CENTCOM

  • Afghanistan : Des roquettes tirées vers l'aéroport de Kaboul à la veille du départ des troupes américaines

    Imprimer

    Des roquettes ont été tirées lundi matin 30 août 2021 vers l'aéroport de Kaboul, à la veille du départ prévu d'Afghanistan, après 20 années de présence, de l'armée américaine qui procède à ses dernières évacuations sous la menace d'attentats de l'État islamique.

    Le président américain Joe Biden a fixé à mardi 31 août l'échéance pour retirer les dernières troupes américaines d'Afghanistan où elles étaient entrées en 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d'al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre. Deux décennies plus tard, les talibans ont profité du progressif retrait américain ces derniers mois et de l'effondrement des forces de sécurité afghanes pour entrer dans Kaboul le 15 août et reprendre le pouvoir, après une offensive militaire éclair non anticipée par Washington.

    Le retour des islamistes au pouvoir a obligé les Occidentaux à évacuer dans la précipitation depuis l'aéroport de Kaboul leurs ressortissants et des Afghans susceptibles de subir des représailles de la part des talibans, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères. Ce gigantesque pont aérien, commencé le 14 août et qui finira mardi, a permis d'exfiltrer plus de 114.000 personnes. Les Américains, qui assuraient la sécurité des opérations, consacrent maintenant ces dernières heures à faire partir leurs 300 ressortissants encore dans le pays.

    La tension autour de la dernière phase des opérations d'évacuation est à son comble depuis l'attentat de jeudi aux abords de l'aéroport, revendiqué par l'État islamique-Khorasan (EI-K) et qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 militaires américains.

    Les Américains, qui avaient immédiatement mis en garde contre de nouveaux attentats, ont détruit dimanche un véhicule qu'ils affirment être chargé d'explosifs, afin de "supprimer une menace imminente" de l'EI-K contre l'aéroport.

    Lundi, plusieurs roquettes ont été tirées vers l'aéroport, a confirmé la Maison Blanche, en précisant que les opérations d'évacuation continuaient "sans interruption". Un responsable taliban sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été arrêtées par le système de défense anti-missile C-Ram de l'aéroport.

    'On ne peut plus dormir'
    Un drone américain a ensuite, selon lui, visé une voiture qui avait servi à lancer les roquettes, à près de deux kilomètres de l'aéroport. Même si ces roquettes ne semblent pas avoir fait de victimes, elles ont encore accentué l'angoisse des habitants vivant à proximité. "Le son des roquettes volant au-dessus de notre maison nous a réveillés. On avait peur", a raconté à l'AFP l'un d'eux, dénommé Abdullah. "Depuis que les Américains ont pris le contrôle de l'aéroport, on ne peut plus dormir comme il faut. On est sans cesse dérangé par des coups de feu, des roquettes, des sirènes ou de gros avions."

    L'Etat islamique a revendiqué l'attaque à la roquette contre l'aéroport de Kaboul
    Le groupe jihadiste Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué les tirs de roquettes lundi contre l'aéroport de Kaboul, la capitale afghane.
    "Les soldats du califat ont ciblé l'aéroport international de Kaboul, avec six roquettes", a déclaré le groupe dans un communiqué. Un responsable des talibans sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été interceptées par le système de défense anti-missile de l'aéroport.

    Joe Biden, sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise, a accueilli dimanche les dépouilles des 13 soldats tués jeudi, sur la base militaire de Dover, dans le Delaware.

    Les États-Unis déplorent 2.500 morts et une facture de plus de 2.000 milliards de dollars en 20 ans. Ils ressortent de cette guerre, la plus longue qu'ait connue l'Amérique, avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations. M. Biden a justifié sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire durer plus longtemps cette guerre et par le fait que leur mission avait été accomplie avec la mort de Ben Laden, tué par les forces spéciales américaines en 2011 au Pakistan.

