Champ pétrolifère d'Omar

  • Syrie : Frappe de drone à la frontière irako-syrienne quelques heures après l'attaque des champs pétrolières d'al-Omar

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    Tard mardi 13 juillet 2021, un drone de combat non identifié a visé un poste militaire à la frontière syro-irakienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Le poste, qui est situé dans le village d'al-Harra dans le sud de la province de Deir Ezzor en Syrie, est occupé par le Hashd al-Chaabi, des forces de la coalition de groupes paramilitaires chiites irakiens soutenus par l'Iran. Aucune perte n'a été signalée à la suite de la frappe du drone.

    Si elle est confirmée, ce ne sera pas la première frappe de ce type cette année. Le 22 mai, un drone de combat non identifié avait visé un véhicule dans la région ouest de l'Irak, près de la frontière avec la Syrie. Le véhicule, une camionnette Toyota, aurait transporté des armes.

    Les États-Unis et Israël ont tous deux mené des frappes contre les forces soutenues par l'Iran gardant la frontière syro-irakienne à plusieurs reprises au cours des dernières années.

    La nouvelle frappe sur le passage d'al-Harra pourrait avoir été une réponse des États-Unis aux récentes attaques contre leurs bases dans le nord-est de la Syrie. Les forces syriennes et irakiennes soutenues par l'Iran seraient à l'origine de ces attaques.

    Moins de 12 heures avant la frappe du drone, des sources officielles syriennes ont signalé une nouvelle attaque contre la principale base américaine dans les champs pétrolifères d'al-Omar dans la région du nord-est.

    La guerre secrète en cours entre les États-Unis et les forces soutenues par l'Iran en Irak et en Syrie s'intensifie. Washington semble incapable de dissuader les alliés de Téhéran.

  • Syrie: un obus tiré près d'une base de la coalition

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    Un obus de mortier est tombé dans un champ gazier de l'est de la Syrie, près d'une base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, a rapporté dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Une explosion a été entendue dans cette zone du champ gazier de Conoco, dans la province de Deir Ezzor, a précisé l'OSDH. Il n'a été fait état d'aucune victime à ce stade.

    Selon l'ONG, des milices pro-iraniennes sont probablement à l'origine de l'incident.

    L'agence officielle syrienne Sana a indiqué qu'une explosion avait été entendue dans la zone du champ gazier de Conoco, sans donner davantage de détails.

    Cet incident survient dans un contexte de tensions, après des frappes américaines le mois dernier contre trois cibles, accusées par Washington d'être utilisées par des groupes pro-Iran dans l'est de la Syrie et l'ouest de l'Irak.

    Mercredi, des forces kurdes de Syrie qui ont combattu l'Etat islamique ont affirmé avoir déjoué une attaque de drones près d'une importante base de la coalition internationale menée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans le secteur du champ pétrolier d'al-Omar, non loin de la frontière irakienne.

  • Irak : Nouvelles attaques contre des forces américaines

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    Quatorze roquettes ont été tirées mercredi 7 juillet 2021 sur la base militaire aérienne d'Ain al-Assad dans l'ouest irakien, l'une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les forces américaines en Irak, dans un contexte d'attaques quasi quotidiennes.

    Les roquettes auraient été tirées à partir d'un lanceur improvisé installé à l'arrière d'un camion stationné près d'une mosquée du district d'al-Baghdadi, au nord-est de la base aérienne d'Ain al-Assad. Le quartier aurait été bombardé par les forces américaines après l'attaque.

    Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu l'Etat islamique (Daech) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d'une importante base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d'Al-Omar.

    Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions du Hachd al-Chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces frappes américaines, et le Hachd al-Chaabi avait promis de "venger" ses morts.

    L'attaque contre la base aérienne irakienne d'Ain al-Assad, qui abrite des militaires américains de la coalition, s'est produite à la mi-journée. Pas moins de 14 roquettes "sont tombées sur la base et dans son périmètre. Les systèmes de défense ont été activés", a tweeté le porte-parole de la coalition internationale antiterroriste en Irak, le colonel Wayne Marotto.

