cercle de Djenné

  • Mali : cinq civils tués dans l'explosion d'une mine à Waya (centre)

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    Cinq civils ont été tués et deux autres blessés, jeudi 2 juin 2022, dans l'explosion d'une mine au passage de leur charrette près de Waya (cercle de Djenné dans la région de Mopti) a déclaré, vendredi une source administrative locale.

    « Une charrette qui transportait des civils a heurté un engin explosif improvisé au niveau du village de Waya situé dans la commune rurale de Femaye. Malheureusement nous déplorons cinq morts et deux blessés », a déclaré la même source.

  • Mali : 2 soldats maliens tués et 38 "terroristes" neutralisés

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    Au moins deux militaires maliens ont été tués et neuf autres blessés dans une embuscade survenue sur l'axe Gossi-Gao, jeudi après-midi 2 juin 2022. 7 terroristes ont été neutralisés au cours du même incident a indiqué l'état-major général des armées du Mali dans un communiqué.

    En outre, l'armée a annoncé avoir neutralisé 31 "terroristes" dont des responsables recherchés, notamment Abou Yahya Salahine, adjoint de l'émir de la Katibat Serma, ainsi que le chef de base dans le secteur de Niaki, au cours d'une frappe contre un camp terroriste située à 3 km à l'Ouest du village de Serma dans la commune de Boni région de Douentza.

    La Katiba Serma est affiliée au Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM), une alliance jihadiste affiliée à Al-Qaïda

    « Les FAMa (Forces Armées Maliennes) ont réagi dans les actions aéroterrestres à une embuscade complexe sur l'axe Gossi – Gao cet après-midi avec un bilan provisoire de deux morts et 9 blessés côté FAMa, avec 2 véhicules détruits par des engins explosifs improvisés et du côté ennemis 7 terroristes neutralisés », a annoncé le colonel Mariam Sagara directrice adjointe de la Direction de l'information et de Relations Publiques de Armées.

    Et d'ajouter :« Sur la base de renseignements précis reçus, les forces aériennes FAMa ont mené, dans la matinée du 27 mai 2022 aux environs de 6 heures, une frappe contre une base terroriste située à 03 km à l'Ouest du village de Serma, commune de Boni, région de Douentza. Le bilan de cette frappe fait état de 31 terroristes neutralisés dont des responsables recherchés ».

    Colonel Mariam Sagara Directrice adjointe de l'Information et des relations publiques des armées a expliqué que « les terroristes dans de multiples actions désespérées ont ciblé les populations civiles comme suit : Massacre des chevaux des paysans dans le cercle de Djenné, abus et menaces constatés sur les populations à Youwarou et à Tara, restrictions des mouvements des moyens de transport sur le tronçon de Douentza-Boni, abus sur les forains dans la foire d'Isseye dans le cercle Mondoro ».
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    Elle affirme, en outre, que « les priorités opérationnelles ont porté sur les actions de sécurisation des populations et de ravitaillements ».

    Les embuscades et les attaques aux engins explosifs improvisés sont récurrentes, notamment dans le centre du Mali et la région des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

    Le Mali a basculé dans l'insécurité depuis 2012 et, malgré le déploiement de forces régionales et internationales, la situation ne s'est pas stabilisée.

  • Mali : le nombre des victimes des violences a augmenté de 25% en trois mois (Minusma)

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    Quelque 527 civils maliens ont été tués, blessés ou enlevés au cours du second trimestre de l'année en cours a indiqué, lundi 30 août, la Mission Multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (MINUSMA) dans sa note trimestrielle couvrant la période du 1er avril au 30 juin 2021 sur les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire.

    « Le second trimestre de l'année a été marqué par une augmentation du nombre de civils affectés par les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire », explique le document de la mission onusienne.

    « Au total entre avril et juin au moins 527 civils ont été tués, blessés ou enlevés/disparus, soit une augmentation globale de plus de 25% par rapport au premier trimestre (421 tués) », a ajouté la même source.

    Selon la Minusma, 50 % des violences contre les civils et leurs biens ont été commises dans les cercles de Bandiagara, Douentza, Djenné, Koro, Mopti, Niono et Ségou au centre du pays, 15 % autres à Ansongo et Gao au nord du Mali.

    Le rapport indique que les violences à l'encontre des civils ont été perpétrées majoritairement par le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans - GSIM), l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et autres groupes similaires, ajoutant qu'ils ont tué, blessé ou enlevé 54% des victimes enregistrées sur l’ensemble du territoire.

    «Viennent ensuite les milices et groupes d’autodéfense à base communautaire (20%) », ajoute la note trimestrielle de la Minusma.

    Elle a en outre indiqué que les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales et régionales ont également commis des violations lors des opérations de sécurisation.

    Celles-ci représentent respectivement (9%) et (6%) du nombre total des victimes dénombrées au cours de la période considérée.

    En outre la MINUSMA a salué les efforts des autorités de la Transition pour tenir les auteurs de violations des droits de l’homme comptables de leurs actes.

    Pour rappel, le Mali est en proie à des attaques récurrentes depuis 2012. Le déploiement de forces onusiennes et étrangères depuis 2013 n’a pas permis de stabiliser le pays.

  • Mali : au moins 33 personnes, dont 12 militaires maliens, tuées dans deux attaques au centre du pays

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    Trente-trois morts dont douze militaires maliens et quatorze blessés, c’est le bilan provisoire d'une série d'attaques perpétrées dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2020. Les attaques ont eu lieu à Sokoura, dans le cercle Bankass, et près de Bandiagara (photo ci-dessus), région de Mopti. Au même moment, dans la région de Ségou, les habitants du village de Farabougou sont pris en otage par de présumés terroristes.

    L’armée malienne a été attaquée dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Sokoura dans le cercle Bankass, région de Mopti. Le bilan provisoire est de neuf morts et quatre blessés. Quelques heures plus tard, le renfort dépêché sur les lieux est aussi tombé dans une embuscade sur le pont de Parou dans la même localité. Selon un communiqué des forces armées et de sécurité, l’armée a enregistré trois morts, dix blessés et des militaires portés disparus suite à cette embuscade. Le même document indique que les présumés terroristes comptent neuf morts et deux véhicules détruits. Quatorze personnes ont également été tuées ce même mardi alors qu'elles quittaient Bandiagara pour Bankass.

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    Dans la région de Ségou, une vingtaine de personnes ont été enlevées samedi dernier à Farabougou dans la commune de Dogofri. Neuf autres personnes ont été tuées sur place par les assaillants qui seraient toujours présents dans le village. Pour rappel, depuis bientôt une semaine, les populations de ce village vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n'entre et ne sort du village. Cette situation provoque le manque de nourriture dans le village, selon des élus communaux. Pour l'instant, ces deux attaques n'ont pas été revendiquées.

    Elles interviennent quelques jours après l’opération de ratissage de l’armée malienne dans le cercle de Djenné, précisément à Samadougou. Une quantité importante de munitions avait été récupérée et des présumés terroristes arrêtés à travers cette opération.

    Qu’est ce qui explique la recrudescence des attaques terroristes contre les civils et les militaires ? Pourquoi les assaillants occupent actuellement les villages attaqués ? Le manque de patrouilles militaires et l'absence des forces armées et de sécurité dans les zones concernées sont entre-autres les réponses à ces questions estiment certains analystes.