BURKINA FASO

  • Burkina Faso : manifestation à Ouagadougou en soutien à la junte militaire

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    Une manifestation en soutien à la junte militaire, qui a pris le pouvoir lundi 24 janvier 2022, est en cours à Ouagadougou dans la capitale burkinabè.

    La manifestation spontanée se tient sur la place des Nations au centre-ville non loin du Camp militaire Guillaume Ouédraogo.

    Dans une note, le mouvement « Sauvons le Burkina Faso » et ses associations partenaires a invité la presse à une conférence de presse cet après-midi du 25 Janvier 2022 à 15h 30, à la même place de la nation.

    Ce mouvement est à l'origine de plusieurs manifestations hostiles à l'ancien régime.

    Lien permanent Catégories : BURKINA FASO, Ouagadougou 1 commentaire
  • Burkina Faso : au moins 4 militaires tués dans l'explosion d'une mine

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    Au moins 4 soldats burkinabè ont été tués, lundi 24 janvier 2022, dans l'exposition d'une mine entre la ville de Ouahigouya et Thiou dans la province du Yatenga dans le nord du pays.

    "Une unité de l’Armée burkinabè a été victime d’une attaque à la mine dans le nord. Des militaires y ont perdu la vie", a rapporté le site d’information "minute.bf" (indépendant).

    Aucune partie n’a encore revendiqué cette attaque qui est intervenue le jour du coup d’Etat mené par des militaires contre le président Roch Marc Christian Kaboré.

    Le Nord du Burkina Faso, à l'instar de plusieurs autres régions, est la cible d'attaques armées depuis 2015.

    Fin décembre 2021, une quarantaine de personnes dont des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués dans une attaque armée dans la même région.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes.

    Le pays compte à ce jour, 1 579 976 personnes déplacées internes à cause du terrorisme, selon le Conseil national de secours d’urgence (CONASUR).

    L’insécurité a également engendré la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant 511 221 enfants de leur droit à l’éducation.

    Malgré les multiples changements à la tête de l’armée la situation sécuritaire du Burkina Faso s’est progressivement dégradée depuis quelques années.

    Cette situation a provoqué des manifestations de colère le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre.

    Samedi, plusieurs villes avaient enregistré des manifestations pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire. Ces manifestations avaient dégénéré dans certaines localités.

    Le lendemain dimanche, des militaires sont entrés dans un mouvement d’humeur qui a abouti à l’arrestation de Kaboré.

    C’est ainsi que le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) a pris le pouvoir à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR).

    Dans leur déclaration, les militaires ont expliqué que leur action intervient dans un contexte marqué par la montée du terrorisme dans le pays depuis 2015 et l’" incapacité manifeste (de l’ancien gouvernement) à faire face efficacement à la dégradation de la situation sécuritaire".

  • Burkina Faso : L'armée dit avoir déposé le président, suspend la Constitution

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    lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.jpegL'armée du Burkina Faso a annoncé, lundi 24 janvier 2022, avoir renversé le président Roch Kaboré, suspendu la Constitution et dissout le gouvernement et l'Assemblée nationale.

    L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba (photo ci-contre) et lu par un autre officier à la télévision nationale.

    L'armée souligne que sa prise de pouvoir s'est déroulée sans violence et que les personnes arrêtées se trouvent en lieu sûr.

    Dans leur déclaration, les putschistes ont déclaré qu'il "reviendrait à l'ordre constitutionnel" dans un "délai raisonnable". 

    Des rapports avaient annoncé que les putschistes avaient auparavant exigé le limogeage du chef de l'armée et du chef du service de renseignement.

    Selon le site Internet de LSI Africa, les militaires rebelles ont libéré le général Gilbert Diender, qui a été reconnu coupable en 2015 d'une tentative de coup d'État manquée et emprisonné.

    Les forces spéciales burkinabé à la pointe du mouvement
    Selon des sources, ce sont les unités Cobra des forces spéciales de l’Armée de terre burkinabé qui sont à la manœuvre. L’une des figures des opérations est le commandant de la 3e région militaire, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Damiba commandait le 11ème Régiment d’Infanterie Commando (RIC).

    Sandaogo DAMIBA..est diplômé de l’école militaire de Paris..titulaire d’un MA 2 en sciences criminelles...il est auteur du livre "Armée Ouest-africaines et terrorisme, réponses incertaines ?"

