Brigades Yémen (pro-gouvernementales)

  • Yémen : La bataille de Harad tourne à la faveur des rebelles chiites houthis

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    Les rebelles yéménites Houthis ont maintenu leurs positions dans le district de Harad, dans la province de Hajjah, au nord-ouest du Yémen, repoussant les attaques à grande échelle des forces pro-gouvernementales soutenues par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

    Jeudi 17 février 2022, les Houthis ont tiré trois missiles balistiques sur des zones tenues par les forces du 5e district militaire des forces armées gouvernementales. Dans un communiqué, le 5 e district militaire a affirmé que les frappes de missiles n'avaient entraîné aucune perte.

    Le 5 e district militaire, qui mène l'attaque des forces gouvernementales contre Harad, a également affirmé que ses forces avaient abattu dix drones des Houthis au-dessus du district.

    Des images diffusées par la force montrent l'épave d'un seul drone, un hexacoptère Rujum armé de trois obus de mortier de 60 mm.

    Malgré un soutien massif de la coalition dirigée par les Saoudiens, les forces du 5e district militaire n'ont jusqu'à présent pas réussi à progresser à Harad.

    Entre le 15 et le 17 février, des avions de combat de la coalition ont effectué 32 frappes aériennes sur les forces houthies dans la province Hajjah et celle de Ma'rib. Selon les affirmations de la coalition, les frappes aériennes ont tué des dizaines de combattants houthis et détruit 25 véhicules des rebelles chiites.

    Les Houthis sont en mesure de résister à l'offensive des forces gouvernementales et il est peu probable que ces dernières réussissent à s'emparer de la localité.
     

     

     

  • Yémen : Les forces gouvernementales lancent une opération audacieuse à Saada, le fief des Houthis

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    Jeudi 10 février, les forces gouvernementales appuyées par la coalition dirigée par les Saoudiens ont lancé une opération terrestre audacieuse dans la province de Saada, au nord du Yémen, le cœur des rebelles chiites Houthis.

    L'opération est dirigée par les Brigades Yémen (Happy Yemen Brigades), une coalition de plusieurs unités des forces armées yéménites qui ont été entraînées et équipées par la coalition.

    Dans une brève déclaration partagée par l'agence de presse saoudienne, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé que les Brigades Yémen avaient déjà réalisé des gains à Saada. La coalition n'a pas fourni plus de détails.

    "Les Brigades Yemen ont été équipées et soutenues par la coalition en coordination avec le ministère yéménite de la Défense", indique le communiqué de la coalition.

    Des sources d'information yéménites ont fait état d'affrontements entre les forces gouvernementales et les Houthis dans la région d'Almalaheeth, située dans la partie ouest de Saada, juste à la frontière avec l'Arabie saoudite. Cependant, les sources ont déclaré que les forces houthies avait lancé une contre-offensive.

    Au cours de la semaine précédente, les forces armées saoudiennes avaient bombardé plusieurs positions et fortifications des Houthis à Almalaheeth avec des lance-roquettes thermobariques TOS-1A de fabrication russe.

    Les Houthis maintiennent une forte présence à Saada, leur cœur historique. Les chances que les forces gouvernementales réussissent à défaire leurs adversaires dans la région sont extrêmement minces.

    La nouvelle opération de la coalition à Saada ne vise probablement qu'à désorganiser la résistance des Houthis et à accroître la pression sur leurs forces, qui font déjà face à de vastes attaques dans la province centrale de Ma'rib et la province nord-ouest de Hajjah.

  • Yémen : Des dizaines de morts dans des affrontements à la frontière saoudo-yéménite

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    Au moins 32 soldats des "Brigades Yémen" ont été tués et plus de 100 autres blessés au cours des 72 dernières heures lors d'affrontements entre l'armée saoudienne et les Houthis à la frontière saoudo-yéménite, ont indiqué mardi des sources militaires.

    32 soldats des forces gouvernementales yéménites, dont 4 officiers, ont été tués lors de l'attaque de samedi contre la région de Harad dans le gouvernorat de Hajjah.

    Les affrontements se poursuivaient toujours mardi 8 février 2022.

    Selon un responsable militaire pro-gouvernemental, 56 combattants houthis ont également été tués dans les affrontements et les frappes aériennes de la coalition. 

    Les forces pro-gouvernementales n'ont pas réussi à prendre totalement la localité de Harad mais elles ont encerclé les forces rebelles. 

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  • Yémen : Poursuite des combats

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    La coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé, lundi 7 février, le lancement d'une nouvelle opération militaire contre Sanaa, la capitale yéménite. L'objectif est de répondre à la menace posée par les rebelles houthis tout en préservant la vie de la population civile.

    Comme lors d'opérations précédentes, la coalition a déclaré qu'elle ciblait des "sites militaires légitimes" et répondait aux attaques hostiles perpétrées par les rebelles. Dans ce contexte, les forces saoudiennes ont déclaré avoir détruit une plate-forme de lancement de missiles balistiques située à al-Jawf, un gouvernorat du nord contesté entre les parties belligérantes.