    Mais nombre d'analystes craignent que le retour au pouvoir des talibans ne galvanise les groupes jihadistes, comme l'Etat islamique, responsable de certains des plus sanglants attentats commis ces dernières années en Afghanistan, ou al-Qaïda. En représailles à l'attaque de jeudi, les États-Unis ont effectué samedi une frappe de drone dans l'Est de l'Afghanistan, tuant deux membres "de haut niveau" de la branche afghane de l'Etat islamique et en blessant un troisième. Ils ont averti que ce ne serait pas "la dernière".

    Les Américains n'ont pas complètement exclu que la frappe de dimanche ait pu faire des victimes civiles. Elle a détruit un véhicule piégé qui se dirigeait vers l'aéroport et une maison à proximité a aussi été touchée, selon un porte-parole des talibans.

    Des victimes civiles
    La chaîne américaine CNN a affirmé que neuf membres d'une famille, dont six enfants, avaient été tués. L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan, mais des médias locaux ont aussi annoncé des victimes civiles. "Nous savons qu'il y a eu des explosions importantes et puissantes à la suite de la destruction du véhicule, indiquant la présence d'une grande quantité de matière explosive à l'intérieur, ce qui a pu causer des pertes supplémentaires", a déclaré le Commandement central de l'armée américaine (Centcom) dimanche soir. "Ce qui s'est passé n'est pas clair, et nous continuons d'enquêter".

    Intense activité diplomatique ce lundi 30 août
    La journée de lundi va connaître une intense activité diplomatique. Washington réunit en visio-conférence ses "partenaires clés" (France, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, Turquie, Qatar, Union européenne et Otan), afin de discuter "d'une approche alignée" pour l'avenir au-delà du 31 août.

    Lundi également se tient à l'ONU une réunion des membres permanents du Conseil de sécurité. La France et le Royaume-Uni vont y plaider en faveur de la création à Kaboul d'une "zone protégée" pour mener des opérations humanitaires, selon le président français Emmanuel Macron.

    Les talibans se sont engagés à laisser partir tous les étrangers et ressortissants afghans disposant d'un permis de s'installer ailleurs, même après mardi. Les islamistes se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d'afficher une image d'ouverture et de modération qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux pays et observateurs.

    Le monde se rappelle que lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    Des classes non mixtes
    Le ministre par intérim de l'Enseignement supérieur du gouvernement taliban, Abdul Baqi Hazzani, a assuré dimanche que les Afghanes pourraient étudier à l'université, mais dans des classes non mixtes. Le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, qui n'est jamais apparu en public, est à Kandahar (Sud) où il vit "depuis le début", a annoncé dimanche son mouvement, affirmant qu'il apparaîtrait "bientôt en public".

  • Afghanistan : L'armée américaine élimine un membre de haut rang de l'État islamique

    Imprimer

    Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé l'élimination de deux membres de l'État islamique-Khorasan, dont un membre important. Un autre aurait été blessé. Il s'agit d'"organisateurs" et "opérateurs" de l'organisation islamiste radicale.

    La frappe a été menée par un avion sans pilote dans la province afghane de Nangarhar. Les trois jihadistes se trouvaient dans un véhicule lorsqu'il a été atteint par le tir du drone.

    "Les premières indications sont que nous avons tué la cible", a déclaré l'armée américaine dans le communiqué. Selon l'armée, il n'y a eu aucune victime parmi la population civile.

    "Il n'y a à notre connaissance aucune victime civile", a indiqué le général américain Hank Taylor. "Je peux confirmer, maintenant que nous avons reçu plus d'informations, que deux cibles importantes de l'Etat islamique-Khorasan ont été tuées et une blessée" dans la frappe lancée samedi depuis l'extérieur de l'Afghanistan, a-t-il précisé.

    Le porte-parole du Pentagone John Kirby a refusé d'expliciter s'ils avaient été directement impliqués dans l'attentat de jeudi près de l'aéroport de Kaboul, qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 soldats américains.

    Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan . "Il s'agit d'organisateurs et d'opérateurs de l'EI-K, c'est une raison déjà suffisante", a répondu le porte-parole lors d'une conférence de presse. Cette frappe a été conduite au cours "d'une seule mission", a précisé M. Kirby.

