Cavusoglu Mevlüt

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Arménie-Azerbaïdjan : Le Nagorny Karabakh affirme avoir repris les positions perdues au début de l'offensive azérie

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    L'attaché de presse du président du Haut-Karabakh Arayik Harutyunyan Vahram Poghosyan a déclaré que le Karabakh avait repris les positions perdues au début de l'offensive de l' Azerbaïdjan

    «En une nuit, nous avons repris la plupart des positions perdues, en plus, nous les avons améliorées et nous avançons. Et c'est à ce moment-là que les soldats turcs sont apparus pour combattre dans les rangs de l'armée azerbaïdjanaise, tout le monde le sait», explique Poghosyan.

    Il a ajouté que si l'Azerbaïdjan continue d'attaquer, il est tout à fait possible que «nous ne défendrons pas seulement nos positions, mais aussi avancerons et en prendrons de nouvelles».

    "Poghosyan a indiqué que l'économie du Karabakh n'a pas souffert à cause de la guerre, les infrastructures fonctionnent comme avant, et si elles sont bombardées, des mesures sont rapidement prises pour les réparer et les restaurer".

    Macron critique la déclaration de la Turquie sur le Haut Karabakh
    Le président français Emmanuel Macron a qualifié la déclaration de la Turquie sur le Haut-Karabakh d'irritante et de dangereuse.
    Ankara s'était déclarée prête à fournir à l' Azerbaïdjan tout soutien qu'elle demandait dans le contexte du conflit armé au Haut-Karabakh .
    "J'ai attiré l'attention sur les déclarations politiques de la Turquie , qui me semblent téméraires et dangereuses", a déclaré Macron lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre letton Krisjanis Karins à Riga.

    Il a ajouté que mercredi soir, il s'entretiendrait avec le président russe Vladimir Poutine , et jeudi matin avec le dirigeant américain Donald Trump afin d'échanger des vues et de proposer des solutions pour sortir de la crise.

    La veille, les autorités turques avaient publiquement déclaré qu'Ankara était prêt, le cas échéant, de fournir à Bakou non seulement une assistance politico-diplomatique, mais aussi d' autres types de soutien dans le conflit, mais elles ont nié toutes les déclarations faites par la partie arménienne au sujet de la participation présumée de la Force aérienne turque dans la zone de confrontation entre Bakou et Erevan au Karabakh.

    Ankara reproche à Paris d'approuver l'occupation arménienne du Haut-Karabakh
    En soutenant l'Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh, la France approuve l'occupation arménienne de cette région séparatiste d'Azerbaïdjan, a estimé mercredi le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dans un entretien accordé à l'agence de presse Anatolie. Un peu plus tôt, le président français Emmanuel Macron avait jugé les déclarations turques sur le conflit "inconsidérées" et "dangereuses".

    L'ambassadeur d'Azerbaïdjan à Moscou menace les Arméniens d'une "guerre jusqu'au bout"
    Si l'Arménie reconnaît le Haut-Karabakh non reconnu comme son territoire, alors "il y aura une guerre jusqu'à la fin victorieuse", a déclaré mercredi 30 septembre l'ambassadeur d'Azerbaïdjan en Russie, Polad Bulbul-oglu, qui a accordé une interview à la chaîne de télévision Dozhd . "L'Arménie a tout fait pour perturber le processus de négociation. S'ils essaient de discuter de la reconnaissance du Haut-Karabakh, s'ils la reconnaissent, il y aura une guerre jusqu'à la fin victorieuse. Ce sera le dernier pont qu'ils brûleront", a déclaré l'ambassadeur sur le site Internet de la chaîne de télévision. ...

    Selon lui, le conflit à la frontière des deux pays a repris du fait que l'Arménie «ne veut pas reconnaître» le Haut-Karabakh comme «territoire azerbaïdjanais» et «déclare une république autoproclamée».

    «Personne ne s'est fixé pour objectif de les chasser (la population arménienne) du Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan n'a pas un tel objectif», explique Bulbul-oglu. L'ambassadeur a souligné que l'objectif principal de son pays est "de renvoyer les Azerbaïdjanais sur leurs terres, où ils vivaient depuis des siècles".

