Cellules terroristes démantelées

  • France : Le Maroc aide la France à déjouer une attaque de Daech

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    (photo d'archive)

    Mardi 6 avril 2021, les autorités marocaines ont annoncé qu'elles avaient déjoué une "opération terroriste" qui devait être menée par une citoyenne française, Leila B.  d'origine marocaine qui projetait de décapiter des fidèles dans une église à Béziers.

    Une déclaration du porte-parole de la Direction générale de la sécurité nationale et de la Direction générale de la surveillance territoriale nationale publiée par l'Agence de presse officielle du Maghreb arabe a déclaré que l'affaire concernait «une citoyenne française d'origine marocaine qui s'apprêtait à viser une église en France. "

    Le communiqué a ajouté que la Direction générale de la surveillance des territoires nationaux, qui est le renseignement interne au Maroc, a fourni au renseignement français début avril des informations précises qui lui ont permis d'éviter une opération terroriste de l'Etat islamique et d'arrêter le suspect.

    "Les autorités françaises compétentes, après avoir utilisé ces informations précises du renseignement, ont entamé des arrestations et des saisies qui ont permis de neutraliser les risques de ce projet terroriste", a-t-il ajouté.

    Le communiqué a souligné que "les informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national pour les services de sécurité français comprenaient des données de diagnostic sur l'identité des principaux suspects et des données d'identification électronique, ainsi que le projet terroriste qu'elle s'apprêtait à mettre en œuvre en coordination avec les éléments de Daech. "

    La direction a déclaré que la suspecte "était dans les dernières étapes de la mise en œuvre du projet terroriste suicide à l'intérieur du lieu de culte prédéterminé, ainsi que de cibler les fidèles avec une grande épée pour les tuer et les mutiler".

     Cinq franco-marocaines avaient été arrêtées dans le cadre de cette affaire de Béziers (Voir notre précédent post) sur le point de commettre une attaque contre une église. Une seule, Leila B. est toujours en garde à vue, les quatre autres ont été remises en liberté le 7 avril; 

    Le Maroc affirme avoir réussi à démanteler des dizaines de cellules djihadistes, notamment après la mise en place de l'Office central de recherche judiciaire en 2015, qui est un bureau spécialisé dans le terrorisme et les crimes majeurs, et a arrêté un millier de personnes soupçonnées d'appartenir à des mouvements extrémistes.

  • Maroc : Démantèlement d'une cellule affiliée à l'Etat islamique

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    La police marocaine a annoncé jeudi 25 mars 2021  l'arrestation de quatre Marocains suspectés d'avoir des "plans terroristes" à Oujda (nord-est), en lien avec le groupe Etat islamique (Daech), une opération menée en coordination avec les renseignements américains.

    Les quatre suspects, âgés entre 24 et 28 ans, "ont déclaré leur +loyauté+ à l'émir présumé de +l'Etat islamique+" et planifié de "mener des plans terroristes contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires" dans le royaume, a indiqué le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) dans un communiqué.

    L'enquête préliminaire a aussi révélé que les mis en cause "cherchaient à acquérir une expertise dans la fabrication des explosifs et des engins explosifs" et coordonnaient avec un leader de l'Etat islamique "en vue de leur fournir les ressources et le soutien logistique nécessaire pour financer leurs projets destructeurs", d'après la même source.

    La perquisition au domicile du suspect principal a permis la saisie "d'une importante somme d'argent en devise européenne, de quatre passeports appartenant aux membres de la cellule" mais aussi "plusieurs armes blanches, et du matériel informatique", détaille le communiqué.

    Le démantèlement de cette "cellule terroriste" s'est faite en coordination avec les services de renseignements américains, souligne le BCIJ.

    Largement épargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a été marqué fin 2018 par une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l'Etat islamique dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).

    Depuis 2002, la police marocaine a démantelé plus de 2000 cellules terroristes et a interpellé plus de 3500 personnes dans le cadre d'affaires liées au terrorisme, d'après les derniers chiffres officiels.

  • Maroc : Démantèlement d'une cellule affiliée à l'Etat islamique

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    La police marocaine a annoncé vendredi 4 décembre l'arrestation de trois hommes suspectés de "projets terroristes" à Tetouan, dans le nord du pays, en lien avec le groupe Etat islamique (EI).

    Les trois Marocains âgés de 21 à 38 ans avaient enregistré une "vidéo où ils prêtent allégeance au prétendu émir de l'Etat islamique (...) et précisent les principaux objectifs de leurs plans terroristes", indique sans plus de détails le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) dans un communiqué. Les suspects avaient déjà mené "plusieurs visites exploratoires pour identifier les cibles" qu'ils comptaient attaquer, selon ce communiqué. Des perquisitions ont permis de saisir des produits chimiques destinés à la fabrication d'engins explosifs, des "produits liquides suspects", un étendard de l'Etat islamique et plusieurs armes blanches, selon la même source. L'un des suspects a des "liens familiaux avec un combattant dans les rangs de l'Etat islamique sur la scène syro-irakienne", précise le BCIJ.

