Chouchi

  • Nagorny-Karabakh : Les troupes azerbaïdjanaises ont quitté Chouchi

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    Les troupes azerbaïdjanaises ont quitté Chouchi. Les forces de maintien de la paix de la Fédération de Russie les ont escortées jusqu'au lieu de déploiement permanent. Les images du retrait des troupes ont été diffusées par la chaîne de télévision Izvestia . La Russie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie ont convenu d'un cessez-le-feu. Le respect des obligations est sous le contrôle des soldats russes.

    Il n'est pas clair s'il s'agit d'un retrait définitif de la ville de Chouchi par les forces azerbaïdjanaises ou d'un mouvement de troupes.

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  • Nagorny-Karabakh : Maisons en feu - les Arméniens quittent Aghdam

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    Maisons en feu et militaires détruisant leur propre quartier général. Jeudi, à la veille de la rétrocession à l'Azerbaïdjan du district d'Aghdam, les Arméniens partent, s'efforçant de ne rien laisser à l'adversaire victorieux du dernier conflit les ayant opposés.

    Les forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh doivent abandonner ce territoire au plus tard vendredi, selon les termes de l'accord de cessation des hostilités signé sous l'égide de la Russie le 9 novembre.

    Ce district, qui faisait partie du glacis de sécurité conquis par les Arméniens dans les années 1990 tout autour de le république séparatiste du Nagorny Karabakh, est le premier de trois qui doivent être rétrocédés à l'Azerbaïdjan avant le 1er décembre.

    Selon les journalistes de l'AFP, les militaires arméniens étaient à pied d'oeuvre pour détruire au bulldozer et incendier des bâtiments de leur quartier général dans la ville d'Aghdam, une cité fantôme abandonnée par ses habitants depuis près de trente ans mais où l'armée arménienne avait installé une base.

    Les habitants des villages de la région chargeaient leurs biens sur des remorques ou des camions pour rejoindre des territoires restant sous contrôle arménien. Certains mettaient aussi le feu à leur maison avant de partir. Les forces de maintien de la paix russes se sont pour leur part déployées sur leurs positions, sur la ligne de contact locale séparant forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

    La république autoproclamée du Nagorny Karabakh survit amoindrie et affaiblie à la guerre de six semaines qui l'a opposée à l'Azerbaïdjan qui voulait en reprendre le contrôle. Bakou a ainsi reconquis la deuxième ville de la province, Choucha, mais aussi les sept districts azerbaïdjanais qui constituaient le glacis de sécurité entourant le Nagorny Karabakh. Quatre ont été reprises par les armes et trois doivent être rétrocédés par les Arméniens : Aghdam vendredi, Kalbajar le 25 novembre et Latchin le 1er décembre.

  • Nagorny-Karabakh : Le deuil arménien

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    "Quoi qu'il arrive, je vais rester", a déclaré le père Hovhannes, le prêtre dumonastère de Dadivank, devenu le symbole de la tragédie arméinenne.

    Le monastère, construit à partir du neuvième siècle, se dresse au-dessus de la route entre la capitale arménienne Erevan et Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh.

    La zone entourant le monastère, Kalbajar, devait passer sous le contrôle de l'Azerbaïdjan dimanche, suite au cessez-le-feu de la semaine dernière. L'accord doit mettre fin à un conflit de 44 jours au cours duquel l'Azerbaïdjan a repris une grande partie du territoire qu'il avait perdu lors de la guerre du début des années 1990 face aux Arméniens.

    Cependant, une prolongation - accordée le jour de l'échéance et grâce à la médiation du président russe Vladimir Poutine - a donné aux Arméniens considérés par l'Azerbaïdjan comme vivant illégalement à Kalbajar jusqu'au 25 novembre pour quitter la région.

    Le Nagorno-Karabkah, que les Arméniens appellent Artsakh, est internationalement reconnu comme faisant partie de l'Azerbaïdjan, mais la majorité de sa population, en particulier dans les villes, est composée d'Arméniens ethniques. Les Azerbaïdjanais étaient cependant autrefois majoritaires dans les zones rurales telles que Kalbajar avant d'être expulsés par les autorités arméniennes dans les années 1990.

