CAMEROUN

  • Cameroun : Trois villageois tués par le groupe islamique Boko Haram dans l’Extrême-Nord

    Imprimer

    Trois villageois ont été tués et deux autres enlevés, dimanche 7 août 2022, dans la commune de Kolofata proche du Nigeria, dans l’Extrême-Nord du Cameroun dans une attaque attribuée au groupe islamique nigérian Boko Haram.

    « Ce sont des combattants BH (Boko Haram) qui sont arrivés dimanche soir dans le village Kordo situé dans la commune de Kolofata et ont tué trois hommes par balles avant de repartir avec deux otages dont des dames », a affirmé à Anadolu Seiny Boukar, le maire de Kolofata.

    L'attaque a visé Kordo, un village riverain de la rivière Mayo Sava où les villageois « étaient partis pour la nage après leur travaux champêtres », a-t-il expliqué.

    Cette rivière, qui sert de frontière naturelle entre le Cameroun et le Nigeria, prend sa source de la zone montagneuse à l’Extrême-Nord du Cameroun et s'étend le long des 150 km séparant les deux Etats avant de se jeter dans le lac Tchad, une vaste zone truffée d'îlots et de marécages servant de refuge au groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap, issu d'une scission de Boko Haram).

    La zone de Kolofata et l’Extrême-Nord du pays sont exposées depuis 2014 aux raids meurtriers des terroristes nigérians de Boko Haram et de ceux de l'Iswap.
    Les agriculteurs, pêcheurs ou coupeurs de bois, sont régulièrement tués en représailles par le groupe, qui les accuse de transmettre des informations sur leur position à l'armée camerounaise ou bien aux éléments de la Force mixte multinationale (FMM) de lutte contre Boko Haram.

    L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27 000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays selon l’ONU.

    Elle a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

  • Cameroun : un soldat tué et un autre blessé dans une attaque de Boko Haram

    Imprimer

    Des combattants du groupe islamique Boko Haram ont mené jeudi soir 21 juillet 2022 dans l'extrême-nord du Cameroun une attaque contre le poste militaire de Bavoungoula, situé dans le canton Mayo Moskota, près de la frontière avec le Nigéria, une région où les attaques de Boko Haram sont fréquentes, a-t-on appris de source régionale.

    "Jeudi soir, une horde de terroristes lourdement armés de la secte Boko Haram, à bord de plusieurs véhicules tactiques légers, a attaqué le poste de commandement de l’armée situé dans la localité de Bavoungoula. Il y a un soldat qui est tombé sur le champ de guerre et un autre a été grièvement blessé aux yeux", a précisé  le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    "L’un des terroristes a été neutralisé par des éléments de la Force Mixte Multinationale et des armes et munitions ont été récupérées. Les autres combattants de Boko Haram se sont repliés vers le Nigéria voisin", a-t-il poursuivi.

    D’après le gouverneur de l’extrême-nord, le bilan aurait pu être plus lourd, si les éléments de l’armée n’étaient pas en alerte.

    C'est "depuis quelques semaines que ces terroristes ciblent nos poste militaires, les troupes restent en alerte maximale dans toute la région de l'extrême-nord et au-delà des frontières afin de prévenir de nouveaux assauts éventuels de l'hydre terroriste Boko Haram qui semble avoir repris du poil de la bête suite à la restructuration interne de son idéologie", a-t-il ajouté.

    L'extrême-nord du Cameroun, tout près de la frontière nigériane, est régulièrement le théâtre d'attaques de ce groupe islamique originaire du nord-est du Nigéria.

    La rébellion islamique menée par Boko Haram a éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigéria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigéria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon l'ONU.

  • Cameroun : deux civils tués dans une nouvelle attaque de Boko Haram

    Imprimer

    Au moins deux personnes ont été tuées dans une attaque attribuée au groupe islamique Boko Haram dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, a-t-on appris des autorités locales.

    L'attaque a visé vendredi soir le village Gouzoudou dans le canton Kolofata, une localité dans le département de Mayo-Sava, selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    « Les terroristes de Boko Haram ont fait irruption dans plusieurs maisons alors que les populations étaient endormies. Deux femmes ont été tuées », a précisé la même source.

    « Informés de cette attaque, les éléments de l’armée se sont mis aux trousses des assaillants. Un élément de Boko Haram a été neutralisé dans cette contre-offensive », a expliqué le gouverneur.

    Depuis 2014, la région de l'Extrême-Nord est en proie aux assauts du groupe islamique Boko Haram, très actif dans la zone du Lac Tchad.

    Ce groupe nigérian mène régulièrement des attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans cette partie du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad.