    Le sort du président est inconnu 
    La déclaration des putschistes est intervenue quelques heures après que le président  Roc Mark Kabore a annoncé sa démission de son poste, et son sort était entouré de mystère, car des sources de sécurité ont rapporté qu'il avait été arrêté par des soldats qui se sont rebellés contre son autorité, tandis que des sources gouvernementales ont confirmé qu'il s'était échappé. d'eux avant qu'ils ne l'atteignent, dans une "tentative de coup d'Etat" qui a précipité l'Union africaine pour le dénoncer.

    Deux sources sécuritaires ont déclaré à l'AFP que "le président Kaboré, le président du parlement et les ministres sont effectivement aux mains des militaires" à la caserne Sangoulé Lamizana à Ouagadougou.

    "Scénario catastrophe pour Paris" 
    Comme le note Thomas Hoffnung : "Après le Mali, c'est au tour du Burkina Faso de chanceler et de tomber entre les mains des militaires. Avec le risque de décourager les partenaires européens que la France a tant de mal à impliquer au Sahel."

    Il ajoute : "Rappelons que c'est à Ouagadougou, en novembre 2017, que Macron avait choisi de s'exprimer face aux étudiants sur l'avenir des relations entre la France et l'Afrique. La situation s'y est fortement dégradée au Burkina Faso, jusqu'à ce point de rupture en forme de régression.

    "Sans compter, le Tchad, succession militaire et dynastique. Le Togo, dynastique. Cameroun, un désastre", note François Sergent.

     

  • Burkina Faso : 4 soldats français blessés par l'explosion d'une mine

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    4 soldats français ont été blessés par l'explosion d'un engin explosif dans le nord du Burkina Faso. L'explosion s'est produite aux environs de 17h, mardi 18 janvier 2022.

    L'armée a déclaré dans un communiqué qu'"un engin explosif avait explosé au passage de leur véhicule après son départ de l'aéroport de Ouahigouya", ajoutant que l'unité faisait partie de l'opération Barkhane menée par la France dans la région du Sahel contre les jihadistes.

    L'armée a confirmé que 4 soldats avaient été blessés, dont un grièvement, et le groupe a été évacué vers le Mali, ou la France pour ceux dont les conditions étaient jugées plus graves.

    A noter que dans la nuit du 13 janvier 2022, des hommes armés non identifiés avaient détruit des bâtiments de l'aérodrome de Ouahigouya.

    Le Burkina Faso est le théâtre d'attaques djihadistes depuis 2015, lorsque des militants liés à Al-Qaïda et à « l'État islamique » ont commencé à lancer des attaques trans-frontalières depuis le Mali.

    Plus de deux mille personnes ont été tuées dans les attaques.

    La zone de la "triple frontière" est généralement ciblée par "l'État islamique dans le Grand Sahara" (EIGS) et le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM), alors que les deux groupes lancent des attaques sanglantes contre des civils et des militaires.

    L'armée française a tué un certain nombre des membres les plus éminents de «l'État islamique dans le Grand Sahara» depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013.

    La France a annoncé que la mission de Barkhane serait considérablement réduite pour se recentrer sur les opérations de lutte contre le terrorisme et le soutien aux forces locales.FJad_2lXoAYSJgv.jpeg

  • Burkina Faso : 6 soldats tués en une semaine

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    Six soldats burkinabè ont été tués et "plusieurs terroristes neutralisés" dans la semaine du 10 au 16 janvier 2022, a annoncé lundi soir 17 janvier 2022, l'armée burkinabè dans un communiqué.

    Selon le communiqué, le 11 janvier dernier, une unité d’intervention du détachement militaire de Markoye (Sahel) a été la cible d’une attaque complexe alors qu’elle effectuait une mission offensive.

    "Malgré la riposte qui a permis de neutraliser plusieurs terroristes, 5 militaires ont été mortellement atteints", a indiqué l'armée, soulignant que la contre-offensive a permis "d’intercepter et de neutraliser une vingtaine de terroristes du groupe qui avait attaqué l’unité et qui tentait de s’exfiltrer vers la frontière du Niger".

    Dimanche dernier, la brigade territoriale de gendarmerie de Sampelga, toujours dans le Sahel burkinabè, a été la cible d'une attaque armée qui a coûté la vie à un gendarme et causé des blessures à un autre, rappelle l'armée.

    L'armée dit avoir planifié et conduit plusieurs opérations aériennes et terrestres de ravitaillement en vivres au profit de populations de localités du Centre-Nord, de l’Est et du Sud-Ouest.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes, en proie à une crise humanitaire.

    Le pays compte à ce jour, en effet, 1 579 976 personnes déplacées internes à cause du terrorisme, selon le Conseil national de secours d’urgence (CONASUR), précisant que parmi ces déplacés, 61,66% sont des enfants, 22,34% des femmes et 16,00% des hommes.

