Camp des Gardes de NTominkorobougou

  • Mali / Tentative de coup d’Etat : l’aéroport et la télévision nationale sécurisés

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    S’il est difficile de se prononcer sur la situation au Mali suite à une mutinerie qui a éclaté à Kati (ville garnison sur les hauteurs de la capitale), avant de s’étendre à Bamako, l’aéroport international «Modibo Kéita» de Sénou et l’Office de radiotélévision du Mali (ORTM) échapperaient pour le moment au contrôle des mutins, ont indiqué plusieurs sources concordantes.

    Le colonel Sadio Camara, le lieutenant-colonel Mama Seku Lelenta, le colonel Diaw, le général de brigade Cheick Fanta Mady Dembele sont les leaders du coup d'État.

    Brigadier General Cheick Fanta Mady Dembele

    Brigadier General Cheick Fanta Mady Dembele.jpgColonel Sadio Camara

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    Colonel Diaw, le véritable chef de la mutinerie

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    L’ORTM continue à diffuser normalement ses programmes sans interruption. Le journal télévisé de 13h (TU) a été diffusé et le présentateur a fait allusion à la mutinerie en assurant que des équipes sont en train de faire des investigations pour mieux informer l’opinion.

    Selon des sources concordantes, l’aéroport international est bien sécurisé et l’accès est contrôlé par la gendarmerie.

    IBK arrestation.jpegSelon des rumeurs, le président IBK (photo de son arrestation ci-contre) aurait été capturé par les putschistes, ainsi que son fils, Karim Keïta et le premier ministre, Boubou Cissé, bien que l'arrestation de Cissé ait été démentie par son cabinet. 

    On sait aussi que plusieurs ministres et le président de l’Assemblée nationale ont été arrêtés, une information qui n’a pas été démentie. 

    Le ministre de la Défense et des Anciens combattant, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, serait aussi libre et «dirige la riposte des forces régulières depuis son bureau», ont indiqué des sources dans son département.

    Pour l’instant, indiquent lesdites sources, une grande partie de l’armée reste fidèle au chef de l’Etat et la situation serait actuellement sous contrôle des Forces armées maliennes (FAMa).

    Rappelons que des coups de feu ont été entendus tôt ce matin à Kati, une ville garnison sur les hauteurs de Bamako et à quelques kilomètres du palais présidentiel de Koulouba.

    Quelques heures plus tard, des coups de feu ont été aussi entendus au camp des Gardes de NTominkorobougou (commune III du district de Bamako) semant un vent de panique et créant des bouchons dans la circulation dans la capitale malienne.

    Mais, une centaine de jeunes manifestants se réclamant du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), se sont rassemblés à la Place de l’Indépendance de Bamako pour, disent-ils, soutenir les mutins et exiger la «démission immédiate» du président Ibrahim Boubacar Kéita.

    Notons que le coup d’Etat qui a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012 a commencé aussi par une mutinerie dans ce même camp de Kati.

    Le gouvernement malien demande aux mutins de se ressaisir
    Le gouvernement de la République du Mali a demandé aux éléments de l’armée qui ont déclenché une mutinerie ce mardi matin de se ressaisir, a indiqué un communiqué signé du Premier ministre Boubou Cissé.

    «Les mouvements d'humeur constatés traduisent une certaine frustration qui peut avoir des causes légitimes. Le gouvernement du Mali demande aux auteurs de ces actes de se ressaisir. Il n'y a pas de raisons au dessus de notre cher Mali qui vaillent des actes dont l'issue incertaine peut déboucher sur des actes dommageables pour la nation entière», a souligné le communiqué.

    Le chef du gouvernement a appelé à «l’apaisement» et a affirmé que le gouvernement est «disponible pour engager un dialogue fraternel afin de lever tous les malentendus».

    La France « exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes »
    Les développements en cours au Mali sont une menace directe à l'influence française déjà en train de s'effriter dans la région. C'est pourquoi a France a très vite réagi et condamne la « mutinerie. Le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué publié mardi sur le site de la diplomatie française, a « exhorté les militaires à regagner sans délai leurs casernes ».

    Paris « condamne avec la plus grande fermeté cet événement » qualifié de « grave », par la diplomatie.

    Le pays « partage pleinement la position exprimée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le communiqué qu’elle vient de faire paraître et qui appelle au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorte les militaires à regagner sans délai leurs casernes ».

    « La France réaffirme avec force son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie maliennes » conclut le communiqué de Jean-Yves Le Drian affirmant, par ailleurs, que « les autorités françaises, au plus haut niveau, restent très attentives à l’évolution de la situation au Mali ».

    La CEDEAO condamne la tentative de coup d’Etat, en cours, au Mali
    La Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a condamné, mardi, dans un communiqué, la tentative de coup d’Etat en cours au Mali et appelé les militaires de regagner « sans délai » leurs casernes.

    La CEDEAO « condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel, par le rétablissement des institutions démocratiquement élues », peut-on lire dans le communiqué.

    « Aussi, la DEDEAO appelle-t-elle les militaires à regagner sans délai leurs casernes, en demandant à toutes les parties prenantes maliennes de privilégier le dialogue pour résoudre la crise que traverse le pays », poursuit la même source.

    La Communauté ouest-africaine rappelle, enfin, « sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel et appelle les militaires à demeurer dans une posture républicaine».



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