cercle de Djenné

  • Mali : le nombre des victimes des violences a augmenté de 25% en trois mois (Minusma)

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    Quelque 527 civils maliens ont été tués, blessés ou enlevés au cours du second trimestre de l'année en cours a indiqué, lundi 30 août, la Mission Multidimensionnelle des Nations Unies au Mali (MINUSMA) dans sa note trimestrielle couvrant la période du 1er avril au 30 juin 2021 sur les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire.

    « Le second trimestre de l'année a été marqué par une augmentation du nombre de civils affectés par les violations et atteintes aux droits de l'homme et au droit international humanitaire », explique le document de la mission onusienne.

    « Au total entre avril et juin au moins 527 civils ont été tués, blessés ou enlevés/disparus, soit une augmentation globale de plus de 25% par rapport au premier trimestre (421 tués) », a ajouté la même source.

    Selon la Minusma, 50 % des violences contre les civils et leurs biens ont été commises dans les cercles de Bandiagara, Douentza, Djenné, Koro, Mopti, Niono et Ségou au centre du pays, 15 % autres à Ansongo et Gao au nord du Mali.

    Le rapport indique que les violences à l'encontre des civils ont été perpétrées majoritairement par le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans - GSIM), l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et autres groupes similaires, ajoutant qu'ils ont tué, blessé ou enlevé 54% des victimes enregistrées sur l’ensemble du territoire.

    «Viennent ensuite les milices et groupes d’autodéfense à base communautaire (20%) », ajoute la note trimestrielle de la Minusma.

    Elle a en outre indiqué que les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales et régionales ont également commis des violations lors des opérations de sécurisation.

    Celles-ci représentent respectivement (9%) et (6%) du nombre total des victimes dénombrées au cours de la période considérée.

    En outre la MINUSMA a salué les efforts des autorités de la Transition pour tenir les auteurs de violations des droits de l’homme comptables de leurs actes.

    Pour rappel, le Mali est en proie à des attaques récurrentes depuis 2012. Le déploiement de forces onusiennes et étrangères depuis 2013 n’a pas permis de stabiliser le pays.

  • Mali : au moins 33 personnes, dont 12 militaires maliens, tuées dans deux attaques au centre du pays

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    Trente-trois morts dont douze militaires maliens et quatorze blessés, c’est le bilan provisoire d'une série d'attaques perpétrées dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2020. Les attaques ont eu lieu à Sokoura, dans le cercle Bankass, et près de Bandiagara (photo ci-dessus), région de Mopti. Au même moment, dans la région de Ségou, les habitants du village de Farabougou sont pris en otage par de présumés terroristes.

    L’armée malienne a été attaquée dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Sokoura dans le cercle Bankass, région de Mopti. Le bilan provisoire est de neuf morts et quatre blessés. Quelques heures plus tard, le renfort dépêché sur les lieux est aussi tombé dans une embuscade sur le pont de Parou dans la même localité. Selon un communiqué des forces armées et de sécurité, l’armée a enregistré trois morts, dix blessés et des militaires portés disparus suite à cette embuscade. Le même document indique que les présumés terroristes comptent neuf morts et deux véhicules détruits. Quatorze personnes ont également été tuées ce même mardi alors qu'elles quittaient Bandiagara pour Bankass.

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    Dans la région de Ségou, une vingtaine de personnes ont été enlevées samedi dernier à Farabougou dans la commune de Dogofri. Neuf autres personnes ont été tuées sur place par les assaillants qui seraient toujours présents dans le village. Pour rappel, depuis bientôt une semaine, les populations de ce village vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n'entre et ne sort du village. Cette situation provoque le manque de nourriture dans le village, selon des élus communaux. Pour l'instant, ces deux attaques n'ont pas été revendiquées.

    Elles interviennent quelques jours après l’opération de ratissage de l’armée malienne dans le cercle de Djenné, précisément à Samadougou. Une quantité importante de munitions avait été récupérée et des présumés terroristes arrêtés à travers cette opération.

    Qu’est ce qui explique la recrudescence des attaques terroristes contre les civils et les militaires ? Pourquoi les assaillants occupent actuellement les villages attaqués ? Le manque de patrouilles militaires et l'absence des forces armées et de sécurité dans les zones concernées sont entre-autres les réponses à ces questions estiment certains analystes.