    Personne ne dit que parce que "nous les avons eus, nous n'avons plus à nous inquiéter face à l'EI-K", a souligné le porte-parole, en affirmant que l'armée américaine restait "concentrée" sur cette "menace encore active". "Le fait que ces deux individus ne soient plus sur la surface de la Terre est une bonne chose", a-t-il poursuivi.

    L'armée américaine prévoit d'effectuer des frappes aériennes supplémentaires dans les jours et les semaines à venir, selon des responsables américains.

    Les opérations d'évacuations d'Afghanistan se poursuivent. "De fait, il y a environ 1.400 personnes à l'aéroport de Kaboul qui ont été contrôlées et se sont enregistrées pour des vols aujourd'hui", a précisé le général Taylor.

    Au total, environ 111.900 personnes ont été évacuées depuis le 14 août, veille de la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

    600 Américains restés dans le pays
    Le Pentagone a révélé qu'environ 600 citoyens américains étaient toujours en Afghanistan à la date limite fixée par Biden le 31 août. 

    La CIA a évacué des Afghans qu'elle avait formés
    Apparemment, la CIA a évacué des combattants entraînés par elle de l'aéroport de Kaboul avant que les talibans n'investissent la place. 

    La Turquie rouvre son ambassade à Kaboul
    la Turquie rouvre son ambassade à Kaboul| L'ambassadeur turc a été escorté de l'aéroport de Kaboul par les talibans. L'ambassadeur de Turquie et toute son équipe diplomatique, sont revenus de l'aéroport de Kaboul avec les membres du ministère des Affaires étrangères de l'Émirat islamique pour rouvrir l'ambassade de Turquie.

    Executions extrajudiciaires
    Malgré les assurances données par le porte-parole des talibans, des rapports continuent d'arriver révélant que les talibans exercent des exécutions extrajudiciaires dans les provinces. Un procureur du gouvernement a été traîné hors de sa maison vendredi par les talibans à Jalalabad pour être retrouvé mort plus tard. 
    Fawad Andarabi, un artiste afghan, a également été traîné hors de chez lui, vendredi 27 août, et tué par les talibans dans le village de Kishnabad à Andarab. Il était un chanteur folklorique célèbre dans la vallée. Son fils a confirmé l'incident. Vidéo.

    La mort du chanteur a été confirmée par l'ancien ministre afghan de l'Intérieur, Masood Andarabi. "Il ne faisait qu'apporter de la joie aux habitants de la vallée, en chantant à quel point la terre ancestrale est belle et qu'elle ne se soumettra pas à la brutalité des talibans", a-t-il écrit.

    La province de Baghlan est devenue l'un des rares centres de résistance au pouvoir des talibans. Les groupes militants d'autodéfense locaux avaient réussi à repousser les talibans. Toutefois, leurs gains ont été de courte durée, et les talibans ont rapidement annoncé qu'ils avaient repris le contrôle de la province.

    Rostamozi.jpegLes talibans nomment un terroriste à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique
    Les talibans ont nommé Bashir Ahmad Rostamozi à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique. M. Rostamozi est un expert sportif qui a été emprisonné il y a plusieurs années pour avoir fomenté un attentat suicide contre des athlètes du Comité national olympique afghan.

    Nouvelles instructions des talibans dans la province de Kandahar
    Tous les médias locaux de Kandahar (radios et télévisions) sont informés que la musique et les programmes qui impliquent des voix de femmes ou des femmes d'une manière ou d'une autre ne seront plus autorisés.
    E95AIUwVgAckin7.jpeg

     

     

  • Afghanistan : Les Etats-Unis mènent des raids sur les positions des talibans et menacent de les poursuivre

    Imprimer

    McKenzie.jpeg"Les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes aériennes en soutien aux forces afghanes ces derniers jours et nous sommes prêts à continuer ce haut niveau de soutien dans les jours à venir, si les talibans continuent leurs attaques", a averti dimanche à Kaboul le général Kenneth McKenzie (photo), patron du Commandement central de l'armée américaine (Centcom).