    Rappelons que le Haut-Karabakh est une république non reconnue qui faisait partie de la RSS d'Azerbaïdjan, dont une partie importante de la population est aujourd'hui arménienne.

    L'Arménie affirme que l'armée de l'air turque a pris en charge les opérations militaires contre le Haut Karabakh
    L'Azerbaïdjan a cédé à l'armée de l'air turque le contrôle aérien de l'opération militaire menée au Haut Karabakh. L'information a été donnée par le représentant du ministère arménien de la Défense Artsrun Hovhannisyan sur Facebook .
    Selon lui, les vols de l'aviation turque et azerbaïdjanaise sont désormais sous le commandement et le contrôle à distance de la station C2 aéroportée E7-T, un poste de commandement aérien basé dans la région d'Erzurum- Kars. Le commandement et la direction des forces aériennes turques sont très probablement à bord, a ajouté Hovhannisyan.

    La station C2 est située à quelque distance de la frontière avec la région de Hadrut, elle contrôle directement le feu des avions d'attaque azerbaïdjanais. 

    Deux F-16 de l'armée turque. Des SU-25, des rone Bayraktars ont mené des attaques à haute altitude en direction des localités des régions de Hadrut et Martuni dans le Haut Karabakh.

  • Arménie : L'Azerbaïdjan affirme avoir conquis des villages sous contrôle arménien

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    Dimanche, l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements contre la région séparatiste du Haut-Karabakh, selon des sources arméniennes. La présidence de la région du Karabakh a confirmé que l'armée azerbaïdjanaise avait commencé dimanche matin à bombarder la ligne de contact entre les deux parties et des cibles civiles, notamment la capitale de la région, Stepanakert (Khankendi, selon le nom azerbaïdjanais).

    La France, la Russie et les États-Unis ont été impliqués dans les efforts visant à ramener la paix . Le groupe était connu sous le nom de "Groupe de Minsk", mais la dernière tentative pour parvenir à un accord de paix a échoué en 2010.

    L'Azerbaïdjan, riche en énergie, a investi massivement dans son armée et s'est engagé à plusieurs reprises à reprendre le Karabakh par la force.

    L'Arménie, à son tour, a déclaré qu'elle défendrait la région qui a déclaré son indépendance, mais qu'elle dépend toujours fortement d'Erevan.

    Ce sont les pires affrontements depuis 2016 et ont craint à présent qu'une guerre à grande échelle éclate entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, qui pendant des décennies se disputent le contrôle du Haut-Karabakh. Les Arméniens ont arraché le Karabakh à Bakou dans une guerre dans les années 1990 qui a tué 30 000 personnes.

    Les pourparlers ont été gelés pour résoudre le conflit du Karabakh, qui est l'un des pires de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

    L'Azerbaïdjan a annoncé avoir conquis dimanche une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien lors de combats le long de la ligne de front de la région du Nagorny Karabakh, informations démenties par son ennemi arménien.

    "Nous avons libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense. 

    Si les rapports sur la prise des villages arméniens de Garakhanbeyli, Garvand, Kend Gyaryadiz dans la région de Fizuli et des villages de Boyuk Marchanli et Ruzgar dans la région de Jebrail sont confirmés, les forces azerbaïdjanaises auraient fait un pas important vers leur objectif plus large de sécuriser les routes vers Fizuli et Mindjevan.

    Aux dernières nouvelles, l'Azerbaïdjan se serait emparé d'une zone stratégique du Nagorny Karabakh. 

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état de l'occupation de la colline de Murov sur la crête du même nom à la suite d'une opération militaire dans le Karabakh en direction de la ligne de front.

    "À la suite de l'opération militaire menée par nos troupes en direction de Goranboy, la colline de Mourov sur la crête de Mourov a été libérée. Il s'agit d'un site qualifié de "stratégique" qui culmine à 3.000 mètres car clé pour les communications terrestres entre l'Arménie et le territoire séparatiste dont le contrôle échappe à l'Azerbaïdjan depuis des décennies. À la suite de l'opération, l'autoroute militaire Vardenis-Agdere, qui relie les territoires occupés de l' Azerbaïdjan à l' Arménie , a été placée sous le contrôle des tirs de l'armée azerbaïdjanaise. L'avantage militaire qui en résulte empêchera le transport de cargaisons militaires supplémentaires depuis l'Arménie le long de la route vers le Kelbajar et Agdera occupés. Les combats se poursuivent ", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Selon l'agence russe Interfax, l'Arménie a démenti les affirmations azerbaïdjanaises.