  • Cameroun : deux militaires tués dans une attaque des islamistes de Boko Haram dans l'Extrême-Nord

    Imprimer

    Deux militaires camerounais de la Force Mixte Multinationale (FMM) ont trouvé la mort samedi soir dans la localité camerounaise d’Amchide, située dans le département du Mayo Sava, dans la région de l'Extrême-Nord, au cours d'une attaque, attribuée aux islamistes de Boko Haram, a-t-on appris, dimanche, du gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Samedi, trois militaires sont montés sur une moto conduite par un civil au niveau d’Amchide, pour rejoindre leur poste de détachement dans le poste de la Force Mixte Multinationale situé à Wambashe. Ils sont tombés dans une embuscade tendue par des combattants de Boko Haram », a expliqué le gouverneur.

    « Dans cette embuscade, les terroristes ont tué deux militaires et emporté leurs armes. Le troisième militaire s’est échappé. Le civil qui conduisait les militaires, a été blessé par balles au pied », a souligné Midjiyawa.

    « Les troupes restent en alerte maximale dans toute la région de l'Extrême-Nord afin de prévenir de nouveaux assauts éventuels de l'hydre terroriste Boko Haram qui semble avoir repris du poil de la bête suite à la restructuration interne de son idéologie », a assuré le gouverneur de la région.

    L'Extrême-Nord du Cameroun, tout près de la frontière nigériane, est régulièrement le théâtre d'attaques de Boko Haram, groupe islamiste originaire du nord-est du Nigeria.

    Les combattants de Boko Haram et de sa branche dissidente, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), ont multiplié ces dernières années les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans cette partie du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad.

    Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.

    La rébellion de Boko Haram a éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins.

    Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon l'ONU.

  • Cameroun : Trois militaires et quatre civils tués dans une nouvelle attaque des islamistes de Boko Haram

    Imprimer

    Trois militaires et quatre civils camerounais ont été tués lors d'une attaque dans la nuit de lundi à mardi attribuée au groupe islamique Boko Haram dans un village à l’Extrême-Nord situé près de la frontière du Nigéria, a indiqué le Général Bouba Doubekréo, commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM).

    « Dans la nuit de lundi à mardi vers 3 heures, plusieurs islamistes de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le village de Hitaoua dans le département du Mayo Tsanaga et le poste militaire de cette localité située juste à la frontière entre le Cameroun et le Nigéria à l’Extrême-Nord », a expliqué le Général Dobkréo.

    « L’attaque a été repoussée mais on déplore la mort de trois soldats camerounais et quatre civils », a-t-il souligné ajoutant que les assaillants ont aussi emporté du matériel militaire avant de se replier vers le Nigéria voisin.

    Depuis plusieurs mois, les attaques de djihadistes se sont intensifiées autour du département du Mayo Tsanaga qui partage des frontières avec le Nigéria.

    En avril dernier, des milliers de personnes ont manifesté dans le département du Mayo Tsanaga contre Boko Haram, dont les assauts ne semblent pas faiblir dans la région malgré la coalition régionale mise en place.

    Les manifestants, principalement du canton de Tourou dans le département de Mayo Tsanaga, se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Mokolo, chef-lieu du département, puis devant les services du gouverneur à Maroua, chef-lieu de l'Extrême-Nord, demandant une intensification des efforts du gouvernement pour mettre fin aux atrocités de Boko Haram.

    Depuis 2014, Boko Haram a tué environ 3 000 civils et militaires, enlevé plus d'un millier de personnes et fait environ 250 000 déplacés dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, selon une estimation de l'ONG International Crisis Group publié en janvier dernier.

  • Nigeria : Près de 300 combattants islamiques de Boko Haram tués aux abords du lac Tchad

    Imprimer

    La force mixte multinationale (FMM) opérant au Nigeria a signalé qu'au moins 300 militants de Boko Haram ont été tués à la périphérie du lac Tchad ces dernières semaines.

    Dans un communiqué publié dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, Kamaruddin Adegoke, porte-parole de la La Force mixte multinationale, a déclaré que près de combattants islamiques avaient été tués lors de 30 rencontres distinctes au cours des dernières semaines, et que la CJTF (force civile de soutien à l'armée)) évaluait ses opérations pour préparer une prochaine phase critique.

    Adegoke a précisé que les insurgés islamistes avaient de plus en plus recours aux engins explosifs improvisés (IED) et que les contre-mesures nécessaires avaient été prises.

    Il a expliqué qu'"environ quatre ateliers des rebelles spécialisés dans la fabrication d'engins explosifs improvisés avaient été détruits au cours des opérations jusqu'à présent".

