CAMEROUN

  • Tchad : neuf villageois tués par Boko Haram au Lac Tchad

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    Au moins neuf personnes ont été tuées, lundi 20 septembre 2021 à l’aube, dans l'ouest du Tchad par des combattants du groupe islamique Boko Haram qui ont attaqué un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, a indiqué le gouverneur de la région.

    «Lundi, des terroriste de Boko Haram sont venus attaquer des pêcheurs au village Blargue situé au lac, il y a eu neuf morts, un blessé grave et une dame portée disparue, dont on ne sait pas si elle a été enlevée par les assaillants», a expliqué, au téléphone, Mahamat Fodoul Makay, gouverneur de la province du Lac.

    D’après cette autorité, les assaillants se sont repliés à l’ile de Darak au Cameroun après leur forfait, craignant des représailles de l’armée tchadienne.

    Le Lac Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages est truffée d'îlots servant de repaires et de camps d'entraînement à Boko Haram qui multiplie ses attaques meurtrières et enlèvements dans les quatre pays riverains: Tchad, Niger, Nigeria et Cameroun.

    En août dernier, 24 soldats tchadiens étaient morts au Lac Tchad à la suite d'une attaque d'un groupe de Boko Haram, et plusieurs autres avaient été blessés.

    Les affrontements entre l’armée et les assaillants avaient débuté alors que les militaires se reposaient en revenant d'une ronde.

    En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués lors d'une attaque dans la région du Lac.

    Une offensive avait alors été menée le mois suivant par l'ancien président Idriss Deby Itno, affirmant un peu légèrement qu'il n'y avait plus aucun terroriste du côté tchadien.

  • Cameroun : au moins 3 militaires tués dans une attaque de l'Etat islamique (ISWAP)

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    Au moins trois militaires camerounais ont été tués et plusieurs autres blessés, dimanche soir, dans une attaque attribuée à ll'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, a-t-on appris de source régionale, lundi 9 août 2021.

    Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août, des combattants terroristes de l'ISWAP lourdement armés, ont attaqué le poste militaire de Sagme situé près de Fotokol, a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    « Lors de cette attaque, nous avons perdu trois de nos vaillants soldats. Cinq autres ont été blessés et plusieurs matériels militaires dont des armes et un véhicule ont été emportés par les assaillants qui se sont, plus tard, repliés vers le pays voisin », a-t-il précisé ajoutant que le bilan pourrait s’alourdir.

    Selon le gouverneur, le bilan des victimes sera évalué plus tard.

    Dans cette zone proche des frontières avec le Tchad et le Nigeria, les attaques se sont multipliées ces derniers mois, les islamistes profitant de leur connaissance de ce terrain marécageux.

    Le 24 juillet dernier, au moins six soldats camerounais avaient trouvé la mort dans une précédente attaque contre ce même poste militaire de Sagme.

    La rébellion islamiste éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager vers les pays voisins.

    Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon les Nations Unies.

  • Cameroun : 5 militaires et un civil tués dans l'attaque d'un poste militaire par l'Etat Islamique (ISWAP)

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    Les djihadistes de l'Etat Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont multiplié ces derniers jours les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l’extrême nord du Cameroun. Après l’attaque de samedi 24 juillet à Sagmé, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Nigeria, qui a couté la vie à six soldats camerounais, une nouvelle attaque des islamistes a eu lieu à Zigagué à 30 km de Waza dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 juillet, aux environs de 3h du matin.

    Cinq soldats sont morts brûlés vifs à l'intérieur du poste militaire. Un civil a également perdu la vie. Il s'agissait d'un chauffeur qui transportait des médicaments pour une ONG internationale opérant dans la zone.

    Au cours d'une opération de ratissage du secteur menée depuis le matin du mardi 27 juillet autour du poste, les militaires ont retrouvé les corps d'au moins 17 djihadistes ayant participé à l’attaque du poste.

  • Cameroun : huit militaires tués dans une attaque d'islamistes dans l'Extrême-Nord

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    Huit militaires camerounais ont été tués dans une attaque perpétrée, samedi, par des guérilleros islamistes contre un poste militaire dans l'Extrême-Nord du Cameroun.

    Des islamistes armés ont tué au moins huit militaires camerounais lors d’une « attaque musclée et bien planifiée » contre un poste militaire situé près de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, a expliqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    Cette attaque a également fait quatorze blessés, a-t-il ajouté.

    « Dans la nuit de vendredi à samedi vers 4 heures (heure locale), plusieurs éléments lourdement armés et arrivés à bord de six véhicules et des motos, ont attaqué le poste de l’armée dans le village Sagme vers Fotokol », une ville frontalière entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, a indiqué la même source.

    « Le bilan de cette attaque terroriste fait état de 8 militaires tués et 14 autres blessés. Les blessés viennent d’être évacués pour recevoir les soins nécessaires. Du côté des terroriste, le bilan n’est pas encore connu », a-t-il précisé ajoutant qu’un renfort de l’armée a été dépêché à Sagme et qu’un ratissage est en cours.

    D’après cette même source, plusieurs armes et du matériel militaire ont été emportés par les assaillants qui se sont repliés vers le Nigeria voisin.

     

     

  • L'Etat islamique a intensifié ses actions au Cameroun, en Somalie, au Nigéria et au Congo 

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    Des mouvements revendiquant leur affiliation à l'Etat islamique ont intensifié leurs opérations militaires dans différentes régions d'Afrique au cours des dernières semaines. Les membres du groupe islamiste radical ont lancé des attaques au Cameroun, en Somalie, au Nigeria et au Congo.

