de nationalités, selon les autorités kurdes.

     

     

  • Irak : Nouvelle attaque contre la coalition internationale

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    Cinq roquettes ont été tirées mercredi contre une base irakienne abritant des forces de la coalition internationale antijihadistes dans l'ouest de l'Irak, la troisième attaque du genre en quelques jours.

    Ces attaques interviennent alors que l'Iran et plusieurs groupes alliés dans la région marquent le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain en Irak le 3 janvier 2020.

    Mercredi, les projectiles sont tombés à deux kilomètres de la base irakienne d'Aïn al-Assad, dans le désert de la province d'Al-Anbar, selon un responsable de la coalition s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Pas de dommages, pas de victimes, c'était (des tirs de) roquettes", a-t-il ajouté. "Nous avons observé cinq tirs, tombés hors de" la base.

    Cette même base a été prise pour cible mardi par deux drones piégés, abattus sans faire de victime, selon un responsable de la coalition.

    Lundi, les militaires américains ont abattu deux drones piégés visant, dans l'enceinte de l'aéroport international de Bagdad, un centre diplomatique américain où sont notamment stationnées des troupes de la coalition. Cette attaque avait été menée sur la route de l'aéroport international de Bagdad. Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak.

    Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran, qui n'ont de cesse de réclamer le départ de toutes les troupes américaines stationnées en Irak dans le cadre de la coalition emmenée par Washington pour lutter contre le groupe Etat islamique.

  • L'Irak rapatrie 100 jihadistes de l'Etat islamique détenus en Syrie par des forces kurdes

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    Les autorités irakiennes ont rapatrié, mercredi 8 dcembre, 100 combattants irakiens de l'Etat islamique (Daech) qui étaient détenus par les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, a annoncé un haut responsable sécuritaire irakien.

    "Nous avons récupéré ce matin 100 terroristes" détenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes en Syrie, a indiqué à l'AFP le général Abdul Amir al-Shammari, commandant adjoint des Opérations conjointes, instance coordonnant l'action des différentes forces de sécurité et collaborant avec la coalition internationale antijihadistes. Les 100 jihadistes "ont été remis aux services de renseignements pour qu'ils soient interrogés", a précisé le haut responsable.

    En février puis en septembre, l'alliance des FDS qui a mené la lutte contre l'Etat islamique avec le soutien de la coalition internationale menée par Washington avait remis à Bagdad une centaine de combattants irakiens de l'Etat islamique, selon des sources sécuritaires irakiennes.

    L'administration kurde syrienne qui contrôle de vastes pans dans le nord-est syrien se montre parfois réticente à communiquer sur certains dossiers en lien avec les combattants de l'Etat islamique ou leurs familles retenus par les forces kurdes dans des prisons ou dans des camps en Syrie. En 2019, les FDS avaient remis à Bagdad environ 900 Irakiens, la plupart capturés alors qu'ils essayaient de fuir les derniers bastions de Daech en Syrie, selon des sources judiciaires irakiennes.

    Après avoir occupé de 2014 à 2017 de vastes territoires en Syrie et en Irak, l'Etat islamique a enchaîné les revers. Fin 2017, l'Irak a annoncé la "victoire" après avoir chassé l'Etat islamique de tous les bastions urbains. En mars 2019, l'Etat islamique a perdu tous ses fiefs en Syrie.

    Quelque 1.600 Irakiens soupçonnés d'avoir combattu pour Daech sont encore détenus par les FDS, selon un rapport de l'ONU. Des milliers de civils sont aussi retenus dans des camps de déplacés comme celui d'Al-Hol, qui abrite plus de 60.000 personnes, dont la moitié sont des Irakiens.

    L'Irak a déjà poursuivi en justice des milliers de ses ressortissants pour appartenance à l'Etat islamique, crime passible de la peine de mort selon une loi antiterroriste. Des centaines ont été condamnés à la peine capitale mais peu de ces sentences ont été appliquées, l'administration pénitentiaire devant obtenir un ordre ratifié par la présidence pour les exécuter.

