CHINE

  • Turquie : Le gouvernement assure qu'il ne renverra pas les Ouïghours en Chine

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    Le chef de la diplomatie turque a affirmé mercredi qu'Ankara n'allait pas renvoyer des Ouïghours musulmans en Chine, malgré la ratification par Pékin d'un traité d'extradition qui inquiète les membres de cette communauté réfugiés en Turquie.
     
    "Il est incorrect de dire que (la ratification par Pékin) signifie que la Turquie va renvoyer les Ouïghours en Chine", a déclaré Mevlüt Cavusoglu lors d'un point presse avec des journalistes à Ankara. "Cela ne s'applique qu'à des personnes coupables (de crimes). Dans le passé, il y a eu des demandes pour le renvoi en Chine d'Ouïghours se trouvant en Turquie. La Turquie n'a pas appliqué ces mesures", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.
     
    Le Parlement chinois avait ratifié samedi un traité d'extradition signé en 2017 avec Ankara, un texte que Pékin veut notamment utiliser pour accélérer le retour de certains Ouïghours musulmans soupçonnés de "terrorisme" et réfugiés en Turquie. Le Parlement turc n'a pas ratifié ce texte, mais la mesure annoncée par Pékin a provoqué l'inquiétude parmi les dizaines de milliers d'Ouïghours réfugiés en Turquie, notamment à Istanbul.
     
    La Turquie a des liens linguistiques et culturels avec les Ouïghours, des musulmans parlant une langue turcique. Ankara a ainsi longtemps été l'un des principaux défenseurs de leur cause sur la scène internationale, avant de mettre ses critiques en sourdine afin de ménager ses intérêts économiques. Des articles de presse ont même accusé la Turquie de discrètement expulser déjà des Ouïghours vers la Chine, notamment via des pays tiers.
     
    La Chine a engagé dans sa région du Xinjiang (nord-ouest) une politique de surveillance maximale des Ouïghours après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils. Pékin accuse la mouvance séparatiste et islamiste ouïghoure. Selon des experts étrangers, les autorités chinoises ont interné au moins un million de personnes, notamment ouïghoures, dans des "camps". Pékin parle de "centres de formation professionnelle".
     
    Nombre d'Ouïghours réfugiés en Turquie sont sans nouvelles de leurs proches internés dans ces structures. Mercredi, une vingtaine d'Ouïghours s'étaient rassemblés pour le neuvième jour consécutif devant le consulat chinois d'Istanbul pour demander des nouvelles de leurs parents. Inquiets, ils ont aussi appelé Ankara à ne pas ratifier le traité avec la Chine. "Nous sommes très préoccupés. Nous espérons que l'Etat (turc) n'approuvera pas cela", a ainsi déclaré à l'AFP Omer Faruh, un Ouïghour dont la mère et les enfants sont détenus en Chine.

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  • Ouïghours : La Chine ratifie un traité d'extradition avec la Turquie

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    La Chine a annoncé la ratification d'un traité d'extradition avec la Turquie, un texte que Pékin veut notamment utiliser pour accélérer le retour de certains Ouïghours musulmans soupçonnés de "terrorisme" et réfugiés en Turquie. Même si le parlement turc n'a pas encore ratifié cet accord bilatéral signé en 2017, l'initiative devrait susciter l'inquiétude au sein de l'importante diaspora ouïghoure (estimée à 50.000 personnes) présente en Turquie. S'estimant victimes de persécution, des Ouïghours ont fui en Turquie. 
     
    La Turquie a des liens linguistiques et culturels avec les Ouïghours, des musulmans parlant une langue turcique. Ankara a ainsi longtemps été l'un des principaux défenseurs de leur cause sur la scène internationale, avant d'être plus discret.
     
    La Chine a engagé dans sa région du Xinjiang (nord-ouest) une politique de surveillance maximale des Ouïghours après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils. Pékin accuse la mouvance séparatiste et islamiste ouïghoure.
     
    Selon des experts étrangers, les autorités chinoises ont interné au moins un million de personnes, notamment ouïghoures, dans des "camps". Pékin parle de "centres de formation professionnelle" destinés à aider la population à trouver un emploi et ainsi l'éloigner de l'extrémisme. 
     