    Les autorités marocaines annoncent régulièrement le démantèlement de cellules dont les membres sont soupçonnés d'être radicalisés, avec 79 arrestations en 2019 pour des affaires de "terrorisme", selon un bilan officiel.

    Largement épargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a été marqué fin 2018 par une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l'EI dans les montagnes du Haut-Atlas (sud). Les auteurs ont été condamnés à la peine de mort, non appliquée au Maroc depuis 1993. Fin octobre, un gardien de prison a été séquestré et tué par un détenu suspecté d'avoir préparé des attentats suicide avec une cellule affiliée à l'EI.

  • Maroc : Un gardien de prison tué par un détenu jihadiste

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    Un gardien de prison a été séquestré puis tué par un détenu récemment incarcéré pour son appartenance à une "cellule terroriste", a annoncé mardi soir le procureur du roi à Rabat, qui a ordonné une "enquête minutieuse".

    Le détenu de la prison de Tiflet, à une soixantaine kilomètres de Rabat, a "séquestré un employé dans sa cellule et l'a agressé à l'aide d'un objet en fer", selon un communiqué du procureur. "Une brigade d'intervention rapide est intervenue pour libérer l'employé, aussitôt évacué à l'hôpital où il a succombé à ses blessures", selon la même source.

    Trois autres employés ont été blessés lors de cette intervention. Le parquet général a "ordonné à la police judiciaire l'ouverture d'une enquête minutieuse pour déterminer la responsabilité juridique", conclut le communiqué.

    Le détenu faisait partie d'une cellule affiliée à l'Etat islamique (Daech) démantelée le 10 septembre près de Rabat. Lors de son arrestation, la police antiterroriste avait saisi chez lui des "substances chimiques que les membres de cette cellule comptaient utiliser pour commettre des opérations terroristes".

    Epargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a cependant été le théâtre fin 2018 d'une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l'EI dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).

    A l'issue d'un procès très suivi, les auteurs ont été condamnés à la peine de mort, non appliquée au Maroc depuis 1993. L'an passé, 79 personnes ont été arrêtées dans le royaume pour des affaires de "terrorisme", selon un bilan officiel.

  • Maroc : Les forces de sécurité démantèlent une cellule de l'Etat islamique qui planifiait des attentats

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    Les agences de sécurité du Maroc ont démantelé, lundi 5 octobre, une cellule terroriste affiliée à l'Etat islamique dans la ville de Tanger, au nord du pays.

    Après avoir reçu des informations sur des activités terroristes, les forces de sécurité ont effectué un raid dans quatre endroits de la ville, arrêtant le principal suspect et trois membres de la cellule.

    Ils ont confisqué un certain nombre d'armes et d'équipements électroniques.

    L'enquête menée auprès des suspects a révélé qu'ils avaient tenté de rejoindre les camps d'entraînement de l'Etat islamique dans la région du Sahel, mais qu'ils avaient échoué, ce qui les a incités à se tourner vers la préparation de dangereux attentats terroristes au Maroc.

    Les enquêteurs ont également découvert un enregistrement de l'un des membres prêtant allégeance à l'actuel chef présumé de l'Etat islamique.

    Le Bureau central d'enquêtes judiciaires a déclaré que ces arrestations soulignent que le terrorisme est toujours une menace dans le royaume, avertissant que des extrémistes complotaient toujours des opérations dans le pays.

     

  • Maroc : Le démantèlement d'une cellule jihadiste au Maroc met en évidence les dangers dans la région du Sahel

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    Le directeur du Bureau central de recherche judiciaire au Maroc, Abdelhak Khiam, a déclaré dans un entretien à l'Agence France-Presse que la cellule de l'Etat islamique, qui a été récemment démantelée, se préparait à assassiner des "personnalités" et à attaquer"des quartiers généraux des services de sécurité" dans le Royaume.

    Khiam a déclaré qu'il s'agissait d'une "cellule dangereuse prête à agir à tout moment", exprimant son inquiétude quant à l'influence de l'organisation dans un contexte régional complexe.

    Cinq Marocains ont été arrêtés jeudi et des engins explosifs ont été découverts à plusieurs endroits, à Tanger et dans divers endroits de Rabat, par le Bureau central des investigations judiciaires de la Direction générale de la surveillance foncière nationale. Les jihadistes ont opposé une «résistance farouche». L'un des suspects a tenté de se faire exploser en utilisant une cartouche de gaz de grande taille, faisant preuve d'une violente résistance. L'escouade anti-terroriste a du tirer 4 balles, des grenades assourdissantes et des bombes fumigènes pour bloquer la vision, ce qui a permis de venir à bout de la résistance des jihadistes. Un policier a été grièvement blessé.au cours de l'affrontement. 