    L’insécurité a également engendré la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant 511 221 enfants de leur droit à l’éducation.

  • Al-Qaida : un plan d’expansion vers le Golfe de Guinée

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    Le Bénin et le Togo ont essuyé, à la fin de l'année écoulée, des attaques terroristes depuis leurs frontières communes avec le Burkina Faso, ce qui a constitué la principale menace quant à un éventuel transfert des groupes armés de leurs activités, depuis la région du Sahel, au climat sec, vers les pays du Golfe de Guinée qui ont un climat humide et des forêts denses.

    En effet, deux soldats béninois ont été tués dans une attaque terroriste perpétrée, le 2 décembre 2021, aux frontières avec le Burkina Faso et plusieurs autres ont été blessés.

    Une deuxième attaque a eu lieu dans le département de l’Atacora dans le nord du Bénin. Des éléments armés se sont attaqués à une patrouille militaire à Alibori (Nord), le 1er décembre 2021. Deux éléments armés ont été éliminés selon les médias.

    Ces deux attaques sont les premières du genre lancées contre l’armée du Bénin. Toutefois, des éléments armés avaient en 2019 kidnappé deux touristes français sur le territoire béninois avant de les transférer au Burkina Faso. 

    Le Togo a également annoncé que ses forces armées avaient repoussé, au mois de novembre 2021, une attaque terroriste. Un groupe armé avait tenté de franchir les frontières séparant le Burkina Faso du Bénin.

    C'est la première fois que le Togo annonce un affrontement avec des éléments armés, depuis 2018, lorsque l’armée avait lancé une opération militaire pour interdire l'infiltration d'éléments armés depuis le Burkina Faso vers son territoire.

    Les violents accrochages entre l'armée burkinabè et des groupuscules affiliés à Al-Qaïda ont contraint ces derniers à fuir et à se diriger vers les territoires togolais et béninois.

    Le Golfe de Guinée dans le viseur d’al-Qaida
    Les observateurs qui suivent le développement des activités des groupes terroristes en Afrique constatent que ces groupes ont débuté en Algérie, au cours de la décennie des années 90, mais qu’après après avoir perdu leur bataille face à l'armée algérienne à la fin du siècle dernier, ces groupes ont tenté de s'implanter en Mauritanie et après un deuxième échec, ils ont recouru au Nord du Mali.

    Ces groupes armés ont exploité la faiblesse des armées des Etats de la région du Sahel africain ainsi que les conflits ethniques et tribaux qui ont éclaté dans le nord du Mali, en 2012, pour s’allier au début avec les Touaregs et les Azawad.

    Malgré leur incapacité à maintenir leur domination sur les grandes villes dans le nord du Mali, en raison, entre autres, de l'intervention des forces françaises (Opération Serval) en 2013, il n'en demeure pas moins que les groupes terroristes relevant d'Al-Qaïda sont parvenus à s'étendre au-delà du Fleuve du Niger après leur alliance avec le Front de Libération du Macina (FLM).

    L'alliance de quatre groupes armés au Sahel a abouti à leur extension au Niger, puis vers le Burkina Faso et leurs activités couvre désormais, selon des sources officielles, près de 80% de la superficie du Mali.

    L’émergence du groupe Boko Haram dans le nord du Nigeria, en 2009, et la scission intervenue en 2015 au sein, un groupe ralliant l'Etat islamique, a abouti à l'élargissement des activités des islamistes jusqu’au Lac Tchad, dont les rives sont partagées entre quatre pays, en l’occurrence, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

    Par la suite, la défaite de l'Etat islamique dans la ville libyenne de Syrte, à la fin de l'année 2016, a généré un renforcement de la présence de cette organisation dans les régions du Sahel et du Lac Tchad, après que les éléments qui étaient déployés en Libye trouvèrent refuge à travers les pays du Sahel et le Lac Tchad.

    Plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan avaient mis en garde sur le fait que les pays du Golfe de Guinée étaient désormais dans le viseur des groupes terroristes pour s'étendre et assurer leur expansion.

    Parmi ces personnalités figure Bernard Emié, patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) française, qui avait déclaré, le 1er février 2021, au cours d'une rare apparition publique, que « l'Organisation d'Al-Qaïda dans la Région du Sahel examine actuellement un projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, en particulier vers la Côte d'Ivoire et le Bénin ».

    Cela explique, partiellement, la création par la France de l'Académie internationale de Lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire, au mois de juin 2021, ce qui sera de nature à renforcer son influence parmi les pays du Golfe de Guinée, compte tenu de la rude concurrence avec des forces régionales et mondiales dans cette région.