    "Le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire a ratifié" le "traité d'extradition" sino-turc, a indiqué samedi soir dans un court communiqué le parlement chinois sur son site internet.
     
    Le texte prévoit toutefois plusieurs motifs de refus. C'est notamment le cas si l'Etat auquel est soumis la demande d'extradition l'estime liée à un "crime politique", si la personne visée est l'un de ses citoyens, ou encore si cette dernière bénéficie du droit d'asile.
     
    "Ce traité d'extradition va provoquer la panique parmi les Ouïghours ayant fui la Chine et n'ayant pas encore la citoyenneté turque", déclare à l'AFP Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour, organisation d'exilés basée en Allemagne.
     
    "Nous appelons le gouvernement turc (...) à empêcher que ce traité devienne un instrument de persécution", indique-t-il, assurant que Pékin exerce une pression économique sur la Turquie afin qu'elle ratifie le traité.
     
    La question est délicate pour Ankara, car les Turcs sont globalement sensibles à la cause ouïghoure. Des articles de presse accusant la Turquie de déjà discrètement expulser des Ouïghours vers la Chine ont ainsi provoqué un tollé dans l'opinion.
     
    La Turquie est le seul pays à majorité musulmane à avoir jusqu'ici dénoncé publiquement le traitement des Ouïghours. Le ministre turc des Affaires étrangères l'avait ainsi qualifié début 2019 de "honte pour l'humanité". Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait cependant vanté l'an passé en Chine la politique menée au Xinjiang, y jugeant les gens "heureux", selon des propos rapportés par l'agence officielle Chine nouvelle.

  • Afghanistan : Arrestation d'espions chinois

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    Le journal Hindustan Times a révélé que l'agence d'espionnage de l' Afghanistan, la Direction nationale de la sécurité (NDS), avait démantelé le 25 décembre à Kaboul une cellule de dix membres des services de renseignement chinois.
     
    La découverte de la cellule est  un énorme embarras pour Pékin, qui a demandé au gouvernement afghan de garder l'affaire secrète.
     
    «Les 10 citoyens chinois, détenus par le NDS afghan pour espionnage et organisation d'une cellule terroriste, seraient liés à l'agence d'espionnage chinoise, le ministère de la Sécurité d'État», a rapporté le Hindustan Times.
     
    L'opération sécuritaire menée  par le NDS a commencé le 10 décembre par l'arrestation de Li Yangyang. Il travaillait pour les services de renseignement chinois depuis juillet-août.
     
    Dans la maison de Yangyang, dans le quartier de Kart-e-Char, à l'ouest de Kaboul, des agents du NDS ont saisi des armes, des munitions et de la poudre de kétamine, une drogue récréative.
     
    L'agent était chargé de recueillir des informations sur Al-Qaïda, les talibans et les Ouïghours dans les provinces de Kunar et de Badakhshan. Le Hindustan Times affirme que les membres de la cellule chinoise étaient liés au réseau Haqqani affilié aux talibans.
     
    Le président afghan Ashraf Ghani aurait été informé de l'existence des cellules du renseignement chinois. Le président a autorisé le premier vice-président Amrullah Saleh à superviser l'enquête et à engager des pourparlers avec la partie chinoise sur la question.  
     
    Saleh a tenu une réunion avec l'envoyé chinois en Afghanistan, Wang Yu, et l'a informé de la détention de ses agents. Saleh aurait dit à l'envoyé que le gouvernement afghan pourrait envisager de gracier les membres si Pékin soumettait des excuses officielles.
     
    Des responsables afghans ont déclaré au Hindustan Times que la NDS s'emploie actuellement à déterminer les activités précises de la cellule de renseignement chinoise. Des liens possibles avec le Pakistan sont également à l'étude.
     
    Jusqu'à présent, la Chine et le NDS n'ont fait aucun commentaire officiel sur le rapport de l'Hindustan Times. Le problème sera probablement résolu à huis clos.