    Au cours des derniers jours, l'armée yéménite et, plus précisément, les Brigades Yémen (Happy Yemen Brigades) ont réussi à progresser dans la ville de Harad à la suite d'une offensive lancée par plusieurs axes, le 4 février. À l'heure actuelle, des opérations de déminage sont en cours dans les zones libérées de la ville, qui devraient être suivies d'opérations humanitaires visant à permettre le retour des déplacés.

    Marwan Al-Makradi.jpegDans ce contexte, Reporter Sans Frontière (RSF) a déploré la mort du photographe de guerre Marwan Al-Makradi (photo). Il se trouvait dans la localité de Harad et couvrait les affrontements entre la coalition arabe et les rebelles houthis.

    Les combats se poursuivent également sur le front de  Ma'rib, un gouvernorat situé à l'est de Sanaa, objet d'une violente offensive des rebelles chiites houthis depuis février 2021. La coalition affirme avoir lancé 16 raids au cours des dernières 24 heures, faisant des victimes et des pertes matérielles chez les rebelles. 

    Le gouvernement yéménite a mis en garde les rebelles houthis contre ce qu'il a appelé un « jeu » mené par le groupe chiite, qui continue de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité de la région du Moyen-Orient, exécutant des projets conçus par l'Iran. Téhéran exercerait un chantage sur le monde par le biais d'armes terroristes et de milices déployées dans divers pays arabes, dont le Yémen, dénonce le gouvernement yéménite. 

    Comme l'a déclaré le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad bin Mubarak lors d'une rencontre avec l'ambassadrice américaine Cathy Westley, les attaques systématiques des Houthis contre des  civils et leurs biens confirment le caractère terroriste du groupe. Pour le moment, a confirmé le chef de la diplomatie yéménite, les forces pro-gouvernementales ont libéré plusieurs zones, mais le véritable défi est de rétablir les services et les conditions économiques, ce qui nécessite le soutien de tous les pays alliés, afin d'atténuer à terme la crise humanitaire.

    Le conflit civil yéménite a commencé à la suite du coup d'État des Houthis le 21 septembre 2014. Depuis, les rebelles chiites, soutenus par Téhéran s'affrontent aux forces liées au gouvernement yéménite internationalement reconnu du président Rabbo Mansour Hadi. L'armée pro-gouvernementale, quant à elle, est aidée par une coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite, également formée par les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Soudan, la Jordanie, le Koweït et Bahreïn, qui intervient au Yémen depuis le 26 mars 2015. 

    Ces dernières semaines, les tensions se sont particulièrement exacerbées à la suite de l'attaque, revendiquée par les rebelles, le 17 janvier contre des cibles  situées aux Émirats arabes unis  (EAU). Cette attaque a été suivie de deux autres épisodes similaires. En particulier, le 24 janvier, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a affirmé avoir intercepté deux missiles balistiques lancés contre Abou Dhabi, sans faire de victimes ni de blessés. Et le 31 janvier , Abou Dhabi a signalé avoir déjoué une autre attaque au missile, attribuée aux Houthis, alors que l'État du Golfe accueillait pour la première fois le président israélien Isaac Herzog.

  • Yémen : L'armée gouvernementale assiège la ville stratégique de Harad dans le nord du pays

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    L'armée yéménite a annoncé, vendredi 4 février 2022, avoir assiégé la ville de Harad dans le gouvernorat de Hajjah, au nord du pays. La ville est contrôlée par les rebelles chiites Houthis.

    Le centre des médias de la cinquième région militaire a déclaré, dans un bref communiqué, que "les forces de l'armée ont libéré le camp des gardes-frontières (Al-Muhssam) dans le district de Harad".

    Le communiqué a fait savoir que "les forces armées assiègent actuellement la ville de Harad (le centre du district) ", sans fournir de plus amples détails.

    Pour sa part, la chaîne officielle saoudienne "Al-Ekhbariya" a rapporté, dans des flashs urgents, que "les Brigades Yémen du cinquième district militaire (affiliée à l'armée yéménite) avancent vers la ville de Harad".

    Et d’ajouter que ces progrès "se font grâce à l'effondrement et au retrait de la milice houthi".

    La chaîne a cité la Coalition arabe qui a déclaré : "nous soutenons les progrès des Brigades Yémen sur tous les axes et les opérations pour atteindre leurs objectifs".

    Il n'y a encore eu aucun commentaire immédiat de la part des Houthis.

    La ville de Harad, qui est sous domination des Houthis, est considérée comme l'une des villes yéménites les plus importantes, dans la mesure où elle dispose d’un point de passage terrestre vital, qui la relie à l'Arabie saoudite, qui est l'un des accès les plus importants du Yémen.