    "La déclaration du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan sur la conquête de six localités ne correspond pas à la réalité. Cette information relève de la provocation", a indiqué une porte-parole du ministère arménien de la Défense.

    Selon le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, cité par Interfax, l'armée azerbaïdjanaise a perdu "quatre hélicoptères, 15 drones, notamment offensifs, 10 chars et transports de troupe blindés. Ils ont des pertes humaines" aussi.

    Les autorités du Nagorny Karabakh reconnaissent la mort de seize soldats
    Un premier bilan fait état d'au moins 16 soldats arméniens tués et plus d'une centaine blessés dimanche lors des affrontements avec l'armée azerbaïdjanaise dans la région disputée du Nagorny Karabakh, ont indiqué les autorités arméniennes.

    "Selon des informations préliminaires, 16 militaires ont été tués et plus de 100 blessés" lors de ces affrontements, a indiqué le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, soutenu par Erevan. On annonce également la mort d'une mère et d'un enfant.

    Dans la soirée, le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, a reconnu sur sa page Facebook que "des dizaines (de militaires arméniens) avaient été tués, des dizaines ont été blessés. Des dizaines de civils ont été blessés, et il y a des morts parmi la population civile".

    Erevan et Bakou s'accusent mutuellement d'avoir déclenché dimanche des violents combats pour le contrôle du Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

    De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pas encore communiqué le nombre de ses soldats tués au combat mais a annoncé que 19 civils avaient été tués dans divers bombardements. Une famille de cinq personnes a été entièrement décimée dans le village de Gachalty par un tir d'artillerie.

    Nombreuses destructions dans les localités du Nagorny Karabakh
    Plus de 50 localités de la République arménienne du Haut-Karabakh ont été attaquées par les troupes azerbaïdjanaises, a déclaré Artak Beglaryan, médiateur au Karabakh, lors d'un point de presse dimanche.

    "Selon les données préliminaires, plus de 50 colonies ont été attaquées par des drones et de l'artillerie azerbaïdjanais. Parmi ces colonies -. Tous les centres régionaux", - a déclaré Beglaryan, un briefing qui a été diffusé sur la page Information Staff NKR Facebook .

    Selon lui, des centaines de biens immobiliers, des infrastructures, des lignes électriques, des gazoducs, des conduites d'eau, des voitures ont été endommagés. "La population civile a été ciblée, c'est une violation du droit international et la communauté internationale doit donner son évaluation", a déclaré Beglaryan.

    L'Arménie décrète la mobilisation générale et la loi martiale
    Les autorités arméniennes ont décrété la mobilisation générale et la loi martiale dimanche, alors que de nouveaux combats meurtriers ont éclaté entre les séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces de l'Azerbaïdjan voisin.

    "La loi martiale et la mobilisation générale sont décrétées en Arménie. J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

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    L'Azerbaïdjan déclare la loi martiale, couvre-feu à Bakou
    L'Azerbaïdjan a déclaré dimanche la loi martiale ainsi qu'un couvre-feu à Bakou et dans plusieurs autres grandes villes.

    "La loi martiale sera introduite à partir de minuit ainsi qu'un couvre-feu de 21H00 à 06H00", à Bakou, dans plusieurs grandes villes ainsi que dans les zones proches de la ligne de front du Karabakh, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

    Erdogan promet un soutien total à l'Azerbaïdjan
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis dimanche un soutien total à l'Azerbaïdjan et a appelé l'Arménie à "cesser son agression", à la suite des violents combats au Nagorny Karabakh.

    "Le peuple turc va soutenir nos frères azerbaïdjanais avec tous nos moyens, comme toujours", a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Il a critiqué la communauté internationale pour ne pas avoir "réagi de manière suffisante, comme il le fallait" à ce qu'il a appelé une "agression" de l'Arménie. Il a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué "la position avisée et déterminée".

    Le ministre turc de la défense Hulusi Akar avait auparavant estimé que "la plus grave menace à la paix et à la stabilité dans le Caucase est l'agression menée par l'Arménie, et (qu')elle doit cesser cette agression qui risque de mettre le feu à la région".

    Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a "fermement" condamné les affrontements au Karabakh et affirmé que l'Arménie avait "une nouvelle fois violé les lois internationales et montré qu'elle ne souhaitait pas la paix et la stabilité". Il a appelé sur Twitter la communauté internationale à "dire non à cette dangereuse provocation". "L'Azerbaïdjan n'est pas seul, il a le soutien total de la Turquie", a-t-il ajouté.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a eu dimanche un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov et les deux hommes ont évoqué "l'agression arménienne", a indiqué une source diplomatique turque, sans donner plus de détails.

    Des avions turcs participent aux combats
    Selon Le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, des « avions F-16 turcs , qui étaient en Azerbaïdjan pendant environ un mois sous prétexte d'exercices», ont été utilisés au Karabakh. «Les armes les plus modernes, qui sont au service de l'armée turque», sont utilisées, a déclaré Harutyunyan.

    Erevan met en garde contre l'ingérence "agressive" de la Turquie
    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a mis en garde dimanche contre l'ingérence "agressive" de la Turquie dans les combats en cours entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste arménienne du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan. "J'appelle la communauté internationale à utiliser tous les moyens existants pour empêcher l'ingérence turque, qui peut déstabiliser une fois pour toute la région" du Caucase, a-t-il déclaré dans une adresse télévisée, disant son inquiétude face au "comportement agressif" d'Ankara en soutien à Bakou.

    Conséquences internationales :
    La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des partenaires stratégiques de longue date et entretiennent des liens étroits dans le secteur militaire et de la sécurité. La Turquie soutient régulièrement l'Azerbaïdjan sur la scène internationale, notamment dans le cadre du conflit avec l'Arménie. Tout récemment, les deux parties ont mené des exercices militaires conjoints à l'intérieur de l'Azerbaïdjan et, selon des sources pro-arméniennes, au moins une partie des équipements turcs y sont restés. Il y a également des rapports sur le déploiement de groupes de rebelles syriens pro-turcs en Azerbaïdjan.

    De son côté, l'Arménie a récemment participé à des exercices multinationaux à grande échelle en Russie - Kavkaz 2020 (ils se sont terminés le 26 septembre). Par conséquent, le groupe militaire russe déployé en permanence dans la région du Caucase est prêt et mobilisé.

    Ainsi, le développement du conflit dans la région du Haut-Karabakh dépendra principalement de la position des alliés de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Malgré l'attitude pro-américaine du régime politique actuel en Arménie, la Russie reste un partenaire proche du pays et le principal garant de sa souveraineté. Par conséquent, si Moscou intervient et use de son influence, la menace d'une défaite militaire de la partie arménienne devrait être écartée et la situation aura toutes les chances de s'apaiser. La volonté de la Turquie et de l'Azerbaïdjan de progresser sur le terrain au détriment des Arméniens dépendra de l'ampleur du soutien apporté à l'Arménie par la Russie.

    Il reste que nii la Russie ni la Turquie ne sont intéressées par une confrontation ouverte. Par conséquent, les deux pays s'efforceront probablement de trouver une solution politique à l'escalade actuelle et de rétablir le régime de cessez-le-feu. A cela s'ajoute que les États-Unis, le nouveau meilleur ami du régime arménien, peuvent être intéressés par une déstabilisation de la région et une aggravation des tensions entre la Turquie et la Russie.

    Une propagation du conflit à la région du Caucase peu probable, selon un expert du Caucase
    Vadim Mukhanov , un employé du Centre pour les problèmes du Caucase et la sécurité régionale au MGIMO, estime que la propagation du conflit dans le Haut-Karabakh en dehors de la région est peu probable. Selon lui, le conflit se poursuivra probablement pendant plusieurs jours, après quoi l' Arménie et l' Azerbaïdjan s'assoiront à la table des négociations.

    "Une guerre à grande échelle au Karabakh secouerait toute la région du Caucase et affecterait tous les pays voisins, y compris la Turquie et la Russie, l'espace de la mer Noire à la mer Caspienne . Ceci, à son tour, pourrait conduire à une catastrophe humanitaire. Mais, à mon avis, un tel scénario est peu probable. au total, il y aura d'abord des batailles pendant plusieurs jours, puis une trêve fragile viendra » , a déclaré Mukhanov à RIA Novosti.