  • Irak : Opération de ratissage contre l'Etat islamique dans l'ouest du pays

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    Une opération de sécurité a été lancée, mercredi 11 août, dans le désert de Rutba, dans l'ouest de l'Irak, avec la participation de l'armée, du Service antiterroriste et de la Division d'intervention rapide, avec le soutien des forces de la coalition, dans le but de "nettoyer" des éléments de l'Etat islamique la zone dans la province sunnite d'Anbar .

    La cellule des médias de sécurité du commandement des opérations conjointes irakiennes a déclaré dans un communiqué publié sur sa page Facebook que « des parties de l'armée irakienne, du service antiterroriste et de la division d'intervention rapide ont commencé, à l'aube aujourd'hui, à effectuer une opération de sécurité à grande échelle dans le désert de Rutba au sein du secteur des opérations d'Anbar avec le soutien aérien de l'armée de l'air et de l'aviation, ainsi que l'armée et l'aviation de la coalition internationale. »

    Le communiqué ajoute : "Cette opération vise à poursuivre les restes des gangs terroristes de l'Etat islamique, à rechercher leurs cachettes et à nettoyer les zones relevant du secteur de responsabilité".

    Province de Kirkouk
    Une force conjointe des  18e et  19e brigades, la cinquième division de police, en partenariat avec les détachements de renseignement de la division, a mené une opération d'inspection et de ratissage dans la zone Wadi Al-Khassa du district d'Al-Rashad dans la province de Kirkouk. Au cours de cette opération, une cache de l'Etat islamique a été découverte comprenant plusieurs engins explosifs et des détonateurs.
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  • Irak : Deux explosions visent deux convois de la coalition internationale dans le centre et le sud du pays

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    Deux sources sécuritaires ont indiqué que deux engins explosifs, à quelques heures d'intervalle, ont visé deux convois de la coalition internationale dans les provinces de Babel et Diwaniyah, dans le centre et le sud de l'Irak, causant des dégâts matériels mais aucun blessé.

    Un engin explosif planté au bord de la route a explosé sur un convoi de camions transportant du matériel logistique de la Coalition internationale sur l'autoroute dans la province de Babil.

    L'attaque a endommagé un certain nombre de roues de l'un des camions, sans faire de victime, notant que les autorités ont ouvert une enquête sur l'accident.

    Quelques heures plus tôt, l'agence citait un officier de police de Diwaniyah a déclaré qu'"un engin explosif, posé par des inconnus, avait explosé dans un convoi de camions de la Coalition internationale sur l'autoroute dans le gouvernorat de Diwaniyah" dans le sud de l'Irak.

    L'explosion a causé des dommages à l'un des camions du convoi, mais aucune victime", selon la source, qui a indiqué que "les autorités compétentes ont ouvert une enquête sur l'accident pour poursuivre les responsables de l'attentat".

    Aucune partie n'a revendiqué l'attaque, et il n'y a eu aucun commentaire des autorités irakiennes et de la coalition internationale à ce sujet, jusqu'à 16h30 (GMT).

    L'attaque est la sixième du genre en six jours, après des attaques similaires qui ont eu lieu dans les gouvernorats de Diwaniyah, Dhi Qar (sud) et Babil (centre).

    Ces dernières semaines, les attaques de missiles, de drones et d'engins explosifs improvisés visant l'ambassade américaine et les forces de la coalition, dirigées par Washington, se sont intensifiées à travers l'Irak.

    Washington accuse des factions armées irakiennes liées à l'Iran d'être à l'origine des attaques visant son ambassade et ses bases où sont déployés des soldats américains dans le pays.

    Les nouvelles attaques surviennent malgré que Bagdad et Washington soient parvenus lundi à un accord pour retirer les forces américaines d'Irak d'ici la fin de cette année.