    Adegoke a ajouté que plus de 52 000 combattants et leurs familles s'étaient rendus dans les zones de responsabilité opérationnelle de la Force multinationale interarmées.

    Il a ajouté : "Au moins six soldats de la Force mixte multinationale et un membre de la force civile de soutien à l'armée (CJTF) ont été tués au cours des opérations, et de nombreux soldats ont été blessés."

    Il convient de noter que la Force opérationnelle interarmées multinationale est un effort militaire conjoint mis en place par des pays dont le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin pour combattre le groupe islamique « Boko Haram » et le groupe « État islamique d'Afrique de l'Ouest » (ISWAP), qui menacent la stabilité de la région du lac Tchad.

  • Cameroun : deux membres d’un comité de vigilance tués par les islamistes de Boko Haram dans l’Extrême-Nord

    Imprimer

    Une nouvelle attaque attribuée à Boko Haram a coûté la vie à deux membres d’un « comité de vigilance de Sandawadjiri » dans le département du Mayo Tsanaga, région de l'Extrême-Nord du Cameroun, dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 mars, a affirmé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    Le village de Sandawadjiri est situé dans une zone frontalière proche du Nigeria, où sévit le groupe islamique Boko Haram.

    « Vers 2 heures (heure locale) alors que nous étions campés à l’entrée du village pour veiller contre des landits et les terroristes, notre groupe a été surpris par des combattants de Boko Haram lourdement armés », a expliqué, Abba Yusuf, du comité de vigilance de Sandawadjiri.

    « Vu qu’ils étaient plus nombreux et mieux équipés que nous, ils ont réussi à tuer deux de nos camarades et en ont blessé quatre autres. Ils se sont aussitôt repliés vers le Nigéria voisin », a précisé ce membre du groupe d’autodéfense.

    A l’Extrême-Nord du Cameroun, les comités de vigilance ont été créés en 2014 par décret présidentiel pour aider les forces armées à lutter contre Boko Haram.

    Dirigés par des civils, les comités de vigilance sont des groupes structurés de façon informelle, composés de bénévoles issus des communautés.

    La plupart des assauts de Boko Haram visent les comités de vigilance, leurs communautés et les autorités traditionnelles. Ces attaques visent à décourager ces groupes communautaires de collaborer avec les forces de sécurité et de priver l’armée de son avantage sur le champ de bataille.

    Le groupe islamique Boko Haram, dont le nom signifie approximativement « les livres sont péchés », est basé dans le nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières ; des enlèvements, notamment de femmes et de filles ; et des pillages et destructions systématiques de biens civils.
    Carte.jpeg
    Recrudescence des attaques des djihadistes de Boko Haram dans le nord du Cameroun depuis quelques jours
    Les localités de Kouyape, Kolofata et Waza ont subi des exactions des islamistes de Boko Haram ces derniers jours. Plusieurs dizaines de combattants ont pris d’assaut la localité de Kouyapé dans l’arrondissement de Kolofata dans la nuit du 15 au 16 mars. Ils l’ont assiégée pendant plusieurs heures et passé au peigne fin plusieurs dizaines de concessions. Une personne a été assassinée pendant l’attaque. « Il était 22 heures et quelques minutes quand ils ont fait irruption dans le village et ont tenté de l’encercler. Leur présence dans le village a créé une panique généralisée au point où toute la population est sortie pour se retrancher dans des cachettes. Tout le village a réussi à se sauver à l’exception de quelques-uns qui sont tombés dans leur nasse. Le frère Moussa Messeké qui était dans un état d’ébriété cette nuit-là a été rattrapé par ses bourreaux puis froidement assassiné », déclare Moussa Bladi, habitant de Kouyapé.

    Sur le tronçon entre les localités de Waza et Zigue Zigague, Bana Gorlda, 40 ans passés, vendeur de moutons dans la localité d’Amchidé, a été froidement abattu par des islamistes de Boko Haram le 12 mars dernier. Il se rendait au marché de Zigué-Zigagué s’approvisionner en moutons.  Le 12 mars 2022, à quelques kilomètres de Waza et aux alentours de 17h, des assaillants cagoulés ont abattu un homme de 27 ans. La victime s’appelait Baana alias Gorgné. Le malheureux roulait à moto quand celle-ci a été immobilisée. Une autre victime, de passage à ce moment précis, a été blessée par les mêmes assaillants. Ces derniers, identifiés comme étant des membres de Boko Haram,  ont emporté les deux motos non sans avoir au préalable dépouillé leurs victimes.