Bassorah

  • Irak : TotalEnergies signe un contrat pour 27 milliards de dollars

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    Le français TotalEnergies a signé dimanche 5 septelbre 2021  un contrat avec l'Irak portant sur 27 milliards de dollars (près de 23 milliards d'euros) d'investissements dans la production de gaz, de pétrole et l'exploitation de l'énergie solaire, a annoncé le ministre irakien du Pétrole.

    Ce méga-contrat a une valeur totale de "27 milliards de dollars", a indiqué Ihssan Ismaïl lors d'une conférence de presse à l'issue de la cérémonie de signature à Bagdad avec le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.

    Sollicité par l'AFP, le groupe français n'a fait aucun commentaire, ni confirmé le montant du contrat. "Il s'agit du plus gros investissement d'une entreprise occidentale en Irak", s'est félicité M. Ismaïl. "La mise en place de ces projets est le défi auquel nous faisons face désormais."

    L'exploitation de l'énergie solaire est censée réduire la dépendance de l'Irak aux énergies fossiles. L'Irak dispose d'immenses réserves de pétrole et de gaz. C'est le deuxième pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mais il est confronté à une crise énergétique aiguë et connaît d'incessantes coupures d'électricité qui alimentent le mécontentement social.

    Les responsables irakiens tentent de justifier le manque d'investissements et la vétusté du réseau par la baisse des cours du pétrole, qui représente plus de 90% des revenus du pays. L'Irak est donc ultra-dépendant de son voisin iranien qui lui fournit un tiers de ses besoins en gaz et en électricité. Une dépendance qui sale la note: Bagdad doit six milliards de dollars d'impayés à Téhéran pour sa fourniture d'énergie.

    Le contrat signé avec TotalEnergies porte sur quatre projets, a indiqué une source au ministère irakien du Pétrole avant la signature du contrat dimanche. L'un vise à acheminer de l'eau de mer du Golfe vers les champs pétroliers du sud de l'Irak. L'eau est utilisée pour extraire le pétrole enfoui dans les sous-sols. Deux autres projets concernent l'extraction et l'exploitation du gaz dans les gisements méridionaux de l'Irak qui regorgent d'énergies fossiles.

    Enfin, le quatrième projet concerne la mise en place d'un champ de panneaux solaires à Artawi, près de Bassora (sud). A terme, les panneaux devraient produire "1.000 mégawatts", a précisé cette source irakienne, soit l'équivalent de l'énergie dégagée par un réacteur nucléaire. "L'Irak ne paiera rien", selon elle.

    L'ancien Total, l'une des cinq "supermajors" mondiales, vient de se renommer TotalEnergies pour symboliser sa diversification dans les énergies plus propres. Le groupe, toujours largement concentré sur le pétrole et le gaz, affiche son intention de consacrer cette année 20% de ses investissements de croissance à l'électricité et aux énergies renouvelables.

  • Irak : Le fils d'une activiste connue tué par balle à Bassora

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    Le fils d'une militante irakienne des droits de l'Homme réputée, Fatima Al-Bahadly, a été retrouvé tué par balle à Bassora (sud) après avoir disparu pendant 24 heures, a-t-on appris dimanche de source médicale et auprès d'activistes.

    Ali Karim, âgé de 26 ans, a été "kidnappé" par des inconnus vendredi et son corps retrouvé 24 heures plus tard à l'ouest de Bassora, selon ses proches, cités par la presse locale. Il a été abattu de trois balles dans la tête et à la poitrine, selon une source médicale interrogée par l'AFP.

    Fatima Al-Bahadly est la fondatrice de l'organisation Al-Firdaous, centrée sur la protection et l'éducation des femmes, et elle milite contre le recrutement des jeunes dans les groupes armés. 

    Selon le site de l'association de protection des militants des droits de l'homme Frontline Defenders, basée à Dublin, Mme al-Bahadly fait régulièrement "l'objet de menaces de mort et d'une intense pression sociale". "Elle a été la cible de certains partis politiques l'accusant d'être liée à des intérêts étrangers", a confirmé à l'AFP Ali al-Bayati, membre de la Commission irakienne pour les droits de l'Homme, un organe indépendant.
    "Nous condamnons la poursuite de la campagne d'assassinats d'activistes et appelons les autorités à combattre et éradiquer les groupes criminels", a déclaré dans un communiqué l'ancien Premier ministre irakien Haider al-Abadi, à la tête de la coalition politique Al-Nasr.