    L'attaque a fait deux blessés légers, a-t-il précisé.

    Selon les forces de sécurité irakiennes, les roquettes ont été tirées depuis un camion.

    L'attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les "Brigades de revanche de la mort d'Al-Mohandis", qui a promis "de forcer les Américains à quitter le territoire irakien". Ce groupe, non connu, porte le nom de l'ex n°2 de la force paramilitaire irakienne du Hachd al-Chaabi, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad.

    Le Hachd al-Chaabi, coalition pro-iranienne incontournable en Irak, composée d'une myriade de factions, salue régulièrement le lancement de roquettes et drones piégés contre les Américains, mais n'en revendique jamais la responsabilité.

    Les milices du groupe "ont reçu l'ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak", a récemment indiqué à l'AFP une source au sein de cette force paramilitaire. Selon elle, le patron des services secrets iraniens, Ismail Kaani, a effectué une visite secrète à Bagdad au début du mois.

     "Démonstration de force "
    "Chaque attaque mine l'autorité des institutions irakiennes, l'Etat de droit et la souveraineté nationale irakienne", a dénoncé dans un autre tweet le colonel Marotto.

    Depuis le début de l'année, une cinquantaine d'attaques ont été menées contre les intérêts américains, mais elles s'accélèrent ces derniers jours.

    La base d'Ain al-Assad, dans l'ouest désertique de la province d'Anbar, avait déjà été la cible de trois roquettes lundi, et quelques heures plus tard, l'ambassade américaine à Bagdad avait été menacée par un drone, qui a été abattu.

    Mardi soir, une attaque à l'aide de drones piégés a été perpétrée contre l'aéroport international d'Erbil, au Kurdistan irakien (nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

    Pour l'analyste irakien Ali Beder, interrogé par l'AFP, ces attaques sont avant tout une "démonstration de force", mais "n'ont pas d'effet sur la présence américaine en Irak", où quelque 2500 soldats américains sont déployés dans le cadre de la coalition antiterroriste internationale.

    Il n'en reste pas moins que l'utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

    Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

  • Syrie : Attaque à la roquette contre une base américaine installée dans un champ pétrolifère au nord est du pays

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    Jeudi 17 décembre dans la nuit, une attaque à la roquette a ciblé une base de la coalition dirigée par les États-Unis dans l'un des plus grands champs pétrolifères du nord-est de la Syrie.

    Des sources locales ont déclaré que plusieurs roquettes ont frappé la base des champs pétrolifères d'al-Omar à la fin de la nuit. Les roquettes ont atterri alors qu'un convoi de la coalition  pénétrait dans les champs pétrolifères. Aucune victime ni perte matérielle n'a été signalée

    Suite à l'attaque à la roquette, les forces américaines ont mené une opération de ratissage dans un cimetière à côté des champs pétrolifères avec l'appui des avions de combat et des hélicoptères d'attaque de la coalition.

    Il n'y a pas encore eu de revendication de responsabilité de l'attaque. L'Etat islamique reste le principal suspect. Ses cellules sont très actives dans le sud-est de Deir Ezzor. Ces cellules ont mené de nombreuses attaques contre les champs pétrolifères d'al-Omar.

    Plus tôt cette année, la coalition dirigée par les États-Unis a élargi sa base dans les champs pétrolifères d'al-Omar. Les États-Unis affirment que leurs troupes sont présentes dans le nord-est de la Syrie pour «protéger» les champs pétrolifères de l'Etat islamique.

    Bien qu'il ne s'agisse pas de la première attaque de ce type contre une installation pétrolière occupée par la coalition, c'est sans aucun doute un exemple des menaces croissantes pesant sur les troupes américaines dans le nord-est de la Syrie.