    Le gouvernement arménien d'Erevan a également mené des politiques de colonisation qui ont encouragé les Arméniens de souche à s'installer dans la région.

    De nombreux Arméniens sont venus prier une dernière fois au monastère 
    Ces derniers jours, des milliers d'Arméniens ont fait de longs et souvent difficiles voyages vers ce symbole du christianisme et de la culture arménienne avant que l'accord de cessez-le-feu ne prenne officiellement effet et que la région ne revienne sous le contrôle de l'Azerbaïdjan.

    Lorsque nous sommes arrivés, la confusion régnait sur l'avenir de ce monastère. Des discussions passionnées étaient en cours sur la question de savoir s'il fallait ou non enlever les pierres de la croix et autres symboles sacrés qui sont au cœur du christianisme et de l'identité nationale arménienne.

    Certains étaient décidés à "rester jusqu'à la fin. C'est notre Dieu. C'est notre église. Notre croix porte un lourd fardeau. Nous sommes ici pour porter ce poids."

    Le père Hovhannes, Karapetyan, lui, est bien décidé à rester au monastère même si la région est sous contrôle azerbaïdjanais.

    Le bureau du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a déclaré samedi, suite à un appel téléphonique avec Poutine, que les sites chrétiens dans les zones revenant sous le contrôle de Bakou seraient "correctement protégés par l'Etat".

    "Le président Ilham Aliyev a noté que l'Azerbaïdjan est un pays multinational et multiconfessionnel, où les droits et les libertés de tous les peuples et des représentants de toutes les religions sont pleinement garantis", selon la déclaration.

    "Les chrétiens vivant en Azerbaïdjan pourront utiliser ces temples".

    Dimanche, des soldats russes avaient été déployés au monastère, conformément aux termes de l'accord de cessez-le-feu.

    Pourtant, l'humeur qui régnait à Dadivank est celle du chagrin et de la perte. Les hommes et les femmes pleuraient et s'embrassaient. Les fidèles prenaient des photos des bâtiments du monastère, tandis que deux artistes réalisaient des tirages en argile d'anciennes inscriptions.

    Pendant ce temps, la route sous le monastère est encombrée de voitures et de camions pleins de meubles et d'objets se dirigeant vers Erevan.

    Des troupeaux de moutons et de bovins, également en provenance du Haut-Karabakh, bloquent la circulation. Nous sommes passés devant deux maisons en feu, dont on nous a dit qu'elles avaient été incendiées par des propriétaires arméniens déterminés à ne rien laisser aux azerbaïdjanais.

    Abattage d'arbres
    Toute la journée et jusque tard dans la nuit, des hommes coupaient des arbres pour le bois de chauffage. Avant la guerre, l'abattage des arbres était réglementé par les autorités. Mais avec la perspective d'un hiver froid à venir, les habitants ont profité du vide politique pour stocker du bois pour la revente.

    À Stepanakert, la capitale administrative de la région, des journalistes de la MEE ont parlé brièvement avec Arayik Harutyunyan, le président de la République de l'Artsakh, le gouvernement séparatiste reconnu uniquement par l'Arménie.

    Les journalistes lui ont demandé si les Arméniens pouvaient se sentir en sécurité après l'accord de paix. Il a répondu : "Nous essayons de résoudre l'incertitude mais les choses ne sont pas encore claires. Le déploiement de soldats de la paix russes est crucial".

    Les pertes arméniennes
    Samedi, l'Arménie a déclaré que plus de 2 300 soldats avaient été tués au cours des six semaines de conflit. De son côté, Vladimir Poutine a déclaré vendrdi que 4 000 personnes étaient mortes et que des dizaines de milliers avaient fui leurs foyers. L'Azerbaïdjan n'a pas confirmé le nombre de ses propres victimes.

    Il ne fait aucun doute que l'armée arménienne a subi des pertes importantes. Un soldat nous a dit que dans son unité de 22 hommes, quatre ont été tués, deux sont toujours portés disparus et douze ont été blessés. Il a dit que dans certaines unités, trois générations combattaient ensemble.

