Caricatures de Mahomet

  • Espagne : 3 djihadistes marocains arrêtés - ils appelaient à des attentats en France

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    Trois islamistes, âgés de 20, 21 et 22 ans, soupçonnés d'appeler à des attentats en France après la republication en 2020 par Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet, ont été arrêtés mardi dans la ville de Grenade, dans le sud du pays, a annoncé jeudi  29 avril 2021 la police. 

    "Il y avait une claire menace à la sécurité publique, non seulement en Espagne, mais aussi en France", a déclaré la police espagnole dans un communiqué. Les suspects "très radicalisés", présentés au juge jeudi, avaient été arrêtés mardi à l'aube à l'issue de six mois d'enquête, selon la même source. 
        
    Ces trois terroristes étaient arrivés en Espagne en 2016, alors qu’ils étaient mineurs a précisé la police dans un communiqué. Ils avaient recouru aux réseaux sociaux et à leurs comptes avec près de 19.000 followers pour diffuser des vidéos faisant l’apologie du terrorisme djihadiste et  proférant des « menaces extrêmement graves et violentes » à l’encontre des Français et leurs intérêts. La police a ajouté que les trois islamistes marocains étaient « très radicalisés » et « manifestaient une haine profonde pour tout ce qui est français ».

    L'enquête des forces de police avait commencé en octobre, un mois après la nouvelle publication par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet.

  • Pakistan: Le gouvernement pakistanais compte expulser l'ambassadeur de France pour calmer la colère de la rue

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    Les manifestations contre la France, après la décapitation par un islamiste du professeur Samuel Paty et la déclaration du président Macron que la France ne renoncera pas au "droit au blasphème", ont paralysé plusieurs villes pakistanaises, provoquant des morts parmi la police.

    Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Cheikh Rashid Ahmed, a déclaré que le gouvernement pakistanais soumettrait mardi au vote du Parlement, une décision d'expulser l'ambassadeur de France, après les manifestations islamiques contre la France.

    L'expulsion est l'une des quatre principales revendications du groupe extrémiste Tehreek Labbaik Pakistan (TLP), qui proteste depuis le 12 avril contre les caricatures représentant le prophète Mahomet publiées en France. Le TLP avait fixé un ultimatum, avertissant le gouvernement qu'il avait jusqu'au 20 avril pour la mise en œuvre. cette demande.

    Lundi, le Pakistan a entamé des pourparlers avec des représentants de ce groupe islamiste radical qu'il avait pourtant interdit.

    Le ministre, Cheikh Rashid Ahmed, a déclaré dans un communiqué vidéo: "Après de longues négociations avec (le mouvement Tehreek Labbaik Pakistan), il a été convenu de présenter une décision au Parlement aujourd'hui pour expulser l'ambassadeur de France" du pays.

    La décision pakistanaise reviendrait de facto à une rupture des relations diplomatiques. Elle aurait également pour effet de renforcer la position du parti islamiste radical Tehreek Labaik Pakistan en le faisant apparaître comme le grand vainqueur face au gouvernement pakistanais, renforçant son influence sur une population déjà passablement radicalisée.

     

  • France : Fermée après la décapitation du professeur Samuel Paty,  une mosquée rouvre après un bras-de-fer avec l'Etat

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    Fermée par les autorités françaises dans le sillage de l'assassinat par décapitation de l'enseignant Samuel Paty par un jihadiste tchétchène, la mosquée de Pantin, dans la banlieue du nord de Paris, rouvrira vendredi 9 avril 2021 avec à sa tête un nouveau recteur et un nouvel imam, deux conditions fixées par le gouvernement français.

    Cette mosquée d'environ 1.300 fidèles avait été fermée le 21 octobre pour six mois sur instruction du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Le préfet du département de Seine-Saint-Denis a annoncé mercredi à l'AFP sa réouverture vendredi, au terme d'un bras-de-fer de plus de cinq mois avec l'Etat. Le gouvernement reprochait notamment à ses responsables d'avoir relayé sur Facebook la vidéo d'un père d'élève à l'origine de l'engrenage ayant conduit au meurtre de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie de la banlieue parisienne.

    Le 16 octobre, un réfugié tchétchène avait décapité ce père de famille de 47 ans, lui reprochant d'avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Après cet attentat qui a suscité une émotion considérable, le ministère de l'Intérieur avait promis "une guerre contre les ennemis de la République" et lancé une série d'opérations contre la mouvance islamiste.

    Dans son viseur figurait ainsi l'imam de la mosquée de Pantin, formé au Yémen et soupçonné d'être "impliqué" dans cette mouvance. Ce dernier avait démissionné dès le 26 octobre. Mais le ministre de l'Intérieur et le préfet de la Seine-Saint-Denis avaient fixé une condition sine qua non à la réouverture anticipée de la mosquée avant le ramadan (mi-avril): le départ de son recteur, M'hammed Henniche.