    Ali Karim travaillait pour le bureau d'information du ministère de l'Immigration et des Personnes déplacées, qui a fait part de sa "tristesse face à la perte d'un nouveau soldat de l'humanitaire".

    Depuis le soulèvement populaire de fin 2019 réclamant une nouvelle gouvernance et la fin de la mainmise iranienne sur l'Irak, des dizaines d'activistes ont été tués ou enlevés, parfois brièvement. Selon M. al-Bayati, 36 personnes ont été tuées sur près d'une centaine de tentatives d'assassinat depuis octobre 2019, et ces meurtres sont jusqu'à présent restés impunis. Ils sont attribués par les activistes aux puissantes factions pro-Iran qui règnent en maître en Irak. "L'impunité encourage de nouveaux crimes", a estimé M. al-Bayati. Mi-juillet, le gouvernement a annoncé l'arrestation des tueurs d'un chercheur irakien respecté, Hicham al-Hachémi, un an après son assassinat en pleine rue à Bagdad.

  • Irak : Attaque d'un convoi logistique pour l'armée américaine dans le sud irakien

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    Dimanche 11 juillet, un convoi transportant des fournitures logistiques et des véhicules pour la coalition dirigée par les États-Unis a été attaqué dans la province de Bassorah, dans le sud de l'Irak.

    Le convoi de ravitaillement a été visé par une arme non identifiée alors qu'il passait près de la porte de Jraischan. Le convoi était en route vers la base d'al-Harir à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, dans le nord de l'Irak.

    Selon la chaîne Sabereen News sur Telegram, un véhicule Cougar MRAP [Mine Resistant Ambush Protected] de l'armée américaine a été détruit lors de l'attaque. Vidéo.

    Saraya Awlia al-Dam, un groupe pro-iranien, a revendiqué l'attaque du convoi. Le groupe a également publié des images de l'attaque.

    Il s'agit du huitième convoi de ravitaillement américain à être attaqué cette semaine. Le 6 juillet, six convois de ravitaillement avaient été attaqués avec des engins explosifs improvisés (IED) dans les provinces de Dhi Qar, al-Diwaniyah, al-Anbar et Basrah. Le 10 juillet, un septième convoi avait été touché par un engin piégé à al-Anbar.

    Ces attaques sont supposées être une réponse à l'assassinat d'Abou Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités de mobilisation populaire irakiennes et commandant de la force iranienne al-Qods, Qassem Suleimani.

    Les États-Unis semblent incapables d'arrêter ces attaques. Les tentatives pour dissuader les factions pro-iraniennes avec des frappes limitées se sont révélées inefficaces. Le nombre des attaques contre les convois et les bases américaines en Irak a récemment augmenté.

  • Irak : Un missile téléguidé frappe un convoi de ravitaillement des forces américaines

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    Jeudi 18 février, un convoi transportant des fournitures et du matériel pour la coalition dirigée par les États-Unis en Irak a été pris pour cible par des missiles téléguidés antichar (ATGM).

    Selon la chaîne al-Arabiya, basée aux Emirats Arabes Unis, le convoi a été pris pour cible dans la province méridionale de Bassorah. Aucune victime n'a été signalée à la suite de l'attaque.

    Des sources irakiennes ont rapporté que deux autres convois de la coalition dirigés par les États-Unis ont été visés le même jour. Un contractuel irakien a été blessé dans l’une des attaques.

    Au moins 26 convois ont été attaqués au cours des deux derniers mois.

    Alors que les attaques les plus récentes contre les convois de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak ont ​​été menées avec des engins explosifs improvisés, l'utilisation d'ATGM a déjà été signalée. Le 1er octobre 2020, un convoi avait été pris pour cible par un missile guidé dans la province al-Diwaniyah, au sud de l'Irak.