    Les deux parties au conflit ont accusé l'autre d'avoir pris pour cible des civils lors des récents combats. Bakou accuse les forces arméniennes d'avoir effectué une frappe de missile qui a tué 13 personnes et blessé des dizaines d'autres dans la ville de Ganja, dans l'ouest de l'Azerbaïdjan, le mois dernier. Les deux parties nient avoir délibérément pris des civils pour cible.

    Catastrophe humanitaire
    Une crise humanitaire est en préparation avec environ 100 000 Arméniens ayant déjà perdu leur maison et ce nombre devrait encore augmenter.

    "Ce nombre va augmenter lorsque les Azéris prendront officiellement le contrôle des villages. Ces personnes déplacées ont besoin de nourriture, de logement, de chauffage, d'électricité et de gaz", a  déclaré un responsable.

    Stepanakert vidée de ses habitants
    La ville de Stepanakert était étrangement vide. Tous les magasins que nous avons croisés étaient fermés, à la seule exception d'une petite épicerie. Des sacs de sable étaient empilés contre les fenêtres des sous-sols, marquant l'endroit où les habitants de Stepanakert s'étaient regroupés pour se protéger des bombardements.

    Nous avons vu une femme portant des sacs poubelles remplis de vêtements d'hiver. C'était la première fois qu'elle rentrait chez elle depuis qu'elle avait fui les combats. Elle se plaignait de l'état de sa maison, qui avait été habitée par son mari, qui y avait vécu pendant toute la guerre avec des soldats volontaires.

    Lorsque nous avons quitté Stepanakert en début de soirée, la route du retour vers l'Arménie était encore encombrée de camions et de voitures. La circulation s'est arrêtée pendant des heures alors que les soldats russes, à bord de gros véhicules blindés, se dirigeaient vers Stepanakert sur la route étroite.

    Les combats sont terminés pour l'instant. Alors que l'accord de cessez-le-feu commence à entrer en vigueur et que les soldats russes sécurisent la région. La réalité de ce que cela signifie pour les Arméniens commence à peine à se faire sentir.

    (MEE)

     

  • Nagorny-Karabakh : Les forces russes arrivent à Stepanakert, la capitale du Karabakh

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    Des soldats russes contrôlaient vendredi matin les abords de Stepanakert, capitale du Nagorny Karabakh, gardant les accès à la ligne de contact toute proche entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises, selon un journaliste de l'AFP.

    Des dizaines de militaires et au moins trois engins blindés ont été déployés sur un check-point à la sortie sud-ouest de la ville sous contrôle des forces arméniennes, sur la route menant à la localité voisine de Choucha, à une dizaine de kilomètres de là, conquise la semaine dernière par les forces azerbaïdjanaises. Le drapeau russe flottait sur la position, où des militaires arméniens aidaient au contrôle des véhicules.

    "On contrôle les passeports, on s'assure qu'il n'y a pas d'armes dans les véhicules, on ne bloque pas", a expliqué à l'AFP l'un des militaires russes. Cinq kilomètres plus au sud, sur cette même route, un autre point de contrôle russe, avec engins blindés, était déployé.
    La situation était calme dans tout le secteur, militaires russes et arméniens discutant de façon tout à fait détendue. Certains des occupants des véhicules contrôlés donnaient même des provisions, un pain, des confiseries ou des cigarettes, aux soldats russes, arborant sur leurs uniformes et leurs véhicules blindés des drapeaux frappés de lettre jaune, MC, acronyme de "forces de paix" en russe.

    L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé en début de semaine, sous parrainage russe, un accord de cessez-le-feu mettant fin au conflit débuté fin septembre au Karabakh. Cet accord consacre les gains de territoires importants obtenus par l'Azerbaïdjan, et prévoit la rétrocession à Bakou de territoires supplémentaires.

    En attendant le déploiement complet des forces russes, et la réouverture du corridor de Latchin, cordon ombilical reliant l'Arménie à l'enclave, la seule voie d'accès au Nagorny Karabakh est la route passant par le nord de l'enclave, par le district de Kalbajar, qui doit être rétrocédé dimanche à l'Azerbaïdjan.