    L'expert a noté que chaque escalade qui a lieu au Karabakh éloigne l'espoir de régler ce "vieux conflit sanglant" pacifiquement.

    Poutine appelle à la fin des hostilités
    Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les Arméniens du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

    "Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités", a affirmé M. Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin, à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Téhéran prêt à aider Erevan et Bakou à entamer des pourparlers
    L'Iran a appelé dimanche l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cesser immédiatement leurs hostilités, et s'est déclaré prêt à lancer des pourparlers entre les deux pays voisins. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie.

    Téhéran entretient de bonnes relations à la fois avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux pays frontaliers de l'Iran.

    La République islamique "suit de près" et "avec préoccupation" les hostilités entre les deux parties, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Elle invite les parties à "faire preuve de retenue", les appelant à une "cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de pourparlers entre les deux pays", selon le texte publié par l'agence de presse officielle iranienne, Irna. Téhéran est "prêt à utiliser toutes ses capacités pour établir un cessez-le-feu et lancer des pourparlers entre les deux parties", assurent les Affaires étrangères iraniennes.

    Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. La République islamique compte une communauté de langue azérie de plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une communauté arménienne d'un peu moins de 100.000 personnes.

    L'Arménie fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme
    L'Arménie a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme avec une demande d'obliger l' Azerbaïdjan à cesser de bombarder des biens civils, selon la représentation de la République dans le tribunal.

    "L'Arménie a exigé d'appliquer des mesures provisoires contre l'Azerbaïdjan, en particulier pour l'obliger à cesser de bombarder des biens civils, à s'abstenir de mener des actions offensives aveugles, en utilisant des citoyens, des biens civils et des colonies comme cibles", indique un communiqué sur la page Facebook du bureau.

    Vidéo azérie montrant la destruction d'un tank arménien par un drone :

    Vidéos arméniennes :




    Vidéo de combattants syriens se rendant vers le front de Nagarno Karabakh

  • Mali : La Turquie est aux côtés du peuple malien, déclare Cavusoglu, le ministre turc des AE

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    Cavusoglu Mevlut (ministre des AE).jpegLe ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu (photo), a déclaré à propos du coup d'Etat militaire au Mali : "La Turquie sera toujours auprès du peuple malien dans le processus de rétablissement de l'ordre constitutionnel".

    Cavusoglu s'est exprimé mercredi à la télévision malienne après sa rencontre avec les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

    Après avoir souligné que le Mali est pour la Turquie un pays avec un peuple ami et frère, Cavusoglu a assuré que son pays à toujours été aux côtés du peuple malien dans les moments difficiles.

    Dans le cadre de sa visite au Mali, Cavusoglu a rencontré le leader du CNSP, Aissimi Goita, ainsi que des membres du Comité.

    Avant cette réunion, Cavusoglu a rencontré Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, et Pierre Buyoya, le Haut Représentant de l'Union africaine au Mali, a déclaré Cavusoglu, notant avoir discuté avec eux des mesures qui peuvent être prises au Mali au cours du processus qui s’annonce.

    "Notre souhait est que le Mali mène à bien le processus de transition. Il est important pour l'avenir du Mali de prendre les mesures nécessaires pour établir un ordre constitutionnel et organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais" a-t-il insisté.

    Ce dernier a assuré avoir discuté de tous ces sujets sincèrement avec les membres du Conseil avant d'ajouter :

    "En tant que Turquie, nous serons toujours aux côtés du peuple malien pour établir un ordre constitutionnel afin que (le Mali) puisse passer ce processus en douceur."

    Cavusoglu a noté que jusqu'à présent, ils ont soutenu la mission locale de l'ONU, que deux policiers turcs sont en fonction ici, et qu’ils ont également contribué au budget de la mission de l'ONU ici cette année.

    Le chef de la diplomatie turque a souligné que la Turquie continuera d’apporter son soutien à la lutte contre le terrorisme au Mali, ainsi qu’à la lutte contre le nouveau type de coronavirus (Covid-19) et que dans ce cadre, des ventilateurs et des masques n-95 ont été envoyés par la Turquie.