  • Une journée du 8 février 2018 très riche en évènements dont vous trouverez les détails sur Frontlive-Chrono

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    FRONTLIVE CHRONO 
    Jeudi 8 février 2018 

    De nouveaux articles ont été mis sur le site Frontlive-Chrono,
    ce jeudi 8 février 2018 :   
    Voilà bientôt deux mois que la formule newsletter, débutée en juillet 2015,  a fait place au site web Frontlive-Chrono.
    Un rappel :  
    Si, en cliquant sur le lien Frontlive-Chrono ci-dessous, vous ne retrouvez par les articles listés et qui vous intéressent, c'est que vous n'êtes pas abonné. Cliquez sur "s'abonner" dans la barre Frontlive-Chrono et laissez vous guider. Vous pourrez ainsi bénéficier des toutes dernières informations géostratégiques qui vous seront utiles.
     
    Une journée du 8 février 2018 très riche en évènements dont vous trouverez les détails sur Frontlive-Chrono.

    Syrie    
    - Le principal évènement concerne le violent affrontement entre l'armée syrienne et les forces américaines  sur la rive orientale de l'Euphrate et qui a coûté la vie à une centaine de soldats syriens. 
    Afghanistan   
    - L'armée de l'air américaine a pilonné plusieurs bases du Mouvement Islamique du Turkestan Oriental (MITO), une organisation islamique ouïghour en lutte ouverte contre le  gouvernement chinois. 
    Egypte :
    L'armée égyptienne est à la veille de lancer une offensive de grande envergure contre les maquis de l'Etat islamique dans le Sinaï. L'état-major égyptien s'attend à un conflit sanglant. 
    Jihadisme
    - Une intéressante étude des services de renseignement permettant d'identifier les signes de radicalisation et ceux annonçant un passage à l'acte. A lire absolument.
    Maldives
    - Une alerte sécuritaire est en cours pour ce pays.
    Turquie
    - Une communication très intéressante sur le déploiement des troupes turques dans plusieurs pays, preuve que la Turquie aspire à jouer le rôle d'une grande puissance régionale.

    ...et beaucoup d'autres informations préparées  en quatre langues (français, anglais, russe et arabe) par nos équipes de seize correspondants. 

    Cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder aux articles  :
    Jean René Belliard
    Groupe Ptolémée : +33757910350 

     

  • Iran : Nucléaire: le ministre iranien des AE appelle l'Europe à "prendre le leadership"

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    Nucléaire: le ministre iranien des AE appelle l'Europe à "prendre le leadership"
    Mohammad Javad Zarif
     
     
    Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a appelé les Européens à "prendre le leadership" dans le but de sauvegarder l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran signé en 2015 mais remis en cause par Donald Trump.
    "Les Européens doivent prendre le leadership", a lancé M. Zarif lors d'une interview au quotidien britannique The Guardian, les invitant à défier leur allié américain. 
    "Ce que je crois, c'est qu'il (Donald Trump) n'ira pas au bout et laissera le Congrès américain trancher la question", a-t-il ajouté, jugeant par ailleurs que le président américain n'était  pas fiable". Donald Trump doit en effet dire au Congrès américain s'il estime que Téhéran respecte ses engagements. Une "non-certification" rouvrirait la voie à une réimposition de sanctions.
    L'accord, conclu par l'Iran d'une part et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) d'autre part, doit garantir le caractère strictement civil et pacifique du programme iranien, en échange de la levée progressive des sanctions mises en place contre Téhéran depuis 2005. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a répété à plusieurs reprises que Téhéran respectait bien les termes de l'accord.
    Mais depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont multiplié les attaques contre l'accord, que M. Trump avait promis de "déchirer".
    Les Américains accusent les Iraniens de violer "l'esprit" du pacte et estiment que Téhéran est un élément déstabilisateur au Moyen-Orient.
    Mais selon M. Zarif, "l'accord autorise l'Iran à poursuivre la recherche et le développement".
    Le chef de file de la diplomatie iranienne explique également que si les Américains décident d'aller jusqu'au bout, le programme nucléaire iranien repartira de plus belle et l'Iran "n'acceptera plus les restrictions".
    Mais attention, prévient-il, "si l'Europe, le Japon, la Russie et la Chine décident de s'entendre avec les Etats Unis, je pense que cela signerait la fin de l'accord".
     
    Jean René Belliard

     

  • Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

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    La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
    Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

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  • Les illusions françaises de la Conférence pour la paix de Paris - 20 janvier 2017

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 20 janvier 2017
    Extrait de la 560ème newsletter publiée le 19 janvier 2017.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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