    M. Henniche, qui ne fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire, s'était excusé pour le partage de la vidéo - "une maladresse", avait-il regretté - mais refusait de se retirer.

    Mi-mars, cet entrepreneur de 50 ans, secrétaire général de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, a fini par céder, ouvrant la voie à la réouverture du lieu de culte.

    Avant de devenir persona non grata, M'hammed Henniche avait été pendant 20 ans un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et politiques, y compris du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy quand il était en exercice.

    Devant la justice, la représentante du ministère de l'Intérieur avait estimé que la mosquée était "fréquentée par des individus radicalisés" et, qu'"en étant président de la mosquée, M. Henniche ne pouvait l'ignorer".

    "Contrôles" dans 89 mosquées 
    En novembre, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait par ailleurs retiré à l'association qui gère la mosquée son caractère cultuel, au motif que ses activités avaient "porté atteinte à l'ordre public". Une décision qui avait eu pour conséquence de rendre caduque l'attribution par la ville de Pantin d'un bail emphytéotique pour la construction d'une grande mosquée. C'est la crainte de voir ce projet compromis qui a convaincu M. Henniche de se retirer.

    La situation "incarne une logique de bras de fer", dénonçait Vincent Brengarth, l'un des avocats de la Fédération musulmane de Pantin, qui a tenté à deux reprises, et sans succès, de faire annuler la fermeture de la mosquée au tribunal administratif et devant le Conseil d'État.

    Le 15 janvier, Gérald Darmanin avait indiqué que neuf salles de prières ou mosquées avaient été fermées les semaines précédentes en France, dont huit pour des raisons administratives.

    Début mars, le ministre de l'Intérieur avait de nouveau annoncé des contrôles dans 89 mosquées soupçonnées de "séparatisme", une fois que la loi "confortant le respect des principes de la République" sera entrée en vigueur. Prévoyant un élargissement des motifs de fermeture des lieux de culte, elle est en examen au Parlement.

    Cible de nombreux attentats jihadistes depuis plusieurs années, la France entend durcir sa politique vis-à-vis de l'islam radical. L'exécutif a ainsi accentué la pression sur les instances dirigeantes de l'islam en France afin qu'elles s'engagent à respecter les principes de la République en signant une "charte de l'islam" de France.

  • Pakistan : Arrestation d'un terroriste qui tentait attaquer l'ambassade de France

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    Ewwu-SQWgAEaCqF.jpegLes forces de sécurité ont arrêté un extrémiste islamiste qui avait planifié de mener une attaque djihadiste vraisemblablement contre l'ambassade de France à Islamabad. Il a expliqué qu'il "cherchait à se venger de la France pour blasphème".

    Le terroriste a été arrêté après avoir arraché l'arme d'un policier et tiré des coups de feu à la porte n° 1 de l'enclave diplomatique. 

    La tentative d'attaque terroriste a eu lieu quelques heures après que la France ait annoncé un prêt à des conditions avantageuses pour un projet de développement au Pakistan. Ce prêt était considéré comme faisant partie de l'effort français visant à apaiser les dirigeants pakistanais qui avaient précédemment accusé la France d'«islamophobie».

  • France : Cinq nouvelles personnes en garde à vue dans l'affaire du professeur décapité

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    Cinq hommes, soupçonnés d'avoir été en contact par téléphone avec Abdoullakh Anzorov, l'islamiste russe tchétchène qui a décapité le professeur français Samuel Paty le 16 octobre, ont été placés en garde à vue lundi, a-t-on appris mardi 8 décembre de sources judiciaire et proches du dossier.

    Les suspects, âgés de 18 à 21 ans, tous d'origine tchétchène comme le tueur, ont été interpellés en Seine-Maritime et Haute-Loire,  ont indiqué des sources proches de l'enquête sur l'assassinat du professeur, décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, confirmant une information du quotidien Le Parisien. Les enquêteurs les soupçonnent d'avoir échangé par messagerie avec l'assassin de Samuel Paty, tué à la sortie d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne.

    Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures avant leur éventuelle mise en examen dans le cadre de l'instruction ouverte pour "complicité d'assassinat terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste". Dans ce dossier, 14 personnes font déjà l'objet de poursuites, dont six collégiens. Cinq d'entre eux ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir désigné le professeur de 47 ans à Anzorov, l'assassin.

    Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur, et le militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité". Les deux hommes avaient accusé le professeur de "discrimination" envers les élèves musulmans sur la foi du récit de la fille de M. Chnina, élève de Samuel Paty, laquelle a été mise en examen pour "dénonciation calomnieuse". Cette dernière n'avait en fait pas assisté au cours où le professeur avait montré des caricatures de Mahomet, le 6 octobre. Mais elle était présente la veille lorsque Samuel Paty avait prévenu ses élèves de la teneur du cours du lendemain, et l'avait accusé d'avoir alors demandé aux collégiens musulmans de se signaler. Le père et la fille étaient allés porter plainte au commissariat contre Samuel Paty le 7 octobre.

    Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été abattu peu après par les policiers.

  • France : Quatre lycéens mis en examen pour le meurtre par décapitation de l'enseignant Samuel Paty

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    Quatre lycéens ont été inculpés dans l'affaire du meurtre par décapitation du professeur d'histoire Samuel Paty, qui a eu lieu dans la commune de Conflans-Sainte-Honorine près de Paris le 16 octobre
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    Trois mineurs sont accusés de "complicité" dans le meurtre de l'enseignant.

    Au total, dix personnes sont accusées dans cette affaire.

    Le meurtre du professeur d'histoire Samuel Paty, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression, a eu lieu le 16 octobre. L'assaillant, un islamiste tchétchène, avait décapité l'enseignant en pleine rue, près de l'école de Conflans-Saint-Honorine, avant d'être abattu par la police. Selon le parquet, le tueur est né à Moscou en 2002, était d'origine tchétchène et bénéficiait du statut de réfugié en France.

  • Singapour expulse des travailleurs bangladais en raison de commentaires sur les attentats islamistes en France

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    Le ministère de l'intérieur a révélé aujourd'hui qu'il avait expulsé 15 ressortissants du Bangladesh en raison de messages sur les médias sociaux en réponse aux attentats terroristes français du mois dernier et a inculpé l'un d'entre eux en vertu de la loi sur la sécurité intérieure.

    Bien que les autorités de Singapour n'aient pas donné plus de détails sur le contenu de ces messages, publiés à la suite de la réédition controversée de caricatures du prophète Mahomet par un magazine français et à la décapitation de Samuel Paty, elles ont déclaré qu'ils avaient "incité à la violence ou attisé les troubles communautaires".

    "Il y a également eu des attaques contre des intérêts français/occidentaux ailleurs, comme à Djeddah, en Arabie Saoudite et à Vienne, en Autriche. En outre, un climat antifrançais palpable s'est développé dans plusieurs pays, comme en témoignent les grandes manifestations et les appels au boycott, ainsi qu'une montée de la rhétorique terroriste en ligne", a déclaré le ministère aujourd'hui.


    Grâce à une surveillance accrue, les autorités ont déclaré avoir trouvé un Malaisien ayant l'intention de se livrer à des violences armées en Syrie ou en Palestine, et un autre Bangladais, Ahmed Faysal, 26 ans, qui avait donné des fonds à un groupe militant islamique en Syrie et possédait des couteaux destinés à des attaques contre des hindous dans son pays d'origine. Le Malaisien a été rapatrié et Ahmed a été arrêté en vertu de la loi sur la sécurité intérieure, qui permet la détention sans procès.

    Les Bangladais déportés travaillaient principalement dans le secteur de la construction et ont été identifiés grâce à une surveillance accrue des médias sociaux à la suite des attentats terroristes du mois dernier en France et du tollé qui s'est propagé à d'autres pays à cause de la défense de la liberté d'expression et aux caricatures par le président français Emmanuel Macron.

    "Compte tenu de la détérioration de la situation en matière de sécurité, le ministère de l'intérieur de Singapour est en état d'alerte depuis début septembre et a également intensifié ses activités de sécurité afin d'éviter des attentats à Singapour", a-t-il ajouté.

    21 autres personnes font l'objet d'une enquête, dont 14 sont singapouriennes. Certaines d'entre elles ont laissé des commentaires dans les mêmes fils de discussion en ligne.

    "Ces personnes ont attiré l'attention des services de sécurité parce qu'elles sont soupçonnées d'avoir des tendances islamistes radicales, ou parce qu'elles ont fait des commentaires qui incitent à la violence ou qui attisent les troubles communautaires", poursuit la déclaration, ajoutant que la plupart d'entre elles ont soutenu, sous une forme ou une autre, la décapitation du professeur français Samuel Paty le 16 octobre ou la violence contre Macron ou les Français en général, suite à la réédition par le magazine Charlie Hebdo d'images considérées comme profondément offensantes pour de nombreux musulmans. Il a laissé entendre que d'autres faisaient l'objet d'une enquête pour avoir exprimé des opinions islamophobes.

    En septembre, le magazine satirique français Charlie Hebdo a republié des caricatures du prophète Mahomet alors que s'ouvrait le procès des personnes accusées du meurtre de douze personnes dans sa salle de rédaction du magazine satirique.

    Macron a défendu la décision du magazine au nom de la liberté d'expression, provoquant l'indignation dans les pays islamiques, dont l'Arabie Saoudite, et invitant au boycott des produits français.