  • Nagorny-Karabakh : un accord de fin des hostilités entre Arménie et Azerbaïdjan signifie la capitulation de l'Arménie

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    Quelques heures après la destruction d'un hélicoptère russe par un missile sol-air azerbaïdjanais, Moscou a sifflé la fin de la partie.

    L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé sous l'injonction de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh. Cet accord consacre la victoire militaire azerbaïdjanaise après six semaines de combats meurtriers.

    L'accord a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ainsi que le président russe Vladimir Poutine.

    Près de 2.000 soldats russes vont être déployés dans les heures ou jours à venir le long des lignes de front et le long du corridor de Lachin, les belligérants étant appelés à ne plus faire mouvement et à rester sur les positions qu'ils occupaient lundi 9 novembre à 21H00 GMT, heure d'entrée en vigueur du cessez-le-feu, consacrant des gains de territoires importants de l'Azerbaïdjan.

    Sur sa page Facebook, le Premier ministre arménien a écrit que la signature de l'accord avait été "incroyablement douloureuse", mais que la décision s'imposait "après une analyse en profondeur de la situation militaire".

    Le président azerbaïdjanais a lui proclamé à la télévision la "capitulation" de son ennemi, même s'il ne reconquiert pas tout le Nagorny Karabakh. "J'avais dit qu'on chasserait (les Arméniens) de nos terres comme des chiens, et nous l'avons fait", a-t-il martelé.

    Selon M. Aliev, l'Azerbaïdjan reprend le contrôle de districts autour du Nagorny Karabakh, sorte de glacis de sécurité constitué par les Arméniens autour de la république autoproclamée depuis 30 ans. Bakou a aussi conquis des territoires de la province séparatiste à proprement parler. Les terres encore sous contrôle arménien le restent, et un corridor les reliera à l'Arménie, selon M. Poutine.

    Manifestations de colère en Arménie
    L'annonce de l'accord a entraîné des manifestations de colère en Arménie. Peu après l'annonce de l'accord, une foule de milliers de manifestants en colère s'est rassemblée dans la nuit aux abords du siège du gouvernement arménien aux cris de "traîtres" et "démission" à l'adresse de M. Pachinian.. Des centaines d'entre eux ont pénétré dans les locaux, brisant des vitres et saccageant des bureaux, notamment une salle de conseil des ministres, selon un journaliste de l'AFP présent sur place. Le siège du Parlement a subi le même sort.

    Le président du Parlement a même été sorti de sa voiture et lynché par la foule. Blessé, il a dû être hospitalisé.

    Une défaite militaire au Nagorny Karabakh a de quoi menacer l'avenir du Premier ministre, porté au pouvoir par une révolte populaire en 2018. Avant même l'annonce de l'accord, 17 partis d'opposition avaient réclamé sa démission. L'intéressé a lui démenti des rumeurs de fuite du pays: "Je suis en Arménie et continue de faire mon travail", a-t-il dit sur Facebook.

    Déploiement de l'armée russe
    Les premiers avions Iliouchine 76, transportant les forces russes ont décollé de Russie, pour se rendre au Karabakh, selon le ministère russe de la Défense.

    Le président russe a souhaité que cet accord puisse mener "à la création des conditions nécessaires pour un règlement durable" du conflit.

    Peuplé aujourd'hui quasi-exclusivement d'Arméniens à la suite de la guerre des années 1990, le Nagorny Karabakh était rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique mais est considéré par les deux pays comme une partie intégrante de leurs histoires et héritages respectifs.

    La prise de la ville de Choucha a signifié la défaite des forces arméniennes du Haut Karabakh
    L'accord de fin des hostilités intervient après que les forces azerbaïdjanaises ont annoncé dimanche la prise de Choucha, ville stratégique est située à 15 kilomètre de la capitale séparatiste Stepanakert et sur l'artère vitale reliant la république autoproclamée à son parrain arménien. La chute de cette localité était considérée comme un tournant de la guerre. Lundi, l'Arménie disait que les combats s'y poursuivaient encore.

    Le conflit a fait au moins 1.300 morts depuis le 27 septembre, selon des bilans très partiels. Il pourrait en réalité y avoir des milliers de morts de chaque côté.