    Les perquisitions menées dans les magasins et les résidences utilisés par les détenus ont permis de découvrir des ceintures explosives et plusieurs composants chimiques permettant la fabrication d'explosifs, dont trois kilogrammes de nitrate d'ammonium, en plus d'équipements électroniques, de masques et d'armes blanches.Khiam a déclaré à l'Agence France Presse: "C'est la particularité de cette cellule: nous n'avions pas trouvé de tels matériels utilisés par des terroristes depuis les attentats de 2003", qui ont fait 33 morts à Casablanca, puis après avoir ciblé les "vestiges" du réseau en 2007.

    Jeudi, les enquêteurs ont également trouvé un "emblème" de l'Etat islamique, tandis que les enquêtes préliminaires ont confirmé que les membres de la cellule proclamaient leur allégeance à l'Etat islamique.

    "bombe a retardement" 
    Le chef présumé de la cellule, un vendeur ambulant de poissons de 37 ans, avait été condamné en 2004 pour un crime et c'est depuis qu'il a commencé à se radicaliser.

    À l'instar des meurtriers de deux touristes scandinaves en décembre 2018, les suspects actuels âgés de 29 à 43 ans sont tous impliqués dans de petits métiers, comme l'agriculture ou la menuiserie.

    Selon le responsable marocain, la cellule ne semble pas avoir de contact direct avec l'État islamique mais elle se préparait à viser «des personnalités publiques et militaires, et le siège des services de sécurité».

    Il a déclaré: "Le défi auquel sont confrontées toutes les agences de lutte contre le terrorisme dans le monde est la technologie et le cyber-terrorisme." Il a expliqué: «Le discours violent, le discours extrémiste promu par (les partisans) de l'Etat islamique, fait que maintenant, malheureusement, n'importe qui peut adhérer directement à cette idéologie sans avoir de relation avec les théoriciens».

    Selon le responsable marocain, la cellule ne semble pas avoir de contact direct avec l'État islamique mais elle se préparait à viser «des personnalités publiques et militaires, et le siège des services de sécurité».

    Il a déclaré: "Le défi auquel sont confrontées toutes les agences de lutte contre le terrorisme dans le monde est la technologie et le cyber-terrorisme." Il a expliqué: «Le discours violent, le discours extrémiste promu par (les partisans) de l'Etat islamique, fait que maintenant, malheureusement, n'importe qui peut adhérer directement à cette idéologie sans avoir de relation avec les théoriciens».

    Il a ajouté: «Même si l'Etat islamique est vaincu au Levant, en Syrie et en Irak, son idéologie s'est répandue et n'a pas besoin d'un pays. Elle peut croître là où il trouve des partisans.» Compte tenu de cela, «les cellules se déplacent en secret comme des cellules dormantes, et dans la plupart des cas, il n'y a pas de relations entre elles».

    L'autre défi, selon Khiam, est que l'État islamique, après sa défaite en Syrie et en Irak, s'est développé dans la région du Sahel et du Sahara profitant du conflit libyen, «et dans des pays comme le Mali, qui ne contrôlent pas leur sécurité».

    "Les cellules terroristes se multiplient dans la région, ainsi que les réseaux du crime organisé, de trafic de drogue, d'armes et de trafic de personnes", a-t-il déclaré. "Tout cela ... fait de la région du Sahel, à mon avis, une bombe à retardement.

  • Maroc : Démantèlement d'une nouvelle cellule terroriste

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    Une cellule affiliée au groupe Etat islamique qui planifiait des attentats-suicide a été démantelée jeudi au Maroc, cinq hommes ont été arrêtés et divers équipements saisis, dont des ceintures explosives, a annoncé la police marocaine.

    Les cinq "extrémistes" âgés de 29 à 43 ans ont été interpellés au cours d'une opération simultanée menée dans différents sites, à Tanger et dans dans les villes de Tiflet et Témara, dans la région de Rabat, selon le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) chargé notamment de la lutte antiterroriste. Les perquisitions menées dans les commerces et logements utilisés par les suspects comme "base arrière de soutien logistique" ont notamment permis de saisir des ceintures explosives, 3 kilos de nitrate d'ammonium (généralement utilisé comme composant explosif), des équipements électroniques et un lot d'armes blanches, selon la même source.

    Le chef de la cellule, fiché comme un multirécidiviste, "avait planifié avec ses complices de cibler des installations et sites sensibles à l'aide d'engins et de ceintures d'explosifs pour déstabiliser (...) le royaume", selon la même source. Les suspects avaient déjà "effectué des missions de reconnaissances des cibles à attaquer par des attentats-suicide (....), afin de servir l'agenda destructeur de Daech", l'acronyme du groupe EI, selon la même source.

    Un policier aurait été blessé à l'arme blanche pendant une des interpellations, selon un des médias locaux présents sur un des lieux pendant l'opération qui a donné lieu à un déploiement impressionnant des forces spéciales marocaines.