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  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes concluent un accord avec une société américaine pour le commerce de pétrole

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    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), la coalition de groupes rebelles majoritairement kurdes qui contrôlent une large partie du nord et du nord-est de la Syrie, ont conclu un accord avec une compagnie pétrolière américaine, a rapporté Al-Monitor le 30 juillet, citant des sources familières avec le sujet.
    L'une des sources a déclaré à l'agence basée à Washington que l'accord prévoyant la commercialisation du pétrole produit dans le territoire contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et la modernisation des champs pétrolifères existants avait été signé la semaine dernière.
    La source a identifié la société comme étant Delta Crescent Energy LLC, basée dans le Delaware. Une licence d'exploitation en Syrie a été accordée à la société par l'Office of Foreign Assets Control, OFAC.
    Les Forces Démocratiques syriennes contrôlent la plupart des ressources pétrolières de la Syrie. Les plus grands champs pétrolifères, Rmelan et Omar, sont tous deux contrôlés par le groupe dirigé par les Kurdes. Environ 500 soldats américains sont également déployés dans le nord-est de la Syrie pour "garder" ces champs pétrolifères.
    Ferhat Abdi Şahin, alias "Mazloum Abdi", commandant en chef des FDS a informé le sénateur américain Lindsay Graham sur cet accord lors d'un récent appel téléphonique.
    Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a également confirmé qu'il était au courant de l'accord pétrolier des FDS lors d'une session de la commission des relations étrangères du Sénat le 30 juillet.
    Selon Al-Monitor, les États-Unis ont également accepté de fournir deux raffineries modulaires aux FDS. Ces raffineries ne couvriront que 20 % des besoins de l'administration autonome.
    Au cours des derniers mois, les forces américaines ont amélioré la sécurité dans tous les principaux champs pétrolifères du nord-est de la Syrie. Des centaines de membres expérimentés des FDS ont été recrutés et formés par les Etats-Unis pour aider à la protection de ces champs.
    Damas considère naturellement cet accord comme illégal. Rappelons que le gouvernement syrien achète du carburant aux Forces Démocratiques Syriennes.

  • Frontlive-Chrono du samedi 18 août 2018

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  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes s'emparent de l'important gisement pétrolier d'Omar

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    Syrie 
    OmarFields
    Les Forces Démocratiques Syriennes s'emparent de l'important gisement pétrolier d'Omar
    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance rebelle kurdo-arabe soutenue par les Etats-Unis, ont finalement gagné la course de vitesse qui l'opposait aux forces pro-gouvernementales pour le contrôle des importants gisements pétroliers et gaziers d'Omar. Les FDS ont annoncé avoir pris dimanche le contrôle, dimanche 22 octobre, de ce gisement pétrolier.
    Le gisement d'al-Omar, sur la rive orientale de l'Euphrate, est l'un des principaux champs pétroliers du pays. Il était jusqu'ici tenu par les jihadistes de l'Etat islamique (Daech).
    "Nos forces ont réussi à libérer ce gisement sans dégâts notables", a déclaré Lilwa al Abdallah, une porte-parole de l'offensive lancée dans la province de Deir ez-Zhor. Le gisement d'al-Omar est situé à une dizaine de kilomètres au nord de Mayadin, ville reprise mi-octobre à l'EI par les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés.
    Les FDS, à l'est de l'Euphrate, et les forces pro-Bachar el-Assad, sur l'autre rive, sont engagées dans deux offensives concurrentes contre l'EI. Des discussions entre la coalition sous commandement américain, qui appuie les FDS, et l'armée russe, qui soutient les forces du régime, ont régulièrement lieu pour éviter tout risque d'incidents.
    Communiqué des FDS :
    "Nos forces ont mené une opération militaire de grande envergure visant la concentration de mercenaires dans les champs de pétrole d'Omar aux premières heures de la matinée (22 octobre 2017) afin de venir à bout des mercenaires et de leur ôter l'occasion de commettre des actes de sabotage à cause de leurs défaites dans les régions libérées. Nos forces ont, par conséquent, libéré les anciens champs des militants et les ont chassés des champs avec peu de dégâts. 
    Nos forces continuent à traquer les survivants qui se sont réfugiés dans le quartier d'hébergement des ouvriers adjacent aux champs où ils se sont mis à l'abri dans ces bâtiments, tandis que nos forces s'affrontent avec eux pour les expulser ou les éliminer 
    Laila Al Abdullah, porte-parole officielle de la campagne Asefat AL-Jazeera."

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com