    Un certain nombre de groupes armés irakiens soutenant l'Iran sont à l'origine de la récente vague d'attaques contre les convois et les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis dans le pays.

    Ces attaques, qui ne s'arrêteront probablement pas de sitôt, visent à forcer les forces américaines à se retirer d'Irak. Cependant, cet objectif semble loin. La veille, l'OTAN a annoncé qu'elle augmenterait ses troupes en Irak, passant de 500 à environ 4 000 hommes. Les États-Unis contribueront à l'augmentation.

  • Irak : Des centaines d'Irakiens manifestent contre le pouvoir

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    Des centaines d'Irakiens ont manifesté dimanche 1er novembre contre le pouvoir, notamment à Bagdad où les autorités avaient fait place nette samedi en rouvrant à la circulation la place Tahrir et le pont de la République, deux bastions de la révolte fermés à la circulation depuis plus d'un an. 

    A Bassora, à la pointe sud côtière du pays, policiers et soldats ont lancé des grenades lacrymogènes et  tiré en l'air pour disperser un demi-millier de manifestants qui leur jetaient des pierres, sur la place Al-Andalus. Plusieurs manifestants ont été intoxiqués par les gaz. La police anti-émeute a enlevé, tard dans la nuit, les tentes dressées sur la place Bahariya, dans le centre de la ville, et rouvert la route menant au bâtiment du gouvernorat.

    A Kut, autre ville du sud où deux militants anti-pouvoir ont été assassinés ces derniers jours, des dizaines de manifestants sont également sortis pour conspuer le pouvoir et réclamer que soient traduits en justice les meurtriers des près de 600 personnes tuées durant la "révolution d'octobre" lancée il y a un an.

    A al-Hillah, dans la province de Babylone au sud de Bagdad, des centaines d'étudiants ont défilé sous des pancartes réclamant justice pour les manifestants tués ou enlevés il y a des mois et dont ils sont toujours sans nouvelle.

    La "révolution d'octobre" a semblé vivre son baroud d'honneur il y a une semaine avec son premier anniversaire le 25 octobre. Après que des milliers de personnes soient sorties dans différentes villes du pays, le calme était revenu et les autorités avaient rouvert à la circulation différentes places et ponts bloqués depuis un an. Mais le mouvement est loin d'être mort et enterré, riposte un étudiant à al-Hillah. "Nous ne commémorons pas la révolution, nous la continuons", assure-t-il à l'AFP.

    "On ne bouge pas, pour le sang de nos martyrs et pour l'amour de notre pays, c'est notre révolution et nous devons la continuer car aucune de nos revendications n'a été satisfaite", renchérit une autre étudiante.

    A Nasariya, bastion historique des révoltes dans la province de Dhi Qar, les manifestants ont fermé le bâtiment du gouvernorat et exigé la destitution du gouverneur, Nazem Al-Waeli. Les manifestants ont brûlé des pneus en travers d'un important axe routier pour réclamer des services et des emplois dans l'un des pays les plus riches en pétrole du monde où la pauvreté touche 40% des habitants. Il n'y a pas eu d'affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité chargées de protéger le bâtiment du gouvernorat.

    A Bagdad, quelques centaines de jeunes se sont rassemblés sur la place Tahrir --dont le village de tentes et les murs de photos des "martyrs" ont été enlevés manu militari samedi par les troupes du nouveau gouvernement qui veut un "retour à la vie normale".

  • Irak : Des manifestants mettent le feu aux bureaux du Parlement à Bassora et à des sièges de milices pro-iraniennes à Nasiriya

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    Les manifestants ont lancé des cocktail molotov sur le bâtiment du parlement de Bassora pour dénoncer l'inaction du gouvernement après l'assassinat de deux manifestants. C'est l'incident le plus violent dans la ville du sud depuis que les manifestations ont éclaté en octobre.

    Les manifestants ont incendié le bureau local du parlement et se sont heurtés aux forces de sécurité dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, vendredi 21 août.

    Les manifestants s'étaient rassemblés devant le bâtiment pour exiger la démission du gouverneur de Bassorah, Asad al-Eidani, après que deux célèbres manifestants aient été abattus dans la ville la semaine dernière.