    Le journaliste français Nicolas Beau a écrit dans un article mis en ligne sur le site « Mondafrique » que les groupes terroristes ont affirmé, au cours de l'année écoulée, qu'ils « n'ont pas renoncé à leur plan qui prévoit le transfert de leurs activités du Sahel vers le Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Togo) ».

    Le Bénin et le Togo…Les maillons faibles
    Parmi les principaux pays du Golfe de Guinée, le Bénin et le Togo sont visiblement les maillons faibles.

    En effet, ces deux pays ne disposent pas d'une armée comme celle du Ghana (17éme armée africaine) ou la Côte d'Ivoire (24ème armée africaine). Les armées du Bénin et du Togo ne sont même pas classées dans la liste des 140 armées au monde, qui compte 34 armées africaines, ce qui dénote leur faiblesse.

    A titre d'exemple, l'armée du Bénin compte 11.100 soldats et officiers et dispose seulement de 10 chars chinois et de 47 blindés français, américains et chinois de fabrication ancienne, ainsi qu'un nombre réduit d'avions de transport ou de prospection, dont deux seulement parmi ces appareils sont opérationnels selon des médias français.

    De même, l'armée togolaise compte des effectifs de l’ordre de 11.000 éléments et possède 11 anciens chars soviétiques, dont la majorité sont hors service dans d'autres armés, tels que les T-34, ainsi que 15 engins blindés.

    Par ailleurs, aucun détail n'existe pour savoir si l'armée togolaise dispose d'avions de combat ou pas et quand bien même elle en disposerait, ces appareils sont plutôt destinés au transport et à la prospection et non pas au combat et à l’interception.

    Ainsi, il est possible de décrire les armées béninoise et togolaise comme étant les plus faibles parmi celles des Etats du Golfe de Guinée, ce qui fait d’elles l’un des objectifs faciles à atteindre et éventuellement une cible pour les groupes terroristes.

    Boko Haram…une éventuelle menace
    Si l'organisation d'Al-Qaïda se focalise, dans son projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, sur ses bastions au Burkina Faso pour s'infiltrer vers le Bénin à travers ses frontières nord, l'organisation de Boko Haram s'emploierait à attaquer le Bénin à travers ses frontières de l'est que ce pays partage avec le Nigeria.

    En effet, après avoir perdu la majorité de ses fiefs dans la forêt de Sambisa et au Lac Tchad dans le nord-est du Nigeria, suite à de sanglants affrontements avec l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Boko Haram a déplacé ses activités vers des régions éparpillées, en particulier, dans le centre-nord du Nigeria juxtaposant les frontières avec le Bénin.

    Le Bénin a participé à la Coalition régionale mise sur pied pour combattre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aux côtés du Nigéria, du Tchad, du Niger et du Cameroun et représente le seul pays qui n'est pas riverain du Lac.

    La participation du Bénin à cette Coalition, composée de cinq pays, reflète son inquiétude quant à l'extension des activités des groupes terroristes vers son territoire, d'autant plus que cette menace pèse désormais directement sur le pays.

    De plus, des groupes armés évoluent dans le nord-ouest du Nigeria, près des frontières orientales du Bénin, à l'instar du groupe « Ansaru » proche d'Al-Qaïda et qui s’est allié à des bandes organisées locales dans la région. Ce groupe constitue, à son tour, une menace contre ce petit pays du Golfe de Guinée.

    Quant à l'organisation de l'Etat islamique, elle se déploie davantage dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). L'épicentre de son activité s’oriente davantage vers l'est en direction du Lac Tchad et ne semble pas intéressée, particulièrement, par une expansion vers l'ouest du Nigéria, en direction du Golfe de Guinée.

    La situation dans le Golfe de Guinée laisse entrevoir de multiples dangers, d'autant plus qu'al-Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram ciblent les petites armées et les régions pauvres, tout en maîtrisant le jeu des alliances avec les bandes organisées opérant dans les domaines du trafic en tout genre, du kidnapping et du pillage, voire avec les groupes tribaux marginalisés.

    Cette situation contraint les pays du Golfe de Guinée à se préparer à la prochaine phase, aux niveaux sécuritaire, social et politique et à prendre en considération les expériences des autres pays dans la lutte contre le terrorisme, à l'instar de l'Algérie et de la Mauritanie, pour en tirer les leçons requises, tout en suivant de près les évolutions et autres développements dans les Etats du Sahel et de la Coalition du lac Tchad.