    Les talibans se sont emparés depuis presque trois mois de vastes portions rurales de l'Afghanistan, à la faveur d'une offensive tous azimuts contre les forces afghanes, coïncidant avec le début du retrait définitif des forces internationales du pays, désormais quasiment achevé.

    Les forces afghanes n'ont offert jusqu'ici qu'une faible résistance et ne contrôlent plus pour l'essentiel que les capitales provinciales et les principaux grands axes.

    "J'aimerais être clair, le gouvernement d'Afghanistan sera soumis à rude épreuve dans les jours à venir, les talibans tentent de donner un caractère inéluctable à leur campagne. Ils se trompent (...) La victoire des talibans n'est pas inévitable", a affirmé le général McKenzie.

    En tant que chef du Centcom, qui supervise les activités militaires américaines dans 20 pays du Moyen-Orient et d'Asie centrale et du Sud, le général McKenzie dirige les opérations militaires en Afghanistan depuis la fin des fonctions du commandant des forces américaines dans le pays, le général Austin Scott Miller, le 12 juillet.

    La récente avancée éclair des talibans a suscité la crainte qu'ils ne s'emparent à nouveau du pouvoir, quasiment 20 ans après en avoir été chassés par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, après leur refus de livrer le chef d'al-Qaïda Oussama ben Laden dans la foulée des attentats du 11-Septembre.

    Il n'est pas surprenant, à ce propos, que l'organisation islamiste radicale al-Qaîda ait à nouveau donné de la voix, menaçant notamment la France et les Etats-Unis. En effet, les talibans égrènent succès sur succès dans un pays que les jihadistes d'al-Qaïda espèrent pouvoir à nouveau utiliser comme base pour leurs actions terroristes.

  • Syrie : Une frappe d'un drone américain tue six responsables jihadistes

    Imprimer

    L'armée américaine a annoncé jeudi 22 octobre avoir mené une frappe contre des responsables d'el-Qaëda dans le nord-ouest de la Syrie, une opération qui selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait 14 morts dont cinq jihadistes étrangers et six commandants.

    "Les Forces américaines ont mené une frappe contre un groupe de hauts responsables d'el-Qaëda en Syrie qui s'étaient réunis près d'Idleb", a indiqué le commandant Beth Riordan, porte-parole du commandement central de l'armée américaine (Centcom). "L'élimination de ces dirigeants d'el-Qaëda en Syrie va réduire la capacité de l'organisation terroriste à planifier et à mener des attentats menaçant les citoyens américains, nos partenaires et les civils innocents", a-t-elle ajouté dans un communiqué. La porte-parole américaine n'a pas précisé le nombre de morts.

    Selon l'OSDH, la frappe de drone a visé un rassemblement de jihadistes dans le village de Jakara dans la région de Salqin. La frappe a eu lieu dans la province d'Idleb, dernier bastion hostile au régime du président syrien Bachar el-Assad qui abrite des groupes jihadistes et rebelles menés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'el-Qaëda qui domine les zones insurgées.

    Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahman, cinq ressortissants étrangers figuraient parmi les jihadistes tués jeudi mais leur nationalité n'est pas établie. Parmi les six commandants tués dans la frappe jeudi, deux appartenaient au HTS, a-t-il dit.

    Ebaa, l'organe de propagande du HTS, a indiqué de son côté qu'une frappe avait visé "une tente appartenant à l'un des dignitaires" à Jakara, faisant plusieurs morts.

    Identité des dirigeants tués 
    L'opposition syrienne affirme que l'un des dirigeants de Hayat Tahrir al-Sham, Samir Saad (qui a récemment démissionné de la direction en raison de désaccords avec Abu Muhammad al-Julani), ses frères Amer et Ibrahim, l'un des idéologues de l'organisation Abu Talkha et 14 autres jihaistes ont été tués au cours du raid américain.

  • Syrie : L'armée américaine renforce son déploiement - un signal envoyé à la Russie

    Imprimer

    L'armée américaine a annoncé avoir renforcé son déploiement militaire dans le Nord-Est syrien, après plusieurs incidents ayant opposé les forces américaines à l'armée russe dans cette région où Washington maintient désormais une présence limitée.