    Les manifestants ont brûlé la porte extérieure de l'entrée du complexe pour dénoncer l'inaction du gouvernement.

    Les manifestants ont jeté des cocktail Molotov et des pierres sur la police. Au moins huit membres du personnel de sécurité ont été blessés lors des affrontements, a déclaré un porte-parole de la Haute Commission indépendante des droits de l'homme, un organe semi-officiel.

    Les forces de sécurité ont éteint les incendies et ont pu disperser la foule en tirant à balles réelles en l'air, selon les rapports.

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    Bassora, qui produit une part importante du pétrole irakien, a été secouée par des protestations anti-gouvernementales de grande envergure sur la corruption depuis octobre 2019.

    Reham Yacoub.jpegReham Yacoub (photo), une militante respectée qui avait participé aux marches d'octobre, a été abattue par des hommes armés non identifiés à Bassora mercredi 19 août. Sa mort est survenue quelques jours seulement après que le militant Tahseen Oussama ait été abattu, provoquant des manifestations de rue.

    Suite à ces meurtres, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi a licencié le chef de la police de Bassora et les chefs de la sécurité nationale et a lancé une enquête sur ces violences.

    A noter que l'agence officielle iranienne Mehr avait qualifié Reham Yacoub d'"agent américain contre l'Axe de la résistance" .

    Manifestations violentes à Nasiriyah
    Des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Nasiriyah, la capitale de la province de Dhi Qar.

    jeudi soir, une explosion s'était produite au milieu des manifestants sur la place Haboubi de la ville. Deux manifestants ont été blessés. En réponse, le vendredi matin, les manifestants ont mis le feu et détruit les locaux du parti Dawa et ceux du parti chiite Hikma. Ils ont également utilisé des «bulldozers» pour démolir le siège de partis pro-iraniens, le QG de la brigade "Badr" et la milice chiite "Asa'ib Ahl al-Haq.

    Les manifestants ont expliqué "nous utiliserons la violence" aussi longtemps que le Premier ministre Kadhimi ne trouvera pas les tueurs comme nous l'avons fait pour le gouvernement d'Abdul Mahdi (ancien premier ministre).

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  • Irak : Un convoi de ravitaillement des forces américaines attaqué dans le sud du pays

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    Samedi 15 août, un convoi transportant des fournitures logistiques pour la coalition internationale dirigée par les États-Unis a été pris pour cible dans la région sud de l'Irak.

    "Un engin explosif improvisé a explosé dans l'après-midi, visant un convoi transportant des fournitures logistiques pour la coalition dirigée par les États-Unis sur l'autoroute entre Dhi Qar et Bassorah", a déclaré une source irakienne à la télévision d'information al-Sumaria.

    La source de sécurité, dont l'identité n'a pas été révélée, a ajouté que l'attaque aux engins explosifs improvisés n'a pas entraîné de pertes réelles, sans fournir de détails supplémentaires.

    Sabereen News, une chaîne de télégrammes ayant des liens avec les groupes armés chiites en Irak, a rapporté que le convoi a été attaqué par Usbat al-Tha'ireen. Cela reste à vérifier.

    Il s'agit de la 7e attaque de convois de ravitaillement de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak au cours des 30 derniers jours. Le 11 juillet, des hommes armés ont brûlé trois camions transportant des fournitures, dont un véhicule blindé, pour la coalition dans la province méridionale d'al-Diwaniyah.

    Les attaques ne se sont pas limitées aux convois de ravitaillement, mais ont également visé des entrepreneurs irakiens. Un jour plus tôt, un véhicule appartenant à une entreprise locale travaillant pour la coalition avait été visé par un engin explosif improvisé sur la route d'al-Diwaniyah, selon la cellule médiatique de sécurité du pays.

    Les groupes chiites irakiens se préparent apparemment à intensifier leurs attaques contre la coalition dirigée par les États-Unis. Un jour plus tôt, l'un de ces groupes, 'Ashab al-Kahf, avait averti les civils et les militaires irakiens de ne pas s'approcher des positions et des convois de la coalition.