Camp de déplacés de Goudoubo

  • Burkina Faso : les attaques terroristes poussent plus de 3.000 personnes au déplacement (HCR)

    Imprimer

    Craignant pour leur vie, plus de 3300 personnes ont fui vers les villages voisins de Sebba et Sampelga dans la Sahel burkinabè suite aux attaques terroristes qui ont fait au moins 160 morts dans le village de Solhan au nord-est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger, a déploré mardi, le HCR, Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Tout en condamnant "fermement" cette attaque, la plus meurtrière depuis 2015, le HCR a souligné que parmi les déplacés on dénombre plus de 2000 enfants et plus de 500 femmes.

    L’Agence humanitaire souligne que les nouveaux arrivants ont, d’urgence, besoin d’eau et d’équipements d’assainissement, d’abris, d’articles de première nécessité et de soins médicaux.

    Les autorités ont fourni près de 400 tonnes de nourriture et des milliers d’articles de secours, tandis que les partenaires du HCR fournissent des soins médicaux et un soutien psychosocial, a-t-elle annoncé.

    En étroite collaboration avec les autorités, les équipes du HCR et ses partenaires construisent 200 abris et aident les personnes nouvellement déplacées et d’autres civils affectés par l’attaque, rappelle le communiqué.

    Cette attaque d’une violence extrême survient quelques semaines seulement après que des hommes armés aient tiré sur des véhicules du HCR et de ses partenaires sur la route entre la ville de Dori et le camp de Goudoubo, où résident quelque 12 200 réfugiés et demandeurs d’asile maliens.

    "Personne n’a été blessé, mais l’insécurité croissante et la présence de groupes armés dans plusieurs régions du Burkina Faso entravent de plus en plus l’acheminement de l’aide et la protection des personnes dans le besoin", alerte le HCR.

    Le HCR rappelle à toutes les parties que les organisations humanitaires mènent, de manière indépendante et impartiale, leurs activités pour sauver des vies.

    Depuis 2019, les violences au Burkina Faso ont déjà contraint plus de 1,2 million de Burkinabè à fuir leurs foyers.

    Depuis le début de 2021, quelque 150 000 personnes sont devenues des déplacés internes, dont 84% sont des femmes, qui sont exposées à un risque élevé de violence sexuelle, ou des enfants, dont la moitié aurait été victime de violences physiques et d’abus, indique le HCR.

    Rappelons que le Burkina Faso accueille également plus de 22 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires du Mali.