    Cavusoglu a assuré qu’après le Mali, il effectuera des visites officielles en Guinée-Bissau et au Sénégal.

    Et Cavusoglu de poursuivre : "Dans les circonstances dans lesquelles se trouve actuellement le Mali, nous trouvons positif d'entamer des négociations approfondies avec la société civile et les partis politiques. De la même manière, la coopération avec la communauté internationale, en particulier la CEDEAO (Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest), l'ONU, est importante dans ce processus. En tant que Turquie, nous apporterons la contribution nécessaire en matière de coopération avec la communauté internationale. Au cours de la période à venir, nous continuerons de soutenir le peuple frère du Mali."

  • Grèce/Turquie : La Turquie ne fera "aucune concession", affirme Erdogan

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    La Turquie ne fera "aucune concession" pour défendre ses intérêts gaziers en Méditerranée orientale, a affirmé mercredi le président Recep Tayyip Erdogan, appelant la Grèce à se garder de commettre toute "erreur" qui mènerait à sa "ruine".
    "La Turquie prendra ce qui lui revient de droit en mer Noire, en mer Egée et en Méditerranée (...) Nous ne ferons absolument aucune concession sur ce qui nous appartient", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours martial. "Pour cela, nous sommes déterminés à faire tout ce qui est nécessaire sur les plans politique, économique et militaire", a-t-il ajouté lors d'une cérémonie commémorant la bataille de Manzikert, en 1071, qui marque l'entrée des Turcs en Anatolie après la victoire du sultan seldjoukide Alp Arslan sur les Byzantins.

    Ces déclarations interviennent en pleine escalade des tensions entre Ankara et Athènes en Méditerranée orientale, où la découverte d'importants gisements gaziers ces dernières années a aggravé des disputes anciennes entre ces deux pays voisins concernant leurs frontières maritimes.

    La Turquie a déployé depuis le 10 août un navire de recherche sismique accompagné d'une escorte militaire dans une zone revendiquée par Athènes, provoquant l'ire de la Grèce qui a également déployé des bâtiments dans la région. "Nous invitons nos interlocuteurs à (...) se garder de toute erreur qui ouvrirait la voie à leur ruine", a lancé M. Erdogan, dans une allusion à la Grèce qu'il n'a toutefois pas nommée.

    Le discours au vitriol de M. Erdogan intervient au lendemain d'un déplacement à Athènes et Ankara du chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, dont le pays s'efforce d'apaiser les tensions par une médiation. Ankara est prêt au dialogue, mais seulement si Athènes ne pose aucune "condition préalable", a indiqué mardi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

    Situation de plus en plus explosive
    Sur le terrain, la situation semble explosive, Ankara et Athènes, deux membres de l'OTAN aux relations historiquement délicates, ayant mené mardi des manœuvres navales rivales. La Grèce, la France, l'Italie et Chypre doivent en outre conduire de mercredi à vendredi un exercice militaire conjoint en Méditerranée orientale, au Sud de la Crète et de Chypre. La France, qui soutient la Grèce dans cette dispute, a déclaré mercredi que la Méditerranée ne devait pas être "un terrain de jeu" pour des "ambitions de certains".

    Reprochant à Athènes de vouloir rallier l'Union européenne contre Ankara, M. Erdogan a affiché mercredi un air de défiance. "La Turquie n'est plus un pays dont la patience, la détermination, les moyens et le courage peuvent être testés (...) Ceux qui veulent s'opposer à nous et qui sont prêts à en payer le prix, qu'ils le fassent. Sinon, qu'ils s'écartent de notre chemin"", a-t-il déclaré.