    Le commandement central de l'armée américaine au Moyen-Orient (Centcom) a "déployé un radar Sentinel, accru la fréquence des patrouilles aériennes au dessus des zones contrôlées par les forces américaine et déployé des véhicules de combat M2A2 Bradley" dans cette zone contrôlée par les Etats-Unis et leurs alliés kurdes, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Centcom, le commandant Bill Urban. Les Bradley s'étaient retirés en octobre dernier de cette zone, sur décision du président américain Donald Trump qui a tenté début 2019 de rappeler l'ensemble des troupes américaines en Syrie, avant d'accepter d'en laisser quelques centaines pour y garder les puits de pétrole.

    Selon un responsable américain ayant requis l'anonymat, le nombre de blindés envoyés en renfort ne dépasse pas la demi-douzaine, et "moins d'une centaine" de troupes ont été envoyées pour les manœuvrer. Le porte-parole du Centcom a précisé que ces mesures étaient destinées à "défendre les forces de la coalition dans cette zone et à s'assurer qu'elles poursuivent leur mission (...) sans interférence".

    Il n'a pas mentionné la Russie mais le responsable américain a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un "signal clair envoyé à la Russie pour qu'elle respecte les processus de déconfliction dans le région, et pour que la Russie et d'autres acteurs s'abstiennent d'actes non professionnels et dangereux".

    Plusieurs incident ont opposé ces dernières semaines les militaires américains aux forces russes désormais déployées le long de la frontière turque, conformément à un accord avec Ankara. Fin août, sept soldats américains avaient été blessés au cours d'une collision avec un véhicule russe. Des vidéos mises en ligne sur Twitter, apparemment filmées par des témoins et les Russes eux-mêmes, montraient des blindés et des hélicoptères russes tentant de bloquer des véhicules américains, puis les forcer à quitter la zone. "Les Etats-Unis ne cherchent à entrer en conflit avec aucun autre pays en Syrie, mais ils défendront les forces de la coalition si nécessaire", a souligné le commandant Urban.

    Les blindés ont été aéroportés depuis une base du Koweit, a précisé dans un autre communiqué le porte-parole de la coalition antijihadiste, le colonel Wayne Marotto. Ils appartiennent à la 2e brigade de la 1ère division blindée de Fort Bliss, Texas.

    Réponse russe
    Samedi 19 septembre, les forces russes ont acheminé de nouveaux véhicules blindés et des renforts militaires à l'aéroport de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, moins de 12 heures après que le Pentagone ait annoncé l'envoi de véhicules blindés et de soldats en Syrie

    Bras de fer entre Américains et Russes en Syrie
    Les troupes américaines et les mercenaires russes sont souvent en contact en Syrie, mais les affrontements ont été rares. En février 2018, des mercenaires russes avaient attaqué un poste de commandement des Forces démocratiques syriennes (FDS), les alliés kurdes des Etats-Unis, près de Deir ez-Zor. Des soldats américains qui se trouvaient dans le bâtiment avaient alerté la coalition, qui avait répliqué par une frappe aérienne ayant fait entre 100 et 200 morts parmi les mercenaires russes.

  • Irak : La coalition est toujours prête à frapper l'Etat islamique si Bagdad le demande

    Imprimer

    Les forces de la coalition internationale en Irak se sont déclarées prêtes à mener des frappes aériennes contre des cibles de l'Etat islamique si on leur demandait de le faire, ajoutant que tous leurs mouvements sont effectués en coordination avec le gouvernement irakien.

    Hier, la cellule des médias de sécurité du commandement des opérations conjointes en Irak a annoncé qu '«une force conjointe de la brigade commando du commandement des opérations de Samarra et des brigades de la paix, ont réussi à tuer au cours d'une embuscade quatre des plus importants dirigeants des gangs terroristes de l'Etat islamique. Deux d'entre eux, parmi les morts, portaient des ceintures explosives. " L'opération a été menée dans la région d'Al-Farhateya, au sud de Samarra.

    Les forces irakiennes ont récemment intensifié leurs opérations dans plusieurs provinces contre les dirigeants et les membres de l'organisation.