    Depuis des semaines, la Russie et d'autres puissances tentaient d'obtenir un cessez-le-feu, mais trois tentatives ont échoué. La Russie est la puissance régionale dans le Caucase du Sud. Elle est une alliée militaire de l'Arménie mais a aussi de bonnes relations avec l'Azerbaïdjan, deux ex-républiques d'URSS.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien de l'autre puissance de la région, la Turquie qui a notamment été accusée d'envoyer des mercenaires pro-turcs de Syrie se battre en soutien à Bakou. Si Moscou et Ankara sont rivaux, les présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan entretiennent néanmoins une relation pragmatique.

  • Nagorny-Karabakh : Les autorités du Karabakh reconnaissent la perte de la ville de Chouchi

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    L'attaché de presse du président de la république non reconnue du Haut-Karabakh, Vahram Poghosyan, a déclaré que la ville de Shushi échappe totalement au contrôle des forces du Karabakh.

    "Aujourd'hui, malheureusement, nous devons admettre que nous sommes toujours accompagnés d'une série d'échecs et que la ville de Shushi est complètement hors de notre contrôle. Toutes les thèses de propagande encourageantes et inspirantes ne nous donnent rien d'autre qu'un détachement du sens de la réalité", a écrit Poghosyan sur Facebook .

    La capture de Chouchi est une victoire majeure pour l'Azerbaïdjan après six semaines de combats au Nagorny-Karabakh. Chouchi, érigée au sommet d'une montagne, est située à seulement quinze kilomètres de la capitale régionale Stepanakert et sur la principale route reliant la république autoproclamée à l'Arménie, son principal soutien.

    Lors d'une allocution télévisée dimanche, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait annoncé "avec une fierté et une joie très grandes" que Choucha (prononciation azerbaïdjanaise de Chouchi) avait été "libérée".

    Ces propos avaient été immédiatement démentis par l'Arménie selon laquelle la ville, forteresse naturelle, "résistait aux coups de l'adversaire en dépit de lourds dégâts". 

    Les forces arméniennes ont par ailleurs fait état lundi de bombardements azerbaïdjanais sur plusieurs localités sous leur contrôle, dont Stepanakert, visée par des "missiles à longue portée". Elles ont annoncé la mort de 44 soldats supplémentaires dans leurs rangs sans autres précisions. "Outre Chouchi, les batailles dans d'autres directions sont également importantes. Les tentatives d'attaquer l'ennemi ont été contrecarrées à Martuni, Martakert, Tagavard et dans d'autres directions", indique le message du ministère de la défense arménien.

    forward_2.gifDernière nouvelle 16H30 (heure locale : L'armée azerbaïdjanaise s'est approchée de Stepanakert
    Les forces armées azerbaïdjanaises sont à la périphérie de Stepanakert , a déclaré l'attaché de presse du président de la république non reconnue du Haut-Karabakh, Vahram Poghosyan.

    "L'ennemi est à la périphérie de Stepanakert, et l'existence de la capitale est déjà menacée. Si nous voulons que Shushi redevienne le nôtre, l'Artsakh (nom propre du Karabakh) a été préservé, tout doit être fait pour organiser une défense fiable de Stepanakert et d'autres zones de la ligne de front. C'est une garantie réelle et fiable de succès », a écrit Poghosyan sur Facebook.

    forward_2.gifL'Azerbaïdjan abat un hélicoptère russe - les deux membres d'équipage tués
    L'Azerbaïdjan a admis avoir abattu accidentellement un hélicoptère russe Mi-24. Cela a été rapporté par le ministère des Affaires étrangères du pays. L'hélicoptère s'est écrasé près du village arménien de Yeraskh.


    Le département a expliqué que l'erreur était due au fait que l'hélicoptère avait volé à proximité de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, alors que des affrontements militaires actifs se poursuivaient dans le conflit du Haut-Karabakh. Le vol s'est déroulé dans l'obscurité, à basse altitude et en dehors de la zone de détection radar des systèmes de défense aérienne, a indiqué le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères. En outre, des hélicoptères russes n’ont jamais été vus dans la zone où l’incident s’est produit.