    Cameroun
    Le 27 juin, des combattants de l'Etat islamique au Cameroun ont pris d'assaut une base militaire et ont tendu une embuscade à une unité des forces gouvernementales près de la ville de Sandoa Gry dans la région de l'Extrême-Nord. 26 militaires camerounais ont été tués. Les islamistes ont également détruit un véhicule et saisi des armes.

    Somalie
    Le 28 juin, les cellules du groupe terroriste en Somalie ont ciblé deux policiers qui collectaient des impôts dans la ville de Tibili Sheikh Ibrahim sur la route Afgoye-Mogadiscio à l'aide d'un engin explosif improvisé (IED). Les deux policiers ont été tués.

    Nigeria
    Au Nigeria, des jihadistes de l'Etat islamique ont tendu une embuscade à un convoi des Forces armées nigérianes (NAF) sur une route reliant les villages de Cutmbi et Bulingua dans l'État de Borno, au nord-est, le 27 juin. Deux militaires nigérians ont été tués.

    Le lendemain, les islamistes ont tendu une embuscade à un deuxième convoi de la NAF sur une route entre les villages de Bulka et Bama à Borno. Les terroristes ont saisi cinq motos après avoir tué ou blessé des militaires nigérians.

    Congo
    Le 29 juin, des combattants de l'Etat islamique au Congo ont attaqué un certain nombre de bâtiments gouvernementaux dans la ville d'Evao, dans la province de l'Ituri, au nord-est. Plusieurs bâtiments ont été incendiés par les islamistes. Le lendemain, les terroristes ont abattu deux militaires congolais dans la ville de Bandi Mbisi en Ituri. Un fusil d'assaut a été saisi par les terroristes.

    Alors que l'Etat islamique fait face à de sérieuses pressions au Moyen-Orient, il continue de croître dans différentes parties de l'Afrique. La menace du groupe terroriste en Afrique devrait être traitée plus sérieusement par l'Union africaine et les Nations Unies.

  • Cameroun: Boko Haram intensifie ses attaques dans la région de l’Extrême-Nord

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    Depuis décembre 2020, "Boko Haram a intensifié ses attaques contre les civils dans les villes et villages de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tuant au moins 80 personnes et pillant des centaines de domiciles", a déclaré lundi 5 savril 2021, l’ONG Human Rights Watch (HRW).

    Les recherches menées par HRW ont montré toutefois que « le nombre réel de victimes est encore beaucoup plus élevé, compte tenu de la difficulté à confirmer à distance les détails de telles attaques, qui ne sont souvent pas signalées ».

    L’une des attaques récentes les plus meurtrières a été perpétrée à Mozogo le 8 janvier, lorsque Boko Haram a tué au moins 14 civils, dont huit enfants, et en a blessé trois autres, dont deux enfants.

    Alors que des combattants tiraient sur des habitants et pillaient des maisons, une femme kamikaze s’est infiltrée parmi un groupe de civils en fuite, déclenchant sa veste explosive, selon des témoins.

    D’après Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch, le groupe terroriste Boko Haram mène contre le peuple camerounais une guerre dont « le coût humain est choquant ».

    L’insurrection de Boko Haram a débuté au nord-est du Nigéria en 2009 avant de gagner les pays du bassin du lac Tchad, dont le Cameroun.

    Les attaques du groupe sont souvent commises de manière indiscriminée, y compris des attentats-suicides dans des zones densément peuplées, manifestement conçus pour maximiser le nombre de morts et de blessés parmi la population civile.

    Le Cameroun a subi un pic d’attaques au cours de l’année écoulée. Selon un rapport rendu public en novembre 2020 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, un groupe de réflexion du ministère américain de la Défense, le nombre d’attaques commises par Boko Haram contre des civils au Cameroun en 2020 était plus élevé qu’au Nigeria, au Niger et au Tchad réunis.

    Les violences de Boko Haram au Cameroun ont déclenché une crise humanitaire majeure, forçant « plus de 322 000 personnes à quitter leurs foyers depuis 2014, dont 12 500 depuis décembre », selon HRW.

  • Cameroun : la force multinationale mixte repousse une attaque de Boko Haram à Fotokol (Extrême-Nord)

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    La Force Mixte Multinationale (FMM) de lutte contre le groupe djihadiste Boko Haram a repoussé vendredi soir 2 avril 2021 une attaque menée par le groupe islamiste nigérian contre son poste à Fotokol dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Onze militaires camerounais ont été blessés au cours de la riposte, selon des sources sécuritaires.

    Des éléments armés de Boko Haram ont attaqué vendredi soir une position de la coalition de la force régionale, à Fotokol dans l’Extrême-Nord camerounais, près de la frontière du Nigeria, a indiqué  le commandant du secteur 1 de le FMM, le Général de brigade Bouba Dobekréo.

    « Le bilan provisoire fait état de onze militaires blessés par l’explosion d'obus. L'attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place », a ajouté la même source.

    Cette attaque intervient une semaine après celle qui a visé samedi dernier 27 mars, le poste militaire de Dabanga dans l’Extrême-Nord, faisant quatre morts au total dont un militaire et trois civils.

    Depuis 2015, les pays de la région du Lac Tchad et le Benin luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.