    "La coalition internationale s'est engagée à vaincre l'Etat islamique et à empêcher les terroristes de mener leurs activités. Elle poursuit son engagement à soutenir les partenaires en Irak et en Syrie", a déclaré le porte-parole des forces de la coalition, le colonel Wayne Maruto, dans un communiqué diffusé par Radio Sawa du département d'État américain.

    "Nous continuerons à fournir des conseils sur la planification des opérations, le partage de renseignements, et quand on nous demandera de lancer des frappes aériennes, nous le faisons. Nous travaillons donc avec le gouvernement irakien, et toutes nos actions sont menées en coordination avec lui", a-t-il ajouté.

    Maruto a discuté du rôle que les attentats du 11 septembre ont joué dans le renforcement de la participation de la communauté internationale à la guerre contre le terrorisme.

    "Ces attaques ont eu un impact sur nous", a-t-il déclaré. "Environ 80 pays sont déterminés à lutter contre le terrorisme pour garantir que de telles attaques ne se reproduisent plus."

    Mercredi, le Commandement central américain a annoncé la réduction de moitié de ses forces en Irak, passant d'environ 5 200 à 3 000 soldats au cours du mois de septembre.

    "Après avoir reconnu les progrès réalisés par les forces irakiennes et consulté et s'être coordonné avec le gouvernement irakien et nos partenaires de la coalition, les États-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak", a déclaré le commandant du CENTCOM, le général Kenneth McKinsey de Bagdad.

    À la fin de 2018, il y avait environ 5200 soldats américains en Irak, et ils constituaient l'essentiel des 7500 membres des forces de la coalition de l'époque, selon des responsables américains. Mais les États-Unis ont considérablement réduit la taille de leurs forces ces derniers mois.

    Les responsables américains confirment que la réduction était prévue depuis longtemps après la défaite de l'Etat islamique, mais ils ont admis que le calendrier avait été accéléré en raison des attaques de missiles lancées par des factions pro-iraniennes, et à la lumière de l'épidémie du virus Corona.

    Depuis le début de l'année, des dizaines d'attaques de missiles contre les forces de la coalition internationale et l'ambassade américaine dans la zone verte fortement fortifiée de Bagdad ont tué au moins trois soldats américains, un soldat britannique et un soldat irakien.

  • Etats-Unis: « Laissons les autres se battre pour ces sables ensanglantés », déclare Donald Trump à propos du Moyen Orient

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe)

    Trump Donald.jpgLe président américain Donald Trump a défendu sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie. À en juger par ses paroles, le gouvernement a l’intention de réduire considérablement la présence américaine dans la région du Moyen-Orient.
    « Nous partons. Laissons les autres se battre pour ces sables ensanglantés. Être l’armée mondiale n’est pas la tâche de l’armée américaine », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un petit nombre de soldats américains resterait au Moyen-Orient. Leur tâche sera de protéger les champs de pétrole.
    Il a également nié les allégations de trahison des alliés kurdes. Selon le président, le commandant des forces démocratiques syriennes, le général Mazlum, lui a exprimé sa gratitude et a déclaré que les combattants de l’État islamique avaient été arrêtés.
    Trump a déclaré que les Etats-Unis avaient dépensé 8 000 milliards de dollars pour des opérations militaires dans la région, mais que le Moyen-Orient n’était pas devenu plus sûr pour autant. Dans le même temps, il a déclaré que le groupe terroriste État islamique avait finalement été vaincu et a remercié les Kurdes pour leur contribution à la victoire.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 24 octobre 2019

     

    • Arabie saoudite: Riyad nomme un nouveau chef de la diplomatie, le deuxième en moins d’un an – Login
    • Etats-Unis: « Laissons les autres se battre pour ces sables ensanglantés », déclare Donald Trump à propos du Moyen Orient – Accès libre
    • Liban: Affrontements entre manifestants et partisans du Hezbollah au centre de Beyrouth – Login
    • Syrie : Une voiture piégée explose dans une ville occupée par des combattants soutenus par la Turquie – Login