    "La partie azerbaïdjanaise présente ses excuses à la partie russe à propos de cet incident tragique, qui est de la nature d'un accident et n'a pas été dirigé contre la partie russe", a déclaré le ministère dans un communiqué.

    Bakou s'est déclaré prêt à payer une indemnisation en relation avec l'incident.

    Un bilan partiel fait état de 1300 morts
    De violents combats opposent depuis fin septembre Erevan et Bakou pour le contrôle du Nagorny Karabakh, enclave montagneuse qui avait déjà été l'objet d'une guerre ayant fait 30.000 morts à la dislocation de l'URSS. Cette reprise des hostilités a fait près de 1.300 morts selon des bilans partiels.

    Vidéo côté arménien
    Des canons D-20 frappent les positions azerbaïdjanaises près de Chouchi


    Vidéo côté azerbaïdjanais 
    Combats près de Choucha

    Les Azerbaïdjanais contrôlent la magnifique ville de Choucha

  • Nagorny-Karabakh : Violents combats à l'intérieur de la ville stratégique de Chouchi

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    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a évoqué "des batailles lourdes et décisives" pour la deuxième plus grande ville de la république non reconnue de Chouchi du Haut-Karabakh .

    "Des batailles lourdes et décisives sont menées pour Chouchi. Des victoires à nos héros", a écrit Hovhannisyan sur le réseau social Facebook .

    Samedi soir, Hovhannisyan a rapporté la poursuite de violents combats à proximité immédiate de la ville de Chouchi, que l'armée azerbaïdjanaise tente de s'emparer; des batailles ont également lieu près des villages les plus proches de la ville, notamment à Karintak, Lisagor, ainsi qu'au sud de Berdzor (Lachin).

    Le rapport de l'armée de défense du Karabakh a noté que dans la nuit du 7 au 8 novembre, les combats se sont poursuivis dans toutes les directions de la ligne de front, les affrontements les plus violents ont été menés près de la ville de Chouchi et dans le secteur sud-est de la ligne de front. Les autorités du NKR non reconnu ont déclaré que Chouchi reste "un rêve inaccessible" pour Bakou .

    forward_2.gifSelon des sources russes, les soldats azerbaïdjanais seraient entrés à l'intérieur de Chouchi
    Dimanche matin du 8 novembre, des informations ont commencé à arriver selon lesquelles les combats se déroulent déjà dans la ville. et non aux approches.

    Le ministère arménien de la Défense reconnait que les combats ont lieu à Chouchi et affirme qu'ils sont toujours en cours
    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a déclaré que les combats dans la ville de Shushi au Karabakh se poursuivent.
    "Les combats à Chouchi se poursuivent, nous allons attendre et faire confiance à nos troupes", a écrit Hovhannisyan sur Facebook .
    Dimanche après-midi, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a annoncé la prise de la ville stratégiquement importante de Chouchi au Karabakh par l'armée azerbaïdjanaise. Auparavant, le représentant du ministère arménien de la Défense Artsrun Hovhannisyan a évoqué "des batailles lourdes et décisives" pour la deuxième plus grande ville du Karabakh.
    Vidéo : Combats de rue dans les rues de Chouchi :

    La population civile évacue Stepanakert
    Des informations font également état de l’évacuation de la population civile de Stepanakert. La veille, le Centre d'information du gouvernement arménien a signalé que les forces azerbaïdjanaises avaient tiré sur Stepanakert à l'aide de systèmes de lancement multiples de roquettes Grad et Smerch. Aucune victime n'a été signalée.

    Bataille au niveau de la localité de Martouni également
    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a déclaré dimanche que les combats se déroulent non seulement à Chouchi, mais près de Martouni.
    "Les combats intenses, mais pas comme à Chouchi, se déroulent en direction de Martouni, où nous avons repoussé 1 à 2 attaques. Dans cette zone, la situation se stabilise", a écrit Hovhannisyan dans Telegram.

    Vidéo de Chouchi côté arménien
    Anna News (Russe) : Vidéo mise en ligne le 7 novembre


    Vidéo côté azerbaïdjan