  • Niger : La Turquie signe un accord de coopération militaire avec le Niger pour gêner la France

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    Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Çavuşoglu, a annoncé samedi 25 juillet que la Turquie avait signé un accord de coopération militaire avec le Niger lors de sa visite dans la nation africaine, où il a eu des entretiens avec un certain nombre de responsables et discuté des effets de la situation libyenne sur la région.
    Au cours de sa visite, Çavuşoglu a rencontré le président nigérien Mahamadou Issoufou dans la capitale, Niamey, et lui a assuré que la Turquie «comprend le mieux les efforts du Niger pour lutter contre le terrorisme». Il a également déclaré l'intérêt de la Turquie à participer au développement économique de ce pays d'Afrique du Nord, en particulier dans les domaines de l'agriculture, des mines, des transports, de la construction et de l'énergie.
    Dans le cadre de la coopération de la Turquie avec l'Afrique, l'agence Anadolu a rapporté que le gouvernement turc a fait don de millions de dollars pour le développement des infrastructures sur le continent et a parrainé des centaines d'étudiants africains.
    La présence de la Turquie se fait sentir sur tout le continent, où se trouvent un certain nombre d'organisations turques, notamment l'Agence turque de coopération et de coordination (TIKA), la Fondation Maarif et l'Institut Yunus Emre, entre autres.
    Çavuşoglu a commencé sa visite au Niger le 21 juillet, rencontrant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens de l'étranger, Kalla Ankourao, ainsi que le Premier ministre Brigi Rafini.
    Plusieurs protocoles et accords ont été signés entre la Turquie et le Niger, notamment dans les domaines de la livraison de marchandises, de l'aide financière, de la formation militaire et de la jeunesse et des sports.
    Cavusoglu a commenté ses entretiens avec le président nigérien Issoufou Mahamadou sur le renforcement des relations entre les deux pays.
    «Avec le président, nous avons également évalué la coopération [bilatérale] contre le terrorisme. Nous avons vu comment l'Afrique en général et en particulier le Niger et la région du Sahel sont affectées par le terrorisme.
    Les pays de la région sont affectés par la situation fragile en Libye déchirée par la guerre, juste au nord du Niger, a-t-il dit, ajoutant que la Libye avait également été discutée lors de la réunion.
    La Turquie a également un accord de formation militaire avec la Somalie, qui sert de base à une importante présence militaire turque permanente et à une base opérationnelle dans le pays.
    En plus de fournir une tête de pont alternative, une base logistique et une plaque tournante de transport pour les opérations militaires de la Turquie en Libye, l'accord de coopération en matière de formation militaire signé avec le Niger pourrait également servir de moyen de freiner l'influence de la France et de s'opposer aux efforts de l'armée française dans la région du Sahel. La France est très critique des activités de la Turquie dans et autour de la Méditerranée orientale et a affiché son soutien à la Grèce et à l'Égypte ces derniers temps. Il est clair que la Turquie a bien l'intention de perturber et si possible de saper les intérêts français dans la région à titre de représailles.

  • La Turquie menace de priver les États-Unis de l’accès à la base d’Incirlik ou sont stockées des armes nucléaires américaines

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD / LE 

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    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a déclaré qu’en cas d’introduction de sanctions américaines contre la Turquie, la question de l’accès américain à la base aérienne Incirlik et à la station radar de Küredzhik pourrait être posée.
    « Les membres du Congrès américain doivent comprendre qu’ils ne parviendront à rien par des mesures coercitives « , a dit le ministre. Il a également exprimé sa volonté de trouver une alternative au F-35 américain, ajoutant que la Russie est également considérée comme un fournisseur possible.
    Il convient de noter que les armes nucléaires tactiques, en particulier les bombes B61, sont stockées sur la base d’Incirlik. Selon les médias, il y a quelques mois, le département d’État américain et le département de l’Énergie ont commencé à vérifier la possibilité de leur délocalisation, en raison de la détérioration des relations avec la Turquie.
    Le ministre des Affaires étrangères a également déclaré que toute action sur le plateau continental de la Turquie nécessiterait le consentement d’Ankara. « Si une telle tentative est faite, nous y répondrons », a-t-il dit.
    Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré la veille que l’accord sur les frontières maritimes signé avec le gouvernement libyen permet aux deux pays de mener un développement conjoint en Méditerranée orientale.
    Selon lui, la Turquie pourra forer sur le plateau continental libyen dans le plein respect du droit international. Rappelons que l’accord divise en fait la partie orientale de la zone des eaux de la mer Méditerranée entre la Turquie et la Libye.
    « D’autres acteurs internationaux ne peuvent opérer dans ces zones sans autorisation préalable. Chypre grecque, l’Egypte, la Grèce et Israël ne pourront pas poser de gazoduc sans le consentement de la Turquie « , a déclaré Reuters en citant le président turc.

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