     

  • Syrie : La coalition dirigée par les Etats-Unis a neutralisé 6 jihadistes de Daech lors d'une dépose dans le sud-est de Deir ez-Zor

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    Tard vendredi 16 juillet, la coalition dirigée par les États-Unis et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont mené avec succès une opération antiterroriste dans la ville de Dhiban, dans le sud-est de la province de Deir Ezzor.

    Une force conjointe de la coalition et des FDS a été déposée par hélicoptères dans le quartier d'al-Latwah, où une cellule de l'Etat islamique avait été repérée.

    Suite à de violents affrontements, deux des membres de la cellule jihadiste ont été éliminés. Quatre autres islamistes ont été capturés par la force conjointe.

    "La coalition continuera avec ses partenaires à frapper les terroristes, reflétant l'unité mondiale pour voir une défaite durable contre Daech [Etat islamique]", a déclaré le porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis, le colonel Wayne Marotto sur Twitter. « Les troupes américaines continueront la campagne dans le cadre de la coalition pour empêcher une résurgence de Daech. »

    La situation dans le sud-est de la province de Deir Ezzor est loin d'être stable. L'Etat islamique n'est pas la seule menace à laquelle est confrontée la coalition dirigée par les États-Unis dans la région.

    Au cours des trois dernières semaines, six attaques, prétendument menées par des forces soutenues par l'Iran, ont visé des bases de la coalition dirigée par les États-Unis dans le sud-est de la province de Deir Ezzor. Récemment, une patrouille conjointe de la coalition et des FDS a découvert des roquettes de fabrication iranienne prêtes à être lancées dans la région.

  • Irak : huit jihadistes de Daech neutralisés dans une opération militaire

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    Huit membres armés de l'Etat islamique ont été neutralisés, mercredi 2 juin 2021, dans une opération militaire lancée par les Peshmergas du district kurde du nord de l'Irak.

    L'officier de police de Salaheddine Samir al-Chihabi a déclaré que les forces peshmergas avaient lancé une opération militaire, mercredi à l'aube, contre les cibles de Daech, avec l'appui des hélicoptères et des avions de combat de la coalition internationale.

    Et d'ajouter que des avions et des hélicoptères de la coalition internationale (conduite par les États-Unis) avaient bombardé les cibles et les repaires de l'organisation, tandis que les forces peshmergas avaient ratissé la région. Huit éléments armés ont été tués.

    Al-Chihabi a expliqué que l'opération militaire avait concerné des zones à l'est du district de Tuz Khormatu, en particulier dans les zones entourant le village de Daouda, situé à la frontière du district de Daquq dans le gouvernorat voisin de Kirkouk.

    Il a souligné que éléments de Daech étaient actifs dans la région en raison du vide sécuritaire prévalant dans cette zone, notant que l'opération est intervenue après la formation de quatre centres de coordination entre les Peshmergas et l'armée, ce mois-ci.

    Le gouvernement du district kurde du nord de l'Irak avait annoncé, mercredi dernier, la formation de quatre centres de coordination avec l'armée irakienne pour lutter contre Daech, dans les zones dépourvues de présence sécuritaire.

    En effet, les "vides sécuritaires" s'étendent de la frontière syrienne au gouvernorat de Ninive, à Diyala (est), sur les frontières iraniennes, en passant par le gouvernorat de Salaheddine et Kirkouk (au nord).

    Les autorités irakiennes n'ont émis, pour l'heure, aucun communiqué, à ce sujet.

    En 2017, l'Irak a déclaré la victoire totale sur « Daech » en restaurant sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire. À l'été 2014, l'organisation terroriste avait envahi et contrôlé une superficie estimée à un tiers du pays.

    Cependant, l'organisation terroriste maintient toujours des cellules dormantes, dans de vastes zones en Irak, qui lancent sporadiquement un certain nombre d’attaques.